Le Journal

Cologne, le bout de la fin ?

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Les scènes de Cologne devront rester dans les lieux de représentation de substitution pendant toute la saison prochaine. L'achèvement des travaux de construction de la maison mère sur l'Offenbachplatz est désormais prévu « pour la fin du deuxième semestre 2025 », a annoncé jeudi la ville de Cologne.

En raison de la prolongation de la durée des travaux, les responsables prévoient désormais des coûts de construction et des frais annexes de 798 millions d'euros au total. « L'objectif est de rester sous la barre des 800 millions d'euros pour les coûts de construction », a-t-on précisé.

L'opéra de Cologne, le théâtre, Das Kleine Haus et l'opéra pour enfants sont en cours de rénovation depuis 2012. Les travaux ne devaient initialement durer que trois ans. Les coûts de construction étaient initialement estimés à 253 millions d'euros.

 

Edvard Fliflet Bræin, 100 ans

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Edvard Fliflet Bræin (23 août 1924 - 30 avril 1976) était un compositeur et chef d'orchestre norvégien. Il est surtout connu pour la composition Ut mot havet et l'opéra Anne Pedersdotter.

Bræin est né à Kristiansund, fils du compositeur, chef d'orchestre et organiste Edvard Bræin (1887-1957) et de son épouse Magnhild Fliflet. Il a épousé Karen Torjusen en 1946.

Bræin étudie à l'institution Musikkonservatoriet i Oslo de 1942 à 1945, ainsi que la composition musicale avec Bjarne Brustad et la direction d'orchestre avec Odd Grüner-Hegge. Ses débuts en tant que chef d'orchestre ont lieu à Bergen en 1947, avec Musikselskabet Harmoniens orkester. Ses premières compositions sont De glade musikanter et Konsertouverture en 1948. Il étudie la composition avec Jean Rivier à Paris de 1950 à 1951.

Bræin a écrit des symphonies, des oeuvres pour piano et orchestre, pour flûte et orchestre, de la musique de chambre et des opéras. Sa première symphonie a été achevée en 1950, sa deuxième en 1954 et sa troisième en 1968. Sa composition la plus connue est Ut mot havet de 1964, à l'origine une mélodie de chanson (avec des paroles de Henrik Straumsheim), dont les versions ultérieures comprennent un arrangement pour orchestre, une version pour piano et plusieurs versions pour chœur. Il a également composé des mélodies pour des mélodies dont les paroles ont été écrites par Einar Skjæraasen, Jakob Sande, Hartvig Kiran et Johan Herman Wessel.

Il a composé deux opéras. L'opéra Anne Pedersdotter a été créé au Den Norske Opera en 1971. Le livret est de Hans Kristiansen, d'après une pièce de Hans Wiers-Jenssen, inspirée du procès en sorcellerie intenté en 1590 à Anne Pedersdotter, la veuve du prêtre Absalon Pederssøn Beyer. L'opéra comique Den Stundesløse, achevé en 1975, est basé sur une comédie de Ludvig Holberg.

Concours international de musique de l'ARD 2024, un record d'inscriptions

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Plus de 700 jeunes artistes de 58 pays se sont inscrits au 73e concours international de musique de l'ARD. Il s'agit du plus grand nombre d'inscriptions dans l'histoire du concours, a annoncé mercredi la radio bavaroise, organisatrice de l'événement. Après une présélection, 312 candidats ont été invités à Munich.

L'édition de cette année se déroule dans les disciplines suivantes : quintette à vent, chant, hautbois et violoncelle. Les participants se présentent devant un jury composé de Waltraud Meier, Maximilian Hornung, Krassimira Stoyanova, Ramón Ortega Quero et Francisco Araiza. Le montant total des prix s'élève à 180.000 euros. En outre, des valeurs matérielles ainsi que des possibilités d'enregistrement et de représentation seront attribuées.

Dissolution du choeur à Bayreuth

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Les nuages qui planaient sur le Chœur du Festival de Bayreuth ont finalement déclenché la tempête que beaucoup redoutaient. Comme viennent de l'annoncer les médias allemands, le chœur du Festival sur la colline sacrée a appris hier sa dissolution, juste après la fin de l'édition 2024. Ses membres ont été licenciés et nul ne sait s'ils seront là l'année prochaine.

La démission d'Eberhard Friedrich de son poste de chef de chœur, il y a quelques semaines, n'augurait rien de bon. C'était un secret de polichinelle que la direction actuelle envisageait une éventuelle restructuration -ou réduction- du chœur dans le cadre de sa politique d'ajustement budgétaire.

Si la directrice du festival, Katharina Wagner, avait tenté d'éteindre les feux en assurant que le chœur resterait à 134 chanteurs après les coupes, seuls 113 chanteurs ont finalement participé à la dernière édition, dont 80 seulement sont restés membres permanents de l'ensemble.

Mais tout cela est terminé. Désormais, les intéressés devront soumettre une nouvelle candidature d'ici octobre à la direction du chœur, placé depuis quelques jours sous la direction de Thomas Eitler-de Lint, qui a annoncé qu'il avait accepté de « créer une nouvelle structure qui réponde aux exigences élevées du festival, en termes de quantité et de qualité ».

Hans Vonk, 20 ans

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Le chef d'orchestre néerlandais Hans Vonk est décédé le 29 août 2004.
Il est né le 18 juin 1942 à Amsterdam.

Il a obtenu son diplôme de piano et de direction d'orchestre au Conservatoire de cette ville en 1964. Pour approfondir sa formation, il a suivi des cours auprès de Hermann Scherchen à l'Accademia Musicale Chigiana de Sienne, à Salzbourg et à Hilversum.
Il débute sa carrière de chef d'orchestre en 1966 au Ballet national des Pays-Bas.
En 1969, Bernard Haitink le fait venir au Concertgebouw en tant qu'assistant.
De 1973 à 1979, Vonk a pris la direction de l'Orchestre Philharmonique de Radio Hilversum, tout en étant directeur musical de l'Opéra néerlandais et directeur adjoint de l'Orchestre philharmonique royal à partir de 1976.
En 1980, il devient chef de l'orchestre en résidence de La Haye et fait ses débuts la même année à la Scala de Milan avec The Rake's Progress de Stravinsky.
En 1985, il devient chef d'orchestre principal de la Staatskapelle et du Semperoper de Dresde, et en 1991, Vonk part à Cologne en tant que chef d'orchestre principal de l'Orchestre Symphonique de la WDR. Il a conservé ce poste jusqu'en 1997, date à laquelle il a rejoint le Saint Louis Symphony Orchestra en tant que directeur musical et chef d'orchestre, ce qui devait être sa dernière étape professionnelle.

En 2002, Hans Vonk a dû quitter son poste pour des raisons de santé.

Honneur au baryton Harald Serafin

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A 92 ans, le baryton Harald Serafin sera honoré par le Prix autrichien du théâtre musical 2024 pour l'ensemble de son œuvre. Il est l'une des personnalités les plus marquantes du monde de l'opérette autrichienne, ont fait savoir mardi les organisateurs. Serafin s'est imposé au fil des décennies comme un artiste charismatique, un promoteur passionné du théâtre musical et un animateur aux multiples facettes.

« Harald Serafin est un exemple brillant de ce qu'est le théâtre musical - passion, talent et dévouement », a déclaré Karl-Michael Ebner, initiateur et président du Prix autrichien du théâtre musical.

Né en 1931 en Lituanie, Serafin a d'abord étudié la médecine pendant sept semestres avant d'entrer à la Haute école de musique de Berlin. Il s'est ensuite produit à l'Opéra de Zurich, au Staatsoper de Vienne, au Theater an der Wien et au Gärtnerplatztheater de Munich. En 1967, il rejoint le Volksoper de Vienne, où il est nommé Kammersänger en 1985, obtient le titre professionnel de professeur en 1995 et devient membre honoraire en 2006. Après une opération des cordes vocales en 1989, il a joué dans de nombreuses pièces de théâtre. De 1992 à 2012, il a été le directeur du Seefestspiele Mörbisch. Serafin a été décoré, entre autres, de la Croix d'honneur pour la science et l'art de l'État autrichien ainsi que de la médaille d'honneur de la ville de Vienne.

Le Prix autrichien du théâtre musical est décerné depuis 2013 pour des prestations exceptionnelles dans le domaine de l'opéra, de l'opérette, de la comédie musicale et du ballet. L'organisateur est l'association Art Projekt. La cérémonie de cette année aura lieu le 1er septembre au Volksoper de Vienne. Il y a 15 prix du jury ainsi que huit prix spéciaux, dont la distinction pour « l'œuvre d'une vie » et le meilleur « projet pour la jeunesse ».

 

Opération "Pick Your Price" à Philadelphie

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Le nouveau directeur de l'Opéra de Philadelphie, le contre-ténor Anthony Roth Costanzo, a décidé de lancer une mesure sans précédent et de grande envergure pour faciliter l'accès de tous les publics à la programmation de l'institution.
Ainsi, tous les billets disponibles pour les représentations de la saison prochaine seront proposés au prix unique de 11 dollars, ou à un prix plus élevé si l'acheteur souhaite faire une contribution plus importante.
L'initiative, appelée « Pick Your Price », a pour but ultime de faciliter l'accès à l'opéra pour tous les publics, afin que le facteur économique ne soit pas un obstacle à l'appréciation de l'opéra.

"Tasso" de Franz Liszt

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Tasso, Lamento e Trionfo (Tasso, lamentation et triomphe) S.96 est un poème symphonique composé en 1849, révisé en 1850-1851 et de nouveau en 1854. Il est le 2e des 13 poèmes symphoniques écrits par le musicien durant son séjour à Weimar.

La première esquisse de Liszt date du 1er août 1849. Il aurait entendu le thème principal de Tasso, Lamento e Trionfo à Venise, quelques années plus tôt. Cependant, il l'utilisa dans la version datant de 1840 de sa pièce pour piano La Gondoliera du recueil Venezia e Napoli. Liszt termina la version de 1849 de Lamento e Trionfo comme une ouverture en deux parties, qu'il demanda à August Conradi d'orchestrer. Cette version fut donnée à Weimar en l'honneur du centenaire de la naissance de Johann Wolfgang von Goethe et comme une ouverture sur son drame, Torquato Tasso. Liszt a plus tard corrigé la partition de Conradi et demanda à Joachim Raff d'en produire une nouvelle entre 1850 et 1851. Il la révisa ensuite assez largement lui-même par l'ajout d'une section centrale.
Cette dernière version fut jouée le 19 avril 1854 à Weimar sous la direction de Liszt lui-même.

Bohuslav Martinu, 65 ans

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Le compositeur tchécoslovaque, naturalisé américain Bohuslav Martinů est né le 8 décembre 1890 à Polička (royaume de Bohême) et mort le 28 août 1959 à Liestal (Suisse). Marqué à ses débuts par la musique française, celle de Maurice Ravel, Albert Roussel, Paul Dukas et surtout Claude Debussy, il reste toute sa vie enraciné dans la culture et le folklore tchèques tout en revendiquant l'héritage du madrigal anglais et du concerto grosso baroque. Il a composé une œuvre considérable avec plus de quatre cents numéros d'opus, dont un corpus imposant de pièces orchestrales largement méconnues. Sa profonde originalité et sa perfection d'écriture, dont témoignent son Double concerto pour cordes, son Concerto da camera et son Nonnette, inscrivent Martinů dans la grande tradition de la musique tchèque aux côtés de Dvořák, Janáček et Smetana.

Son père est le sonneur de cloches de la ville de Polička. Dès sa plus tendre enfance, il manifeste des dons pour la musique et apprend ensuite le violon chez J. Cernovsky, devenant même un prodige de cet instrument. Jeune, il entre au Conservatoire de Prague dans la classe de violon, mais finit par être renvoyé au bout de deux ans ; il s'y réinscrit dans la classe d'orgue, mais une deuxième fois il est renvoyé car il provoque un grave accident. Ses premières compositions, en particulier pour le piano et datant de cette période (1910-1915), reflètent déjà les ambitions du compositeur par une grande richesse d'invention.

Il poursuit donc son chemin en autodidacte. En 1920, il est engagé comme second violon à l'Orchestre Philharmonique tchèque (nouvellement créé en 1918) ; c'est là qu'il fait la connaissance du chef d'orchestre Václav Talich. Sa rencontre avec le compositeur et violoniste Josef Suk le marque à jamais. Après l'indépendance de l'État tchécoslovaque, Martinů a enfin l'occasion de partir à l'étranger. Il s'établit à Paris en 1923. Là, il devient le disciple d'Albert Roussel et croise Arthur Honegger ; l'un et l'autre jouent un grand rôle dans son existence et sa musique.

Dans les années 1920-1930, il compose beaucoup pour le piano et la voix (des cycles de petites pièces, très souvent empruntées au folklore tchèque). Ses premiers grands succès datent du milieu des années 1930, avec notamment les Inventions pour piano et orchestre, commande du Festival de Venise (1934), Kytice (Le bouquet de fleurs, 1938) et, surtout, son premier opéra, Juliette ou la clé des songes (1938), créé au Théâtre National de Prague par Václav Talich. Il compose aussi en septembre 1935, pour la claveciniste Marcelle de Lacour, son Concerto pour clavecin et petit orchestre qu'elle joue pour la première fois en janvier 1936 à Paris.

À la suite de l'occupation allemande de la Tchécoslovaquie en mars 1939, il reste à Paris puis passe en zone libre en 1940, après avoir entendu la création à Paris de sa Première Sonate pour violoncelle et piano par Pierre Fournier le 19 mai 1940. Il part finalement pour les États-Unis où il composa la majeure partie de ses œuvres pour orchestre entre 1942 et 1944. Il suscite l'admiration de chefs comme Artur Rodziński (à l'Orchestre Philharmonique de New York), George Szell (à l'Orchestre de Cleveland) et Serge Koussevitzky (à l'Orchestre Symphonique de Boston). Entre 1942 et 1943, on lui commande un nombre impressionnant d'œuvres (environ vingt-cinq) rencontrant toutes le succès.

À la fin de la guerre, il souhaite revenir en Tchécoslovaquie, mais par deux fois, il est contraint d'y renoncer. Il ne peut plus jamais retrouver son pays natal. Il ne revient pas non plus aux États-Unis (seulement quelques brefs séjours en 1955-1957), mais se fixe en France, à Nice, à Paris ainsi qu'à Vieux-Moulin, dans l'Oise, où une maison porte une plaque commémorative, ou encore en Suisse, à Schönenberg. Sa Sixième Symphonie, écrite de 1953 à 1955, est dédiée à Charles Munch. En 1955, il dédie à Pierre Fournier la révision de son Premier Concerto pour violoncelle.

En 1957, il est lauréat du Prix de Rome américain (Rome Prize) en composition musicale.

Il meurt d'un cancer le 28 août 1959 à Liestal, près de Bâle. Sa femme Charlotte est morte en 1978.

Martinů est avec Smetana, Dvorák et Janáček l'un des grands représentants de la musique tchèque ; il est également le plus connu des compositeurs de l'École de Paris (au sein de laquelle il a notamment côtoyé le hongrois Tibor Harsányi, le roumain Marcel Mihalovici ou le polonais Alexandre Tansman).

Il a laissé un imposant catalogue d'œuvres les plus diverses : sur environ 400 œuvres, on distingue 6 symphonies (commandées en majorité par des orchestres américains entre 1942 et 1945), plusieurs grandes fresques orchestrales (Mémorial pour Lidice, Fresques de Piero della Francesca, Paraboles...), environ 90 œuvres de musique de chambre pour ensembles divers (7 quatuors à cordes, des trios, duos et quintettes, Le Bouquet de Fleurs...), une douzaine d'opéras (Juliette, Mirandolina, La Passion grecque, Ariane...), près de 150 mélodies, des concertos (5 pour piano, 3 pour violoncelle, 2 pour violon, un Double concerto pour cordes, piano et timbales, une admirable Rhapsodie-concerto pour alto...) et une abondante littérature pour piano (Špalíček, Marionnettes, Miniatures, préludes, fantaisie et toccata, Études et polkas, Sonate...), toutes basées sur l'harmonie (des modulations fréquentes et « osées »), faisant de Martinů un compositeur très apprécié aux États-Unis et en France.

Harry Halbreich a publié en 1968 le catalogue chronologique de son œuvre comportant 387 numéros. On retrouve souvent la numérotation de cet auteur en guise d'opus.

 

Anatoly K. Liadov, 110 ans

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Le compositeur et chef d'orchestre russe Anatoli Constantinovitch Liadov est né à Saint-Pétersbourg le 11 mai 1855 et mort à Polinovka le 28 août 1914.

Famille
- son grand-père du côté de son père, Nicolas Liadov, était un chef d'orchestre de la Société Philharmonique de Saint-Pétersbourg
- son père Constantin Liadov, chef d'orchestre de l'Opéra impérial du théâtre Mariinsky
- sa mère V. Antipova, pianiste
- sa sœur Valentina K. Liadova, actrice dramatique
- le premier mari de sa sœur Mikhaïl Sariotti, célèbre chanteur d'opéra russe ; le second est le musicien Ivan Pоmazansiy
- son oncle Alexandre Liadov (1818-1871), chef de l'orchestre de la salle de bal impériale
- sa cousine Vera Liadova, célèbre actrice et chanteuse russe dans les opérettes
- le mari de sa cousine Lev Ivanov, célèbre chorégraphe russe

Fils du chef d’orchestre du théâtre Mariinsky, Constantin Liadov (1820-1871), il reçoit ses premières leçons de musique à l’âge de cinq ans. En 1870, il entre au Conservatoire de Saint-Pétersbourg comme pianiste et violoniste et s’intéresse beaucoup à la théorie musicale. Ses premiers essais de compositions sont bien appréciés par Modeste Moussorgski et Liadov devient élève de Nikolaï Rimski-Korsakov.
En 1876, il est expulsé du Conservatoire pour son absentéisme. Deux ans plus tard, rétabli au Conservatoire, il passe les examens et en devient professeur. On compte parmi ses élèves Nikolaï Miaskovski, Boris Assafiev, Sergueï Prokofiev, Vladimir Chtcherbatchev, Mikhaïl Gnessine et d’autres.
Dans les années 1870, il est en relation avec le Groupe des Cinq, plus tard il se tourne vers le Cercle Belaïev.

Liadov possédait un grand talent en composition, mais à cause de son manque d’assurance, il ne concrétisa jamais ses promesses. Son œuvre ne comporte que de petites compositions. De même que Nikolaï Rimski-Korsakov, Liadov s’inspire souvent de sujets fantastiques empruntés aux contes russes. C’est le cas de ses œuvres pour orchestre les plus connues: Baba Yaga, Le Lac enchanté, Kikimora. Ses pièces pour piano ont eu aussi un certain succès, particulièrement la Tabatière à musique, une valse burlesque imitant les sons d’un instrument mécanique. Une autre source d’inspiration pour sa musique est l’art vocal folklorique de son pays. En collaboration avec Mili Balakirev et Sergueï Liapounov, il recueille et publie de nombreux chants populaires russes.

Une anecdote raconte que Serge Diaghilev, espérant avoir une musique grotesque et fantastique d'une couleur russe, passa sa commande pour L'Oiseau de feu à Liadov mais, à cause de la paresse et du manque de concentration du compositeur, Serge Diaghilev se tourna plutôt vers Igor Stravinsky. Il est à noter que les œuvres orchestrales de jeunesse de Stravinsky (le Scherzo fantastique et Feu d'artifice) portent quelque influence de Liadov.

Liadov mena aussi une carrière de chef d’orchestre, principalement dans le répertoire russe. En 1902, il crée la Deuxième symphonie d’Alexandre Scriabine.