Mendelssohn : entre jeunesse et maturité

par
Mendelssohn violon

Felix MENDELSSOHN
(1809 - 1847)
Concerto pour violon et orchestre Op. 64 – Octuor à cordes Op. 20
Liza Ferschtman, violon – Het Gelders Orkest, Kees Bakels, direction – Itamar Zorman, Elina Vähälä, Corina Belcea, violons – Krzysztof Chorezelski, Marc Desmons, altos – Sebastien Klinger, Antoine Lederlin, violoncelles
2016-SACD-59’19-Textes de présentation en anglais-Challenge Classics-CC72748

Si Mendelssohn et son très célèbre Concerto pour violon dominent bon nombre de discothèques, il est des projets qui valent la peine d’être produits. Tel est le cas avec l’enregistrement de Liza Ferschtman et Het Gelders Orkest paru chez Challenge Classics en hommage à deux périodes totalement opposées de la vie du compositeur : la jeunesse avec l’Octuor à cordes Op. 20 – il n’a alors que 16 ans - et la maturité avec très probablement la dernière grande œuvre avec orchestre, le Concerto pour violon Op. 64 composé en 1844, soit trois ans avant sa disparition. Ce qui a de touchant dans le contexte de ce cd, c’est l’histoire qui relie la violoniste à l’œuvre concertante. C’est à 14 ans qu’elle découvre et joue le troisième mouvement du Concerto avant de l’exécuter intégralement un an plus tard. Peu à peu, son interprétation se forge de sa personnalité, se dote d’un langage de plus en plus familier tandis que par le prisme du travail avec le chef d’orchestre kees Bakels, couleurs et détails pas encore perçus au préalable se manifestent. C’est cette rencontre et cette longue élaboration que l’on découvre ici : un violon très à fleur de peau qui peut devenir volontiers plus franc, réactif et vif. Dans un esprit « musique de chambre », le violon colle naturellement à l’accompagnement qui ne fait jamais défaut, venant au contraire appuyer les dynamiques et contrastes de la soliste. Clairement, il ressort de cet enregistrement un jeu très familier, une exécution fluide et vibrante par des interprètes à l’unisson. L’élégance de la ligne et à la rondeur du second mouvement permet au violon d’émerger délicatement, s’ouvrant alors sur un mouvement final virevoltant, voire primesautier. Dans la même veine, L’Octuor en mi bémol majeur, composé lors d’un retour de voyage à Paris pour l’anniversaire d’Eduard Rietz, violoniste et ami proche du compositeur, se voit bénéficier d’une homogénéité et d’une cohésion de groupe (pour rappel, il n’y a que huit cordes) pour une œuvre d’une étonnante maturité, limpidité et lucidité. L’occasion de découvrir Liza Ferschtman comme leader cette fois d’un groupe dont l’écoute, le sens de la structure et de la ligne et la coloration de chaque motifs et thèmes (très nombreux ici) sont au cœur des préoccupations d’un live donné au Delft Chamber Musical Festival à l’été 2016. A découvrir !
Ayrton Desimpelaere

Son 10 – Livret 10 – Répertoire 8 – Interprétation 9

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