Le Journal

Festivals de Wallonie

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Si, dès ce matin et sous la plume de son Directeur Jean-Marie Marchal, le Festival de Namur prenait les devants, annonçant malheureusement la nouvelle que l'on craignait depuis deux jours et donnant évidemment rendez-vous en 2021 à son fidèle public, nous recevions quelques heures plus tard le communiqué de presse des Festivals de Wallonie qui, dans la foulée, annonçaient aussi l'annulation du Festival Musiq'3 Bruxelles, du Royal Juillet Musical de Saint-Hubert et du Festival de Stavelot.

 

Kenneth Gilbert a tiré sa réverence

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Le claveciniste, organiste, musicologue et professeur canadien Kenneth Gilbert est décédé hier, à l'âge de 88 ans.

Né à Montréal en 1931, Kenneth Gilbert a d'abord travaillé avec Conrad Letendre (orgue) puis, au Conservatoire de Québec, avec Yvonne Hubert (piano) et Gabriel Cusson (harmonie et contrepoint). En 1953, il remporte le Prix d'Europe d'orgue, ce qui lui permet de rejoindre Paris et de s'y former auprès de Nadia Boulanger (composition), Gaston Litaize et Maurice Duruflé (orgue) et Sylvie Spicket (clavecin), et aussi de l'Italien Ruggero Gerlin.

Une bourse du gouvernement du Québec lui permet de venir en France en 1965 pour y réaliser une édition de l'œuvre complète pour clavier de François Couperin (publiée par Heugel en quatre volumes). Le succès de celle-ci le mène à se lancer dans les 555 sonates de Domenico Scarlatti (également publiée par Heugel en onze volumes). Il fera de même plus tard pour les œuvres pour clavier de Jean-Henri d'Anglebert et de Girolamo Frescobaldi et pour les Variations Goldberg.

Dès son premier récital à Londres en 1968, il est considéré en Angleterre comme le successeur légitime de Thurston Dart. On le retrouve avec les grands orchestres canadiens, il enseigne le clavecin au Conservatoire de Québec, à l'Université McGill, à l'Université Laval et au Conservatoire de Paris, il est professeur invité au Conservatoire royal d'Anvers et, à partir de 1988, au Mozarteum de Salzbourg. Sans oublier ses innombrables master classes partout dans le monde.

Sa notoriété atteint des sommets à la fin des années 70 et pendant les années 80 quand, pour le label Harmonia Mundi, il enregistre de la musique française des XVIIe et XVIIIe siècles et Jean-Sébastien Bach : Variations Goldberg, Suites françaises, Suites anglaises, Partitas ou Clavier bien tempéré,... et chez Archiv, les concertos pour deux, trois et quatre clavecins avec Trevor Pinnock et The English Concert. On lui doit aussi une intégrale de François Couperin, une intégrale de Jean-Philippe Rameau, des pièces de Jacques Champion de Chambonnières, Henry Purcell, Antonio Soler, ainsi que de larges extraits du Livre d'orgue de Montréal dont il a préparé la première édition avec  la musicologue Élisabeth Gallat-Morin. Les auteurs des pièces en sont généralement inconnus, mais il a pu en attribuer seize à Nicolas Lebègue.

A partir de 1998, il conçoit à ambitieux projet : reconstruire l’orgue du facteur français Robert Richard installé dans la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec et détruit dans l’incendie de l’édifice pendant la Guerre de Sept Ans. Il s'y attelle avec la collaboration de musiciens, d’historiens et de spécialistes comme, à nouveau, Élisabeth Gallat-Morin qui a découvert le devis original de l'instrument au Minutier central des notaires de Paris. La reconstruction est confiée aux facteurs Juget-Sinclair (Montréal) et l'instrument, inauguré en 2009, est installé dans la chapelle du Musée de l'Amérique francophone à Québec.

Kenneth Gilbert a formé aussi un nombre considérable de clavecinistes importants. Citons évidemment Scott Ross, mais aussi Olivier Baumont, Pascal Dubreuil, Emmanuelle Haïm, Sébastien d'Herin, Davitt Moroney, Mario Raskin, Ludger Rémy, Aline Zylberajch, Jos Van Immerseel ou Jory Vinikour.

Sa somptueuse collection de clavecins originaux, sur lesquels il enregistrait mais qu'il prêtait aussi à des collègues, a été déposée au Musée des Beaux-Arts de Chartres.

 

 

 

 

A la Fondation Paul Sacher

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La Fondation Paul Sacher (Bâle) vient d'acquérir plus de 3 000 documents provenant des archives  de Schott Music : manuscrits, partitions et lettres parmi lesquels Les Bassarides de Hans Werner Henze, le manuscrit pour piano du Concerto pour violon de Stravinsky, des copies de Lontano et du Concerto de chambre de Ligeti et l'opéra Lear d'Aribert Reimann. Mais l'essentiel de la collection réside dans les lettres qui éclairent la création des œuvres. Tous les documents seront traîtés pour être mis à la disposition de la communauté scientifique avant la fin de cette année.

La Fondation Paul Sacher a été créée à Bâle en 1973. À l'origine, l'accent était mis sur la préservation de la bibliothèque musicale de l'éponyme, mais les fonds ont été élargis par la suite. Aujourd'hui, la fondation est un centre d'archives et de recherche pour les compositeurs et les interprètes des XXe et XXIe siècles. En plus des documents originaux, elle réunit de la littérature spécialisée et une bibliothèque de sons et de vidéos. György Ligeti, Igor Stravinsky et Pierre Boulez y sont en bonne place.

Kerstin Meyer s'en est allée

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La mezzo-soprano suédoise Kerstin Meyer (Stockholm, 1928) est décédée hier à l'âge de 92 ans. Elle appartenait à cette génération brillante d'artistes suédoises qui comptait aussi Birgit Nilsson (1918-2005) et Elisabeth Söderström (1927-2009).

Formée d'abord à Stockholm avec Adelaide von Skilondz, elle poursuit au Mozarteum de Salzbourg, à Sienne, Rome et Vienne.
Elle fut, entre autres, une interprète remarquable de Richard Strauss et de Richard Wagner. Après ses débuts l'Opéra Royal de Suède -déjà Azucena dans Il trovatore en 1952- elle enchaîne rapidement avec les grandes maisons d'Europe, des États-Unis et d'Australie : Metropolitan (Carmen), Covent Garden (Les Troyens), Teatro Colón de Buenos Aires (le Chevalier à la Rose aux côtés de Régine Crespin), Glyndebourne, Berlin, Hambourg, Munich, Bayreuth avec Birgit Nilsson ou Wolfgang Windgassen, sous les baguettes Karl Böhm, Rudolf Kempe, Colin Davis, Herbert von Karajan, Georg Solti...
Elle est encore de la partie pour la création du Grand Macabre de Ligeti en Suède en avril 1978.
De 1984 à 1994, elle est recteur de l'Académie d'opéra de Stockholm puis elle fait ses adieux complets à la scène en 2013.

Portes Ouvertes virtuelles à l'Imep

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A l'Imep, enseignants, étudiants et personnel administratif ont pris la décision de maintenir les traditionnelles Portes Ouvertes du 1er mai et d'en proposer une version virtuelle.
Ce printemps confiné offre ainsi l'occasion de faire découvrir les outils pédagogiques créés et partagés par les enseignants qui ont fait preuve d’ingéniosité pour faire face au contexte actuel.

Une page spécifique sera donc mise en ligne sur le site de l’IMEP (www.imep.be) où chacun pourra
- contacter et rencontrer en temps et en heure les enseignants, le personnel administratif, le Conseil des étudiants ou le Directeur en personne,
- accéder à des salles de cours en ligne,
- visiter le campus,
- et découvrir une IMEPiade virtuelle, occasion de donner la parole aux étudiants et aux enseignants pour des rencontres enrichissantes, surprenantes et sympathiques.

Une lettre de Mozart au Mozarteum

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La Fondation du Mozarteum de Salzbourg vient d'acquérir une lettre que Mozart a écrite à sa femme Constanze alors qu'il était à Prague. Il s'agit d'un document extrêmement rare, Constanze l'accompagnant presque toujours dans ses voyages.

C'est la première fois qu'une lettre de Mozart entre au patrimoine de la Fondation Mozarteum. Elle débute par "la plus chère, la meilleure femme" et commente son voyage et ses rencontres. Il y espère une réponse à son arrivée à Dresde et évoque son fils.

D'après la Fondation Mozarteum, les lettres apparaissent de temps en temps sur le marché. Constanze Mozart les a probablement distribuées à ses amis après la mort de Wolfgang au lieu de les remettre à ses fils qui ont, eux, légué la succession de leur père au prédécesseur de la Fondation du Mozarteum. Elles sont encore souvent aux mains de collectionneurs privés et atteignent des montants astronomiques lors des ventes aux enchères.

Olivier Tardy succède à Peter Gülke

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C'est le chef français Olivier Tardy qui succèdera à Peter Gülke à la tête de l'Orchestre Symphonique de Brandebourg à partir de la saison 2021-22, pour une durée initiale de 4 ans. Mais dès la saison prochaine, il dirigera déjà de nombreux concerts.

Né à Clermont-Ferrand en 1973, Olivier Tardy a étudié au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il a été membre de l'Académie d'orchestre de la Philharmonie de Berlin et devient en 1996, flûtiste soliste à l'Opéra d'État de Bavière. Comme chef d'orchestre, il a travaillé avec la Philharmonie de Stuttgart, l'Orchestre de la radio de Munich, l'Orchestre symphonique de Munich, la Philharmonie d'Essen, la Philharmonie de Prague, l'Orchestre Philharmonique de Nice, l'Orchestre Lamoureux,...
Il a dirigé aussi plusieurs productions de l'Opéra d'État de Bavière.

 

 

Max Vandermaesbrugge est décédé

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Max Vandermaesbrugge est décédé inopinément ce dimanche.

Né à Charleroi en 1933, pianiste, compositeur et critique musical, il était diplômé du Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles et de l’Institut pour Journalistes de Belgique.
Il a enseigné le piano en académies, puis le solfège et l’harmonie au Conservatoire de Bruxelles à partir de 1966, avant de succéder à Jean Absil à la tête de l’Académie de Musique d’Etterbeek (Bruxelles).
Premier Prix de composition du Concours Reine Élisabeth pour Étude-Son et Rythme, l'oeuvre imposée en demi-finale de la session piano en 1968, il laisse un catalogue protéiforme.
Il était critique musical au quotidien La DH depuis 1954.
A partir de 1971, il arpenta les institutions au titre d'inspecteur de l’enseignement artistique et écrivit des centaines d’épreuves pour les examens d’aptitude de professeurs de toutes disciplines.

Aria, les clés de l'opéra et de la danse

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Pour la danse, des focus sur des chorégraphes, les différences classique et contemporain, des exercices de reconnaissance de la musique de ballet, l'enseignement des petits rats de l'Opéra,...

 

Carlos Fuortes reste à Rome

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Carlo Fuortes restera à la tête de l'Opéra de Rome les cinq prochaines années.

Il a annoncé lui-même deux "chantiers" importants.
Il s'agit d'abord du recours au SIF (le Fonds de supplément salarial dû aux travailleurs des entreprises non couvertes par le fonds de licenciement).
Et la saison estivale aux Thermes de Caracalla va devoir faire l'objet d'une décision rapide : le montage des structures devrait débuter en mai alors que par nature, l'opéra ne permet pas aux protagonistes (orchestre, choeur, orchestre, techniciens, public) de respecter la distanciation sociale qui devrait être maintenue pendant le déconfinement et que, d'autre part, les exigences économiques requièrent un public de 4 000 personnes,... en période de distanciation sociale et de blocage touristique.