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Les "Monte-Carlo Music Masters" sont devenus un rendez-vous incontournable de la vie musicale monégasque. Jean-Marie Fournier et son épouse Chantal, célèbres propriétaires de la Salle Gaveau à Paris, ont créé les "Music Masters" en 1989. Inspirés par les "Tennis Masters de Monte-Carlo" ils créent les "Masters de Musique" avec un seul gagnant. La première session a lieu à Nice et en 1992, la S.B.M. (Société des Bains de Mer) de Monaco reprend l'événement. Il se nomme désormais "Monte-Carlo Music Masters".

Le concept est unique.  Les concurrents sont tous des gagnants d'autres concours internationaux. Un programme très exigeant. Un répertoire varié de plus de quatre heures de musique par concurrent. Les trois épreuves se déroulent en quatre jours : quatre musiciens sont sélectionnés après le premier tour et deux seulement sont retenus pour la finale avec orchestre. Le gagnant reçoit un prix de 30.000 € et des promesses de concerts. Le jury est constitué d'artistes prestigieux et d'un "Candide" qui n'est pas un musicien professionnel mais un mélomane qui exprime une opinion proche du grand public. Le concours est d'abord consacré au piano; au fil des ans, le violon et le chant rejoignent le piano se succédant tous les trois ans.

Cette année il y a onze pianistes sélectionnés pour la première épreuve. Pour les candidats, il ne s'agit pas seulement de jouer du piano, mais avec les mesures sanitaires aux frontières, d'arriver sans trop d'obstacles à Monaco. Dès lors, il n’y a pas de candidats venus d’Asie et une concurrente russe a dû renoncer.  Le benjamin de la compétition, Ilya Lomtatidze, âgé de 18 ans, a pu venir à Monaco grâce à l'intervention de la Présidente de son pays, la Géorgie.  Après une longue journée, le jury annonce les quatre candidats retenus. Le Français Josquin Otal, les Russes Nikolaï Kuznetsov et Alexandre Panfilov et l'Américain Henry Kramer.

La collection du Printemps des Arts de Monte-Carlo

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Le festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo est également un producteur discographique dynamique et exigeant qui se plaît à proposer des albums qui allient la rareté des répertoires à la mise en avant de jeunes musiciens. L’addition des deux étant souvent la norme, une manière d’avoir un peu chez soi de l’ADN de ce festival !

Charles Ives (1874-1954) : Sonates pour piano. Liana Gourdjia, violon et Matan Porat, piano. PRI 024.

Du côté des raretés, les sonates pour violon de Charles Ives encombrent aussi peu les programmations que les bacs des disquaires ! À l’exception de l’album d’Hilary Hahn et Valentina Lisitsa (DGG), les interprétations sont rares et restent l’apanage d’artistes étasuniens souvent valeureux mais rarement au niveau de ces oeuvres. Pourtant le parcours musical entre ces quatres sonates est des plus intéressants avec, comme toujours chez Charles Ives, une inventivité unique qui puise son inspiration dans les thèmes et les rythmes de son Amérique pastorale et bigarrée. Le duo formé par Liana Gourdjia et Matan Porat est exemplaire de justesse de ton et de style. Une musique à découvrir dans une interprétation qui fera date de ce côté de l’Atlantique.