Giuseppe tartini, 330 ans

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Le violoniste et compositeur italien Giuseppe Tartini est né le  à Pirano (actuellement Piran, en Slovénie), près de Trieste, et mort le  à Padoue.

Destiné à la carrière ecclésiastique par ses parents, Giuseppe Tartini refuse de devenir franciscain ; aussi l'envoient-ils en 1708 à l'Université de Padoue pour y étudier le droit afin d'exercer ensuite la profession d'avocat.
Au cours de ses études, il pratique l'escrime et se rend à plusieurs occasions sur le pré pour des duels. Sa passion pour cette discipline est alors si forte qu'il veut se rendre à Paris ou à Naples pour y devenir maître d'armes.

Il abandonne ce projet lorsqu'il tombe amoureux de son élève, Elisabetta Premazore, nièce et favorite du Cardinal de Padoue, Giorgio Corner (1658-1722).
Le père de Giuseppe, invoquant une trop grande différence de classe sociale et d'âge, désapprouve cette union. Ce n'est qu'après la mort de ce dernier que Tartini épouse secrètement Elisabetta, le .
Ce mariage attire sur lui la colère de sa belle-famille et les foudres du cardinal qui accuse Tartini d'enlèvement, contraignant celui-ci à s'enfuir à Rome déguisé en pèlerin, laissant son épouse à Padoue où on l'enferme dans un couvent.
Ne trouvant aucune sécurité nulle part, il va de ville en ville jusqu’à ce qu’il trouve un refuge sûr dans un monastère d’Assise dont l'abbé, le père Giovanni Battista Torre, est un de ses parents.

Tartini reprend alors ses études de violon, complètement négligées à Padoue. Cette retraite imposée métamorphose son caractère : de violent et orgueilleux, il devient aimable et humble. C'est là que, selon toute vraisemblance, il reçoit une instruction musicale du Tchèque Bohuslav Matěj Černohorský.
Sa cachette reste longtemps inconnue car, dans l'église du monastère, il joue dissimulé derrière un rideau. Jusqu'au jour où, une rafale de vent soulevant le rideau, Tartini est reconnu et se croit perdu. Mais il apprend que le Cardinal lui pardonne et le recherche pour le conduire dans les bras de son épouse.

À compter de 1714, il devient musicien d'orchestre, exerçant son activité dans les terres d’origine du franciscanisme : à Assise, et à Ancône où il découvre le phénomène dit du « troisième son » ou son résultant.

En 1721, à 29 ans, il se voit confier la direction de l'Orchestre de la Basilique Saint-Antoine de Padoue, poste qui lui permet d'effectuer plusieurs voyages. C'est à Padoue qu'il rencontre Antonio Vandini, alors premier violoncelle à la Basilique. Il s'ensuit une amitié fidèle de près de cinquante ans, et Vandini devient son premier biographe.

Séjournant plusieurs années à Prague, il a l'occasion d'y assister au couronnement de Charles VI.
De retour à Padoue, il fonde une école de musique réputée qui attire des musiciens de toute l'Europe tels Friedrich Rust à qui il enseigne vers 1767, ou Pietro Nardini qui reste un de ses élèves favoris.

Tartini rédige de nombreux ouvrages théoriques sur la musique parmi lesquels un traité sur l'art de l'ornementation qui a pu servir d'exemple à Leopold Mozart pour son École du violon. Les traités de Tartini qui paraissent par la suite, reposant sur de réelles données de l'expérience mais aussi, partiellement, sur des spéculations erronées, sont de ce fait l'objet de critiques virulentes et de mises en doute par ses concurrents.
Ces controverses le rendent malade et il en meurt en 1770, à 78 ans.

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