Le Journal

Première tournée européenne de l'Orchestre de Dallas depuis 10 ans

par

L'Auditorium de Saragosse accueille le 3 juin l'Orchestre Symphonique de Dallas pour sa première sortie internationale  avec son chef, Fabio Luisi.

Le concert débutera par What Keeps Me Awake d'Angélica Negrón, compositrice en résidence de l'orchestre, et se poursuivra avec Four Walt Whitman Songs de Kurt Weill, avec le baryton Thomas Hampson en soliste. La 5e Symphonie de Tchaïkovski conclut le programme.

Après Saragosse, l'orchestre américain rejoindra Madrid, puis Francfort, Fribourg, Munich, Hambourg, Vienne, Cologne, Essen et Bruxelles.

 

L'historique Casa Fuentes de Las Palmas accueillera le siège de la Fondation Alfredo Kraus

par

Après plus d'un an de restauration et d'aménagement, et un investissement de plus d'un million d'euros, le Cabildo de Gran Canaria a achevé la rénovation de l'historique Casa Fuentes de Las Palmas, il y a un peu moins d'un mois.
Le gouvernement régional a annoncé qu'elle abritera définitivement le siège de la Fondation Alfredo Kraus.

Le président du Cabildo, Antonio Morales, a précisé que la famille du légendaire ténor avait approuvé cette décision. C'est donc là que sera conservé et exposé le patrimoine de l'artiste, une fois que l'espace aura été aménagé avec les installations nécessaires à cet effet.

 

Mikhail Ivanovitch Glinka, 220 ans

par

Le compositeur russe Mikhaïl Ivanovitch Glinka est né le 1er juin 1804 à Novospasskoïe dans l'actuel oblast de Smolensk en Russie occidentale et mort le 15 février 1857 à Berlin. Il est le fondateur de l'école musicale russe moderne.

Mikhaïl Glinka naît dans le domaine de son père, le capitaine à la retraite Ivan Nikolaïevitch Glinka. Son arrière arrière-grand-père, Wiktoryn Władysław Glinka, était un noble polonais du clan Trzaska. Après la perte de Smolensk par la Pologne-Lituanie en 1654, il se convertit à l’orthodoxie et est intégré à la noblesse russe. Mikhaïl Glinka est élevé jusqu'à l'âge de sept ans par sa grand-mère paternelle, Thècle (Fiokla) Alexandrovna, qui détourne sa mère de l'éducation de son fils. Celui-ci est nerveux et de santé fragile. Mais la jeune paysanne Advotia est chargée de chanter ou de lui raconter des histoires quand il a l'air triste, donc il s'imprègne très tôt de culture populaire. À la mort de sa grand-mère, il est élevé chez ses parents et son père possède une petite troupe de musiciens parmi ses serfs. Il commence le piano et le violon à l'âge de dix ans, d'abord avec une gouvernante allemande, Barbara Klammer. Il est envoyé en 1817 dans la toute nouvelle pension de la noblesse ouverte à Saint-Pétersbourg, où il est instruit par Wilhelm Küchelbecker comme précepteur. Il prend des leçons à Saint-Pétersbourg auprès de Karl Traugott Zeuner (1775-1841) et de John Field (1782-1837). Il fait connaissance à la pension d'Alexandre Pouchkine qui venait rendre visite à l'été 1828 à son jeune frère, Lev Pouchkine, camarade de classe de Glinka. Leur amitié durera jusqu'à la mort du poète.

1822-1835

Ses études finies, Mikhaïl Glinka voyage au Caucase où il s'intéresse aux mélopées orientales qu'il reprendra dans Rouslan et Ludmilla et qu'il lèguera au Groupe des cinq. Travailleur acharné, il compose de la musique de chambre. Il poursuit des études musicales auprès de nombreux professeurs d'Europe centrale et notamment à Berlin avec Siegfried Dehn, ancien élève de Beethoven. Il subit l'influence de l'Allemagne, de la France et de l'Italie où il séjourne en 1830 et 1833 mais, de retour en Russie, il forme le projet de construire une harmonie nouvelle fondée sur les particularités des chants populaires russes. Il apparaît comme le fondateur de l'école russe. Des Allemands, il a appris sa science de l'harmonie (mais il va se forger une harmonie personnelle) et de l'orchestration. En Italie, sa voix de ténor éraillée devient tout à coup très belle, à la suite d'une maladie.

Il est fonctionnaire aux Ponts et Chaussées à Saint-Pétersbourg mais pendant quatre ans seulement.

1836-1844

Ivan Soussasine est créé le 27 novembre 1836 : succès public, mais l'aristocratie russe, au goût italianisant, est choquée par cette « musique de cochers ». Rouslan et Ludmilla est créé le 27 novembre 1842. Cette œuvre qui porte les germes de tout l'opéra russe à venir : triomphe public et critique très sévère.

1845-1857

Il passe deux ans en Espagne jusqu'en 1847. Même s'il repasse en Russie, il séjourne surtout à l'étranger. La vie à Saint-Pétersbourg l'agace, il est éclipsé par les Italiens et sa musique est mal interprétée, mutilée. Il meurt à Berlin le 3 février 1857 d'une maladie de foie.

Son œuvre a une dimension dramatique annonçant Moussorgski et Rimski-Korsakov.

Il est également le contemporain et l'ami d'Alexandre Pouchkine et de Nicolas Gogol. Il encourage la vocation musicale du jeune Balakirev et est le modèle et l'inspirateur direct du Groupe des Cinq.

Glinka est aussi l'auteur de la Chanson patriotique utilisée comme hymne national de la fédération de Russie de 1991 à 2000.

La créativité de Glinka marque le début d'une nouvelle direction dans le développement de la musique en Russie. La culture musicale est arrivée en Russie depuis l'Europe, et pour la première fois une musique spécifiquement russe commence à apparaître, s'appuyant sur la culture musicale européenne, dans les opéras de Mikhaïl Glinka. Différents événements historiques sont souvent évoqués dans la musique, mais pour la première fois ils sont présentés d'une manière réaliste.

 

Josef K. Elsner, 255 ans

par

Józef (Joseph) Elsner, né le 1er juin 1769 à Grodków (alors Grottkau en Silésie), mort le 18 avril 1854 à Varsovie, est un compositeur, théoricien et pédagogue polonais.

Il naît dans une famille catholique de Silésie, province passée en 1742 de la souveraineté autrichienne à celle de la Prusse. Il fait ses études secondaires à Breslau (actuelle Wrocław) et devient musicien, d'abord à Brünn (Brno, alors dans l'empire d'Autriche), puis, en 1792, à Lemberg (actuelle Lviv).
En 1799, il s'installe à Varsovie devenue le chef-lieu de la province de Prusse-Méridionale, formée à la suite du troisième partage de la Pologne (1795). Il travaille aux côtés de Wojciech Bogusławski dans le cadre du Théâtre national polonais, où seront créés ses opéras.

Contrairement à d'autres immigrés prussiens comme E.T.A. Hoffmann avec qui il a aussi collaboré, il ne quitte pas le pays lorsque Napoléon établit le Duché de Varsovie (1807), ni lorsqu'est formé un nouveau royaume de Pologne dévolu au tsar de Russie (1815, congrès de Vienne).

En 1810, Bogusławski crée une École de musique dont, en 1821, Elsner fait le Conservatoire de Varsovie, intégré à l'Université de Varsovie fondée en 1816.
De 1826 à 1829, il compte parmi ses étudiants Frédéric Chopin à qui il donne des leçons particulières de piano depuis 1823 ; dans son rapport de fin d'année 1828-18293, il le qualifie de « génie musical », augurant ainsi la carrière exceptionnelle du jeune musicien. Elsner et Chopin sont par la suite amis et entretiennent une correspondance après le départ du second à l'étranger.

En 1831, à la suite de l'échec de l'insurrection polonaise de 1830-1831, l'Institut de musique est dissout en même temps que l'Université de Varsovie (il sera rétabli seulement en 1861).

 

Melchior Franck, 385 ans

par

Melchior Franck est un compositeur allemand de la Renaissance tardive et du début de l'époque baroque, né à Zittau vers 1579 et mort à Cobourg le 1er juin 1639.
Compositeur prolifique de musique d'église exclusivement protestante, plus spécialement de motets, il a apporté de nombreuses innovations stylistiques de l'école vénitienne.

Comme beaucoup de ses contemporains, on connaît peu de choses du début de sa vie : il est né à Zittau et y a probablement étudié avec Christoph Demantius, puis à Augsbourg, avec Adamus Gumpelzhaimer.

Contrairement à certains de ses contemporains, comme Heinrich Schütz, Franck n'a pas pu partir en voyage d'études en Italie. En 1601, on le retrouve enseignant la musique à Nuremberg où il rencontre Hans Leo Hassler qui lui enseigne le style vénitien polychoral et le style polyphonique de la haute Renaissance, qu'il a incorporé tous les deux dans ses propres compositions. Il devient de ce fait, avec Hassler, un des maîtres allemands de cette seconda pratica.

Nommé en 1602 au poste de maître de chapelle à Cobourg, au service du Prince Johann Casimir, il occupe cette fonction jusqu'à sa mort, survivant aux horreurs de la guerre de Trente Ans.

Compositeur populaire à l'œuvre extrêmement prolifique, Melchior Franck a publié plus de 600 motets polyphoniques ou homophoniques, répartis sur plus de 40 livres. Il est également l'auteur de musiques profanes diverses, vocales et instrumentales. On lui doit notamment une des premières versions de « Mon beau sapin ».

Akira Ifukube, 110 ans

par

Akira Ifukube ( – ) est un compositeur japonais de musique classique et de musique de film, surtout connu pour son travail sur la bande-son des films de Godzilla.

Akira Ifukube naît à Kushiro sur l'île japonaise d'Hokkaidō. Il est le troisième enfant d'un prêtre shintoïste. La majeure partie de son enfance se déroule dans une région habitée par des Japonais et des Aïnous que son père fréquente, ce qui est contraire aux usages des Japonais de l'époque.

Akira Ifukube est fortement influencé par les traditions musicales des deux peuples et il étudie le violon et le shamisen. Sa première rencontre avec la musique classique a lieu à son entrée à l'école secondaire à Sapporo, capitale d'Hokkaido. La légende veut qu'Akira Ifukube ait décidé de composer à l'âge de quatorze ans, après avoir entendu une radiodiffusion du Sacre du printemps d'Igor Stravinsky (il citera aussi Manuel de Falla comme l'un de ses inspirateurs.).

Akira Ifukube poursuit ensuite des études de sylviculture à l'Université de Hokkaidō et compose à ses moments perdus. Il sera ensuite reconnu comme le premier d'une série de compositeurs japonais autodidactes, tel Toru Takemitsu et Takashi Yoshimatsu. Sa première pièce, Suite Bon Odori, est pour piano solo. Ce morceau est dédié au pianiste George Copeland qui vivait en Espagne.
Atsushi Miura, musicologue et ami de Ifukube à l'Université envoie une lettre de fan à Copeland. Copeland répond : « C'est merveilleux que vous ayez écouté mon disque alors vous vivez au Japon de l'autre côté de la Terre. J'imagine que vous pouvez composer. Envoyez-moi des partitions pour piano. » Alors Miura qui ne compose pas présente Ifukube et son morceau à Copeland. Copeland promet de le jouer mais la correspondance s'arrête là à cause de la guerre d'Espagne.

Akira Ifukube perce en 1935 quand sa première composition pour orchestre, Rhapsodie japonaise, gagne le premier prix dans un concours international de jeunes compositeurs organisé par Alexandre Tcherepnine. L'année suivante, il étudie les compositions occidentales modernes, pendant que Tcherepnin visite le Japon.
En 1938, sa Suite pour Piano obtient une mention honorable au festival ICSM de Venise.
À la fin des années 1930, sa musique est souvent jouée en Europe, notamment la Rhapsodie japonaise.

Après la fin de ses études à l'Université, il travaille comme officier des forêts où il gère le bois de construction. Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, il est utilisé par l'armée impériale japonaise pour étudier l'élasticité et la résistance aux vibrations du bois. Il y subira une exposition à des radiations par le travail sans protection avec des rayons X (économies budgétaires faites à la fin de la guerre).
C'est alors qu'il doit abandonner le travail en forêt et devenir un compositeur professionnel et enseignant. Il passera quelque temps à l'hôpital à cause des radiations qu'il a subies. Sa surprise sera sans doute de taille quand ce sera précisément une de ses marches diffusée à la radio qui introduira l'arrivée du général Douglas MacArthur pour ratifier la reddition japonaise.

De 1945 à 1953, il enseigne à l'École de musique de Tokyo (Université des arts de Tokyo), période à laquelle il compose sa première musique de film pour The End of the Silver Mountains (1947).
Dans les quinze années suivantes, il compose plus de 250 musiques de film, dont la plus remarquée est sans doute celle de Godzilla (1954) ainsi que King Kong contre Godzilla (1962). Akira Ifukube crée aussi le rugissement de Godzilla - produit en frottant un gant de cuir recouvert de résine sur les cordes détendues d'une contrebasse - et ses bruits de pas (en frappant un boîtier d'amplificateur).

Malgré sa réussite financière avec la musique de film, son premier amour reste la composition de musique classique. En 1974, il retourne enseigner au Collège de musique de Tokyo et devient président du collège l'année suivante.
En 1987, il démissionne pour devenir président du Collège du département d'ethnomusicologie.

Il publiera Orchestration, un important ouvrage (1 000 pages) de théorie musicale.

Le gouvernement japonais l'a décoré de l'ordre de la Culture et de l'ordre du Trésor sacré.

Il est mort à Tokyo d'un syndrome de défaillance multiviscérale à l'âge de 91 ans.

Auguste Durand, 115 ans

par

 

Il étudie l'orgue avec François Benoist et pratique cet instrument en 1849 à Saint-Ambroise, puis à Sainte-Geneviève, Saint-Roch et Saint-Vincent-de-Paul (1862-1874). Parallèlement, il devient critique musical et compose. Deux morceaux sont populaires : sa chaconne et sa valse pour piano. C'est lui qui inaugure le grand-orgue de l'église Notre-Dame de Bergerac en 1867.

Avec Louis Schönewerk, facteur de piano associé à six autres commanditaires, ils fondent la société Durand-Schönewerk & Cie en  et acquièrent l'important fonds Flaxland créé en 1847. L'entreprise s'établit au 4, place de la Madeleine.

À la suite d'un litige avec les six associés, la société est dissoute le  et mise en vente sur adjudication en . Auguste Durand et Schönewerk rachètent le fonds dans sa totalité et ils reconstituent une société pour cinq ans en y associant le fils, Jacques Durand.

En , il remplace Schönewerk et un changement de raison sociale s'opère pour se nommer : A. Durand & fils qui deviendra à la mort d'Auguste Durand & Cie.

 

Vratoslav Lisinski, 170 ans

par

Vatroslav Lisinski, né le  à Zagreb et mort le  dans cette même ville, est un compositeur croate.

Vatroslav Lisinski est né sous le nom d'Ignatius Fuchs. Il était le fils d'Andrija Fuchs, un boucher et commerçant, et d'Anka Kovačić. Il avait un demi-frère, Josip, et une sœur, Marija. Il a été baptisé à l'église Saint-Marc de Zagreb.

Il a fréquenté l'école primaire et le lycée classique à Zagreb, où il a montré un intérêt pour la musique. Il a appris le piano, le violon et le chant avec différents professeurs, dont Juraj Wisner-Morgenstern qui lui a enseigné l'harmonie et le contrepoint.

Il a poursuivi ses études à l'Académie royale des sciences de Zagreb où il a obtenu un diplôme de philosophie en 1840 et de droit en 1842. Il a travaillé comme greffier au bureau du ban de Croatie.

Il a été influencé par le mouvement illyrien, qui visait à promouvoir la culture et la langue croate. Il a changé son nom en Vatroslav Lisinski, qui signifie "fils du feu" en croate. Il a fondé la première société chorale illyrienne et a dirigé plusieurs concerts patriotiques.

Il a commencé à composer des airs, des chorales, des pièces pour piano et des œuvres symphoniques. Il a été inspiré par le folklore croate, la musique classique européenne et l'orientalisme. Il a écrit sa première chanson, Iz Zagorja, en 1841, sur un poème de Pavao Štoos. Il a ensuite composé Prosto zrakom ptica leti, une chanson de salut à Ljudevit Gaj, le chef du mouvement illyrien.

Il est considéré comme le fondateur de la musique orchestrale croate et le premier compositeur d'opéra croate. Son œuvre la plus célèbre est Ljubav i zloba (L'amour et la malice), créée en 1846, est une histoire d'amour tragique sur fond de rivalité familiale. Le livret de cet opéra a été écrit par Josip Car et Dimitrija Demeter, sur une idée d'Alberto Štriga, un ami et chanteur amateur de Lisinski. La première de cet opéra a été un événement historique pour la culture croate, car elle a exprimé les idéaux illyriens et le sentiment national.

Lisinski a également composé une autre opéra, Porin, qui n'a jamais été joué de son vivant. Il a achevé la composition de cet opéra en 1851, après avoir séjourné à Prague, où il a étudié l'orgue et la composition.

Lisinski est mort à Zagreb le 31 mai 1854, à l'âge de 34 ans, des suites d'une tuberculose. Il a été enterré au cimetière de Mirogoj. Une salle de concert à Zagreb, Koncertna dvorana Vatroslava Lisinskog, porte son nom.

Joseph Haydn, 215 ans

par

Franz Joseph Haydn, né le  à Rohrau sur la Leitha en Basse-Autriche et mort le  à Vienne, incarne le classicisme viennois au même titre que Mozart et Beethoven, les trois compositeurs étant regroupés par la postérité sous le vocable de « trinité classique viennoise ».

La carrière musicale de Joseph Haydn couvre toute la période classique, allant de la fin de la musique baroque aux débuts du romantisme. Il est à la fois le pont et le moteur qui a permis cette évolution. L'image du « papa Haydn » ne vient pas des titres de « père de la symphonie » ou « père du quatuor à cordes » généreusement décernés au XIXe siècle et même de nos jours. La création de ces genres relève d'une genèse un peu plus complexe, mais Haydn a très largement contribué à leur émergence et leur consolidation.

Louise Farrenc, 220 ans

par

Née à Paris le 31 mai 1804 et morte, à Paris aussi, le 15 septembre 1875, elle est la fille du sculpteur Jacques-Edmé Dumont, et sœur du sculpteur Auguste Dumont. Sa mère Marie Elizabeth Louise Courton est apparentée aux peintres Coypel.

Elle reçoit ses premiers cours de piano d'Anne Elizabeth Cécile Soria qui fut une élève de Clementi. Elle aurait eu aussi (selon Fétis) Hummel et Moscheles comme professeurs.

En 1819, elle étudie l'harmonie et la composition avec Reicha (1770-1836) alors professeur au Conservatoire de Paris. Elle interrompt momentanément les études quand elle se marie en 1821 avec le flûtiste, compositeur et éditeur de musique Aristide Farrenc (1794-1865).

Louise Farrenc reprend ses études avec Reicha. Sur la recommandation d'Halévy, elle est professeur de piano de la Duchesse d'Orléans en 1842 ; la même année, elle est nommée professeur de piano au Conservatoire national de Paris.

Elle se ne se produit plus que rarement et se consacre à la composition.

Son mari cherche à faire jouer ses oeuvres, et ils projettent ensemble une monumentale anthologie de musique pour piano en 23 volumes couvrant le répertoire du XVIe siècle au milieu du XIXe siècle, "Le Trésor des pianistes" qu'elle achève seule après la mort d'Aristide Farrenc en 1865.
En 1861 et en 1869 elle reçoit le Prix Chartier de l'Académie des Beaux-Arts
En 1870, elle organise avec ses élèves un concert avec les oeuvres de l'anthologie au programme.

Contrairement à l'air du temps, elle n'écrit pas d'œuvres lyriques. Elle compose de la musique de chambre, beaucoup pour le piano. Des quatuors, des quintettes. Elle a à son actif trois symphonies. Certaines de ses oeuvres sont publiées sous le nom de son mari, ce qui rend les identifications difficiles.

Son Air russe varié pour le pianoopus 17, suscite une critique positive de la part de Robert Schumann. Sa Seconde Ouverture est créée sous la direction d'Habeneck par la Société des Concerts du Conservatoire. Sa Première symphonie opus 32 est donnée avec succès le 23 février 1845 à Bruxelles et au Conservatoire de Paris le 17 avril.  On entend également au Conservatoire la deuxième symphonie le 3 mai 1846 et la troisième le 22 avril 1849. Son plus grand succès est la Nonette en mi bémol majeur opus 38, donnée à la Salle Erard le 19 mars 1850.