Le Journal

Un Stadivarius volé retrouve le public

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Le violon Stradivarius "Ames" de 1734, volé aux États-Unis il y a plus de 35 ans, a retrouvé le public pour la première fois.
Le violon appartenait au violoniste et professeur de violon Roman Totenberg.
Il lui a été dérobé après un concert à Cambridge (Massachusett) en 1980.
Soupçonné du vol, le jeune violoniste Phillip Johnson n'a jamais pu être confondu. Ce n'est qu'en 2015, après son décès, que sa veuve a voulu faire évaluer l'instrument qui a alors été identifié.
Pour son retour à la scène, il était joué par le violoniste chinois Mira Wang, un ancien étudiant de Roman Totenberg dans un club privé de New York devant 200 auditeurs.
Ses héritiers souhaitent vendre l'instrument mais doivent d'abord le confier à un musicien qui va le jouer.

Concours Telemann 2017

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Le 9e Concours International Telemann à Magdeburg vient de se terminer.
La Finale (cantates et oratorio) réunissait six femmes : Bernadette Beckermann (28 ans, mezzo-soprano, Allemagne), Viola Blache (23ans , soprano, Allemagne), Marian Dijkhuizen (32 ans, mezzo-soprano, Pays-Bas), Johanna Knauth (29 ans, soprano, Allemagne), Julienne Mbodjè (21 ans, mezzo-soprano, Allemagne) et Geneviève Tschumi (28 ans, mezzo-soprano, Suisse) qui a emporté le Premier Prix.

Geneviève Tschumi a commencé sa formation vocale avec Helga Kutter (à Kronach) puis elle a travaillé à la Hochschule für Musik und Theater de Hambourg avec Yvi Jänicke avant de rejoindre en 2014 l'Université des Arts de Berlin et Ute Trekel-Burckhardt.
Dans le cadre de master classes, elle a travaillé avec Roberta Invernizzi, Bernhard Forck et Gemma Visser.
Sur scène, on a pu la suivre à Kiel, Hambourg, Brême ou Copenhague dans un répertoire qui la mène de Haendel à Wagner sans négliger la Passion selon Saint-Matthieu (Bach), la Messe en si mineur et le Requiem de Mozart ou Elie de Mendelssohn.

Le Festival Rossini perd son partenaire

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Le Festival Opéra Rossini (ROF, Pesaro) et le Teatro Comunale di Bologna ont annoncé leur séparation après 30 ans.
Depuis 1987, l'Opéra de Bologne fournit chaque année l'orchestre et le chœur pour les principales productions, ce qui a d'ailleurs débouché sur quelque 50 enregistrements vidéo et audio.
Il ne s'agit pas d'une séparation à l'amiable.
L'Opéra de Bologne reproche d'abord au ROF de ne pas vouloir lui reconnaître le statut de coproducteur, ce qui le prive de toute subvention du Ministère de la Culture. Et puis, le ROF s'attribuant toute l'activité du Festival, l'Opéra de Bologne est administrativement inactif pendant la période du Festival (août) et n'a donc pas accès au Fondo Unico dello Spettacolo qui subventionne les activités théâtrales au cours de cette période, alors que la rétribution du ROF à l'orchestre et au chœur ne couvre pas les coûts réellement engagés tout au long du festival. A plusieurs reprises au cours de ces dernières années, l'Opéra a demandé que la totalité des coûts opérationnels soient couverts et que le festival lui retourne au moins une partie des recettes mais il s'est vu opposer un refus catégorique.
En conséquence, le Teatro Comunale di Bologna a décidé de stopper l'hémorragie alors qu'il a lui-même du mal à équilibrer ses comptes. Et il vient de s'engager dans une collaboration avec le Festival Verdi de Parme où il sera coproducteur de l'ensemble des projets, les coûts seront couverts de manière plus réaliste et les recettes sur les coproductions seront partagées.
Le Rossini Opera Festival comptait sur le Teatro Comunale di Bologna cet été pour une nouvelle production du Siège de Corinthe et une reprise de La Pietra del Paragone.
Il lui reste à se trouver un nouveau partenaire dans le cadre d'un contrat équilibré.

Une première à Carnegie Hall

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Mirga Grazinyte-Tyla, l'étoile montante de Birmingham, dirigera l'orchestre du Met à Carnegie Hall le 18 mai 2018 avec Anita Rachvelishvili en soliste.
Pour la jeune chef, c'est une première collaboration avec le Metropolitan Opera.

Yaniv Dinur change de poste

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Le New Bedford Symphony Orchestra a désigné cette semaine son prochain chef : il s'agit de Yaniv Dinur qui rejoindra le poste cet été.
Dinur est âgé de 36 ans et il est actuellement l'assistant d'Edo De Waart au Milwaukee Symphony.

 

Une aide substantielle

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L'Orchestre Haydn di Trento e Bolzano reçoit cette année 2,7 millions d'euros  (sur un budget de 7,3 millions d'euros) de la part des provinces du Tyrol du Sud et du Trentin pour couvrir ses coûts d'exploitation.
L'Orchestre a été fondé en 1960 à l'initiative des villes de Bolzano et Trente en association avec les deux provinces, et il est considéré comme un des orchestres les plus prestigieux d'Italie. Il a travaillé avec le chef Gustav Kuhn mais aussi avec d'autres grands chefs invités : Claudio Abbado, Riccardo Chailly, Neville Marriner, Riccardo Muti, Eliahu Inbal ou Rinaldo Alessandrini.
L'orchestre s'est produit dans de nombreux festivals (Bregenz, Erl,...) et de nombreuses salles de concert en Europe, au Japon et aux États-Unis.

30 ans sous le ciel espagnol

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Le Gustav Mahler Youth Orchestra -fondé par Claudio Abbado en 1986- célèbre son 30e anniversaire par une tournée qui le mènera à l'Auditorium National de Madrid (20 et 21 mars), au Palau de la Música de Barcelone (26 mars) et à l'Auditorium de Zaragoza (27 mars).
Les jeunes musiciens seront dirigés par Daniel Harding et le baryton allemand Christian Gerhaher sera de la partie.
Un programme solide : les Cinq pièces pour orchestre d'Arnold Schoenberg, Les Nuits d'été de Berlioz, la 2e Symphonie de Robert Schumann, les Altenberg Lieder d'Alban Berg, deux airs d'Alfonso und Estrella de Franz Schubert et la 5e Symphonie d'Anton Bruckner.

 

Comme on le craignait...

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Le monde de la culture avait massivement soutenu la candidate démocrate Hillary Clinton à la présidentielle du 8 novembre 2016, aux États-Unis.
Comme en attestent les chiffres communiqués jeudi 16 mars, Donald Trump a purement et simplement supprimé les financements de quatre agences fédérales, dont le National Endowment for Arts, et le National Endowment for Humanities, créées par le président démocrate Lyndon B. Johnson en 1965 et qui distribuent notamment de nombreuses bourses. Les fonds alloués à l’Institute of Museums and Library Services passent également à la trappe, tout comme ceux de l’audiovisuel public (Corporation for Public Broadcasting).
Ce projet devra encore passer par le Congrès, souverain en la matière, mais les deux chambres sont contrôlées par le Parti républicain qui est traditionnellement hostile au moindre rôle de l’Etat dans la culture. Les budgets fédéraux consacrés à ce secteur sont pourtant très modestes, dans un pays où le poids des fondations est incomparable avec les moyens alloués par l’Etat.

 

Bozar se joint à l'élan citoyen pour commémorer les attentats du 22 mars

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Un an après les attentats du 22 mars, BOZAR propose de se rassembler autour d’un programme artistique dédié au souvenir et au recueillement.
Les échanges culturels et la liberté d’expression sont les piliers d’une société démocratique en bonne santé, surtout dans une ville cosmopolite comme Bruxelles. Dans notre monde fortement polarisé, la culture doit être une réponse à l’intolérance. Elle est le vecteur grâce auquel les gens se retrouvent et construisent ensemble la confiance nécessaire à la création de nouveaux récits inclusifs, susceptibles de les inciter à prendre part à la vie dans la Cité en tant que citoyens du monde.
Au programme : la première belge du Syrian Expat Philharmonic Orchestra, l’expo du photographe Johan Van Steen décédé à la station Maelbeek, des rencontres chargées de sens proposées par « Circles - We have the choice », un rituel pour les victimes des attentats initié par sa compagne et chorégraphié par Anne Teresa De Keersmaeker, une installation de « Ruimtevaarders » organisée dans le cadre du Klarafestival, qui s’inspire des tentes des réfugiés – un rappel poignant de la crise actuelle, replacée dans un cadre historique –,  et, enfin, la Journée de la dignité proposée par Samira Bendadi, Journaliste à MO* Magazine et Mohamed Ikoubaân, directeur de Moussem.

70 candidats au CMIREB 2017

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Le Concours Reine Elisabeth a annoncé les noms des candidats admis à la toute nouvelle session de violoncelle 2017 : 70 jeunes musiciens, issus des quatre coins du monde, seront à Bruxelles à partir du 8 mai.
Parmi les 70 candidats, il y a 21 femmes et 49 hommes, de 22 nationalités différentes. Découvrez les noms et nationalités des candidats retenus.
202 candidats ont tenté leur chance. Chacun a uploadé quatre vidéos dans le formulaire d'inscription en ligne : un Caprice de Piatti ou une Etude de Popper, 3 mouvements d’une suite pour violoncelle seul de J.S. Bach, les 7 variations sur Bei Männern, welche Liebe fühlen de L. van Beethoven, et une œuvre au choix avec accompagnement de piano.
Présidé par Arie Van Lysebeth, un jury de 5 membres a eu l'énorme tâche de visionner tous ces enregistrements : début février, Henri Demarquette, Roel Dieltiens, Marie Hallynck, Frans Helmerson et Pieter Wispelwey sont venus à Bruxelles pour sélectionner les candidats qui pourront participer à la première épreuve publique au Studio 4 de Flagey (du 8 au 13 mai). La liste complète des membres du jury de cette session sera diffusée ce mercredi 22 mars.
Tous les détails du concours de violoncelle sont disponibles sur le site cmireb.be. L’ordre de passage en première épreuve sera communiqué le vendredi 5 mai en soirée, après le tirage au sort. N'oubliez pas de réserver vos places sans tarder.