Décès d'une figure de l'avant-garde

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Le compositeur mexicain Mario Lavista, l'une des principales figures de l'avant-garde musicale latino-américaine de ces 50 dernières années, est décédé ce 4 novembre, à l'âge de 78 ans.
Neveu d'un autre grand de la musique mexicaine du XXe siècle, Raúl Lavista, Mario Lavista s'est surtout consacré à la musique instrumentale, laissant derrière lui un riche catalogue d'œuvres de chambre et d'orchestre allant de ses Six petites pièces pour orchestre à cordes de 1965 à son Adagio religioso de 2011.

Né à Mexico en 1943, Lavista a étudié la composition avec Carlos Chávez, figure de proue de la musique mexicaine, ainsi qu'avec l'Espagnol en exil Rodolfo Halffter. En 1967, il s'installe à Paris pour étudier avec Jean-Étienne Marie à la Schola Cantorum de la capitale française et suit les séminaires de "musique nouvelle" donnés par Henri Pousseur. À la fin des années 1960, il s'engage dans l'avant-garde d'Europe centrale, participant aux cours de Karlheinz Stockhausen à Cologne et Darmstadt.

En 1991, il a reçu le Premio Nacional de Ciencias y Artes de Mexico, ainsi que la médaille Mozart. En 2013, la Sociedad General de Autores de España (SGAE) lui a décerné le XII Premio SGAE de la Música Iberoamericana Tomás Luis de Victoria. Le jury, présidé par Antón García Abril, soulignait l'importante contribution de M. Lavista "à l'enrichissement du patrimoine musical des peuples ibéro-américains grâce à son œuvre créative", ainsi que "son travail extraordinaire en tant que professeur des nouvelles générations et diffuseur de musique contemporaine".

M. Lavista a occupé la chaire d'analyse et de langage musical du XXe siècle au Conservatoire national de musique de son pays natal.

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