Le Journal

Pas sur un pied...

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Alors qu'il était à Bilbao pour Der Fliegende Holländer, Bryn Terfel a fait une chute, s'est fracturé la cheville et a dû rentrer au Pays de Galles pour y subir une intervention chirurgicale.

On oublie donc les scènes au cours des prochaines semaines, le Metropolitan Opera ayant même déjà annoncé son retrait de la nouvelle production du Hollandais en mars.

 

Annulations

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La propagation du coronavirus est à l'origine de dispositions qui touchent aussi les musiciens.
Ainsi, Shanghai et de Hong Kong ont fermé leurs salles de concert, l'Orchestre Symphonique National de Chine a annulé ses concerts dans les grandes villes chinoises et le Boston Symphony Orchestra est en voie d'annuler ses dates de concert non seulement en Chine, mais aussi en Corée du Sud et à Taïwan sont désormais touchées.

Archives Richard Strauss accessibles

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Bien qu'il n'ait jamais habité à Dresde, Richard Strauss entretenait une relation étroite avec ses artistes, chefs d'orchestre, chanteurs et musiciens. Il s'y est en effet rendu à plus de 60 reprises pour des répétitions et des représentations, neuf de ses quinze opéras ayant été créés au Semper Oper.

Les collections de la SLUB (Bibliothèque Universitaire du Land de Saxe) disposent de nombreux témoignages.
Au département des manuscrits, des lettres et des notes dont beaucoup sont adressées aux chefs d'orchestre Jean Louis Nicodé (Philharmonique), Ernst von Schuch et Hermann Kutzschbach (Opéra de la cour royale, plus tard Opéra d'État).
Au département de la musique, esquisses autographes d'opéras, traces de nombreux enregistrements, photos de scènes, portraits de compositeur avec l'orchestre. Et aussi des programmes, revues, décors, costumes,...
Tout ce patrimoine a été numérisé, de même que celui de la bibliothèque de la Saatskapelle et est accessible via la collection numérique "Richard Strauss" de la SLUB.
On trouve donc aussi les dates des répétitions et des représentations, des esquisses, des partitions, du matériel vocal, des images, des lettres, des notes, des enregistrements, des notes de programme, de documents relatifs à l'interprétation, les modifications du texte musical ou de l'instrumentation,...

 

Le Quatuor Adelphi l'emporte à Heidelberg

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A Heidelberg, le Concours de Quatuor à Cordes de la Fondation Irene Steels-Wilsing a lieu tous les deux ans depuis 2012 pendant le Festival de Quatuor à Cordes.
Cette année, le jury réunissant Eleonore Büning, Oliver Wille, Christoph Poppen et Irene Schwalb a attribué le 1er Prix (12 000 euros) au Quatuor Adelphi qui sera dès lors à l'affiche de la prochaine édition du Festival.

Le Quatuor Adelphi est composé du Belge Maxime Michaluk, de l'Espagnole Esther Agustí, du Serbe Marko Milenkovic et de l'Allemand Nepomuk Braun. Ils ont fondé l'ensemble en 2017 alors qu'ils étaient étudiants à l'Université Mozarteum de Salzbourg. L'année suivante, ils entraient dans la classe de musique de chambre de Rainer Schmidt, et ils ont bénéficié aussi des conseils d'Eberhard Feltz, Gilles Millet et Valentin Erben.
Le quatuor a déjà à son actif des tournées dans plusieurs pays européens et au Canada.

Le 2e Prix va au Quatuor Baum (germano-sud-coréen) et le 3e au Barbican Quartet (anglais).
Le prix du public est partagé cette année entre trois ensembles: le Quatuor Agate, le Barbican Quartet et le Javus Quartet.

 

 

 

 

Nouvelle tête au Mozarteum

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Parmi les 36 candidats en lice, c'est l'Allemand Siegwald Bütow qui vient d'être nommé directeur du Mozarteumorchester Salzburg et succédera à Thomas Wolfram à partir de l'été 2020.
C'est donc lui qui en assurera la gestion organisationnelle et économique au cours des cinq prochaines années.

Siegwald Bütow est né à Stuttgart en 1968. Il a étudié le violon, l'alto, la musique, la littérature, le théâtre et la gestion culturelle à Stuttgart, Tübingen, Vienne et Berlin.
Sa carrière professionnelle l'a conduit à la Philharmonie de Munich, au Gewandhausorchester Leipzig et à l'Orchestre Symphonique de la radio bavaroise avant de rejoindre l'Orchestre Symphonique de la WDR à Cologne.
Bütow a aussi occupé un poste d'enseignant à l'université Ludwig-Maximilian de Munich et il a été membre du jury du Prix allemand de direction d'orchestre à plusieurs reprises.

Joana Carneiro en Galice

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La cheffe d'orchestre portugaise Joana Carneiro (43 ans) sera principale cheffe d'orchestre invitée de la Real Filharmonía de Galicia dès début de la saison 2020-21.
Carneiro est aussi cheffe principale de l'Orquesta Sinfonica Portuguesa et du Teatro Sao Carlos à Lisbonne.

Née à Lisbonne, Joana Carneiro aurait pu être tentée par la carrière politique : elle est la troisième des neuf enfants de l'ancien ministre portugais de l'éducation Roberto Carneiro, et la nièce de l'homme politique portugais Adelino Amaro da Costa.
Dans sa jeunesse, elle joue de l'alto puis étudie la musique à l'Academia Nacional Superior de Orquestra de Lisbonne avec, entres, Jean-Marc Burfin. Elle traverse ensuite l'Atlantique pour mener à bien une maîtrise en musique à l'Université de Northwestern (près de Chicago) où elle travaille avec Victor Yampolsky et Mallory Thompson puis rejoint l'Université du Michigan pour un doctorat et elle y occupe le poste de cheffe de l'Orchestre Symphonique et Universitaire et de l'Orchestre Philharmonique de l'Université.

En 2002, elle est finaliste du Concours de direction Maazel-Vilar au Carnegie Hall, remporte les Prix de la Young Musician’s Foundation et du National Conductor Search.
De 2002 à 2005, elle est directrice musicale du Los Angeles Debut Orchestra et cheffe assistante de l'Orchestre de Chambre de Los Angeles. De 2005 à 2008, elle intègre la direction de l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles.
Retour au Portugal pour débuter la saison 2005–06 au poste de principale cheffe invitée de l'Orchestre Métropolitain de Lisbonne puis, la saison suivante, de l'Orchestre Gulbenkian où elle restera jusqu'en 2013.
Mais, aux États-Unis, Joana Carneiro est nommée en janvier 2009 à la tête du Symphonique de l'Université de Berkeley avec un contrat initial de trois ans. Elle y est la première femme à occuper le poste et en 2010, elle reçoit le prix Helen M. Thompson de la Ligue des Orchestres américains.
Depuis 1er janvier 2014, elle dirige l'Orquestra Sinfónica Portuguesa au Teatro Nacional de São Carlos.
Elle est sans doute aussi la seule cheffe d'orchestre qui soit aussi la mère de triplés (depuis février 2017).

 

Jacqueline du Pré aurait 75 ans

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Si, pour les mélomanes, elle restera toujours la jeune et prodigieuse violoncelliste que l'on sait, Jacqueline du Pré aurait aujourd'hui 75 ans.

Née à Oxford le 26 janvier 1945, Jacqueline du Pré fait preuve très jeune d'un talent musical exceptionnel et d'une prédilection pour le violoncelle.
À 10 ans, elle travaille avec William Pleeth, puis rejoint les plus grands : Pablo Casals à Zermatt en 1960, Paul Tortelier à Paris en 1962 et Mstislav Rostropovich à Moscou en 1966.
Dans le même temps, elle termine ses études à la Guildhall School of Music de Londres et fait ses débuts en concert, le 21 mars 1962, au Royal Festival Hall avec le Concerto pour violoncelle en mi mineur op. 85 d'Elgar. Sa marraine lui a offert un violoncelle Stradivarius à partir de 1673 ("Du-Pré-Stradivarius") et, trois ans plus tard, le "Davidow-Stradivarius" de 1712.
Sa carrière prend rapidement une dimension internationale.
En 1965, elle enregistre le Concerto d'Elgar pour EMI avec l'Orchestre Symphonique de Londres sous la direction de Sir John Barbirolli, une référence aujourd'hui encore.
L'année suivante, elle rencontre Daniel Barenboim qu'elle épouse l'année suivante. Suivent les concerts et enregistrements à deux, et en trio avec Pinchas Zukerman.
C'est en 1971, qu'elle ressent dans les doigts les premiers effets de la sclérose en plaque qu'on n'identifiera que deux ans plus tard.
Un enregistrement encore en 1971, quelques concerts jusqu'au début de l'année 1973, puis  des cours, occasionnellement, tandis que la maladie fait son chemin.
Le 19 octobre 1987, elle décédait à Londres à l'âge de 42 ans.

Festival de Salzbourg, 100e

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A l'occasion du centenaire du Festival de Salzbourg, la Monnaie autrichienne émet une pièce anniversaire. Partiellement imprimée en rouge, une face de valeur affiche deux masques de théâtre (drame, comédie et tragédie) et l'autre un violon stylisé, un autre masque et une colombe de la paix. On peut y lire "Festival de Salzbourg 1920 - 2020 ".

Domingo, double début

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Plácido Domingo ajoutera à l'automne prochain une 152e rôle à son répertoire.
Cette fois, c'est vers Donizetti qu'il se tourne et ce sera à Bergame où il fera aussi ses débuts, dans le rôle-titre de Belisario en version de concert.

Du nouveau à Aix-en-Provence

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Au Festival d'Aix-en-Provence, Pierre Audi maintient ses choix : présenter des œuvres encore jamais données à Aix et mettre en relation des stars de l'opéra avec des jeunes talents.

Feront ainsi leur entrée au répertoire, Wozzeck (Alban Berg) dans une mise en scène de Simon McBurney avec Sir Simon Rattle et le London Symphony Orchestra, et Christian Gerhaher tiendra le rôle-titre, et  Le Coq d'or (Rimski-Korsakov) mis en scène par Barrie Kosky avec Sabine Devieilhe, Dmitry Ulianov et l'Orchestre National de Lyon sous la baguette d'Aziz Shokhakimov.

Côté baroque, ce sont la Cappella Mediterranea et Leonardo Garcia Alarcon qui seront de la partie avec deux opéras de Monteverdi : Le Couronnement de Poppée mis en scène par Ted Huffman et L'Orfeo en version de concert.

Autre événement-phare : la création mondiale de Innocence, opéra-thriller de Kaija Saariaho sur un livret original de Sofi Oksanen où les fantômes du passé qui viennent hanter un banquet de mariage. C'est la première fois qu'une femme compose un opéra pour le festival d'Aix et il sera co-produit avec cinq maisons d'opéras internationales qui assureront sa longévité.

Et puis, pas d'Aix sans Mozart : Cosi fan tutte sera mise en scène par Dmitri Tcherniakov.