Le Journal

Décès de Phyllis Curtin

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La grande soprano américaine Phyllis Curtin est décédée ce 5 juin à l'âge de 94 ans.
Phyllis Curtin a développé une fort intéressante carrière des années '50 aux années '80. A l'opéra où elle a créé de nombreux rôles, en concert, en récital, défendant très tôt et avec l'audace des précurseurs la musique américaine et la musique contemporaine.
Elle décida de quitter la scène en 1984 sans pour autant choisir l'inactivité. Elle poursuivit ainsi jusqu'en 2015 ses masterclasses réputées à Tanglewood (résidence d’été du Boston Symphony Orchestra) : cinquante et une années de longévité.

Le Prix Nemmers à Steve Reich

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Depuis 1994, les Prix Nemmers sont décernés tous les deux ans par l'Université Northwestern de Chicago. Ils étaient initialement doté d'une partie de la donation de 14 millions de dollars des frères Nemmers qui voulaient créer un prix aussi prestigieux que le Prix Nobel et ils restent considérés comme la récompense la plus généreuse aux États-Unis. Ils concernent plusieurs domaines : l'économie et les mathématiques depuis le début, la composition musicale depuis 2004 et les sciences médicales depuis 2014.
Steve Reich vient de recevoir le prix de composition musicale (100 000 $) pour le large retentissement de son œuvre dans la création musicale contemporaine et la place qu'il y réserve à la voix et à la parole.
Carnegie Hall célèbrera ses 80 ans en novembre prochain.

Amadeus en deuil

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Le dramaturge britannique Peter Shaffer, qui avait remporté l'Oscar du meilleur scénario pour l'adaptation de sa pièce Amadeus en 1984, est décédé lundi à 90 ans en Irlande "d'une brève maladie", a annoncé son agent, Rupert Lord.

Le Budapest Festival Orchestra en grand danger

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Le Budapest Festival Orchestra (BFZ) bien connu pour ses propositions musicales innovantes -voire expérimentales- pour promouvoir "la créativité collective, la tolérance et l'égalité des chances" a vu le financement de la municipalité de Budapest réduit de 260 millions de forints à seulement 60 millions (env. 280.000 $).
Le BFZ est dirigé par son fondateur, Iván Fischer qui, à 65 ans, est internationalement reconnu et respecté, Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettresde la République française, membre honoraire de la Royal Academy of Music de Londres et titulaire de la Médaille d'Or de la République de Hongrie.
Mais Ivan Fischer est aussi un critique virulent de l'antisémitisme en Hongrie et de la politique du gouvernement Orbán. En Décembre 2015, le quotidien pro-gouvernemental Magyar IDOK lui reprochait d'avoir "poignardé la Hongrie dans le dos" parce qu'il avait, en 2011, adressé à la secrétaire d'État Hillary Clinton un courrier dénonçant le fait que "le gouvernement Orbán démantelait la démocratie en Hongrie".
Dans ce contexte, la décision de l'administration de Budapest (dominée par le Fidesz) s'apparente à nouveau à une réplique politique comme on en a malheureusement déjà vu à plusieurs reprises. Samedi, plus d'un millier de Hongrois fidèles au Budapest Festival Orchestra et à Ivan Fischer se sont réunis sur la place Vörösmarty Square pour une manifestation de soutien doublée d'un concert tandis que le Maire (Fidesz) se lançait dans une longue diatribe contre l'Orchestre et son chef, avec des sarcasmes pour seuls arguments.
Pour Ivan Fischer, la diminution de financement va contraindre l'Orchestre à annuler 30 visites dans les écoles (initiation des enfants au monde de la musique et des instruments) et 10 opéras destinés aux enfants, de même qu'une série de petits concerts dans les maisons de soins infirmiers.

Retour à La Scala

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C'est en 2005 que Riccardo Muti a claqué la porte de la Scala (Milan) qu'il dirigeait depuis 1986. Depuis qu'il est arrivé à la tête du théâtre italien, l'Autrichien Alexander Pereira déploie des trésors d'imagination pour le faire revenir. Avec succès cette fois, même si ce n'est pas sur la scène.
Ce dimanche, Muti y vient inaugurer une exposition qui lui est dédiée, à l'occasion de ses 75 ans (le 28 Juillet).

Palmarès asiatique à Montréal

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Les trois premiers prix du CMIM (Concours Musical International de Montréal, session violon) reviennent à de jeunes Asiatiques:
- Premier Prix et tous les Prix Spéciaux (*): Ayana Tsuji (Japon, 18 ans),
- Deuxième Prix : Bomsori Kim (Corée du Sud, 26 ans),
- Troisième Prix : Minami Yoshida (Japon, 17 ans).

(*) Prix Paganini, Bach, de l'œuvre canadienne, meilleur récital en demi-finale et meilleure sonate.

Création au festival "Manifeste"

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Dans le cadre de Manifeste (Festival de l'Ircam), Répliques pour harpe augmentée et orchestre de Yan Maresz sera créé ce soir à Paris. Le compositeur l'a évoqué pour France Musique. Extraits :
Un instrument augmenté est un instrument de facture classique qui, grâce à des capteurs, devient lui-même un haut parleur. Au lieu d'envoyer le son de la harpe vers un amplificateur, puis vers une enceinte, le son est réinjecté dans l'instrument grâce à des transducteurs. Et avant de le réinjecter, nous pouvons le modifier en ajoutant des effets, ou en déclenchant des séquences arpégées pilotées par ordinateur. La caisse en bois fait office de caisse de résonance et on peut donc modifier les qualités acoustiques de l'instrument. Cela marche particulièrement pour les instruments en bois : la harpe, la guitare, les instruments du quatuor, etc. Cela permet de marier à la perfection le son acoustique naturel de l'instrument et son traitement électronique. [...]
Le jeu précède le traitement numérique du son. C'est lui qui déclenche les événements musicaux. La difficulté, c'est de ne pas se laisser duper par son cerveau. Car tous les sons, ceux joués par ses mains ou ceux réinjectés, proviennent du même endroit. [...]
La configuration scénique de Répliques peut laisser penser qu'il s'agit d'un concerto, la harpe est située à gauche du pupitre du chef d'orchestre mais musicalement, ce n'en est pas un. Il s'agit d'un duo pour instrument soliste virtuose et orchestre. La harpe et l'orchestre jouent en permanence ensemble, à la manière d'une sonate par exemple. 

Appel anti-Brexit

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Le Times a publié l'appel anti-Brexit de scientifiques, écrivains, musiciens, comédiens et réalisateurs européens. Parmi les musiciens signataires, on compte le pianiste Alfred Brendel (Autriche), le compositeur Richard Dubugnon (Suisse), Yorgos Loukos (Grèce) de l'Opéra de Lyon, le compositeur Krzysztof Penderecki (Pologne) et la soprano Patricia Petibon (France).

L'Ordre du Mérite pour Peter Schreier

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Le ténor allemand Peter Schreier vient d'être décoré de l'Ordre du Mérite, la plus haute distinction de l'Etat libre de Saxe. Il s'agit d'honorer un des artistes les plus méritants d'Allemagne, comme chanteur mais aussi pour son engagement dans la formation des jeunes chanteurs et comme organisateur de concerts de bienfaisance (comme en faveur du sauvetage de la ville historique de Meissen).
Peter Schreier est né à Meissen en 1935 et est devenu la figure de proue culturelle de la RDA.
Dès 1943, il était admis au Dresden Kreuzchor où Rudolf Mauersberger a découvert son talent. Schreier a étudié le chant et la direction à l'Université de Dresde. En 1959, il faisait ses débuts à la scène comme premier prisonnier dans Fidelio (Beethoven). En 1961, il intégrait le Staatsoper de Dresde où on le retrouvait l'année suivante en Belmonte (L'Enlèvement au sérail - Mozart), son premier grand succès. En 1963, il signait avec l'Opéra de Berlin un contrat d'invité puis, en 1969, avec l'Opéra de Vienne. En 1966, il fait sa première apparition au Festival de Bayreuth puis, l'année suivante, au Festival de Salzbourg auquel il restera fidèle pendant 25 ans. On le retrouve dans toutes les grandes maisons, du Metropolitan Opera à La Scala en passant par le Teatro Colon de Buenos Aires. Son album "Peter Schreier chante Noël" sera vendu à 1,4 millions d'exemplaires, le record absolu pour la RDA.
En 2005, Peter Schreier a mis fin à sa carrière de chanteur et se consacre depuis lors à des master classes partout dans le monde.

Progetto Martha Argerich en difficulté

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Le Festival Progetto Martha Argerich de Lugano prépare sa 15e édition qui pourrait bien être la dernière.
La banque privée suisse BSI qui, jusqu'ici, parrainait le festival à hauteur de 315.000 euros par an, se désengage pour 2017.
La BSI fait actuellement l'objet d'une enquête pour blanchiment d'argent et corruption mais le directeur artistique du Festival, Carlo Piccardi, tient à souligner que la banque avait annoncé son retrait avant le début de celle-ci.