Le Journal

Karol, comédie musicale polonaise

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La Pologne rendra un hommage inédit au pape Jean-Paul II, né sur ses terres et décédé il y a 10 ans. Pop, rock, jazz, ballades,... seront au rendez-vous, début 2017, d'une comédie musicale baptisée Karol et qui mettra à l'honneur l'humour et la grandeur du pontife.
C'est en voyant à Paris "1789. Les amants de la Bastille" que j'ai eu l'idée de créer une comédie musicale sur la vie de Karol Wojtyla, explique Michal Kaczmarczyk, auteur du scénario et des paroles. Kaczmarczyk (35 ans) fait partie de la génération marquée par Jean-Paul II. Il raconte avoir passé quinze heures dans la file d'attente à Rome en 2005 pour s'incliner devant son cercueil.
Le spectacle de deux heures se veut léger. Il rappellera de nombreuses anecdotes sur Karol Wojtyla, connu pour son sens de l'humour.
La musique de Filip Siejka, rappellera les «années folles» d'après sa naissance en 1920, avant les années pop rock qui l'ont vu monter sur le trône de Saint-Pierre en 1978.

1000 ans de patience

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Trois musiciens ont ressuscité le week end dernier, au Pembroke College Chapel de Cambridge, une partition que personne n’avait entendue depuis plus de mille ans, De consolatione philosophiae.
Le résultat de plusieurs années de recherche car il a d'abord fallu résoudre plusieurs problèmes : le déchiffrage des symboles propres à l’écriture musicale du Moyen-Age et la disparition de l’une des pages centrales de l'œuvre, connue sous le nom de Cambridge Songs. Celle-ci aurait été subtilisée du manuscrit du XIe siècle aux environs de 1840 et, sans les indications qu’elle comportait, il était impossible de déchiffrer le reste de la partition.
Elle a été retrouvée en 1982 par Margaret Gibson, une chercheuse de l’Université de Liverpool qui a eu la main heureuse dans une bibliothèque à Francfort. .
La Consolation de Philosophie est considérée comme la dernière œuvre de grande envergure de l’ère Classique. La forme est celle d’une conversation entre Boèce, éminent sénateur et consul de Rome attendant son exécution pour trahison à l’encontre de Theodric le Grand, et l’esprit de la Philosophie, faisant alterner prose et vers. Sans doute de l’une des œuvres les plus influentes du Moyen-Age et du début de la Renaissance.

Norma sans Netrebko

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Anna Netrebko renonce au rôle de Norma dans la production du Royal Opera House de Londres à l'automne prochain. En cause, une évolution de sa voix qu'elle a constatée lorsqu'elle a commencé à travailler le rôle.
Ce n'est pas une première: elle s'était déjà désistée, il y a deux ans, du rôle de Marguerite dans Faust, au même Royal Opera House.

Pression turque

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L’Orchestre Symphonique de Dresde prépare pour ce 30 avril un concert autour du génocide arménien (1915-1916) dans le cadre d'un projet plus général intitulé Aghet qui veut rapprocher des musiciens et compositeurs turcs, allemands et arméniens.
La Turquie a demandé à la Commission Européenne de retirer la subvention accordée pour ce programme (200 000€).
La Commission a refusé mais elle a demandé à l’orchestre de retirer momentanément de ses sites toute allusion à l’événement en attendant de trouver d’autres formulations…
L’intendant de l’Orchestre, Markus Rindt, ne cache pas son irritation face à la Turquie qui touche à la liberté d’expression sur le territoire européen.
En novembre prochain, il est prévu que l'Orchestre auquel se seront joints des musiciens turcs, arméniens et les membres du «No Borders Orchestra" d'ex-Yougoslavie joue à Istanbul, Belgrade et Erevan. Mais on s'attend à une annulation de la part d'Istanbul.

Protection des animaux

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Le Deutche Oper am Rhein doit annuler la présence en scène de l’un de ses acteurs principaux, le coq du Coq d’or de Rimski-Korsakov, suite à une intervention de l’Office Vétérinaire qui a définitivement interdit l’apparition de l’animal, sa cage ne respectant pas les dimensions requises. Et l’association de protection animale de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a, elle aussi, émis de nombreuses critiques quant à l’utilisation d’un animal à des fins scéniques.

 

Una Vita nelle Musica 2016

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Jeffrey Tate, qui dirige actuellement l'Orchestre Symphonique de Hambourg, est le récipiendaire du Prix Una vita nella musica 2016.
Tate était déjà l'assistant de Pierre Boulez pour le "Ring du siècle" à Bayreuth. Il avait fait ses débuts à Göteborg avant de collaborer avec le Metropolitan Opera (New York), l'English Chamber Orchestra, l'Orchestre National de Paris ou Theatro San Carlo à Naples. Il entretient aussi des liens étroits avec le Grand Théâtre de Genève et La Scala.
Le prix Una vita nella musica a été fondé en 1979 par le critique et écrivain Bruno Tosi et il est considéré comme un des plus prestigieux prix italiens.
Parmi les précédents lauréats, on compte Arthur Rubinstein, Karl Böhm, Carlo Maria Giulini, Yehudi Menuhin, Mstislav Rostropovich, Leonard Bernstein, Claudio Abbado, Zubin Mehta et Daniel Barenboim.

Des jeunes à suivre

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Les Prix de la Fondation Fritz Gerber à des jeunes musiciens de talent dans le domaine de la musique classique contemporaine vont cette année à la violoniste Agata Nowak, au bassoniste Miguel Ángel Pérez Domingo et au tromboniste Alexandre Mastrangelo. Chacun d'eux recevra 10.000 francs suisses et sa participation au Lucerne Festival Academy.
Agata Nowak est née à Cracovie (Pologne) en 1992 et a étudié le violon à l'Académie de Musique Fryderyk Chopin (Varsovie). Elle termine actuellement une maîtrise à la Haute Ecole de Musique de Lausanne dans la classe du Prof. Francesco de Angelis.
Né à Valence (Espagne) en 1985, Miguel Ángel Pérez Domingo a étudié à l'Académie de Musique de Bâle avec Sergio Azzolini. Il était déjà diplômé du Conservatoire Supérieur de Musique de Aragón.
Alexandre Mastrangelo est né à Genève en 1989 et il y a d'abord étudié à la Haute Ecole de Musique de Jacques Mauger avant de rejoindre Ian Bousfield à l'Université des Arts de Berne.
Depuis 1999, la Fondation Fritz Gerber encourage les jeunes talents résidant en Suisse. Elle s'intéresse à tous les domaines scolaires (y compris ceux des collèges techniques), à l'artisanat, à la culture et au sport. Son soutien réside dans les contributions financières qu'elle peut apporter à l'éducation, la formation et l'éducation. Depuis sa création, elle a pu aider quelque 1.900 jeunes talents (avec un montant total de CHF 21,8 millions).

Deux lauréats au Concours Carl Nielsen

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Ji Yoon Lee (Corée du Sud, 23 ans) et Liya Petrova (Bulgarie, 25 ans) ont remporté ex-aequo le 1er Prix. Le 3e Prix va à Luke Hsu (USA, 25 ans).
Le 1er Prix  assure au lauréat une somme de 11 000 euros, un enregistrement auprès du label Orchid et au moins cinq invitations à se produire avec de grands orchestres européens.

Concours Carl Nielsen : le Président désavoue le jury

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Le violoniste Nikolaj Znaider préside cette année le jury du Concours Carl Nielsen qu'il a lui-même remporté en 1992. Nous apprenons qu'il vient de désavouer publiquement le résultat de la demi-finale : les trois finalistes ne correspondent pas à ses critères mais il a dû, dit-il, se plier à l'avis de la majorité.
On retrouvera donc pour l'épreuve finale Luke Hsu (Etats-Unis, 25 ans), Ji Yoon Lee (Corée du Sud, 23 ans) et Liya Petrova (Bulgarie, 25 ans).
La déclaration de Nicolaj Znaider -un verdict auquel je ne peux souscrire...- à un journaliste de la Radio danoise à la veille de la dernière épreuve du concours est, à tout le moins, fort indélicate à l'égard de ses collègues (*) et des jeunes finalistes. Elle nous interpelle particulièrement alors que, chez nous, la session 2016 du Concours Reine Elisabeth débute dans quelques jours à Flagey. Nous avons pu rencontrer Arye van Lysebeth qui préside le jury du Concours depuis 20 ans et qui a bien voulu nous expliquer son rôle et sa mission. Rendez-vous donc dans ces pages dans quelques jours.

Pour rappel, Nicolaj Znaider n'est pas un inconnu en Belgique.
Israelo-Danois, il est n
é à Copenhague en 1975. Après son Premier Prix au Concours international de violon Carl-Nielsen, il part travailler à la Juilliard School (New York) avec Dorothy DeLay et s'assure les conseils de Boris Kuschnir, du Conservatoire de Vienne.
Il remporte le Concours Reine Elisabeth en 1997 (les autres finalistes sont cette année-là Albrecht Breuninger, Kristof Barati, Andrew Haveron, Natsumi Tamai, Kazuhiro Takagi, Jennifer Frautschi, Susanna Henkel, Bin Huang, Jaakko Kuusisto, Irena Muresanu et Reiko Otani).
Nicolaj Znaider poursuit une carrière internationale et joue un Guarnerius de 1741 prêté par le Théâtre Royal danois.

(*)Le jury est composé cette année de Noah Bendix-Balgley (États-Unis - 1er Concert Meister de la Philharmonie de Berlin), Mats Engström (Suède - Royal Philharmonic Orchestra de Stockholm), Kathryn Enticott (Royaume-Uni - Artiste Manager), Charles Hamlen (États-Unis -conseiller artistique après du St. Luke Orchestra), Werner Hink (Autriche - violoniste à l'Orchestre Philharmonique de Vienne), Kathryn Stott (Angleterre - pianiste), Eugen Tichindeleanu, (Danemark - Concert Master de l'Odense Symphony Orchestra), Jian Wang (Chine - violoncelliste).

Succession au RIAS Kammerchor

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Le chef britannique Justin Doyle sera, à partir de 2017, chef principal du RIAS Kammerchor. Il y succède à Hans-Christoph Rademann qui l'a dirigé de 2007 à 2015.

Justin Doyle est né  à Lancaster en 1975. Il a travaillé comme choriste à la Cathédrale de Westminster (Londres) et au Kings College de Cambridge. Il a aussi étudié le violoncelle et travaillé dans des orchestres.
Il dirige l'Opéra du Nord à Leeds et l'Orchestre Haffner à Lancaster. Avant cela, il a été directeur artistique du Ryedale et Swaledale Festival, chef principal du Manchester Chamber Choir, directeur musical à l'église Saint-Paul à Knightsbridge et il a y dirigé la Chorale de l'Université. Il a travaillé avec l'Orchestre de Hallé, le New London Orchestra, l'Orchestre Symphonique de l'Essex et l'Ensemble Da Chiesa. Il a aussi plusieurs Prix à son actif.