Le Journal

Découverte d'un manuscrit de Beethoven

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Un manuscrit de Beethoven a été retrouvé dans une maison du Connecticut (Etats-Unis). D’après les premières expertises, il s’agirait de l’esquisse de König Stephan (Le Roi Étienne).
Au départ, il s'agissait d'une expertise de routine. Alors qu’il se rendait dans une maison à Greenwich pour évaluer des objets de valeur et des tableaux, Brendan Ryan spécialiste en antiquités, a découvert un manuscrit hors du commun.
S’il a tout de suite repéré l’écriture de Beethoven, il n’a pas su identifier le travail auquel le manuscrit faisait référence.
Une fois l’authenticité du document confirmée par un autre expert -le Docteur Comberiati, professeur de musique à l’Université de Manhattanville-, un détective a été contacté pour approfondir la recherche.
Après quelques semaines d’investigation, un morceau du document a été identifié comme étant l’esquisse du König Stephan, une oeuvre composée en 1811 et rarement jouée en dehors de l’ouverture.
Le titre fait référence au roi Étienne 1er, fondateur du royaume de Hongrie. L’oeuvre orchestrale comprend neuf parties chantées par un choeur mixte.
L’esquisse a été vendue en décembre pour 120 000 dollars (111 000 euros) à un spécialiste allemand des manuscrits signés.

Kurt Masur, précisions

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Les obsèques de Kurt Masur auront lieu le 14 janvier en l’église Saint Thomas de Leipzig, là où se trouve la dalle funéraire de Jean-Sébastien Bach. Le service religieux réunira le Thomanerchor (le chœur de Saint-Thomas) et l'Orchestre du Gewandhaus que Kurt Masur a dirigé pendant 27 ans. Il sera ensuite inhumé dans l’intimité au cimetière Sud de Leizig.

La pire chanteuse

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C'est Joyce DiDonato qui endosse le rôle de la "pire chanteuse" de tous les temps, celui de la mondaine excentrique Florence Foster Jenkins, diva auto-proclamée à New York dans les années 1920.
Le tournage de "The Story Florence Foster Jenkins" débute ces jours-ci et le film devrait être en salles en novembre prochain.

Avec Mitsuko Uchida

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L'Orchestre de Chambre Mahler vient d'annoncer que, à partir de 2016, Mitsuko Uchida se joindra à lui au titre de partenaire artistique. Les partenaires artistiques inspirent et façonnent l'orchestre sur plusieurs années, menant des projets de grande envergure. Avec Mitsuko Uchida, l'orchestre explorera les concertos pour piano de Mozart, que Mitsuko Uchida dirigera du clavier.

Pierre Boulez, un itinéraire

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A l'occasion du décès de Pierre Boulez, France Musique publie un long portrait de l'artiste.

"Né en 1925 à Montbrison (Loire), il entreprend des études en classe de mathématiques spéciales avant de se tourner vers la musique en 1942 et s'installe à Paris où il sera admis, deux ans plus tard, dans la classe d'harmonie d'Olivier Messiaen au Conservatoire de Paris. Andrée Vaurabourg lui enseignera ensuite le contrepoint, Olivier Messiaen la composition et René Leibowitz la technique dodécaphonique.
En 1946, nommé directeur de la musique de scène de la Compagnie Renaud-Barrault, il compose la Sonatine pour flûte et piano, la Première Sonate pour piano et la première version du Visage nuptial pour soprano, alto et orchestre de chambre, sur des poèmes de René Char. Dès lors, sa carrière de compositeur s'affirme.
En 1953 naissent les Concerts du Petit Marigny qui prendront l'année suivante le nom de "Domaine Musical", dont il assurera la direction jusqu'en 1967. En 1966, sur l'invitation de Wieland Wagner, il dirige Parsifal à Bayreuth, puis Tristan et Isolde au Japon. En 1969, Pierre Boulez dirige pour la première fois l'Orchestre philharmonique de New York, dont il prendra la direction de 1971 à 1977, succédant à Leonard Bernstein. Parallèlement, il est nommé chef permanent du BBC Symphony Orchestra à Londres, fonction qu'il assume de 1971 à 1975.

A la demande du président George Pompidou, Pierre Boulez accepte de fonder et de diriger l'lnstitut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique (Ircam), qui ouvrira ses portes à l'automne 1977. En 1975, Michel Guy, secrétaire d'Etat aux Affaires culturelles, annonce la création de l'Ensemble Intercontemporain (EIC), dont la présidence est confiée à Pierre Boulez.

En 1976, il est invité à Bayreuth pour diriger la Tétralogie de Richard Wagner, dans une mise en scène de Patrice Chéreau, pour la célébration du centenaire du Ring. Cinq années de suite, il dirigera cette production, qui sera ensuite enregistrée sur disque et en cassette vidéo.
Nommé en 1976 professeur au Collège de France, il est également l'auteur de nombreux écrits sur la musique. En 1979, il dirige la première mondiale de la version intégrale de Lulu d'Alban Berg, à l'Opéra de Paris. Parallèlement, Pierre Boulez s'associe à d'autres projets importants pour la diffusion de la musique, telles les créations de l'Opéra de la Bastille et de la Cité de la musique à la Villette.
En 1988, il réalise une série de six émissions télévisées : Boulez XXe siècle. Dans le cadre du festival d'Avignon, il dirige Répons à la carrière Boulbon et est le compositeur invité du centre Acanthes, à Villeneuve-lès-Avignon, où il donne une série de cours de direction d'orchestre.

En 1992, Pierre Boulez décide de quitter la direction de l'Ircam pour se consacrer à la direction d'orchestre et à la composition. Il signe un contrat d'exclusivité avec Deutsche Grammophon et continue son imposante discographie avec les plus grands orchestres.
En août de la même année, le festival de Salzbourg lui consacre une programmation exhaustive consistant en concerts avec l'Ensemble Intercontemporain et l'Ircam, et avec des formations symphoniques.
Invité régulièrement aux festivals de Salzbourg, de Berlin et d'Edimbourg, l'année de son soixante-dixième anniversaire est marquée par un cycle de concerts pour l'inauguration de la Cité de la musique à la Villette, une grande tournée mondiale avec le London Symphony Orchestra (Londres, Paris, New York, Tokyo), une série de concerts au Japon avec quatre orchestres différents et la production de Moïse et Aaron à l'Opéra d'Amsterdam, dans une mise en scène signée Peter Stein.

Ses principales oeuvres réalisées à l'Ircam sont Répons (1981-1988) pour six solistes, ensemble et ordinateur, créée dans sa version finale lors du festival d'Avignon en 1988 et qui obtiendra un Grammy Award pour la meilleure composition contemporaine en 1998, Dialogue de l'ombre double (1985) pour clarinette, bande et dispositif de spatialisation, Explosante-fixe pour flûtes, ensemble et ordinateur (1991-1995), Anthèmes 2 (1997), pour violon et dispositif électronique.
Ses dernières compositions sont Sur Incises, créée en 1998 au Festival d'Édimbourg, et Dérive 2, dont la dernière version a été créée en juillet 2006 au au festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence. En juillet 1998, il dirige au festival d'Aix-en-Provence une nouvelle production du Château de Barbe-Bleue de Bartók mise en scène par Pina Bausch. En 2005, il fête son 80ème anniversaire avec le London Symphony Orchestra, le Cleveland Orchestra, le Chicago Symphony Orchestra, l'Ensemble intercontemporain et l'Orchestre de la Staatskapelle de Berlin qui tous, lui rendent hommage.

Le 6 novembre 2008, le musée du Louvre inaugure une exposition intitulée «Pierre Boulez. Oeuvre: Fragment». Dans une approche artistique pluridisciplinaire, le compositeur s'interroge sur les notions de fragments, d'inachevé, d'instantané.
En 2009, Deutsche Grammophon sort un coffret récapitulatif de ses enregistrements sur Bela Bartok, puis, en 2010, un coffret clôturant son cycle Gustav Mahler ainsi que deux enregistrements : Karol Szymanovski avec Christian Tetzlaff et Maurice Ravel avec Pierre-Laurent Aimard.
Enfin, en avril 2010, Pierre Boulez fête ses 85 ans en dirigeant l'Orchestre de l'Opéra de Paris dans un programme Olivier Messiaen (Chronochromie, Poème pour Mi, Et expecto resurrectionem mortuorum), rendant ainsi hommage à son professeur de composition.

Ce théoricien et pédagogue d'une grande clarté a défendu sans relâche la place de la musique nouvelle dans les programmes de concerts et encouragé la création musicale la plus exigeante.  Cet inlassable bâtisseur d'institutions a également été à l'origine de la Cité de la musique (inaugurée en 1995) et de la Philharmonie de Paris, ouverte en janvier 2015 sans lui, alors qu'il était déjà malade."

Pierre Boulez est décédé

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C'est le Festival de Lucerne qui, le premier, a annoncé la triste nouvelle par voie de communiqué de presse sous la plume de Michael Haefliger:

"Pierre Boulez nous a quittés
par Michael Haefliger
«Je suis un compositeur, chef d’orchestre et musicographe français.» C’est très probablement ainsi que Pierre Boulez (26 mars 1925 – 5 janvier 2016) aurait répondu si on l’avait questionné sur lui-même -simplement, sobrement, sans se mettre en scène le moins du monde. C’est ainsi que la plupart de ses «disciples», dont je fais partie, l’ont connu, perçu et vu. C’est ainsi qu’il est devenu pour nous un grand modèle, presque un demi-dieu. Nous avons admiré ses faits et gestes, sa façon implacable de poursuivre ses objectifs quels qu’ils soient, petites avancées ou grandes révolutions. Sa disparition, la nuit dernière, nous plonge dans une profonde tristesse. Grand homme et grand artiste, il a imprimé sa marque sur notre festival et l’a immensément enrichi.

Ma première impression de Pierre Boulez remonte aux années 1971–1977, années où il était à la tête du Philharmonique de New York et mettait sur pied des programmes et des concerts d’un genre radicalement nouveau, juxtaposant Bach, Schubert, Liszt, Webern, Berg, Stravinsky et ses propres œuvres comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Ce cosmopolitisme avait un sens: il révélait des rapports d’une partition à l’autre et incitait à faire de nouvelles expériences auditives, par exemple à la faveur d’un Rug Concert où l’on écoutait la musique confortablement installé sur un tapis. On chercherait encore aujourd’hui en vain ce genre de concerts qui, par sa manière inédite de présenter la musique au public, regardait déjà loin vers l’avenir.

Le fait est qu’il y avait du révolutionnaire en Boulez, et il n’avait pas d’état d’âme lorsqu’il s’agissait de défendre ses idéaux et l’avenir de l’art et de la culture. Il n’hésita pas, par exemple, à écrire Schönberg est mort, un article aussi impitoyable que pertinent sur l’inventeur du dodécaphonisme. Par ailleurs, considérant le monde de l’opéra comme figé et la gestion des théâtres lyriques dépassée, il alla jusqu’à suggérer de «faire sauter les maisons d’opéra». Ce qui ne l’empêcha pas de monter avec Patrice Chéreau, en 1976, à Bayreuth, une Tétralogie de Wagner aujourd’hui entrée dans la légende. Avec Chéreau encore, il conçut en 1989 un projet de «salle modulable» pour l’Opéra Bastille: une architecture d’un genre nouveau qui devait permettre de mieux mettre en relation la scène et l’espace destiné au public grâce à des éléments à géométrie variable. À l’époque, ce projet ne put être réalisé pour des raisons financières.

Je n’oublierai jamais ce moment, en janvier 2006, où Pierre Boulez me remit ce projet de « salle modulable» (une étude de plusieurs pages) dans sa maison de Baden-Baden et m’encouragea à le mettre en œuvre à Lucerne. La volonté de le mener à bien ne m’a toujours pas quitté!

Mais c’est Paris qui était le principal lieu d’activité de Boulez, lequel avait été chargé en 1969 par le président Georges Pompidou en personne de créer un institut de recherche et de création musicale associé au Centre Beaubourg. Ainsi naquit l’Ircam (Institut de recherche et coordination acoustique/musique) qui devint avec l’Ensemble intercontemporain et plus tard la Cité de la musique le centre de l’activité de Pierre Boulez. C’est dans un petit bureau de l’Ircam aménagé on ne peut plus sobrement que nous eûmes en décembre 2000 notre premier entretien sur un projet qui allait déboucher sur la LUCERNE FESTIVAL ACADEMY. Sa réaction à mon idée fut simple et directe comme d’habitude: «J’ai toujours rêvé de mettre sur pied quelque chose de ce genre, venez me voir en janvier à Baden-Baden.» Et le projet prit forme à la vitesse éclair. Dès l’été 2003 eut lieu à Lucerne une sorte d’«avant-première» et un an plus tard, la LUCERNE FESTIVAL ACADEMY, avec ses cent vingt stagiaires du monde entier, était devenue réalité.

Pour Pierre Boulez, comme cela avait été le cas pour son professeur Olivier Messiaen, rien ne semblait désormais plus important que de transmettre à de jeunes gens ambitieux, dans le cadre de cette Académie, son énorme savoir, son expérience, ses grands idéaux. C’est ainsi que des légions de jeunes passionnés firent le pèlerinage de Lucerne et se nourrirent de l’esprit du maître avec enthousiasme. Le festival, qui avait été jusque-là centré sur l’organisation de concerts exceptionnels, abritait désormais une institution remarquable destinée aux apprentis musiciens d’orchestre, chambristes, chefs d’orchestre et compositeurs.

On n’a pas oublié les innombrables répétitions et concerts de Boulez avec le LUCERNE FESTIVAL ACADEMY Orchestra et les formations de chambre de l’Académie ; ses cours avec de jeunes chefs et compositeurs prometteurs ; ses programmes originaux où figuraient ses propres œuvres – Répons, Le Marteau sans maître, éclat/multiples, Notations –, Gruppen de Stockhausen et de nombreuses créations ; ses interprétations exemplaires de la Sixième Symphonie de Mahler, des Trois Pièces pour orchestre de Berg, du Mandarin merveilleux de Bartók et du Sacre du printemps de Stravinsky.

Le 2 octobre 2011, j’ai vécu un moment particulièrement intense au Royal Festival Hall de Londres où Pierre Boulez dirigeait ce soir-là  sa partition Pli selon pli, inspirée par des poèmes de Mallarmé, avec Barbara Hannigan en soliste et un orchestre formé de musiciens de l’Ensemble intercontemporain et de la LUCERNE FESTIVAL ACADEMY. À ce concert, l’osmose entre le grand compositeur et le brillant chef d’orchestre s’est manifestée de manière impressionnante.

Les liens d’amitié et la loyauté qui unissaient Pierre Boulez à de nombreuses institutions étaient remarquables. Là aussi, il ne connaissait pas les compromis, l’opportunisme lui était étranger. À Bayreuth, il continua de se tenir fermement aux côtés de Wolfgang Wagner après que celui-ci eut été lâché par les médias et les politiques. À l’été 2004, il joua les médiateurs pour défendre le Parsifal controversé mis en scène par Christoph Schlingensief et permit ainsi la réalisation d’une des productions les plus intéressantes de Bayreuth ces dernières années. En 2007, lorsque Claudio Abbado dut renoncer pour des raisons de santé à diriger les concerts du LUCERNE FESTIVAL ORCHESTRA au Carnegie Hall, Boulez le remplaça au pied levé et donna une interprétation éblouissante de la Troisième Symphonie de Mahler. Tout ceci en dit long sur l’un des artistes et l’un des hommes les plus remarquables de notre époque, qui mettait toujours sa personne au service de l’intérêt supérieur, et avec la plus grande évidence.

C’est à l’origine grâce à Paul Sacher, grand ami et mécène de Boulez, que celui-ci fut introduit au Festival de Lucerne. Sacher, qui faisait partie à l’époque de la commission des programmes, recommanda Boulez comme chef d’orchestre dès les années 1960. En 1975, Boulez fut invité avec le Philharmonique de New York à diriger deux concerts, et en 1983 Sacher présenta le compositeur au public de Lucerne dans un concert commenté.

Le LUCERNE FESTIVAL, qui considère comme essentiel de s’engager en faveur de la musique de notre temps et des musiciens de demain, et qui continuera de le faire avec passion, remercie Pierre Boulez pour la contribution inestimable qu’il a apportée à son développement.

Boulez nous a laissé de nombreux rêves et de nombreuses traces, pourrait-on dire en paraphrasant son ami poète René Char, qu’il admirait tellement. Il faut maintenant continuer de rêver ces rêves, et les réaliser."

«Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver.» René Char

Remplacement à Séoul

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Après la démission de Myung-Whun Chung à Séoul, on apprend que c'est le chef allemand Christoph Eschenbach qui assurera son remplacement le 9 janvier pour le premier concert de l’année.
Mais on ne sait encore rien des remplacements pour les concerts suivants.

Décès de Klaus Arp

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La Südwestrundfunk (SWR) a annoncé le décès de Klaus Arp qui a été le chef d'orchestre principal de l'Orchestre de la Radio de la Südwestfunk (Kaiserslautern) de 1987 au 1995. Il avait 65 ans.

Concerto retrouvé

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Les bibliothécaires de l'Université de Toronto ont découvert un concerto qui était "perdu" depuis plus d'un siècle.
Le Norvégien Johan Halvorsen (1864-1935) l'a composé pour la violoniste canadienne Kathleen Parlow (de 1890 à 1963) qui en a donné la première le 14 Août 1909 à Scheveningen (Pays-Bas).
Elle l'a donné deux fois cette année-là à Oslo avant qu'il disparaisse.
Henning Kraggerud ressuscitera l'oeuvre cet été dans le cadre d'un congrès de musicologues à Stavanger en Norvège.

Opéra d'Athènes

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Au milieu d'une économie défaillante, le travail se poursuit en Grèce pour la Stavros Niarchos Foundation: le Centre Culturel d'Athènes ouvrira cette année une maison d'opéra budgétisé à un demi-milliard de livres sterling. L'architecte Renzo Piano -qui fait ses débuts athéniens-  joue gros au regard de la signification symbolique et technique du projet. L'utilisation novatrice de ferrociment (couches de grillage et de mortier de ciment) signe une prouesse technique majeure au niveau international. Quant à la verrière, elle se dressera sur 30 colonnes et sera recouverte de panneaux solaires photovoltaïques.