Le Journal

Claude Paul Taffanel, 180 ans

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Claude Paul Taffanel, né le  à Bordeaux et mort le  à Paris, est considéré comme le fondateur de l'école française de flûte traversière qui domina la discipline de cet instrument tant au plan de la composition que de l'interprétation pendant la majeure partie du XXe siècle. Il était également chef d'orchestre.

Claude Paul Taffanel est le fils de Simon Jules Taffanel et d'Anne Bessière.
Il reçoit dès l'âge de neuf ans, ses premières leçons de flûte de son père, professeur de musique à La Rochelle. L'année suivante, il donne son premier concert.
En 1858, il monte à Paris où il étudie au Conservatoire de Paris sous la direction de Louis Dorus Il remporte son diplôme de flûte en 1860 (l'un des premiers sur un modèle Boehm), puis d'harmonie deux ans plus tard (classe de Reber) et de fugue en 18654 (avec Massenet comme condisciple). À seize ans, il remporte son premier prix de concours d'interprétation, et de là mène trente ans durant une carrière de soliste d'abord à l'Opéra-Comique (1862-1864)4, puis à l'Orchestre des concerts du Conservatoire (1865-1892)5. Il se produit également dans toute l'Europe.
Appartenant à la même génération de musiciens que Dvorák, Bartók et Sibelius, il cherche, comme eux, à promouvoir un style national en musique et se fait un activiste du style musical français.

En 1879, il créa la Société de musique de chambre pour instruments à vent, active jusqu’à 1892, et remit ainsi à la mode les compositions pour instruments à vent de musiciens de la fin du XVIIIe siècle, tels que Mozart. La position jusque-là dominante du piano et des cordes dans la musique de chambre commença, de ce moment, à régresser.

En 1890, jusque 1903, il dirige l'orchestre du Conservatoire et la même année, troisième chef puis premier chef de l'Opéra en 1893. En 1893, il est nommé professeur de flûte au Conservatoire, à la succession d’Henri Altès et y modernise le répertoire -notamment en y réintroduisant les compositeurs étrangers ou anciens tels que Jean-Sébastien Bach et les méthodes pédagogiques.
Il enseigne à ses étudiants à jouer doucement, d'un jeu régulier, sobre et dépouillé, avec un bon contrôle des vibratos. En 1897, il obtient la direction des orchestres, tout en continuant à enseigner la flûte.

Il laisse inachevée une grande méthode de flûte, "17 Grands Exercices journaliers de mécanisme", complétée après sa mort par deux de ses élèves, Louis Fleury et Philippe Gaubert1 (il dédie à ce dernier son Andante pastoral et Scherzettino). Cette méthode fait encore autorité de nos jours et est une des plus connues de par le monde pour la découverte de l'instrument. Il est considéré comme le père de l'école française de flûte, initié par Dorus. Il est surnommé le « Paganini de la flûte » (L'Europe artistique, 1895). Citons également d'autres élèves, Gaston Blanchart, André Lespès, Marcel Moyse et Georges Barrère.

Victime d'une attaque en 1901, Taffanel meurt à Paris en 1908, écrasé par le surmenage. Ayant abandonné la plupart de ses fonctions officielles, il tint cependant à conserver sa classe de flûte au Conservatoire jusqu'à sa mort. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

 

Francisco Correa de Arrauxo, 440 ans

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Francisco Correa de Arauxo de Acebedo (né vers le  à Séville et mort en octobre ou novembre 1654 à Ségovie) est un organiste compositeur espagnol à une période charnière entre la Renaissance et le Baroque.

Fils d'un ouvrier, il occupe son premier poste d'organiste à l'église San Salvador de Séville à partir de 1599. Il est ordonné prêtre en 1608. Des mesquineries et chicaneries durables dont il est victime de la part des ecclésiastiques de son entourage le poussent à tenter de trouver, de façon réitérée, un poste dans plusieurs cathédrales espagnoles. C'est seulement en 1636 qu'il obtient enfin un poste à la cathédrale de Jaén. Quelques années plus tard, en 1640, il réussit à améliorer sa situation comme organiste de la cathédrale de Ségovie, ville où il meurt en 1654.

L'importance de Correa de Arauxo en matière d'histoire de la musique, tient à la méthode d'orgue, "Facultad Organica", qu'il rédige et qui est imprimée en 1626 à Alcalá de Henares. Elle inclut non seulement 69 tientos dont certains pour registres partiels, une particularité des orgues espagnoles, des tablatures et des transcriptions de chants liturgiques mais également une introduction détaillée au toucher de l'orgue qui donne des indications tout à fait exclusives sur l'interprétation organistique de son époque. Hormis cette "Facultad Organica", il ne subsiste aucune autre œuvre de ce compositeur.

Sa musique est fortement marquée au sceau de la tradition contrapuntique et harmonique de la Renaissance, mais son animation rythmique et ses mélismes appelant la virtuosité sont également typiques de la musique hispanique de cette époque.

Floro M. Ugarte, 140 ans

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Floro Meliton del Sagrado Corazón Ugarte Rivero (Buenos Aires, 15 septembre 1884 - † Buenos Aires, 11 juin 1975) était un compositeur, pédagogue et théoricien argentin.
Sa musique, proche du mouvement nationaliste, se caractérise par l'utilisation de structures musicales très simples, extrayant du folklore argentin ses mélodies et ses rythmes caractéristiques.

Né à Buenos Aires, il commence à y étudier le violon et l'harmonie. Son frère aîné était l'écrivain, diplomate et homme politique socialiste argentin Manuel Baldomero Ugarte (1875-1951). Il poursuit ses études au Conservatoire de Paris, où il suit les cours de contrepoint, de composition musicale et d'instrumentation de Félix Fourdrain.

En 1913, il retourne en Argentine. C'est là qu'il commence sa carrière de compositeur. Il enseigne plusieurs matières au Conservatoire national de musique de Buenos Aires, dont il deviendra plus tard le directeur. En 1915, il fonde la Sociedad Nacional de Música (aujourd'hui Asociación Argentina de compositores), enseigne à l'Escuela Superior de Bellas Artes de l'Universidad de La Plata et dirige le Teatro Colón de Buenos Aires entre 1937 et 1943.

De sa production musicale, on retiendra : Entre las montañas (1922), De mi tierra (1923-1934), Rebelión del agua (1931) et Tango (1951), tous pour orchestre ; Cinco preludios (1947) et De mi tierra (1923-1934), tous deux pour piano ; des poèmes symphoniques tels que Paisajes de estío, Cortejo chino ; la version chinoise de María de todos los Ángeles El junco (1945), ainsi que d'autres œuvres telles que Escenas infantiles, Balada del lobo, La niña y el ángel, Caballito criollo et son chef-d'œuvre, l'opéra Saika (1918). Il a également écrit les traités "Curso de armonía elemental" (1920), théorique et pratique en deux volumes, et "Elementos de acústica" (1930).

Il a mis en musique des poèmes d'Estanislao del Campo, Belisario Roldán, Miguel A. Camino, Rafael Jijena Sánchez et Alfredo Bufano, entre autres.

L’Académie Menuhin en plein naufrage

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A Rolle, l’Académie Menuhin en plein naufrage voit son directeur artistique, Renaud Capuçon, quitter le navire

Un trou financier important, un directeur sur le départ après avoir été généreusement payé, une mécène qui retire son soutien et un conseil de fondation en débandade: l’une des plus prestigieuses institutions du monde pour la formation des violonistes est au bord du gouffre

En 2019, le violoniste Renaud Capuçon, avec l’enthousiasme qui le caractérise, venait d’en prendre la direction artistique. «Je veux donner une nouvelle impulsion à cette école de prestige», déclarait-il.
Cinq ans plus tard, l’Académie Menuhin fait face à un trou de 2 millions de francs, sur un budget variant entre 1,8 et 2 millions selon les années.

(d'après Le Temps)

Hommage à Gaspare Spontini

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La 57e Saison d'opéra de tradition au Théâtre Pergolesi de Jesi (octobre-décembre) rend hommage à l'opéra et à la figure de Gaspare Spontini, à l'occasion du 250e anniversaire de la naissance du musicien originaire de la région des Marches. Né à Maiolati Spontini, le compositeur est devenu une figure éminente de la scène musicale européenne, s'illustrant à Paris sous Napoléon et à Berlin au service de Frédéric-Guillaume III de Prusse.

Le programme d'opéra d'automne, organisé par la Fondazione Pergolesi Spontini sous la direction artistique de Cristian Carrara, comprend quatre titres d'opéra, dont deux sont consacrés à Spontini : il s'agit de son chef-d'œuvre La Vestale (1807) - avec Carmela Remigio dans le rôle-titre - et de la première représentation moderne de I Quadri Parlanti (1800), un opéra retrouvé grâce à la découverte d'un des quatre manuscrits autographes dans la bibliothèque du château d'Ursel à Hingene, en Belgique, en 2016.

Adam Fischer et Düsseldorf prolongent

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Le chef d'orchestre hongrois Adam Fischer a eu 75 ans cette semaine.

En guise de cadeau d'anniversaire, les Düsseldorfer Symphoniker ont renouvelé son contrat de chef d'orchestre pour cinq années supplémentaires, jusqu'en 2023.

Honneur à Arvo Pärt

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Le compositeur estonien Arvo Pärt, âgé de 89 ans cette semaine, a reçu la médaille d'or de la Royal Philharmonic Society, une récompense qui remonte à 1871.

Christian Thielemann ne dirigera pas le Ring à la Scala

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Christian Thielemann a annoncé à la Scala qu'il devait subir une intervention chirurgicale le mois prochain et qu'il ne pourrait pas diriger Das Rheingold, dont la première aura lieu le 28 octobre. Simone Young et Alexander Soddy le remplaceront.

Comme il ne pourra pas diriger le début de l'opéra, Thielemann se retirera de l'ensemble du Ring. (La Walkyrie débute en février et aucun chef d'orchestre n'a encore été désigné.

 

"The Turn of Screw" de Benjamin Britten, 70 ans

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The Turn of Screw (en français Le Tour d'écrou) est un opéra en anglais, en un prologue, deux actes et seize scènes, composé par Benjamin Britten. Le livret est de Myfanwy Piper, d'après la nouvelle éponyme d'Henry James publiée en 1898. La première représentation fut jouée au Teatro La Fenice de Venise, le 14 septembre 1954, dans le cadre de la Biennale de Venise.

Chaque scène est précédée d'une variation sur le thème à 12 notes de l'écrou. L'orchestre est limité à 13 musiciens.

La première a été jouée par l'English Opera Group.

L'histoire se déroule vers la fin du XIXe siècle. Deux jeunes orphelins, Flora et Miles, sont sous la tutelle de leur oncle. Ce dernier, fort occupé, les expédie à Bly, un manoir de la campagne anglaise, avec leur femme de chambre. Une femme accepte alors, non sans craintes, d'être la gouvernante des enfants avec la condition expresse de ne jamais déranger leur oncle qui vit à Londres.

Peu à peu, des évènements étranges surviennent et des inconnus semblent rôder sur le domaine. L'ancien valet et l'ancienne gouvernante, tous deux morts dans des conditions mystérieuses, hantent Bly et ont une influence néfaste sur les enfants.

Raymond Loucheur, 45 ans

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Le compositeur français Raymond Loucheur est né le 1er janvier 1899 à Tourcoing et mort le 14 septembre 1979 à Nogent-sur-Marne, à la Maison nationale des artistes.

Très tôt, il quitte la ville de Tourcoing pour faire ses études au Havre avec Henri Woollett qui a parmi ses élèves Arthur Honegger. Puis, il entre au Conservatoire de musique et de déclamation à Paris et travaille avec Henri Dallier, Paul Fauchet, Nadia Boulanger pour l'harmonie, André Gedalge pour le contrepoint et la fugue, Max d'Ollone et Paul Vidal pour la composition, Vincent d'Indy pour la direction d'orchestre. En même temps Joseph Baggers lui enseigne la pratique des timbales.

En 1928, il remporte brillamment le 1er Grand Prix de Rome avec la cantate Héraklès à Delphes sur un livret de René Puaux et exécutée le 26 octobre 1929 par les Concerts Lamoureux pour y recevoir un excellent accueil. La même année, il épouse à Paris Lucie Madeleine Boyer, professeur de musique, fille du journaliste Jean Auguste Boyer (1857-1945) et de l'artiste peintre Marthe Boyer-Breton.

Entre 1925 et 1940, il enseigne dans les écoles de la ville de Paris. Il fait partie des musiciens "réunis sous le Patronage de la radiodiffusion nationale pour créer une large fresque" sur Jeanne d'Arc créée en 1942.

Il reçoit le Grand Prix national de musique en 1934 et, en 1935, le Prix Georges Bizet.
En 1942, il est inspecteur principal de l'éducation musicale dans les écoles de la Seine puis devient inspecteur général de l'Instruction publique (1946) et directeur du Conservatoire national supérieur de musique (1956-1962).