Le Journal

Au Palais de la Monnaie

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La Monnaie vient de faire une mise au point sur la suite de sa saison. On sait le bâtiment en travaux et les productions présentées extra-muros.
À partir du mois de mars, le Palais de la Monnaie (tente d’opéra montée sur le site de Tour & Taxis) palliera les retards de chantier. Cette tente n’est pas celle qui a été utilisée par La Fenice à Venise et l’Opéra Royal de Wallonie à Liège mais un tout nouvel espace d’une capacité de 1100 personnes.
Il accueillera d'abord Béatrice et Bénédict (Berlioz) puis Mitridate, Re di Ponto pour célébrer le 260e anniversaire de la naissance de Mozart. Des complications techniques et budgétaires retardent à une saison ultérieure le création du Frankenstein commandé à Mark Grey mais la saison se clôturera par une première à la Monnaie, Sweeney Todd de Stephen Sondheim.

L'institut Brahms de Lübeck a numérisé Kirchner

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L'Institut Brahms de Lübeck a annoncé avoir numérisé l'oeuvre du compositeur Theodor Kirchner : une collection de 9000 pages dont le traitement numérique a été financé par le Land de Schleswig-Holstein (100.000 €). Pour la recherche historique, les documents les plus intéressants sont évidemment ceux qui portent des annotations manuscrites du compositeur. Dans ce catalogue, les oeuvres pour piano occupent une place centrale (quelque 1000 pièces) mais il y a aussi nombre d'oeuvres de musique de chambre.
Theodor Fürchtegott Kirchner
est né le 10 décembre 1823 à Neukirchen près de Chemnitz. Jeune, il a pris des leçons d'orgue dans sa ville natale, puis des cours de théorie et des leçons de piano à Leipzig et à Dresde. En 1843, il devient organiste à Winterthur où il est aussi pianiste et professeur. En 1862, il part à Zurich où il se fait un nom comme chef d'orchestre et pianiste. En 1872, on le retrouve pianiste à Meiningen qu'il quitte pour rejoindre l'année suivante l'École Royale de Musique de Würzburg. Il revient à Leipzig en 1876. A partir de 1883, il travaillera sept ans au Conservatoire de Dresde puis ira vivre à Hambourg en 1890. Il y mourra en 1903.
Le langage musical de Theodor Kirchner témoigne de sa proximité avec Schumann, Mendelssohn et Chopin. Outre de nombreuses œuvres pour piano, il a composé des oeuvres pour orgue, pour différents ensembles de musique de chambre et des œuvres vocales (chants et chœurs). Il a fait aussi de nombreux arrangements d'œuvres d'autres compositeurs.

Décès de Jean-Louis Martinoty

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La presse quotidienne en fait un bref écho: Jean-Louis Martinoty est décédé à l'âge de 70 ans.
Jean-Louis Martinoty était écrivain, metteur en scène et ancien administrateur de l’Opéra National de Paris (1986-1989).
Ses débuts à la mise en scène remontent à 1975 avec Le Songe d’une Nuit d’Eté à Strasbourg. Il a ensuite multiplié en France des mises en scènes jugées soignées, efficaces, parfois chargées : Les Noces de Figaro au Théâtre des Champs-Elysées (2001), Les Boréades à Garnier (2003), Pelleas et Mélisande aux Champs-Elysées (2007), Le Songe d'une Nuit d'Eté et Andréa Chénier à Nancy (2008), Faust à Bastille (2011) et Macbeth à Bordeaux (2012).
Il est l’auteur de "Voyages à l’intérieur de l’opéra baroque" (Fayard) et "L’Opéra imaginaire" (éditions Messidor).

Numajiri quitte Lübeck

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Le chef d'orchestre japonais Ryusuke Numajiri a présenté sa démission à Lübeck. Il restera chef invité mais il souhaite se consacrer davantage à sa carrière internationale à partir de la saison 201-18. Il avait pris ses fonctions à Lübeck en septembre 2013.

Un autographe de Mendelssohn à Berlin

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La Bibliothèque d'État de Berlin a acquis un autographe de Felix Mendelssohn Bartholdy inconnu à ce jour. Il s'agit de huit pages écrites sur quatre feuilles où apparaissent des fragments du 1er Concerto pour piano et la Cantate Die erste Walpurgisnacht.
Les documents appartenaient à des particuliers.
Ils datent des années 1830 et 1832 et sont dans un excellent état de conservation. Ils sont extrêmement importants car ils éclairent la genèse des œuvres et le travail du compositeur.

Décès de Margaret Pardee

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Margaret Pardee est décédé mardi à 95 ans. Elle a enseigné le violon et l'alto à la Juilliard School pendant 60 ans jusqu'à sa retraite en 2008.
Elle était une légende de l'école, moins redoutable sans doute que Dorothy DeLay, mais tout aussi dévouée.
Née en 1920, Margaret Pardee a grandi à Valdosta, en Géorgie. Elle était elle-même diplômée de la Juilliard School où elle a étudié avec Ivan Galamian, Sascha Jacobsen, Albert Spalding et Louis Persinger.
Après une brève carrière de soliste, elle a commencé à enseigner dans les années 1940. Tout au long de sa carrière, elle avait recueilli violons et altos et, dans les années '80, elle a fait don à la Juilliard de 30 violons et altos dont un Guadagnini de 1771, un Gagliano de 1845, et un JB Ceruti de 1810.
On retrouve ses anciens élèves dans des ensembles et des orchestres partout dans le monde. Dans une interview, elle se disait ravie de la réussite de ses élèves et du fait qu'elle continuait ainsi à entendre parler d'eux.

Le Prix Ernst von Siemens à Per Norgard

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Le Prix Ernst von Siemens pour la Musique a été attribué au compositeur danois Per Norgard. Ce prix de  250 000 € lui sera remis début mai à Munich. Il s'agit d'un hommage à l'oeuvre diversifiée et au vaste engagement dans la vie musicale de "l'un des compositeurs les plus originaux du Nord".
 à Gentofte (Danemark) en 1932, Per Norgard est, après Carl Nielsen, la plus forte personnalité musicale au Danemark, une figure majeure de la musique contemporaine danoise.
Il a fait ses études musicales à Copenhague avec Vagn Holmboe et Finn Hoffding, puis à Paris avec Nadia Boulanger (1956-57).
Ses premières compositions sont marquées de l'influence des nordiques, Sibelius et Nielsen. À partir des années '60, il s'intéresse à des techniques d'écriture plus contemporaines, la musique sérielle et il découvre le concept de "série infinie". Sa première œuvre utilisant cette technique est Voyage à travers l'écran d'or (1968). Bien que ce principe s'applique tant aux gammes chromatiques qu'aux gammes diatoniques, Norgard privilégie les gammes diatoniques (dans Gilgamesh, par exemple). Dans sa Symphonie nº 3, il mélange la série infinie, des gammes majeures et mineures, des séries harmoniques et résonantes et des rapports rythmiques qui donnent naissance à une musique mouvante dont les éléments sont en étroite interaction. Son style a évolué au cours des décennies. Ses premières compositions, notamment les Sonates n°1 et 2 pour piano comme sa première symphonie se caractérisent par une écriture dense. Les œuvres suivantes gardent leur intensité mais le style s'épure à la mesure de ses propres recherches; il atteint sa maturité à la fin des années '60 quand il est en pleine possession de son langage et montre une forte expressivité. (Iris, Luna et Voyage à travers l'écran d'or).
Per Nørgård, une personnalité riche qui a su assimiler des tendances complémentaires : appel à la spiritualité, au questionnement de la place de l'homme dans l'univers mais aussi ancrage dans les mathématiques, référence au nombre d'or, aux séries numérales, à l'expérimentation sonore, à la physique et la chimie.

Celso Albelo au MET

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Le ténor espagnol Celso Albelo que les Belges ont découvert dans Lucia di Lammermoor à Liège, va faire ses débuts au MET dans le rôle de Roberto, comte de Leicester, de Maria Stuarda (Donizetti).
Ténor espagnol le plus "international" du moment, Albelo a déjà pris le rôle à Catane en 2009 puis à l'Opéra de Tenerife en 2015. On l'a retrouvé dans Rigoletto puis Anna Bolena à Vienne et dans le Stabat Mater de Rossini à Monte-Carlo
Après New York, on l'attend à Berlin dans le rôle de Tebaldo, avant ses début dans le rôle-titre de Werther de Massenet à Tenerife.

Amsterdam insolite

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C'est la police d’Amsterdam elle-même qui a publié l'information et elle se souviendra longtemps de sa récente intervention.
Alertée par des résidents qui entendaient "un homme hurler de douleur", la police a défoncé la porte pour s'introduire dans l'appartement.
Surprise ! Un chanteur, écouteurs sur les oreilles, était simplement en train de répéter.

Prix Léonie Sonning 2016 à Leonidas Kavakos

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Le violoniste Leonidas Kavakos vient de recevoir le Prix Léonie Sonning au Danemark.
Le Prix Léonie Sonning, du nom de la veuve du Danois Carl Johan Sonning, est attribué chaque année par la Fondation danoise Léonie Sonning Music à un musicien de réputation internationale : compositeur, instrumentiste, chef d'orchestre ou chanteur. Dans le palmarès, il succède ainsi à Igor Stravinsky (1959), Leonard Bernstein (1965), Benjamin Britten (1968), Yehudi Menuhin (1972), Mstislav Rostropovitch (1981), Isaac Stern (1982), Gidon Kremer (1989) et Anne-Sophie Mutter (2001).