Le Journal

Recrutement à l'Opéra du Rhin

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L’Opéra National du Rhin (OnR) recrute de jeunes artistes lyriques (soprano, mezzo, ténor et baryton-basse) pour la saison 2018-2019 de son Opéra Studio (direction Vincent Monteil).
Le programme pédagogique prévoit 
• rôles et doublures dans les productions de la saison de l’OnR (des répétitions aux représentations)
• stages intensifs dans les divers répertoires (français, italien, allemand, etc.)
• master-classes ponctuelles avec des artistes de renommée internationale
• cours d’expression et de jeu dramatique
• acquisition/approfondissement du répertoire
• concerts, récitals, versions semi-scéniques, Dîners sur scène, collaborations avec le Ballet de l’OnR, avec des acteurs, etc.
• participation à des manifestations extérieures: institutions, entreprises, amis de l’OnR, partenaires, action culturelle et pédagogique
• travail quotidien avec des pianistes chefs de chant.
L’Opéra Studio est ouvert aux jeunes artistes de toutes nationalités âgés de moins de 32 ans au 1er septembre 2018 pour les hommes et de moins de 30 ans au 1er septembre 2018 pour les femmes.
Les artistes désireux de se présenter aux auditions de recrutement devront envoyer un dossier de candidature par la poste avant le 22 décembre 2017 dernier délai, cachet de la poste faisant foi, à l’attention de Mme Claire Meyer Chargée de production Opéra Studio - La Manufacture 6 route d’Ingersheim / 68000 Colmar (France).
Le dossier comprendra
• un Curriculum Vitae (en précisant la date de naissance)
• une lettre de motivation
• un enregistrement personnel (sur CD ou DVD uniquement) d’au moins deux airs de langues et de styles différents (datant de moins de 6 mois)
• une liste de cinq airs que l’artiste souhaite présenter (airs à choisir dans trois langues différentes, dont une étant obligatoirement le français).
Les artistes sélectionnés recevront une convocation personnelle au cours du mois de janvier. 
Renseignements cmeyer@onr.fr / +33(0)642206889

After Brexit

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La Commission Européenne a annulé hier les propositions du Royaume-Uni en vue d'accueillir la Capitale Européenne de la Culture après 2019. 
Plusieurs villes qui se sont portées candidates pour 2023, de même qu'un Ministre, ont exprimé leur consternation.
A quoi s'attendaient-ils donc en votant le Brexit ?

Mieux vaut tard que jamais

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Si Beethoven a passé de nombreuses années à Vienne et y est décédé en 1827, la ville s'était jusqu'ici contentée de lui rendre l'hommage d'un petit mémorial devant son domicile et de faire fortune dans l'exploitation de son passé musical.
Mais voilà qu'approche le 250e anniversaire de sa naissance (2020) !

Beethoven (1770-1827) a donc désormais son musée dans la maison où il s'est installé en 1802 (19e arrondissement).
Dès mardi prochain, le public pourra y accéder et découvrira, sur 450 mètres carrés, la vie et l'œuvre du compositeur, structurées en six chapitres avec, annonce-t-on, de nombreuses pièces originales.
Il y a en tout cas des cornets acoustiques et un appareillage pour expérimenter la perte progressive d'audition du compositeur. 

 

 

A Salzbourg, encore raté !

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A l'Université Mozarteum de Salzbourg, la dernière tentative de nomination d'un recteur vient encore d'échouer.
Il y a quelques jours, le Mozarteum annonçait avoir trouvé un arrangement avec Elisabeth Gutjahr au sujet de son salaire : 140 000 € au lieu des 250 000 € demandés (comme nous l'avions rapporté).
Mais il nous revient qu'elle aurait finalement réclamé 270 000 euros par an, provoquant la démission de trois membres du Conseil de l'Université qui n'ont pas voulu soutenir cette exigence et exigeaient que le salaire du recteur soit adapté à la structure des revenus de la maison.
Re-rupture donc, et embarras...

Récapitulatif !
Il y a deux ans, le Mozarteum nomme Recteur le pianiste allemand Siegfried Mauser mais rapidement il est accusé de comportements sexistes et condamné par le Tribunal de Munich. Il fallut donc l'écarter.
Le successeur pressenti, Reiner Schuhenn, s'est intéressé à la gouvernance du Mozarteum et il a décliné la proposition avant même d'avoir pris ses fonctions.
Dans l'urgence, c'est Elisabeth Gutjahr, Recteur de la Staatliche Hochschule für Musik de Trossingen depuis septembre 2006, qui est sollicitée. Mais ses exigences salariales sont exorbitantes. 
Sur place, c'est le désarroi tandis que cela commence à faire sourire l'Europe culturelle.

Retour au pays

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La dépouille du baryton russe Dmitri Hvorostovsky, décédé hier à Londres à l'âge de 55 ans, sera transférée par avion au Tchaïkovski Hall de Moscou où est prévue un cérémonie qui se déroulera probablement ce lundi, suivie de l'enterrement au cimetière de Novodievitchi.

Ouvert en 1849 dans les faubourgs sud-ouest de Moscou, le cimetière de Novodevitchi est le plus remarquable de la ville avec ses monuments funéraires et ses chapelles. C'est là qu'ont été enterrées des personnalités historiques éminentes, ou de la nomenklatura, artistes, grands soldats, ou hommes politiques.
Certains ont même été exhumés de leurs anciens cimetières (dont Saint-Pétersbourg) pour être inhumés à nouveau à Novodevitchi pendant la période soviétique.

Parmi ces personnalités :
Daniel Andreiev (1906-1959), poète religieux 
Nadejda Allilouïeva-Staline (1902-1932), épouse de Joseph Staline
Gueorgui Beregovoï (1921-1995), cosmonaute
Witold Bialynicki-Birula (1872-1957), peintre
Serge Bondartchouk (1920-1994), acteur et réalisateur
Léonid Botcharov (1909-1964), général-major de l'Armée Rouge
Mikhaïl Boulgakov (1891-1940), écrivain
Boris Brounov (1922-1997), acteur
Fédor Chaliapine (1873-1938), chanteur d'opéra (basse)
Dmitri Chostakovitch (1906-1975), compositeur
Boris Eltsine (1931-2007), ancien dirigeant
Nicolas Gogol (1809-1852), écrivain
Ilya Golossov (1883-1945), architecte
Raïssa Gorbatcheva (1932-1999), épouse de l'ancien dirigeant Mikhaïl Gorbatchev
Alexeï Alexeïevitch Ignatiev, comte, militaire russe puis soviétique.
Elena Ilina (1901-1964), femme de lettres
Zoïa Kosmodemianskaïa (1923-1941), résistante soviétique
Vladimir Maïakovski (1893-1930), poète
Ekaterina Maximova (1939-2009), ballerine
Viatcheslav Mikhaïlovitch Molotov (1890-1986), homme politique et diplomate soviétique
Igor Moïsseïev (1906-2007), chorégraphe
Edouard Napravnik (1839-1916), compositeur
David Oïstrakh (1908-1974), violoniste
Mikhaïl Oulianov (1927-2007), acteur
Mikhaïl Pogodine (1800-1875), historien, écrivain, journaliste et académicien
Lev Pontriaguine (1908 - 1988), mathématicien
Serge Prokofiev (1891-1953), compositeur
Mstislav Rostropovitch (1927-2007), violoncelliste et chef d'orchestre
Nikolaï Rubinstein (1835-1881), compositeur, pianiste, chef d'orchestre
Alexandre Scriabine (1872-1925), pianiste et compositeur
Leonid Sobinov (1872-1934), chanteur lyrique
Vladimir Sofronitsky (1901-1961), pianiste
Sergueï Soloviov (1820-1879), homme de lettres, philosophe
Constantin Stanislavski (1863-1938), acteur et metteur en scène de théâtre
Alexander Svechnikov (1890-1980), musicien, chef de chœur
Gueorgui Sviridov (1915-1998), compositeur
Anton Tchekhov (1860-1904), écrivain
Pavel Tcherenkov (1904-1990), physicien
Andreï Tupolev (1888-1972), concepteur d'avions
Georgi (1899-1946) et Sergueï Vassiliev (1900-1959) réalisateurs
Vladimir Vernadski (1863-1945), géologue
Lev Vygotski (1896-1934), psychologue
Oleg Yankovski (1944-2009), acteur

 

 
 
 

La tombe de Dmitri Chostakhovitch

 

 
 

Académie "nouvelle formule" à Paris

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L’Orchestre de Paris relance son Académie avec une toute nouvelle formule.
Désormais, 5 instrumentistes cordes de toutes nationalités pourront bénéficier pendant 6 mois d’une immersion professionnelle au sein de l'ensemble.
Les candidatures sont ouvertes : l’ensemble cherche 2 violonistes, 1 altiste, 1 violoncelliste et 1 contrebassiste.
Les auditions se dérouleront du 16 février au 13 avril 2018 à la Philharmonie de Paris. Les informations sur les inscriptions et les formulaires sont déjà disponibles sur le site de l’Orchestre de Paris.
A partir de janvier 2019, les musiciens sélectionnés participeront aux répétitions et aux concerts de l’orchestre à la Philharmonie de Paris et lors de tournées à l’étranger. Les académiciens prendront part aussi à l’élaboration des programmes avec les solistes ainsi qu'aux actions culturelles et pédagogiques. Et ils seront sensibilisés aux métiers administratifs de l’orchestre pour mieux saisir son fonctionnement.
Autre nouveauté, les académiciens seront en CDD à l’orchestre et rémunérés comme un musicien du rang (catégorie 4), pendant 23 semaines.

 

Josep Pons reconduit au Liceu

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Le chef d’orchestre espagnol Josep Pons a été reconduit comme directeur musical du Gran Teatre du Liceu de Barcelone jusqu’à la saison 2021-22.
Dès octobre 2010, le Gran Teatre del Liceu avait annoncé sa nomination à ce poste à compter de septembre 2012 pour un contrat initial de 6 ans.

 Maurice Béjart

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22 novembre 2007    -    22 novembre 2017

Dmitri Hvorostovsky est décédé

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Le baryton russe Dmitri Aleksandrovitch Hvorostovsky est décédé ce matin, à Londres, vaincu par ce cancer qu'il a combattu longtemps, avec sagesse et détermination.

Il était né en octobre 1962 à Krasnoïarsk (Sibérie). Après ses études à la Krasnoyarsk School of Arts avec Yekaterina Yofel, il fait ses débuts à l'Opéra de Krasnoïarsk, dans le rôle de Marullo de Rigoletto. Il remporte le 1er Prix au Concours Glinka en 1987 et au Concours de Chant de Toulouse en 1988.
Sa carrière internationale démarre vraiment en 1989, quand il remporte le Concours BBC Cardiff Singer of the World devant le favori (et national !) Bryn Terfel. Il fait ses débuts Londres la même année puis à New York en 1990.
Il est à l'Opéra de Nice dans La Dame de Pique en 1989, puis à La Fenice dans Eugene Onegin et à Chicago dans La Traviata (1993)..
Il a arpenté chanté à peu près toutes les grandes maison d'opéra, le Metropolitan Opera (début 1995), le Royal Opera House à Covent Garden, l'Opéra National de Berlin, La Scala, l'Opéra de Vienne,... Et toujours, son Eugene Onegin lui collera à la peau. 
Ces dernières années, Hvorostovski s'est concentré sur les opéras de Verdi : Un Ballo in Maschera, La Traviata et Simon Boccanegra
En juin 2015, il a annoncé qu'on lui avait diagnostiqué une tumeur au cerveau et il a annulé ses engagements pour être soigné à l'hôpital Royal Marsden de Londres qui est spécialisé dans cette maladie. Malgré celle-ci, il reviendra ponctuellement à la scène chaque fois qu'un répit se dessine. 
De nombreux enregistrements ont marqué son parcours. Avec Valery Gergiev d'abord, pour Philips, puis avec Constantine Orbelian pour Delos,... Il nous laisse aussi des DVD.
Il avait épousé Florence Hvorostovsky et ils ont deux enfants, Maxim (14 ans) et Nina (10 ans); il y a aussi les jumeaux, Alexandra et Daniel (21 ans), qu'il a eus lors d'un mariage précédent. Ses parents, Alexander et Lyudmila, pleurent aussi aujourd'hui leur enfant unique.

Vox Luminis à Montréal

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L’Ensemble vocal belge Vox Luminis donnait lundi soir son premier concert au Canada, à l'invitation du Festival Bach de Montréal.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont (encore !)convaincu. Ainsi, dans le quotidien Le Devoir, on peut lire sous la plume de Christophe Huss qu'il faut remonter à la venue de Frieder Bernius à Lanaudière, en 2004, et du Huelgas Ensemble de Paul van Nevel à Montréal, en 2009, pour atteindre pareille ascèse chorale menant à une sorte de lévitation musicale.
Celui-ci détaille encore :
Le programme reflétait le coeur du répertoire de Vox Luminis, soit le XVIIe siècle avec le chef-d’oeuvre de Schütz, Musikalische Exequien suivi de motets des aïeux de Jean-Sébastien Bach : Johann Michael, Johann Christoph, Johann Ludwig. Le premier plaisir était donc intellectuel, par la consistance et la cohérence du menu.
Le second fut vocal. L’ensemble de douze chanteurs, un organiste et un violiste, mené par la basse Lionel Meunier, est parfaitement équilibré. Chaque voix est un soliste potentiel et l’alchimie des timbres est parfaite : des sopranos aux timbres affirmés mais pas blancs ; des altos masculins très doux ; une vraie basse profonde dans le choeur II, complétant Meunier.

On en arrive ensuite à l’incarnation des textes : intense, parfaite et jamais surjouée. Meunier est clairement le moteur qui dicte le dosage de cette éloquence. Mais la particularité de Vox Luminis est la maîtrise de la spatialisation sonore. Et, là, le fabuleux Canticum B. Simeonis, qui clôt le Musikalische Exequien de Schütz, comme toutes les oeuvres de Johann Michael Bach (1648-1694), découverte majeure de la soirée, nous montrent les musiciens belges à leur meilleur, puisque ces compositions sont écrites en deux strates vocales superposées. Les solutions acoustiques trouvées par Vox Luminis ont, en tout endroit, été aussi parfaites qu’envoûtantes.
Ce concert cérémonial ne serait pas aussi efficace sans les improvisations de l’organiste Anthony Romaniuk faisant le liant harmonique entre les pièces et permettant aux chanteurs de prendre position pour le motet suivant.