Le Journal

William Christie, chef honoraire

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L’Orchestra of the Age of Enlightenment vient d'annoncer la nomination de William Christie au titre de chef d’orchestre honoraire, après des années d'une belle collaboration débutée en 1996 avec Theodora de Handel à Glyndebourne.
Fondé en 1986, l’Orchestre de l’Âge des Lumières n’a pas de directeur musical et repose sur de prestigieux chefs invités, tels Simon Rattle, Frans Brüggen ou Philippe Herreweghe.Ce sont les musiciens de l’orchestre qui assurent sa direction artistique pour quelques raisons bien définies : prévenir la routine, éviter les choix commerciaux, les sous-répétitions, la surreprésentation d’un directeur musical, ou le déséquilibre entre les projets d’enregistrements et les projets créatifs.

Succession à New York (bis)

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On vient d'apprendre que l'orchestre a choisi Jaap van Zweden, 55 ans, pour prochain chef. Il succèdera donc à Alan Gilbert. Il s'agit d'un contrat de 5 ans qui prendra cours au début de la saison 2017/18.
Né à Amsterdam en 1960, Jaap van Zweden est violoniste et chef d'orchestre.  Il a commencé sa carrière comme premier violon au Concertgebouw d'Amsterdam (1979-1995). Comme chef, ensuite, on le retrouve non seulement aux Pays-Bas mais en Autriche, en Allemagne et au Japon. Il fait une tournée avec l'Orchestre du Mozarteum de Salzbourg et une autre avec l'Orchestre de Chambre d'Israël.
De 1996 à 2000, il dirige l'Orchestre Symphonique des Pays-Bas et fait avec lui une tournée en Angleterre et aux Etats-Unis.
En 2000, il prend la tête de l'Orchestre de la Résidence de La Haye et part avec lui au Japon, en Amérique du Sud, en Angleterre, en Autriche et en Hongrie. Il est désormais chef honoraire de cet orchestre.
Depuis septembre 2005, Jaap van Zweden est chef principal et directeur artistique des deux orchestres de la Radio Néerlandaise.
Pendant la saison 2004/05, il a dirigé l'Orchestre du Capitole de Toulouse, l'Orchestre Symphonique des Pays-Bas, l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, les orchestres philharmoniques de Rotterdam, Munich et Tokyo.
Depuis janvier 2012, il est directeur musical du Hong Kong Philharmonic.

Succession à New York

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D'après le New York Times, Esa-Pekka Salonen, actuellement en résidence à l'Orchestre Philharmonique de New York, a répondu aux supputations de la presse et clairement annoncé qu'il ne souhaite pas prendre la direction de l'orchestre: "Un nouveau poste de chef ne serait pas compatible avec mon emploi du temps de compositeur [...] Je cherche à réduire mes activités de chef dans les saisons à venir, tout en maintenant ma position en tant que chef principal du Philharmonia de Londres."
Deux personnalités restent dès lors les principaux prétendants au poste: Jaap van Zweden, directeur musical de l'Orchestre Symphonique de Dallas et de l'Orchestre Philharmonique de Hong Kong, et Manfred Honeck, chef de l'Orchestre Symphonique de Pittsburgh.

Retrouvailles inespérées

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Cela se passe à Glendale, en Californie.
Le 1er novembre dernier, une voiture était signalée volée. Dans le coffre, un violoncelle "Antonio Ferrara Domenicelli" de 1714, d'une valeur d'un million de dollars, un héritage familial.
Il y a quelques jours, des riverains signalaient à la police une voiture abandonnée dans une rue de la banlieue depuis plusieurs semaines.
Vous devinez la suite : la voiture a été restituée à son propriétaire avec, dans le coffre, l'instrument en parfait état.

Chaise musicale au Metropolitan Opera

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Pour raison de santé, Jonas Kaufmann annule sa participation à la nouvelle production de Manon Lescaut au Metropolitan Opera (à partir du 12 février).
Roberto Alagna, qui est actuellement sur place pour Pagliacci, assurera son remplacement. Il sera lui-même remplacé dans Pagliacci, par Marco Berti qui, jusqu'au 30 janvier, est Calaf dans Turandot, toujours au MET.

Denise Duval est décédée

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La soprano Denise Duval, égérie de Francis Poulenc, s'est éteinte ce 25 janvier à l'âge de 94 ans, en Suisse où elle vivait depuis son retrait de la vie artistique.
Née à Paris le 23 octobre 1921, la chanteuse avait fait ses études au conservatoire de Bordeaux où elle a débuté au théâtre.
Dotée d'un vrai tempérament, elle «monte» à Paris pour se lancer dans la chanson. Elle séduit immédiatement Poulenc et une amitié exceptionnelle les lie jusqu'au décès de ce dernier en 1963. Il dira d'elle : "Denise Duval représente exactement ce que j'aurais voulu être si j'avais été femme!"
Il fait appel à elle dès 1947, pour la création à la Salle Favart des Mamelles de Tirésias, opéra-bouffe tiré du drame surréaliste d'Apollinaire.
Denise Duval enchaîne les œuvres de son temps (Darius Milhaud, Germaine Tailleferre...) et quelques productions de l'Opéra de Paris (La Flûte enchantée, Oberon, Les Indes galantes).
Poulenc la fera triompher dans le rôle de Blanche lors de la première française de Dialogues des carmélites (Garnier, 1957) et dans La Voix humaine, composée à son attention d'après une pièce de Jean Cocteau.
Si son nom reste indissociablement lié à celui du compositeur, sa carrière s'est développée aussi au travers d'un large répertoire (L'Heure espagnole, Manon, Tosca, Thaïs, Madame Butterfly... ). Elle fut aussi une grande Mélisande (Debussy). Et outre sa présence sur les scènes françaises, Denise Duval s'est produite dans les plus grandes salles lyriques internationales: Scala de Milan, La Fenice de Venise, festivals de Glyndebourne et d'Edimbourg, Opéra de Monte Carlo, Liceu de Barcelone, São Carlos de Lisbonne, Carnegie Hall de New York, Théâtre Colón de Buenos Aires...
Denise Duval avait quitté la scène en 1965 à la suite d'un accident vocal mal traité.

Mise en perspective à l'IMEP

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Nous avons évoqué récemment l'inauguration du nouveau bâtiment de l'IMEP (Namur). L'événement s'inscrit dans une dynamique propre à l'institution. Laissons la parole à son directeur, Guido Jardon:
"Nous l'avions rêvé, nous l'avons osé et maintenant nous le partageons ! Ce nouveau bâtiment, parfait aux niveaux acoustique, technique et fonctionnel, véritable instrument de résonance idéal des voix et des instruments, complète les deux ailes existantes et marque l'entrée dans une ère nouvelle particulièrement enthousiasmante pour l'IMEP : la création d'un vrai Campus musical à Namur, notre Capitale wallonne.
Loin d'un aboutissement, cette nouvelle étape nous encourage. Elle marque en effet la mise en route de la réfection et de la mise à niveau des bâtiments existants. Elle nous incite également à continuer à investir dans les instruments de musique de qualité, indispensables à la progression et à la formation de nos étudiants dans les disciplines chantées, instrumentales et pédagogiques. Car la mission première de l'IMEP, Ecole Supérieure des Arts, est bien là ! Préparer les jeunes à assumer leurs rôles d'acteurs et de formateurs responsables en développant chez eux une attitude critique et une pensée réflexive indispensables à l'artiste qui doit se définir et se positionner dans la société actuelle ! Les mutations sociales actuelles, l'entrée de plein pied dans une 4ème révolution, technologique et industrielle, m'incitent effectivement à croire que l'éducation, la culture et les Arts sont les clés du seul avenir envisageable ! Dans un monde où le travail perd chaque jour de sa valeur marchande, plaçons l'imagination, la culture et le développement du beau comme la vraie richesse de l'Homme, le véritable moteur du développement de la société d'aujourd'hui et de demain ! Un moteur qui nous incite, loin de toute frilosité et tout conservatisme stérile, à proposer des projets novateurs tels que l'informatique musicale, l'architecture transmédia, les ouvertures et le décloisonnement vers tous les styles musicaux et très certainement bientôt, une formation en lutherie, indissociable de l'interprétation et de la composition musicale... Fondamentalement ancrés dans les valeurs et les fondements identitaires de notre civilisation, osons ces rendez-vous avec l'histoire et ouvrons ensemble de nouvelles portes... Cher Amis de l'IMEP, bienvenue dans le futur !"

Stefan Prins honoré à Berlin

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L'Académie des Arts de Berlin a attribué son Grand Prix 2016 au metteur en scène et directeur de théâtre Frank Castorf. Les jurés (Constanze Becker, Christian Gerhaher et Ulrich Matthes) ont voulu reconnaître ainsi son travail depuis 25 ans. Le Prix "Arts Euro 5000", section musique, va au compositeur belge Stefan Prins, tandis que la soprano Anna Prohaska est distinguée dans la section Arts de la scène.

Né à Courtrai en 1979, Stefan Prins a travaillé la composition au Conservatoire d'Anvers avant de rejoindre celui de La Haye pour une spécialisation en sonologie. Puis ce fut la composition à Harvard avec Chaya Czernowin et, pour l'ingénierie électronique, la VUB et l'Université Polytechnique de Catalogne.
Ses oeuvres sont beaucoup jouées en concerts et dans le cadre de festivals. Citons, outre Ars Musica, le festival ECLAT (Stuttgart), les Wittener Tage für neue Kammermusik (Allemagne), les Züricher Tage für Neue Musik (Suisse), les ISCM World Music Days (Wroclaw, Pologne), le Deutschlandfunk Forum Neue Musik (Cologne), l'Université d'Haifa (Israel), les Darmstädter Ferienkurze (Allemagne), Imatronic ZKM (Karlsruhe), Under the Radar Festival (Omaha, USA), Wien Modern (Austriche), Musica Strasbourg, Donaueschingen, et tant d'autres.
Nombreux aussi sont les ensembles qui le jouent : le Nadar Ensemble, Klangforum Wien, l'Ensemble Nikel, l'Ensemble Mosaik, le Trio Accanto Champ d'Action, l'Ensemble Recherche, l'Ensemble Dal Niente, L'Arsenale, Zwerm Electric Guitar Quartet, et des interprètes comme Jean-Guihen Queyras, Chris Wild, Frederik Croene, Matthias Koole, Tom Pauwels, Mark Knoop, Gwen Rouger, Stéphane Ginsburgh, Sebastian Berweck, Séverine Ballon,...
Stefan Prins est co-directeur artistique du Nadar Ensemble et membre fondateur de "Ministry of Bad Decisions" (live-electronics) avec Brian Archinal et Yaron Deutsch.

Avant cette reconnaissance berlinoise, son travail a été honoré à de multiples reprises depuis 2001: ISCM Young Composers Award (2014)Laureate of the Royal Flemish Academy of Belgium of Sciences and Arts, class of the Arts (2014), Adelbert W. Sprague Prize for Generation Kill, Harvard University (2014), Jeune Musicien belge de l'Année (2012), Kranichsteiner Musikpreis for composition (Darmstadt, 2010), Staubach Honorarium (2009, Darmstadt), International Impuls Composition Award (Graz, 2009), Week of the Contemporary Music (Gand, 2006, 2e Prix) et KBC Aquarius Composition Award for Young Composers (Brussels, 2001)

Eschenbach honoré à Bamberg

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L'Orchestre Symphonique de Bamberg vient d'annoncer la nomination de Christoph Eschenbach au titre de chef honoraire, célébrant ainsi une collaboration de 50 années. Christoph Eschenbach est le quatrième chef à recevoir ce titre après Eugen Jochum, Horst Stein et Herbert Blomstedt.

Ils sont sur pied

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Le neige n'est pas en cause, mais on comptait deux blessés en cette fin de semaine.
Gennady Rozhdestvensky est tombé en allant rejoindre l'Orchestre Philharmonique de Dresde, ce qui a entraîné l'annulation du concert. Son agent est aujourd'hui rassurant : le chef partira bien à Stockholm aujourd'hui et devrait être à Chicago la semaine prochaine.
Quant à Anna Netrebko qui s'était blessée à la jambe, elle se dit "presque bien" et a repris les répétitions.