Le Journal

Valentin Uryupin remporte le Concours Solti

par

Le jeune chef d'orchestre russe Valentin Uryupin a remporté le Premier Prix du 8e Concours Georg Solti à Francfort et 15.000 euros. Lauréat aussi du prix du public, il a reçu une baguette originale Sir Georg Solti.
Le 2e Prix, doté de 10.000 euros, est allé à Wilson Ng (Chine, 27 ans) et le 3e Prix (5.000 euros) à l'American Farkhad Khudyev.
A la clé, des engagements avec l'Opéra de Francfort, l'Orchestre Museum, le Symphonique de la Radio de Francfort, la Badische Staatskapelle de Karlsruhe, ...
Rappelons que la décision du jury se base non seulement sur le dernier concert public mais aussi dans les deux jours de répétition.

Valentin Uryupin est né en Ukraine en 1985. Formé à l'École centrale de musique et au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou en direction et en clarinette, il a déjà remporté plusieurs concours (Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Chine, Finlande, République tchèque, Russie) et joué avec de nombreux orchestres en Europe, en Chine et au Japon.

 

Diemecke au Teatro Colon

par

Le chef mexicain Enrique Arturo Diemecke, actuel directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Buenos Aires (Argentine), vient d'être nommé directeur général artistique du Teatro Colón, le principal opéra d'Amérique du Sud.
Issu  d'une famille de musiciens originaire de Leipzig, Enrique Arturo Diemecke commence le violon à six ans et travaille plusieurs années avec Henryk Szering; il s'intéresse ensuite au cor français, au piano et aux percussions et poursuit ses études universitaires à Washington et à l’école Pierre Monteux avec Charles Bruck.
C'est après avoir remporté le Concours Exxon (chef d’orchestre) en 1983 qu'il débute sa carrière : Orchestre National du Mexique, Philharmonique de Bogota, Philharmonique de Buenos Aires au Théâtre Colon, Orchestre Simon Bolivar (Vénézuela),... Il a dirigé aussi de nombreux orchestres d'Amérique du Nord (Long Beach, Flint, Washington...) et européens (ONF, Lyon, Symphonique de la BBC, Philharmonique de Liverpool, Montpellier,...)
Passionné d'opéra et de musique symphonique, il a enregistré plus de 30 albums.

 

Prix Hindemith 2017

par

Le Prix Hindemith 2017 d'une valeur de 20 000 euros a été décerné au compositeur canadien Samy Moussané (32 ans). Né à Montréal, Moussané comptait parmi les derniers protégés de Pierre Boulez.
Samy Moussa a étudié la composition et la direction à l'Université de Montréal. Actuellement, il complète ses études avec Matthias Pintscher et Pascal Dusapin. Il a été lauréat de la Fondation Ernst von Siemens musique et a reçu le Prix Opus 2015 du Compositeur de l'année.
Le Prix Hindemith vise à promouvoir les jeunes compositeurs et rappeler ainsi le volet éducatif de l'œuvre de Paul Hindemith (1895-1963). Il est allé à Matthias Pintscher, Jörg Widmann, Dai Fujikura, Johannes Maria Staud, David Hefti et, l'année dernière, à Anna Clyne.

Le retour du vynile se confirme

par

Chaque année, au moment de la publication des chiffres de ventes, on en reparle : le disque vinyle fait son grand retour. Après sa quasi disparition avec l'avènement de la musique dématérialisée, popularisée par le mauvais format MP3, ce support grignote à nouveau de l'espace dans les rayons des disquaires. Ce que l'on annonçait comme un phénomène de mode est devenu, au fil des ans, un élément majeur capable de rendre le sourire aux maisons de disques. Car le bel objet se vend bien, et il se vend cher : en moyenne une vingtaine d'euros pour un album. Certains se négocient à la moitié de ce prix mais d'autres atteignent sans vergogne les 35 euros. Sans parler de l'achat de la platine équipée d'un port USB ou de capacités Bluetooth : deux et trois cents euros pour de la qualité.
En 2016, on a vendu plus de 267 000 disques vinyles en Belgique, soit six fois plus qu'en 2010. Chaque année, les ventes augmentent car le son du 33 tours serait plus original, plus chaud que celui de la musique numérique. Pourtant, d'après le spécialiste Dan Lacksman, compositeur-ingénieur du son et membre fondateur du groupe Telex : "On ne peut pas dire que la qualité du son soit meilleure. Il est juste différent. Son rendu dépend de toute façon du master original. Beaucoup d'albums ne sont en fait que des gravures de CD, ce qui détériore encore la qualité."
De plus, le support vinyle est techniquement limité. Il devient presque impossible d'améliorer la qualité de gravure alors que les progrès du numérique ne font que s'accentuer. Si le CD est lui aussi figé par le format et les choix initiaux, la musique dématérialisée se convertit de plus en plus à la haute définition téléchargeable sur des sites spécialisés et destinée aux puristes de sons non compressés.
Le succès du disque vinyle est donc à chercher ailleurs que dans sa qualité sonore intrinsèque. Acheter un disque permet d'avoir à nouveau en main quelque chose de réel, que l'on peut offrir comme cadeau -au contraire d'un fichier MP3. On peut le manipuler, le contempler, s'extasier sur la beauté de la pochette et même prendre du plaisir à le retourner toutes les 20 minutes, durée maximale d'une face. Un parfum de nostalgie dont il faut prendre soin car il se détériore à l'écoute...
Preuve de ce nouvel engouement, une enseigne comme la FNAC propose une vingtaine de platines différentes contre à peine l'un ou l'autre lecteur de CD.
Egalement limité techniquement par rapport aux nouveaux fichiers haute définition, le CD sera peut-être le prochain à disparaître des rayons... Avant un éventuel retour dans trente ans !

3 jeunes talents à Gstaad

par

La 17e édition des Sommets Musicaux de Gstaad a décerné à Caroline Goulding, violoniste américaine de 24 ans, le Prix Thierry Scherz pour "la meilleure interprétation de la série des jeunes" qui lui offre l’enregistrement de son premier CD avec orchestre auprès du label Claves Records qui en assurera également la promotion.
Le violoniste français David Petrlik (21 ans) et le pianiste français Alexandre Kantorow reçoivent le Prix André Hoffmann doté de 5'000 CHF pour "la meilleure interprétation de l’œuvre contemporaine" de Toshio Hosokawa.
Ces trois lauréats se sont produits dans la série des Jeunes Talents.
Le jury était composé de Renaud Capuçon, directeur artistique du festival et mentor de la série des jeunes, Toshio Hosokawa, compositeur contemporain en résidence et Patrick Peikert, Directeur du label Claves Records.

Nicolai Gedda n'est plus

par

Nicolai Gedda est décédé en Suisse à l'âge de 91 ans.
Pour l'annoncer, nous avons attendu que sa famille confirme la triste nouvelles à cause d'une rumeur qui avait circulé déjà en mai 2015.
L'un des plus grands ténor du XXe siècle s'est donc éteint après une carrière exceptionnellement longue puisqu'il chantait encore dans les années '90.
Après de jeunes années passées en Allemagne et une première formation musicale à Leipzig, il fait ses débuts en 1952 à l'Opéra de Stockholm dans le Postillon de Longjumeau (Adam). Il a bénéficié du soutien de Karajan et, en 1953, il était recruté par La Scala. Il collabora étroitement aussi avec l'Opéra de Paris qui lui confia avec bonheur de nombreux rôles de premier plan dans le répertoire français mais pas seulement : sa maîtrise de neuf langues lui permettait d'aborder nombre de rôles partout dans le monde. Son répertoire comprend une cinquantaine d'opéras différents (dont tous les grands opéras mozartiens) ainsi qu'un nombre imposant d'oratorios, de messes et de cantates.
Sa voix claire et chaleureuse, flexible et puissante convenait idéalement aux rôles lyriques.
Et à ce jour, Nicolai Gedda incarne sans doute le recordman mondial du nombre d'enregistrements discographiques classico-lyriques, toutes catégories, tessitures vocales et langues confondues.

Edith Canat de Chizy

par

Les Editions Lemoine profitent de leur agenda pour évoquer largement l'actualité d'Edith Canat de Chizy.
Grand Prix de l'Académie Charles Cros à la fin de l'année dernière, elle se place dans la sélection 2017 du Grand Prix des Lycéens avec Pierre d'éclair.
Et elle est actuellement en résidence au Pôle d'Enseignement Supérieur Bretagne-Pays de Loire.

Orpheus XXI avec Jordi Savall

par

Jordi Savall, l'humaniste que l'on le sait, est aujourd'hui à l’initiative d’un nouveau projet dont l’objectif est de permettre l’intégration de musiciens professionnels réfugiés. Soutenu par la Commission européenne, ce programme intitulé Orpheus XXI doit permettre à une vingtaine de musiciens, réfugiés dans des camps ou des centres d’accueil, de vivre de leur art et de transmettre leur culture. Ils seront accueillis à la Saline royale d’Arc-et-Senans, centre culturel de rencontres classé au patrimoine mondial de l’UNESCO où Jordi Savall est aujourd'hui en résidence.
Réunis au sein d’un orchestre interculturel qui donnera des concerts en tournée, les musiciens seront également invités à partager leur savoir et à faire découvrir leurs cultures auprès des jeunes, en tant qu’enseignants musicaux dans les écoles.
Le projet court du 1er novembre 2016 au 30 octobre 2018. Une dizaine de musicien a déjà été recrutée et les dernières auditions auront lieu entre le 2 et le 4 mars.

Sale coup pour Sony Classical

par

La rumeur circulait, elle vient de se confimer : Lang Lang quitte Sony Classical pour retourner à son premier label, Deutsche Grammophon.
Ce qui l'a décidé ? J'ai été stupéfait par leur ouverture d'esprit et leur passion pour l'innovation. C'est exactement l'esprit dont nous avons besoin pour promouvoir la musique classique au 21e siècle.
Sale coup pour Sony Classical qui perd là un gros "vendeur" mais qui voit aussi s'assombrir son image sur le vaste marché chinois.

De Berlin à Leipzig

par

Andreas Buschatz, concertmeister à la Philharmonie de Berlin depuis 2010, quittera l'orchestre la saison prochaine pour rejoindre le Gewandhaus de Leipzig.
Même poste, à une nuance près : A Berlin, il compte parmi les 4 concertmeisters tandis qu'à Leipzig, il sera le seul !...