Le Journal

Louis Langrée prolongé à Cincinnati

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Le chef d'orchestre français Louis Langrée vient de voir son mandat prolongé à la tête du Cincinnati Symphony Orchestra qu'il dirige depuis 2013.
Le musicien restera donc à la tête de son orchestre étasunien jusqu'à la saison 2023-24.

Cette annonce a été communiquée alors que l'orchestre célébrait ses 125 ans par un gala exceptionnel à l'affiche prestigieuse.

Louis Langrée est bien connu en Belgique pour avoir été Directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Liège de 2001 à 2006.

Création à Toulouse

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Ce soir, Javier Perianes créera, avec l'Orchestre National du Capitole de Toulouse et sous la direction de Josep Pons, la nouvelle édition du Concerto pour piano en sol de Ravel -que nous vous présentions récemment- publiée dans l'édition Ravel de la maison d'édition belge XXI Music Publishing ASBL.
Pour rappel, l'édition Ravel est une initiative soutenue par un comité scientifique composé de musicologues et de musiciens de renom, dont le but est de publier des partitions Ravel exemptes de toute erreur et de toute altération éditoriale. Le premier volume, publié en novembre 2018, était consacré au Boléro et proposait pour la première fois la version originale du ballet de 1928 ainsi que l'édition révisée de la célèbre version de concert.
Le deuxième volume, le Concerto pour piano, est une commande de l'Orchestre des Champs-Elysées, de l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, de l'Orchestre National d'Auvergne et de l'Orchestre du Capitole de Toulouse.

C'est donc ce dernier qui, avec le pianiste Javier Perianes et le chef d'orchestre Josep Pons, proposera la version basée sur le manuscrit d'orchestre, sur les partitions de Marguerite Long (qui a créé le concert), sur des épreuves et des esquisses de la réduction pour deux pianos et sur des partitions d'autres contemporains de Ravel. Le comité qui signe la révision comprend le pianiste Cédric Tiberghien, le compositeur Benjamin Attahir et les chefs d'orchestre Louis Langrée, Ludovic Morlot, Adrien Perruchon et Pascal Rophé.

 

Des nouvelles de David Chan

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On se souvient du passage remarqué de David Chan à Liège en janvier dernier. Le premier violon solo du Metropolitan Opera de New York depuis 20 ans était venu diriger l’OPRL dans le cadre du Festival Storytelling.
Directeur musical aussi de la Camerata Notturna, un des meilleurs orchestres de chambre de New York, et du Montclair Orchestra (New Jersey) depuis sa création en 2016, il vient d'y voir son mandat prolongé jusqu'en 2027 pour continuer à développer une programmation innovante et aventureuse.

Originaire de San Diego, David Chan a commencé son éducation musicale à l'âge de quatre ans. Après avoir remporté des prix aux concours internationaux de violon Tchaikovsky et Indianapolis, il a fait ses débuts à New York en 1995 à Avery Fisher Hall, et ses débuts au Carnegie Hall en 2003 avec le MET Orchestra.
Élève de Dorothy DeLay, Hyo Kang et Michael Tseitlin, il assuré sa formation à Harvard et à la Juilliard School où il enseigne désormais.  

Clara Haskil aurait 125 ans

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Cette éternelle grande dame est trop liée à la Belgique pour qu'on ne l'évoque pas aujourd'hui.<
Née à Bucarest le 7 janvier 1895, enfant surdouée, Clara Haskil commence le piano à 3 ans et intègre le Conservatoire de Bucarest 2 ans plus tard. A 7 ans, elle part étudier le piano et le violon à Vienne avant de rejoindre le Conservatoire de Paris en 1905, mais elle devra abandonner le violon du fait d'une grave scoliose dont elle souffrira toute sa vie.

Après la première guerre mondiale, Georges Enesco la prend sous son aile. Son premier concert avec l'Orchestre de la Suisse Romande sous la direction d'Ernest Ansermet (1921) est un succès. Mais malgré de nombreux soutiens et mécènes et quelques triomphes à Bruxelles, New York ou Vienne, sa carrière peine à décoller sous les effets cumulés d'un trac paralysant et de lourdes obligations familiales.

Puis la Seconde Guerre Mondiale la contraint à fuir en zone libre avant de rejoindre la Suisse. Juive, elle se cache dans le canton de Vaud où elle est accueillie par des mécènes.
La fin du conflit marquera aussi le début la reconnaissance : malgré une santé fragile et un trac qui ne la quitte pas, les concerts se multiplient. Elle signe chez Decca en 1947 et enregistre le 4e Concerto de Beethoven. En 1956, c'est elle que choisissent la Philharmonie de Berlin et Herbert Von Karajan pour une tournée en hommage à Mozart. Les concerts et les enregistrements s'enchaînent...
S'installe aussi une complicité musicale de 10 années avec le violoniste belge Arthur Grumiaux et ils laisseront les mémorables enregistrements (Phillips) des Sonates K. 301, 304, 376 et 378 pour piano et violon de Mozart et l'intégrale de celles de Beethoven (1957).

Et c'est à Bruxelles que Clara Haskil décèdera en 1960, suite à une chute.
Depuis 1963, le Concours International de piano Clara Haskil se déroule à Vevey tous les deux ans.

Opéra de Paris, bilan provisoire

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Le mouvement de grève en cours depuis près d'un mois (contre le projet de réforme des retraites) a mené à l'annulation de quelque 65 spectacles et plus de 12 millions d’euros de pertes.

Décision de principe

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Le Gstaad Menuhin Festival a annoncé qu'il refuse désormais les dons de la mécène Theresa Sackler. La raison ? Le lien de la famille Sackler avec la société pharmaceutique américaine Purdue, critiquée pour son rôle dans l'usage d'analgésiques opioïdes.
Que les mélomanes soient sans crainte : il s'agit de 25.000 francs suisses (23.000 euros) sur un budget annuel de 7,5 millions de francs suisses (6,9 millions d'euros), dont 4 millions (3,7 millions d'euros) de sponsoring et de mécénat.

Arturo Benedetto Michelangeli, 100e anniversaire !

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Né le 5 janvier 1920 à Brescia de deux parents pianistes, celui qui deviendra une des grandes figures du piano du 20e siècle marque une préférence pour le violon mais montre un tel talent pour le piano qu'à l'âge de 4 ans, il est déjà à l'Istituto Musicale Venturi. Ce sera Milan ensuite, où il étudie aussi la composition avec Giovanni Anfossi et le violon avec Renzo Francesconi.
En 1939, il remporte le 1er Prix du Concours de Genève (sous la présidence du jury d'Ignaz Paderewski) et Alfred Cortot évoque "le nouveau Liszt".
Deux années de formation encore, à Bologne cette fois, et Arturo Benedetti Michelangeli fait ses premiers pas dans la carrière de soliste.
En février 1943, il est à la Philharmonie de Berlin avec l'Orchestre Philharmonique de Berlin sous la direction d'Ernest Ansermet. En 1946, il fait ses débuts à Londres, en 1948 aux Etats-Unis et, en 1949, il participe à la commémoration du 100e anniversaire de la mort de Frédéric Chopin à Varsovie.
Il enseigne aux conservatoires de Bologne, Venise et Bolzano et donne des master classes à Arezzo, Sienne, Turin et Lugano.
Après une pause liée à sa santé, il revient sur scène en 1964 et entreprend alors des tournées de concerts en Russie, au Japon, aux Etats-Unis, en Israël et en Allemagne.
En 1964, il fonde le Festival International de Piano de Brescia et Bergame -qu'il dirige pendant 5ans. Parmi ses élèves, on compte Ivan Moravec, Martha Argerich et Maurizio Pollini.
Une brêve interruption en 1988, pour raisons de santé encore, il repart de plus belle. Ses concerts et ses enregistrements relèvent de l'extraordinaire : perfectionniste absolu, il raffine chaque note et chaque nuance jusqu'au moindre détail. En conséquence, son répertoire est limité : Ravel, Debussy et des œuvres choisies de la période classique et romantique viennoise. Ses concerts à Brême et  Munich sous la direction de Sergiu Celibidache, la vaste tournée au Japon en 1992 et enfin son dernier concert public (Hambourg, 1993) sont inscrits au panthéon des légendes.
Le personnage laisse d'autres souvenirs encore. Ainsi, rappelons qu'il voyageait toujours avec son piano à queue (de la manufacture italienne Tallone) et son accordeur Angelo Fabbrini. Et aussi qu'il n'hésitait pas à annuler des concerts en cas de contrariété, quelle que soit la salle et le nombre de mélomanes qui avaient réservé leurs places (et voyages !) depuis des mois...
Arturo Benedetti Michelangeli est décédé à Lugano le 12 juin 1995.

 

 

Mozart à Vérone

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Il y a 250 ans, le 5 janvier 1770, lors de son premier voyage en Italie, le jeune Wolfgang donnait un concert à Vérone et y séjournait deux semaines. En témoignent son portrait attribué à Giambettino Cignaroli et une lettre adressée à sa sœur Nannerl où il évoque  la représentation de Ruggero de Pietro Alessandro Guglielmi à laquelle il a assisté.

A cette occasion, la cité organise, sous l'appellation Mozart à Vérone, une semaine de concerts qui débute ce 5 janvier et, à la Bibliothèque municipale, une exposition de documents relatifs au séjour de Mozart et à la vie musicale de l'époque.

Nouvelle proposition à Vienne

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L'été 2020 verra la première édition d'un nouveau festival dédié à la musique classique et la culture à Vienne. Du 1er juillet au 26 août 2020, FreudeNOW annonce Le Hollandais volant, La Flûte enchantée, Operette Made in Austria, le spectacle Two Very Special Friends sur Giacomo Puccini et Franz Lehár,...

 

Décès de Jaap Schröder

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Jaap Schröder est décédé ce 31 décembre à Amsterdam. Il y était né exactement 94 ans plus tôt.
Violoniste, chef d'orchestre et enseignant, Jaap Schröder étudie d'abors au Conservatoire d'Amsterdam, puis à la Sorbonne en France et poursuit avec Joseph Calvet et Jean Pasquier.
Dans les années '60, il est membre de l'ensemble de musique ancienne Concerto Amsterdam et il enregistre avec Gustav Leonhardt, Anner Bylsma, Frans Brüggen et autres représentants de la musique ancienne.
En 1975, il fonde le Quartetto Esterházy, devient en 1981 directeur et concertmeister de l'Academy of Ancient Music (sous la direction de Christopher Hogwood) et, de 1982 à 1988, il est chef invité des Smithsonian Chamber Players (Washington).
Il a enseigné à la Schola Cantorum Basiliensis, à l'Université Yale et au Conservatoire de Luxembourg.