Le Journal

La Manufacture d’orgues Thomas fête ses 50 ans

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A cette occasion, le week-end des 15, 16 et 17 mai sera consacré à la célébration du jubilé de la Manufacture.
C’est dans le petit village de Ster-Francorchamps, dans l’ancienne laiterie du village, qu'il y a 50 ans, en février 1965, André Thomas décide de créer sa propre manufacture d’orgues. De petite entreprise familiale de 5 ouvriers, elle grandira pour employer actuellement 15 personnes. Il y a 15 ans que le fils d’André, Dominique, a repris l’entreprise pour la mener là où on la connaît maintenant.
Avec plus de 135 instruments neufs de qualité dont les orgues de Waregem, Spa, Ciboure et Monaco, et 130 restaurations dont, prochainement, l’orgue de la Collégiale Sainte Waudru à Mons, l’entreprise a maintenant un beau curriculum vitae pour être connue et reconnue à travers le monde.

Pour l'occasion, la maison d’édition SIC sort un inventaire de l’entièreté des orgues construits et restaurés les cinquante dernières années (en vente pendant tout le week-end) et la maison de disque Hortus  présentera un CD enregistré par Michel Bouvard, professeur d’orgues au CNSMD de Paris et organiste à Saint-Germin à Toulouse, sur l’orgue de Ciboure (Pays Basque) inauguré en 2014.

 

 

 

Les festivités débuteront le vendredi 15 mai à 20h à l’église de Filot avec un concert donné par Thomas Deserranno (B).

 

Samedi sera une journée digne d’un festival avec pour commencer à 14h, Maria Magdalena Kaczor (PL) sur l’orgue de l’église Saint-Remacle à Spa. À 16h à l’église Saint-Sébastien à Stavelot, on pourra applaudir Thomas Ospital (F), titulaire de l’orgue de Ciboure et tout nouveau co-titulaire du grand orgue de l’église Saint-Eustache à Paris. Et à 18h, retour au village natal de la Manufacture, à Ster, pour une liturgie de louanges avec Hans-Georg Reinertz (B).

 

Le dimanche sera rythmé par la journée portes ouvertes. Des explications sur les différentes phases de la construction seront données par les ouvriers de la Manufacture. On pourra découvrir les métiers d’ébéniste, tuyautier, harmoniste, … Des concerts sur le positif Thomas illumineront également la journée. Des orgues en construction seront évidemment visibles. On pourra découvrir le tout nouvel orgue de l’église décanale de Diekirch avec ses 3 claviers et ses 46 jeux, ainsi que l’orgue de l’église d’Hilzingen, près du lac de Constance en Allemagne, en restauration dans les ateliers.

 

Pour clôturer ce week-end en beauté, un concert sera donné par Maurice Clément (L), organiste titulaire des grandes orgues de la Philharmonie de Luxembourg et de l’église décanale de Diekirch, en l’église Saint-Remacle à Spa à 18h30.

 

Mais la Manufacture ne s’arrête pas là, elle a encore des choses à fêter cette année. En effet, le 31 mai à 16h, aura lieu l’inauguration de l’orgue restauré de Nivelles. Et le week-end des 5 et 6 juin ce sera au tour de l’orgue de Mortroux d’être présenté à son public. Les invitations sont donc lancées…

 

Info pratiques :

Adresse du jour : Manufacture d’orgues Thomas, Rue Mathieu Nisen 338, 4970 Ster-Francorchamps

Vendredi 15 mai : 20h Concert en l’église Saint-Félix à Filot par Thomas Deserranno (B)

Samedi 16 mai : 14h Concert en l’église Saint-Remacle à Spa par Maria-Magdalena Kaczor (PL)

16h Concert en l’église Saint-Sébastien à Stavelot par Thomas Ospital (F)                 .

18h Liturgie de louanges en l’église de Ster avec Hans-Georg Reinertz (B)

Dimanche 17 mai : 10h à 17h Journée « Portes Ouvertes »

18h30 Concert en l’église Saint-Remacle à Spa par Maurice Clément (L)

Helmut Lachenmann à l'honneur

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Le Deutscher Musikautorenpreis 2015  sera remis à Helmut Lachenmann pour l'ensemble de son oeuvre, ses réalisations en tant que compositeur pendant cinquante ans et son rôle de professeur de composition et fondateur du style instrumental de la musique concrète. La cérémonie aura lieu à Berlin ce 21 mai.

Les archives Jaques-Dalcroze à Genève

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Empilées, ces archives formeraient une tour aux allures imposantes. Leur destin se jouera entre les murs de la Bibliothèque de Genève.
Avec la donation de ses 5000 photos, de ses 20 volumes de coupures de presse et de 120 cahiers manuscrits par Jaques-Dalcroze, l’institut du même nom lègue aujourd’hui des traces précieuses de son histoire à la Ville de Genève. Imaginée il y a quelques années déjà, l’opération se concrétise enfin, après l’élaboration d’une convention liant les parties concernées.
Chez nous, les conditions d’une conservation idéale n’étaient pas réunies, note la directrice de l’Institut Jaques-Dalcroze, Silvia Del Bianco. Ces archives auraient pu subir des dégâts importants en cas de sinistre.
La donation permettra aussi la valorisation de ce patrimoine à travers, notamment, la numérisation des cahiers manuscrits, témoins précieux de la conception pédagogique de leur auteur et de l’évolution de sa pensée. Cette étape débutera dans la deuxième partie de cette année et elle donnera une visibilité accrue à une institution qui fête en 2015 le centenaire de sa naissance.

Un Américain à Saint-Petersbourg

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Dès septembre prochain, c'est le ténor américain Neil Shicoff (66 ans) qui assurera la direction de l'opéra au Théâtre Mikhaïlovski, à Saint-Pétersbourg.
Shicoff vient de quitter le Staatsoper de Vienne où il a oeuvré pendant 40 ans.

Sol Gabetta en résidence à Dresde

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La violoncelliste franco-argentine -qui vit en Suisse- sera, la saison prochaine, artiste en résidence à l'Orchestre Philharmonique de Dresde et prendra part à la tournée de l'orchestre au Royaume-Uni.
Le compositeur espagnol José María Sánchez-Verdú y sera, lui aussi, en résidence.
Sol Gabetta s'est formée avec David Geringas à Berlin après Ivan Monighetti à Madrid et Bâle. Depuis 2005, elle occupe le poste d'assistante à la Musikhochschule de Bâle.

Après la grève, la réorganisation à Radio France

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Dans Le Monde, Alexandre Piquard et Aleis Delcambre  font le point.

« Comme annoncé par le président Mathieu Gallet le 16 avril dernier, une réflexion a effectivement été engagée sur l’évolution des instances de direction de Radio France dont les conclusions seront présentées dans quelques semaines », a confirmé la direction de l’entreprise publique dans un message interne, le mercredi 6 mai.
Tout en déplorant « des informations parues dans la presse ce matin au sujet de changements présumés au sein du Comité exécutif de l’entreprise ».

Sibyle Veil, actuellement directrice du pilotage de la transformation de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, est pressentie pour rejoindre Radio France. Toutefois, sa venue n’est pas confirmée officiellement. Se posent notamment, selon nos informations, des questions sur le périmètre de ses missions.
Elle a été présentée comme une future « directrice générale » et une remplaçante de Catherine Sueur, l’actuelle directrice générale déléguée, réputée en froid avec M. Gallet. Mais son poste pourrait avoir une envergure un peu moindre. Mme Sueur était numéro deux de l’entreprise sous le président précédent, Jean-Luc Hees.
Sibyle Veil est énarque, issue de la même promotion qu’Emmanuel Macron, le ministre de l’économie, Gaspard Gantzer, le conseiller communication de François Hollande, ou Boris Vallaud, le secrétaire général adjoint de l’Elysée, aussi mari de Najat Vallaud-Belkacem. Elle a été conseillère santé, travail et logement à l’Elysée sous Nicolas Sarkozy. Elle est mariée à Sébastien Veil, lui aussi ancien membre du cabinet du président de la République et petit-fils de la ministre Simone Veil. Elle ne connaît pas le secteur audiovisuel.
Le ministère de la culture de Fleur Pellerin a été informé par Radio France de la possible venue de Mme Veil, mais nie avoir donné une forme d’aval.

D’autres changements possibles

Un autre changement devrait intervenir prochainement : le départ de Jean-Pierre Rousseau, l’actuel directeur de la musique, recruté par Mathieu Gallet. Cette hypothèse avait été évoquée dès fin mars, lors du conflit social qui a débouché sur une grève inédite à Radio France. Jean-Paul Quennesson, délégué Sud de Radio France et corniste à l’Orchestre national, avait qualifié sa direction de « fiasco total ».
Pendant le conflit, l’assemblée générale des grévistes avait aussi visé l’actuel directeur des ressources humaines, Christian Mettot, un des principaux interlocuteurs des syndicats.

Après la crise qui a secoué son autorité, Mathieu Gallet a donc engagé une réflexion sur la gouvernance de Radio France. Avant la sortie de grève, la ministre, Fleur Pellerin, s’était davantage impliquée personnellement, « convoquant » le dirigeant nommé par le CSA et nommant plus tard un médiateur pour renouer le dialogue entre les syndicats et la direction. Après la crise, certains anticipaient que la réflexion évoquée par Mathieu Gallet puisse être l’occasion pour le gouvernement de peser sur la réorganisation de l’entreprise. Il semble plutôt que le président de Radio France étudie sa future direction de son côté, dans la lignée du comité exécutif élargi mis en place à son arrivée.
Pendant ce temps, le médiateur Dominique-Jean Chertier poursuit actuellement la "seconde phase" de sa mission, menant des réunions avec les parties prenantes en vue de la négociation du contrat d’objectifs et de moyens, feuille de route de l’entreprise pour les cinq années à venir. Parmi les chantiers sensibles figurent notamment la réforme des modes de production et la négociation d’un plan de départs volontaires de 300 personnes environ.

Toutefois, la mise en place de ces discussions reste délicate. De source syndicale, un calendrier a été proposé par le médiateur. S’il propose des ateliers sur France Bleu, la musique ou les modes de production, aucun espace de discussion n’est pour le moment prévu sur le plan stratégique de l’entreprise.

ARS IN CATHEDRALI en 2015

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Le festival d’orgue et de musique chorale de l’été à Bruxelles remonte à…1959 !
Convier le public chaque mardi des mois de juillet et d’août, quand la plupart des lieux culturels « traditionnels » sont fermés, est une initiative de Jozef Sluys, emblématique organiste de la Cathédrale pendant plus de quarante ans et décédé il y a quelques semaines.
Les deux organistes actuellement titulaires ont pris sa relève. Xavier Deprez et Bart Jacobs ont apporté leurs touches personnelles et développé d’autres formes artistiques au sein de la Cathédrale (des expositions, du théâtre, de la danse) sous le nom ARS IN CATHEDRALI.
Chaque été, la Cathédrale vit au rythme de concerts où la musique d’orgue trouve une place centrale et les organistes les plus réputés du monde entier y sont invités.
Encore confidentiel ou réservé à un public d’initiés, le festival diversifie sa programmation depuis quatre ans et propose des concerts avec accompagnement d’autres instruments et/ou de musique vocale.
Cette année, les trois axes sélectionnés sont :
- Johann-Sébastian BACH, la référence incontournable
- Le chant choral et l’orgue avec Vox Luminis (en ouverture le 7 juillet) et le Vlaams Radio Koor (en clôture le 25 août).
- Les solistes internationaux et leurs univers respectifs :Ben Van Oosten et Charles-Marie Widor, l’Italien Sergio Militello -organiste de la Cathédrale de Florence- et le répertoire symphonique du XXe siècle...

Le Concours Bechstein: place aux plus jeunes

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La Fondation Carl Bechstein et la Kulturstiftung Schloss Britz proposent, du 16 au 18 octobre prochain, la deuxième édition du Concours Carl Bechstein.
La première édition convoquait les duos de piano. Cette fois, ce sont les duos piano et violon ou violoncelle qui sont appelés à se produire dans deux pièces de caractères bien distincts. Les candidats seront répartis selon quatre catégories d'âges.
Des prix ​​spéciaux distingueront aussi la meilleure interprétation de chacune des deux œuvres imposées qui ont été commandées à deux lauréats du concours national organisé par les Jeunesses Musicales Allemagne.
Les duos candidats doivent être résidents allemands depuis au moins six mois et avoir moins de 18 ans à la clôture des inscriptions, le 15 septembre prochain.

Yannick Nézet-Séguin va quitter Rotterdam

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En 2018, Yannick Nézet-Séguin quittera le Philharmonique de Rotterdam où il est chef principal depuis 2008. Comme Gergiev avant lui, il aura le titre de chef honoraire et y reviendra régulièrement.
Concilier Rotterdam avec ses deux autres postes (Philadelphie et Montréal) est un exercice de haute voltige.
Pour rappel, le Rotterdam Phil a été bousculé récemment par un long conflit avec son directeur général qui a finalement été écarté en Janvier. C'est Hans Pott qui assure l'interim.

Jozef De Witte à l'Orchestre National de Belgique

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Ce sot nos confrères du Soir qui viennent de confirmer la rumeur qui courait ce week-end: le conseil d’administration de l’Orchestre National de Belgique (ONB) a nommé Jozef De Witte directeur général en remplacement d’Albert Wastiaux. L’étonnement vient moins de la personne du nouveau patron qui s’est imposé comme un gestionnaire public à la tête du Centre pour l’égalité des chances -après avoir travaillé pour les restaurants de l’Alma à la KUL, la section flamande d’Amnesty International et l’Opération 11.11.11. C’est plutôt son manque d’expérience du milieu musical qui étonne. Certes, le poste implique de solides exigences managériales. La culture en général, et la musique en particulier, n’en restent pas moins des domaines très spécifiques qui exigent une connaissance intime des rouages et des spécificités des activités gérées.
Un tel choix étonne d’autant plus que la déclaration gouvernementale ne cachait pas son intention de renforcer les synergies entre les institutions musicales fédérales, et notamment entre l’orchestre symphonique de la Monnaie et l’ONB. Un raisonnement qui fait sens s’il s’agit de concentrer les moyens pour doter la capitale de l’Europe de la grande phalange symphonique qu’elle mérite mais qui deviendrait dérisoire s’il ne débouchait que sur une médiocre arithmétique de gestion de ressources humaines. Or, il se fait que l’ONB n’a plus de directeur général et la Monnaie plus de chef : le moment semblait donc opportun d’avancer sur ce projet. Au contraire, les choses traînent et chacun semble se replier sur lui-même, comme le confirme la dernière décision du conseil de l’ONB. Le pari de l’excellence est-il condamné à déboucher sur des querelles dignes de Clochemerle-sur-notes ? On peut espérer le contraire tant la vie musicale bruxelloise mérite mieux. Et les musiciens aussi.