Le Journal

Le Prix Brahms à Christiane Karg

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C'est à la soprano Christiane Karg (37 ans) que revient cette année le Prix Brahms décerné par la Société Brahms du Schleswig-Holstein et doté de 10.000 euros. Son Président Joachim Nerger a expliqué que, bien qu'arpentant les scènes des maisons d'opéra les plus importantes, la jeune femme consacre toujours du temps aux récitals et en particulier aux Lieder de Johannes Brahms.
Elle recevra officiellement le Prix à la mi-Avril 2018, à Wesselburen, des mains de Thomas Quasthoff.

Christiane Karg est née à Feuchtwangen en 1980. Dès l'âge de 14 ans, elle prend des cours de chant, se distingue dès 1996 en remportant le prix national Jeunes Musiciens puis, en 1998, le Prix fédéral dans la catégorie Musique Ancienne. Elle part travailler au Mozarteum de Salzbourg avec Heiner Hopfner et Wolfgang Holzmair et suit les master classes de Grace Bumbry, Robert Holl, Mirella Freni. Elle débute au Festival de Salzbourg en 2006 dans des opéras de Mozart, est engagée à l'Opéra de Hambourg puis à l'Opéra de Francfort où elle déménage en 2008. Mais elle a déjà étrenné les scènes du Theater an der Wien, de l'Opéra d'État de Bavière, de La Scala, de Chicago et du Komische Oper Berlin sans oublier les concerts, les récital et l'oratorio, avec plusieurs récompenses.

Le Prix Brahms de la Société Brahms Schleswig-Holstein est décerné depuis 1988 à des personnalités et des ensembles "qui ont rendu des services exceptionnels au patrimoine artistique de Johannes Brahms". Parmi ses prédécesseurs, on compte Christoph Eschenbach, Thomas Hengelbrock, Anne-Sophie Mutter, Thomas Quasthoff, Lars Vogt, Leonard Bernstein, Sir Yehudi Menuhin, Dietrich Fischer-Dieskau, Sabine Meyer ou Herbert Blomstedt.

Nostalgie

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On vient d'apprendre le décès le 4 novembre en Australie, de Dudley Simpson à qui on doit qui a écrit la musique de la série Dr Who à la BBC dans les années 1960 et 1970, soit 290 (!) épisodes. 
Dans les années '50, Dudley Simpson a dirigé la Royal Opera House pendant trois ans.

Quel avenir pour le Westminster Choir College ?

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Jusqu'ici, c'est une rumeur : un groupe d'investisseurs chinois serait prêt à racheter le Westminster Choir College pour lequel le Président de la Rider University (New Jersey) ne montre aucun intérêt et qu'il voudrait même voir disparaître de son campus alors qu'il constitue la principale faculté pour la formation chorale aux États-Unis.
Quelque 80 membres du personnel ont reçu, la semaine dernière, un courrier de licenciement, annoncé comme une mesure "préventive", la décision ne devant tomber qu'au mois d'août 2018.

 

Voix Nouvelles 2018, les Belges en finale

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Le Centre Français de Promotion Lyrique a ouvert la 4e édition du Concours Voix Nouvelles (évoqué ici en mars puis en octobre derniers). 
Le concours reçoit le soutien de France 3 et de France Musique, et c'est Natalie Dessay, ancienne lauréate, qui est la marraine de cette édition.
La collaboration de l'ensemble des maisons d'opéra permet, elle, de tisser un maillage territorial unique pour la prospection de nouveaux talents en France (métropolitaine et d’outre-mer), en Belgique, en Suisse, au Canada, aux Comores, à l'Ile Maurice et à Madagascar.

Un millier de voix ont été écoutées à ce jour au sein des point-relais régionaux. 

Pour les Belges, la finale régionale aura lieu à La Monnaie ce 7 novembre à 17H.
Les candidats qui s'y présenteront ont, pour la plupart, une intéressante expérience de la scène et des master classes.
Nous avons eu la curiosité de rechercher les institutions où ils se sont formés et les personnalités avec qui ils ont fait leurs premiers pas (et les suivants...).

Kamil Ben Hsain Lachiri : IMEP, MM Academy de la Monnaie
- Charlotte Cromheeke : Conservatoire Royal d'Anvers
Caroline De Mahieu : IMEP
- Sarah Defrise
Koninklijk Conservatorium Brussel, Ecole Normale de Musique de Paris, ULB, doctorante en Musique et Musicologie à la VUB et au Koninklijk Conservatorium Brussel.
Charles Dekeyser : Conservatoire Royal de Bruxelles, Opéra Studio de Flandre 
Irene Garrido : Conservatoire Superieur de Musique de Málaga
- Julie Gebhart : Ecole Normale Alfred Cortot à Paris, International Opera Academy de Gand
- Raphaële Green : IMEP/
European Vocal Department, studio vocal de Marilyn Mims à West Palm Beach (lié au Palm Beach Opera), MM Academy de La Monnaie.
- Morgane HeyseConservatoire Royal de Musique de Liège, International Opera Academy de Gand
Virginie Léonard : Conservatoire Royal de Liège, IMEP, MM Academy de La Monnaie 
Emma Posman : MaGo puis Conservatoire Royal de Gand
Laura Telly Cambier : Conservatoire Royal de Liège, cours privés en Italie
-  Sarah Théry  :
 Université Felix Mendelssohn Bartholdy à Leipzig, cours avec Teresa Berganza, Christa Ludwig, Hedwig Fassbender, Sophie Koch, Jocelyne Dienst, René Massis, Malcolm Walker et José van Dam. 
Ellen VanherckConservatoire Royal d'Anvers, Royal Academy of Music de Londres,  MM Academy de La Monnaie, masterclasses de Roberta Alexander, Roger Vignoles, Kelvin Grout, Christoph Prégardien, Pascal Dusapin et Stéphanie d'Oustrac
- Lotte Verstaen : Lemmens Instituut (St Lukas) à Louvain, MM Academy à La Monnaie.

Les éditions précédentes du Concours ont mis en lumière des voix telles que Natalie Dessay, Valérie Millot, Alexia Cousin, Anne-Catherine Gillet, Elodie Mechain, Stéphane Degout, Nicolas Testé, Hélène Guilmette, Karine Deshayes ou Florian Laconi. 

Le Concours Isaac Stern 2018

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Les inscriptions à la 2e édition du Concours International Isaac Stern à Shanghai sont ouvertes. Les épreuves se dérouleront du 10 août au 1er septembre 2018. 
Il est ouvert aux violonistes de toutes nationalités âgés de 18 à 32 ans et le Premier Prix recevra US $100,000. 
La composition du jury 2018 est connue. Il s'agit de David Stern, Vera Tsu Weiling, Zakhar Bron, Martin Campbell-White, Glenn Dicterow, Augustin Dumay, Daniel Heifetz, Emmanuel Hondré, Sreten Krstic, Weigang Li, Siqing Lu, Dora Schwartzberg, Philip Setzer, Maxim Vengerov and Lina Yu.

Les finalistes du Concours Isang Yun

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Les 4 finalistes du Concours International de violon IsangYun 2017 de Tongyeong (Corée du Sud) sont :
- Nigel Armstrong (États-Unis)
- Ji Won Song (Corée du Sud)
- Eimi Wakui (Japon)
- Nancy Zhou (États-Unis)
Le jury est composé cette année de Michael Haefliger (Président), Pierre Amoyal, Ju-Young Baek, Pavel Berman, Ida Kavafian, Boris Kuschnir, Kyoko Takezawa, Gerhard Schulz et Vera Tsu Wei-Ling.
Le Premier Prix reçoit un montant de 30 000 000 KRW (22.500 Euros).

Le Concours est organisé depuis 2003 par la Fondation Internationale de Musique de Tongyeong, en hommage au compositeur coréen Isang Yun (1917-1995). 
Né à Sancheong (aujourd'hui en Corée du Sud) en 1917, Isang Yun s'intéresse tôt à la musique et commence à l'étudier en 1933. Au milieu des années 1930, il rejoint l'Osaka College of Music puis, en 1938, il va travailler avec Tomojiro Ikenouchi à Tokyo.
Quand le Japon s'engage dans la Seconde Guerre mondiale, il retourne en Corée, prend part au mouvement indépendantiste coréen et sera  emprisonné par les Japonais en 1943.
Après la guerre, il s'engage dans l'aide sociale, crée un orphelinat pour les orphelins de guerre et enseigne la musique à Tongyeong et à Busan. Après l'armistice qui met fin à la guerre de Corée (1953), il commence à enseigner à l'Université Nationale de Séoul. En 1955, il reçoit le Seoul Culture Award et part dès l'année suivante poursuivre sa formation en Europe : à Paris (1956-57), il étudie la composition avec Tony Aubin et Pierre Revel ; à Berlin-Ouest (1957-59), il travaille avec Boris Blacher, Josef Rufer et Reinhard Schwarz-Schilling. En '58, on le retrouve aux cours d'été de musique contemporaine de Darmstadt et il débute sa carrière en Europe. La première de son oratorio Om mani padme hum (Hanovre, 1965) et celle de Réak (Donaueschingen, 1966) lui confèrent une renommée internationale. Avec Réak, il introduit l'idée sonore de la musique cérémoniale sino-coréenne et des imitations du saenghwang (coréen), du sheng (chinois) ou du shō (japonais) dans la musique d'avant-garde occidentale.
A partir d'octobre 1959, Isang Yun vit en Allemagne : Krefeld, Fribourg-en-Brisgau et Cologne (Cologne) avant de s'établir à Berlin-Ouest en 1964 grâce à une bourse de la Fondation Ford. Mais en raison d'une visite en Corée du Nord en 1963, il est enlevé par les services secrets sud-coréens le 17 juin 1967 et emmené à Séoul. Prison, torture et condamnation à la réclusion à perpétuité. Une pétition internationale initiée par Guenter Freudenberg et Francis Travis est alors adressée au gouvernement sud-coréen, signée par 200 artistes parmi lesquels on compte Igor Stravinsky, Herbert von Karajan, Luigi Dallapiccola, Hans Werner Henze, Heinz Holliger, Mauricio Kagel, Joseph Keilberth, Otto Klemperer, György Ligeti, Arne Mellnäs, Per Nørgård, Karlheinz Stockhausen et Bernd Alois Zimmermann. Libéré le 23 février 1969, Isang Yun retourne à Berlin-Ouest le mois suivant. En 1971, il obtient la nationalité allemande. Il ne retournera jamais en Corée du Sud mais à partir de 1973, il milite pour la démocratisation de la Corée du Sud et la réunification du pays.
Yun enseigne la composition à la Hochschule für Musik, au Theater und Medien Hannover (1969-71) et à la Hochschule der Künste à Berlin-Ouest (1977-85). Au nombre de ses étudiants, Kazuhisa Akita, Jolyon Brettingham Smith, In-Chan Choe, Conrado del Rosario, Raymond Deane, Francisco F. Feliciano, Masanori Fujita, Keith Gifford, Holger Groschopp, Toshio Hosokawa, Sukhi Kang, Chung-Gil Kim, Wolfgang Klingt , Erwin Koch-Raphaël, Isao Matsushita, Masahiro Miwa, Hwang-Long Pan, Martin Christoph Redel, Byong-Dong Paik, Bernfried Pröve, Takehito Shimazu, Minako Tanahashi, Masaru Tanaka, Michail Travlos, Jürgen Voigt.
Après 1979, Isang Yun retournera à plusieurs reprises en Corée du Nord pour y présenter les nouvelles techniques de composition occidentales et ses propres oeuvres. En 1982 a lieu à Pyongyang (Corée du Nord) son premier festival et, en 1984, l'Institut de Musique Isang Yun y ouvre ses portes. Un ensemble y est fondé sous son nom et il développe le projet d'un concert réunissant des musiciens des deux Corée(s) à Panmumjom, mais cette tentative échouera en 1988. 

Deux concerts concerts seront consacrés à ses œuvres à Séoul (1982) avec pour interprètes Heinz Holliger, Ursula Holliger et Francis Travis, puis Roswitha Staege et Hans Zender. Invité en 1994 à assister à un festival dédié à sa musique en Corée du Sud, il ne pourra pas faire le voyage du fait de conflits internes et externes et la Corée du Sud exigera de lui une confession écrite de repentance qu'il refusera de produire.
Ysang Yun décédera à Berlin le 3 novembre 1995 d'une pneumonie à Berlin.
La Société Internationale Isang Yun y sera fondée en février 1996.

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La Maison Mendelssohn à Leipzig vient d'acheter deux portraits de Fanny Mendelssohn, la sœur aînée du compositeur et elle-même compositrice et pianiste, grâce à l'aide financière de la Fondation Siemens.
Ces dessins au crayon sont du mari de Fanny, le peintre Wilhelm Hensel qui a abandonné sa pratique artistique à la mort de son épouse en 1847.

 

Le Nordic Council Music Prize à Suzanna Mälkki

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La chef d'orchestre finlandaise Susanna Mälkki s'est vue décerner le prestigieux Nordic Council Music Prize 2017.
Doté de 55 000 $, le Prix est décerné chaque année par le NOMUS et est attribué alternativement à un compositeur vivant et à un interprète ou un ensemble musical de haut niveau artistique et technique.
Il fut initié en 1965 et décerné d'abord tous les trois ans, puis tous les deux ans avant de devenir annuel à partir de 1990. 

Le NOMUS (NOrdic MUSic), une division du Conseil Nordique, est composé de deux représentants de chaque pays nordique et d'observateurs des trois zones indépendantes : Groenland, Îles Féroé, Åland.
Son objectif est de promouvoir la coopération musicale entre les pays nordiques en subventionnant des commandes d'œuvres, des représentations musicales, des séminaires, des conférences et des cours.

Le Conseil Nordique compte 4 comités artistiques:
- le comité de la littérature nordique (NORDBOK)
- le comité de la musique nordique (NOMUS)
- le centre nordique pour l'art du spectacle (NordScen)
- l'institut nordique pour l'art contemporain (NIFCA: The Nordic Institute for Contemporary Art).

Sièges mobiles pour la salle Henry Le Boeuf

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Au Palais des Beaux-Arts, les sièges du parterre de la Grande Salle Henry Le Bœuf seront progressivement remplacés par des sièges amovibles. Cet espace deviendra dès lors modulable, ce qui permettra aux artistes d’en utiliser une partie ou la totalité lors des représentations et au public de vivre une expérience plus dynamique lors de concerts, événements festifs et dansants, DJ sets et grands spectacles.
Cette rénovation, qui favorisera la proximité et l’interaction entre artistes et public, commence en ce mois de novembre pour s’achever en mai 2018, sans influence sur la programmation des concerts. Durant cette période, la salle sera équipée de sièges temporaires pour les rangées en cours de rénovation. BOZAR s'est assuré de trouver des solutions transitoires limitant au maximum l’inconfort pour les spectateurs. 
Depuis son inauguration en 1929, quatre générations de sièges se sont succédé dans la Grande Salle Henry Le Bœuf. En 1999, les sièges de 1976 avaient été remplacés par un modèle inspiré des sièges dessinés par Victor Horta en 1929. Les travaux sont confiés à la société Fibrocit qui avait déjà réalisé les sièges de la salle dans les années 1920 et fabriqué les modèles de 1999.
Bois et velours seront rénovés et les sièges seront équipés du système qui les rendra mobiles.

Remplacements à Vienne

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Pour remplacer Dmitri Hvorostovsky au printemps prochain, l'Opéra de Vienne a annoncé que c'est baryton slovaque Dalibor Jenis qui chantera Iago (Otello, mars) et Paolo Rumetz qu'on retrouvera pour Rigoletto (mai).
Ce dernier fait partie depuis 2013 de l'ensemble des solistes du Wiener Staatsoper et il y a chanté, en 2015, un Rigoletto qui lui a assuré une solide réputation.