Le Journal

Décès de Lee Blakeley à 46 ans

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Le metteur en scène britannique Lee Blakeley est mort inopinément ce 4 août, suscitant la stupeur dans le monde de l'opéra et de la comédie musicale.

Né en août 1971 dans le Yorkshire, Lee Blakeley, s'était formé à l'école d'art dramatique de Richmond puis à la Royal Scottish Academy of Music and Drama.
Comme comédien, il apparaît notamment The Vanishing Bridegroom de Judith Weir et La Calisto de Cavalli avant de se tourner vers la mise en scène, principalement dans le domaine lyrique.
Dès 1999, il réalise une version réduite de Don Giovanni pour la compagnie Opera North et, l’année suivante, le projet Damned and Divine pour l’ENO.
En 2001, c'était Clori, Tirsi e Fileno et Handel in Heaven d'après Haendel dans le cadre du CoventGardenFestival et, en 2002, Le Nozze di Figaro pour le British Youth Opera. Dans le même temps, devenu l’assistant de David McVicar, il reprend ses nombreuses productions à travers le monde.
Directeur artistique de l'Opera Theatre Europe, il commande à Tobias Picker une version réduite de son opéra Thérèse Raquin qui sera créée en mars 2006 au Linbury Studio de Covent Garden. En 2008, sa production de A Night at the Chinese Opera de Judith Weir au Scottish Opera remporte un énorme succès et il signe ensuite la mise en scène de L'Amour des trois oranges et Die Fledermaus.
Metteur en scène associé au Covent Garden de Londres, au Festival de Glyndebourne et à l’English National Opera, il travaille aussi aux États-Unis : Houston, Santa Fé (Butterfly, Les Pêcheurs de Perles, La Grande-Duchesse de Gérolstein et Rigoletto), au Minnesota Opera (Orphée et Eurydice), à San Francisco, à Los Angeles (Falstaff) et on le retrouvera au Canada pour Les Contes d'Hoffmann.
Plus près de chez nous, on lui doit La Veuve Joyeuse au Vlaamse Opera et, en France, Il Turco in Italia (Rossini) au Angers-Nantes Opéra en 2013.

En 2010, il avait entamé une fructueuse collaboration avec le Théâtre du Châtelet (Paris) où il avait renouvelé la mise en scène les comédies musicales de Stephen Sondheim : A Little Night Music en 2010, Sweeney Todd en 2011, Sunday in the Park with George en 2013 et Into the Woods en 2014, avant The King and I de Rodgers et Hammerstein en 2014 et Kiss me, Kate de Cole Porter (2016)

Décès de Walter Levin

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Franck Chevalier (du Quartuor Diotima) a annoncé lui-même le décès de son professeur Walter Levin, fondateur du Quatuor LaSalle, à l'âge de 92 ans.

Né à Berlin, Walter Levin avait fui avec sa famille en Palestine en 1938. Après la guerre, il a rencontré ses collègues du LaSalle à la Juilliard School et il s'est lancé avec eux à l'assaut des oeuvres de Schoenberg et de son cercle avant d'obtenir une résidence au Cincinnati College of Music où il a découvert le tout jeune James Levine.

Chez Deutsche Grammophon, l'Ensemble a enregistré des œuvres inédites de Zemlinsky, Lutoslawski, Ligeti, Nono et Penderecki. Par la précision et la clarté de sa technique, le Quatuor taillé une place exceptionnelle au cours des années '70.

Après la dissolution du Quatuor (1987), Walter Levin a encore enseigné quelques années en Suisse. Atteint malheureusement de démence, il avait dû se retirer dans une institution adaptée.

Hasan Kerem distingué à Salzbourg

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Au Festival de Salzbourg, le Prix 2017 destiné aux jeunes chefs a été attribué hier au Britannique Hasan Kerem (25 ans). Il y avait 67 candidatures.

Dennis Russell Davies, Président du jury, s'en est expliqué : Comme chaque année, nous recherchions un jeune talent prêt pour une carrière internationale. Ce que nous avons découvert chez Kerem Hasan. Il dispose de l'assurance nécessaire, il sait ce qu'il veut et il a le talent requis pour assumer ses ambitions ; il réunit ainsi les meilleures conditions pour une carrière internationale.
Né à Londres en 1992, Kerem Hasan a étudié le piano et la direction au Conservatoire Royal d'Écosse et à la Hochschule für Musik Franz Liszt de Weimar avant de rejoindre l'Université des Arts de Zurich.
Finaliste du Concours Donatella Flick, il a déjà dirigé l'Orchestre symphonique de Londres au Barbican Center et il a été nommé chef associé de l'Opéra national gallois.

Avec le Prix, il reçoit 15 000 € et dirigera un concert du Festival de Salzbourg en août 2018.
Au palmarès, il succède à Aziz Shokhakimov (2016), Lorenzo Viotti (2015), Maxime Pascal (2014), Ben Gernon (2013), Mirga Gražinytė-Tyla (2012), Ainārs Rubikis (2011) et David Afkham (2010).

 

Réveil à Orange

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En réponse à la sortie de Jean-Louis Grinda dans les medias, le gouvernement français et la région PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur) ont assuré les Chorégies d'Orange de leur soutien indéfectible et sont d'ores et déjà disposés à accepter des retards de paiement de taxes et autres charges publiques.
Mais avant d'aborder la question d'une hausse du financement public, le gouvernement exige un audit sérieux qui se fera en automne.

Les Chorégies d'Orange en mauvaise posture

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Les Chorégies d'Orange, un des très rares festivals capables de s'autofinancer à hauteur de plus de 80% (billetterie,...) sont fragilisées depuis plusieurs années.
Leur  directeur Jean-Louis Grinda vient d'essuyer un refus définitif de la Société Générale pour un prêt à court terme de 6 mois, et les banques refusent aussi de prêter à moyen terme pour faire face à un déficit cumulé de 1,5 million d'euros après plusieurs années difficiles : en 2013, Le Vaisseau fantôme (Wagner) a été boudé par le public, Roberto Alagna (star des Chorégies) a annulé un récital,...
Mais le problème n'est pas seulement conjoncturel : sur le fond, le festival n'est pas suffisamment doté. Pour couvrir les frais fixes, c'est-à-dire mettre le théâtre en ordre de marche avant même de payer le moindre chanteur ou musicien, il faudrait 400.000 euros de plus, fait valoir M. Grinda. Cela représente 100.000 euros par tutelle (Etat, ville, département, région). L'Etat (330.000 euros) et la Région (250.000 euros) ont certes accru légèrement leur subvention, respectivement de 40.000 et 50.000 euros, mais c'est insuffisant.
Un conseil d'administration doit se tenir ce mercredi matin car, toujours selon J.L. Grinda, la prochaine saison est suspendue à une décision rapide des tutelles.
Et le directeur de rappeler que d'importantes économies ont été engagées qui vont porter leurs fruits, que le public est au rendez-vous avec une hausse de 22 à 25% des places vendues et qu'un gros renouvellement est engagé pour l'an prochain :  retour de la danse dans le cadre somptueux du théâtre antique (les Ballets Béjart) et, côté opéra, le rare Mefistofele d'Arrigo Boito créé en 1868 à la Scala de Milan ainsi que Le Barbier de Séville, ô combien populaire et jamais proposé jusqu'ici à Orange.

Philippe Jordan nommé à l'Opéra de Vienne

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Le Suisse Philippe Jordan -le fils d'Armin Jordan, ex directeur de l'OSR-, actuel directeur musical de l'Opéra de Paris, a été nommé directeur musical de l’Opéra d'Etat de Vienne.
Il y prendra ses fonctions en septembre 2020.

Gilles Tremblay est décédé

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La Société de Musique Contemporaine du Québec a annoncé le décès du compositeur canadien Gilles Tremblay à Montréal à l'âge de 85 ans.
Professeur au Conservatoire de musique de Montréal pendant plus de trente ans, il était aussi le père spirituel de plusieurs générations de compositeurs. 

Après des études auprès de Claude Champagne (1949-1954) au Conservatoire de musique de Montréal, Gilles Tremblay avait rejoint Paris pour travailler avec Yvonne Loriod (écriture et piano) et Olivier Messiaen (analyse). Fasciné par l’univers des oiseaux, Messiaen a beaucoup marqué Gilles Tremblay qui étudia aussi les ondes Martenot avec Maurice Martenot et approcha les techniques électroacoustiques avec Stockhausen.

De retour au Québec en 1961, il est rapidement reconnu pour ses cours d’analyse inspirés de ceux de Messiaen qu’il donne au Centre d’Arts Orford puis au Conservatoire de musique de Québec avant d’être nommé responsable de la classe d’analyse au Conservatoire de Montréal (1962) et des cours de composition (1967) et où il restera jusqu'à sa retraite en 1997. Il a ainsi formé plusieurs générations de compositeurs tels Claude Vivier, Michel Gonneville, Walter Boudreau, Yves Daoust, Isabelle Panneton, Serge Provost, Jean Lesage,...

Sa sonorisation du pavillon du Québec à l’Expo 67 lui vaudra le Prix Calixa-Lavallée en 1968.
Membre du conseil d’administration de la SMCQ (1968-1988), il en fut le président entre 1982 et 1988 et le directeur artistique de 1986 à 1988.
Gilles Tremblay laisse un corpus d’une quarantaine de partitions.

En préambule de l’année rétrospective que la Société de musique contemporaine consacra à son patriarche en 2009, Walter Boudreau -l'actuel directeur artistique de la SMCQ- le décrit en ces termes : Gilles Tremblay est un poète, un visionnaire, un explorateur. Voyageur infatigable aux pays virtuels de la création, son corpus musical témoigne d’une curiosité absolument remarquable qui nous transporte depuis Monteverdi jusqu’aux rythmes étourdissants des gamelans balinais ! Amoureux de tout ce qui vit et respire, amoureux des grands espaces, de l’eau, du feu, du ciel et de la terre, Gilles Tremblay nous propose pas moins que l’extase et le dépassement de soi devant autant de Beauté et d’Harmonie…
Un portrait complété par Marie-Thérèse Lefebvre, spécialiste de son oeuvre : Tremblay, mieux que tout autre, a su amalgamer dans un tout cohérent ces deux pôles : tradition et modernité. Tout en étant éminemment de son temps, le compositeur a toujours refusé d’être en rupture avec l’histoire du langage [...] L’oeuvre de Gilles Tremblay témoigne de sa quête de sens et de son association étroite à la dimension sacrée de l’oeuvre d’art. Même la nature est comprise par lui moins comme réflexion écologique que comme autre moyen de rejoindre le divin. En ce sens, la démarche de Tremblay rejoint jusqu’à un certain point celle d’un Jacques Maritain ou, peut-être plus encore, celle d’un Teilhard de Chardin dont la vision cosmique du monde apparaît comme une lente progression de la spiritualisation de la matière.

URGENT !!! Vol d'instruments

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Dans la nuit de vendredi à samedi (28-29 juillet), les instruments du jeune Quatuor Philia -qui devait se produire au Festival Pablo Casals- ont été volés dans les bâtiments du Lycée Charles Renouvier de Prades.
Les deux violons ont été retrouvés au pied d'un poubelle non loin du Lycée, mais il y a toujours deux instruments et un archet dans la nature.

 

Le violoncelle est dans une boîte blanche, l'alto dans une boîte grise avec des autocollants, et l'archet dans un tube noir.
En cas d'indice, contacter la gendarmerie de Prades, au 04 68 96 39 77.

 

Operalia 2017, le palmarès

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 Le Palmarès d'Operalia 2017 vient d'être annoncé.

1er Prix
Adela Zaharia, soprano (Roumanie) et Levy Sekgapane, ténor (Afrique du Sud)

 2e Prix
Kristina Mkhitaryan
, soprano (Russie) et Davide Giusti, ténor (Italie)

3e Prix 
Maria Mudryak, soprano (Kazakhstan) et Leon Kim, baryton (Corée du Sud)

Prix Birgit Nilsson
Oksana Sekerina, soprano (Russie) et Boris Prýgl, baryton-basse (République Tchèque)

Prix Pepita Embil de Zarzuela
Adela Zaharia
, soprano (Roumanie)

Prix Don Plácido Domingo Ferrer de Zarzuela
Marco Ciaponi
, ténor (Italie)

Prix du Public
Maria Mudryak
, soprano (Kazakhstan) et Leon Kim, baryton (Corée du Sud)

Prix CulturArte
Sooyeon Lee
, soprano (Corée du Sud)

Vers un "pass culture européen" ?

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Dario Franceschini et Françoise Nyssen, les ministres italien et français de la Culture, ont lancé ce 27 juillet à Rome l'idée d'un pass culture européen sur le modèle de celui mis en place par l'Italie pour les jeunes.

Mis en place par le gouvernement de Matteo Renzi en 2016, le bonus culture italien offre aux jeunes ayant atteint leur majorité l'année passée un chèque de 500 euros à utiliser pour des dépenses liées à la culture (livres, cinéma, théâtre, concert...).
A ce jour, les résultats ont toutefois déçu : seuls 60% des jeunes concernés (370.000 sur 570.000) ont répondu à l'appel et le dispositif a été en partie dévoyé par de nombreux jeunes qui, avec la complicité de commerçants, ont échangé leur chèque contre une somme d'argent en liquide inférieure à sa valeur de 500 euros.

Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait annoncé qu'il souhaitait mettre en place un pass culture de 500 euros pour les jeunes à leur majorité, une mesure financée par une taxe sur les industries numériques.
Françoise Nyssen compte inviter tous ses homologues européens à l'occasion de la prochaine Foire du livre de Francfort (11 au 15 octobre) dont la France sera l'invitée d'honneur.