Le Journal

Peter Eötvös,... et de 10 !

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Alan Gilbert et le New York Philharmonic ,en tournée en Europe, créeront ce 1er mai à Cologne le dernier opéra de Peter Eötvös (le 10e!), Senza Sangue. Un opéra en un acte pour deux chanteurs et orchestre qui se fonde sur le roman éponyme d'Alessandro Baricco. Partant des tragédies humaines liées à une guerre civile, il soulève nombre de questions sur le pardon, la vengeance, la rédemption et le sens de la vie.

Au Monde (Ph. Boesmans), meilleure création mondiale

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Quatre ans après après avoir été désignée "Maison d’Opéra de l’année" par Opernwelt, La Monnaie est dotée d'un nouveau prix d'envergure. Dans le cadre des International Opera Awards qui se déroulaient à l'Hôtel Savoy de Londres, le prix de la meilleure création mondiale a consacré Au monde de Philippe Boesmans).
La Monnaie s'en réjouit légitimement, elle qui investit énormément dans les créations. Et personne, ces dernières décennies, n’y a apporté une plus grande contribution que Philippe Boesmans: Le prix qui récompense Au monde est la consécration de dizaines d’années de collaboration. Dans cet opéra basé sur un texte de Joël Pommerat, qui signe en outre la mise en scène, la musique étrange et inquiétante de Boesmans renforce à merveille l’atmosphère d’oppression psychologique qui se dégage de ce huis-clos. Elle est à ce titre emblématique de la théâtralité que le compositeur pose toujours comme principe et qui contribue à faire de lui un des compositeurs d’opéra belges les plus respectés. [...] Ce prix est un formidable encouragement à poursuivre dans la voie d’exploration que nous nous efforçons de suivre et une magnifique reconnaissance du travail accompli quotidiennement par nos équipes.
C'est évidemment ce que les tous les mélomanes souhaitent à notre scène nationale.
Puissent les "autorités compétentes" prendre la mesure des enjeux...
Oscars officieux de l’opéra, les Opera Awards récompensent en effet ce qui s’est vu de meilleur et de plus novateur sur les scènes du monde entier au cours de l’année précédente. Dans une liste de plus de mille noms choisis par des critiques, des musiciens et des lecteurs de lOpera Magazine, une première équipe a sélectionné six nominés par catégorie, soumis ensuite au jugement d’un jury international de spécialistes. Nous apprécions donc ce prix à sa juste valeur : il confirme la place influente que la Monnaie occupe au firmament lyrique parmi les plus grandes maisons internationales, qui ont souvent une meilleure assise financière qu’elle.
Aiguillonnés par cette distinction et cet honneur, nous allons continuer notre chemin et, portés par le goût de la qualité et de l’innovation, poursuivre notre quête de l’opéra de demain.

Prix Maya Plissetskaïa 2015

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La Fondation Internationale Maya Plissetskaïa et Rodion Shchedrin a désigné son lauréat annuel: il s'agit du chorégraphe Gil Roman.
Disciple de Maurice Béjart et du Ballet du XXe siècle, il est, pour la Fondation, "un chorégraphe au talent brillant, un excellent gestionnaire et un attentif gardien de l'héritage de Béjart."
La Fondation Internationale Maya Plissetskaïa et Rodion Shchedrin a été fondée par l'ancien danseuse étoile du Théâtre du Bolchoï et son mari, le compositeur Rodion Shchedrin en 2005 pour soutenir "les jeunes artistes, interprètes, compositeurs, danseurs et écrivains de talent à l'étranger dans les domaines de la danse classique et de la musique" et pour "de promouvoir l'art de la danse de ballet et la composition internationale".

Radieuse Heidelberg

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Le Festival International de Musique du printemps à Heidelberg peut se réjouir: l'édition 2015 est le plus beau succès de ses 19 années d'existence. Avec ses 40.000 mélomanes, il prend la tête des festivals du Bade-Wurtemberg.
Au programme, plus de 100 événements où l'on retrouve András Schiff, Igor Levit, Thomas Hampson et Thomas Quasthoff. Et, sous le nom de "Freedom Festival Daring" un débat d'actualité sur les opportunités et les dangers de la révolution numérique et un appel à la responsabilité de l'Art arts et des artistes en ces temps de bouleversements sociaux.

La musique de film: de l'écriture à la réalisation

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Une conférence de David Reyes pour détailler, exemples à l’appui, les différentes étapes de la conception d’une musique de film de l’écriture des premières esquisses au mixage final de la musique en passant par les maquettes et la préparation des enregistrements. Les spécificités de cette écriture seront abordées de même que les rapports avec le réalisateur et les différents intervenants tout au long du processus. Réponses ensuite aux questions du public.
Violoncelliste né en 1981 à Verviers (Belgique), David Reyes est diplômé de l’IAD (Institut des Arts de Diffusion, Louvain-la-Neuve) comme réalisateur de films, et de l’Ecole Normale de Musique Alfred Cortot (Paris) en composition de musique de film. Après avoir composé pour une quarantaine de courts métrages, il signe son premier long format professionnel en 2006 avec la musique de docu-fiction Paris 2011-La Grande Inondation (Bruno Victor-Pujebet). Suivront de nombreux documentaires. Il rencontre le cinéma en 2007 avec la musique du film Le Renard et l’enfant de Luc Jacquet (2,5 millions d’entrées en salle). En 2011, il signe la musique de Derrière les murs de Julien Lacombe et Pascal Sid, le premier film français tourné en 3D relief et mixé en 7.1. On retrouve David Reyes dans la composition de pièces classiques diffusées en concert ou à la radio : Danse des crabes, Au pied du Mur, Ode to Blue Sea, L’Atlantide. Il a notamment reçu trois fois le Prix de la Ville d’Antibes au Concours international « La musique et le mer » et une nomination aux Jerry Goldsmith Awards pour Before Snowfall. (www.davidreyes.fr)
Info: Namur, IMEP, le 6 mai à 17h30.

Succession de Krivine à Luxembourg

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C'est le chef d’orchestre espagnol Gustavo Gimeno qui succèdera à Emmanuel Krivine à la tête de l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg (OPL) dès le début de la saison 2015-16 et pour quatre ans. Le contrat de Krivine prend fin cet été après huit années à la tête de l’orchestre.
A 37 ans, le jeune chef charismatique a confirmé ces derniers mois sa stature internationale, faisant sensation lors de ses débuts au pupitre du Royal Concertgebouw Orchestra, des Münchner Philharmoniker mais aussi de l’OPL.
«Je me réjouis de travailler avec l’OPL. Il s'agit non seulement de maintenir un lien fort avec son histoire et de viser encore et toujours la qualité, mais aussi de construire son avenir avec ses qualités d’engagement et de détermination. Et tout cela à la Philharmonie Luxembourg, l’une des salles de concerts les plus séduisantes au monde».
C’est en 2012 que Gustavo Gimeno pose les fondations de sa carrière internationale -il est alors assistant de Mariss Jansons. Il renforce en outre son expérience en assistant Bernard Haitink et Claudio Abbado.
Ses débuts au Royal Concertgebouw Orchestra en février 2014 ont été salués avec un enthousiasme peu courant par la presse et le public. Peu de temps après, les demandes provenant des plus grands orchestres se sont mises à affluer. Il s’est illustré en mai dernier en dirigeant les Münchner Philharmoniker en tournée, remplaçant au pied levé Lorin Maazel souffrant. Au cours de la saison 2014-15, il dirige pour la première fois le Radio-Sinfonieorchester du SWR Stuttgart, le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, le Netherlands Radio Philharmonic Orchestra, le City of Birmingham Symphony Orchestra ainsi que le Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra.
Gustavo Gimeno est né à Valence (Espagne) et vit à Amsterdam avec sa famille. Alors musicien dans l’un des meilleurs orchestres au monde (il est premier percussionniste solo du Royal Concertgebouw Orchestra de 2001 à 2013), Gustavo Gimeno commence l’étude de la direction au Conservatoire d’Amsterdam et suit de nombreuses master classes. Et son ouverture d’esprit se révèle dans sa collaboration étroite avec des compositeurs tels que Peter Eötvös, George Benjamin et Pierre Boulez.

Marek Janowski quitte Berlin

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Marek Janowski quittera le Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin à l'été 2016.
Il ne renouvellera pas son contrat.
Âgé aujourd'hui de 76 ans, le chef avait pris l'orchestre en main en 2002.

L'Orchestre National de Lille au stade Pierre Mauroy

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L'Orchestre National de Lille lancera sa 40e saison dans le stade Pierre Mauroy le 17 juillet prochain.
Dirigé par Jean-Claude Casadesus, l'orchestre se produira donc à Villeneuve-d'Ascq, dans le stade qui accueille habituellement les matchs de foot du LOSC, l'équipe de Lille qui évolue en ligue 1.
"C'est la première fois que l'ONL se produira dans ce grand stade et c'est un clin d'oeil au passage à Pierre Mauroy qui a favorisé la création de l'orchestre" a déclaré Nicolas Foulon, chargé des relations de l'ONL avec la presse, en référence à l'action de l'ancien maire de la ville de 1973 à 2001.
Le stade Pierre Mauroy dispose d'un toit amovible pour parer aux intempéries et sera en configuration "Arena" (13 000 places).
Jean-Claude Casadesus, chef d'orchestre et fondateur de l'ONL, y dirigera un ensemble de 100 musiciens, 200 choristes du Choeur régional Nord-Pas de Calas et du Choeur Nicolas de Grigny, avec la soprano Yeree Suh, le contre-ténor Jakob Huppman et le baryton Ales Jenis. Au programme : Fanfare pour précéder la Péri de Paul Dukas, le Boléro de Ravel et Carmina Burana de Carl Orff.

Philippe Jordan à Paris jusqu'en 2021

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Directeur musical de l'Opéra national de Paris jusqu'en 2018, Philippe Jordan vient de signer la prolongation de son contrat jusqu'en 2021. L'Opéra National de Paris n'a visiblement aucune envie de se séparer de son directeur musical. Stéphane Lissner a prolongé son contrat de trois ans, repoussant son terme à juillet 2021.
C'est la deuxième fois que le contrat du chef est prolongé depuis son arrivée à Paris en 2009.

Prix Pulitzer 2015

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La compositrice américaine Julia Wolfe a remporté le Prix Pulitzer de musique 2015 pour sa pièce Anthracite Fields, un oratorio pour choeur et septuor sur les mineurs de charbon de Pennsylvanie au début du XXe siècle.
A 57 ans, Julia Wolfe succède ainsi à Aaron Copland, Charles Ives, Samuel Barber, Eliott Carter ou encore John Luther Adams.