Le Journal

Deux premières mondiales pour l'Orchestre Philharmonique de Duisbourg

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Deux créations sont au centre du 9e concert philharmonique de l'Orchestre Philharmonique de Duisbourg: l'Ouverture de Herman Severin Løvenskiold pour la tragédie de Schiller La Pucelle d'Orléans ainsi que le concerto pour violon de Manfred Trojahn avec la soliste Antje Weithaas, avec laquelle il a réalisé la nouvelle version.
Alors que le compositeur contemporain Manfred Trojahn est déjà bien connu du public de Duisbourg depuis la saison dernière, le Danois Løvenskiold est resté jusqu'à présent un inconnu dans le monde des concerts. Son Ouverture sera donc exhumée comme un trésor d'archives lors du 9e concert philharmonique par l'Orchestre philharmonique de Duisbourg sous la direction du GMD Axel Kober.

L'œuvre a été sélectionnée dans le cadre du "Call for Music" que l'orchestre a lancé pour la première fois en 2021 afin d'élargir le répertoire symphonique. Des musicologues et musiciens internationaux peuvent régulièrement proposer des œuvres oubliées à la reprise dans le cadre du "Call for Music". L'œuvre de Løvenskiold a probablement dormi pendant plus de 180 ans dans les archives -en dernier lieu sous forme de manuscrit dans le fonds Mendelssohn de la Bodleian Library à Oxford. En effet, Felix Mendelssohn Bartholdy a été prié par le compositeur de dédicacer l'œuvre. Il accepta, parcourut l'œuvre "avec beaucoup de plaisir" et voulut la faire jouer au Gewandhaus. Mais cela ne s'est jamais produit, si bien que l'Orchestre Philharmonique de Duisbourg l'interpréte pour la première fois.

"Mazeppa" de Franz Liszt, 170 ans

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Mazeppa est un poème symphonique daté de 1851. La première audition a lieu au théâtre de la Cour de Weimar le 16 avril 1854 sous la direction du compositeur.

Liszt composa ce poème symphonique en utilisant sa Quatrième Étude d'exécution transcendante de 1839. La finalité de cette œuvre était de transposer en musique le trente-quatrième poème des « Orientales » de Victor Hugo, inspiré par Ivan Mazepa, héros national ukrainien. Liszt a retenu trois éléments de cette histoire :

- la course folle sur le dos du cheval ;
- la chute qui semble annoncer la mort ;
- le réveil et le triomphe.

"Le Prophète" de Giacomo Meyerbeer, 175 ans

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Le Prophète est un grand opéra en cinq actes sur un livret d'Eugène Scribe et Émile Deschamps d'après l' « Essai sur les mœurs et l'esprit des nations » (1756) de Voltaire. L’intrigue est inspirée de la vie de Jean de Leyde, chef protestant des anabaptistes et auto-proclamé « roi de Sion ». L’action se déroule au XVIe siècle à Dordrecht en Hollande et à Münster en Allemagne.

Créé en français à l’Opéra de Paris, salle Le Peletier, (rebaptisé Théâtre de la Nation après la révolution de 1848) le 16 avril 1849 en présence entre autres de Chopin, Verdi, Théophile Gautier, Delacroix, Tourgueniev et Berlioz, puis en anglais le 24 juillet au Covent Garden de Londres, en allemand l'année suivante à Hambourg, ainsi qu'à Vienne, Lisbonne, Anvers, La Nouvelle-Orléans, Budapest, Bruxelles, Prague, Bâle… c'est un énorme succès qui porte la gloire de Meyerbeer à son apogée. Le compositeur est ainsi le premier Allemand à être nommé Commandeur de la Légion d'Honneur. Il engrange la somme considérable de 44 000 francs (environ 243 500 euros) de droits d'auteur pour la publication de la partition. La centième représentation a lieu après 27 mois, la trois-centième après 273 mois le 15 janvier 1872. L'œuvre est reprise en 1876 au Palais Garnier et 573 représentations seront données jusqu'en 1912. Au XXe siècle, les interprétations du rôle de Fidès par Marilyn Horne sont restées mémorables.

« Archétype du grand opéra », l’œuvre « demeure un drame fascinant, stupéfiant commentaire sur les affaires du siècle, incontournable élément du panorama lyrique de son époque, ainsi que l’occasion d’un spectacle vocal et théâtral incomparable », dont « rien ne justifie son absence du répertoire ».

En 2017, le Deutsche Oper de Berlin, après avoir proposé les années précédentes Les Huguenots et Vasco de Gama, donne une nouvelle production confiée à Olivier Py, du Prophète. C'est Gregory Kunde qui tient le rôle-titre aux côtés de la Fidès de Clémentine Margaine.

En 2023, le Prophète fait une entrée remarquée au Festival d'Aix-en-Provence, dans une version de concert avec le London Symphony Orchestra sous la direction de Sir Mark Elder, John Osborn dans le rôle-titre et Elizabeth DeShong dans celui de Fidès.

Henry Mancini, 100 ans

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Henry Mancini était l'un des plus grands compositeurs américains.

Ses parents avaient quitté l'Italie pour les États-Unis avant la Première Guerre mondiale. Henry a commencé à jouer du piano à l'âge de douze ans. Après le lycée, il est allé à la Juilliard School of Music de New York. Le big band, le swing et le jazz étaient sa patrie d'élection artistique.
Dès les années quarante, il a été en contact avec les grands noms du swing et du jazz de son époque, dont Benny Goodman. En 1946, il rejoint le Glenn Miller Band nouvellement formé.
Après la guerre, il a pris des cours de composition, notamment avec Ernst Krenek et Mario Castelnuovo-Tedesco.
À partir de 1952, il a collaboré en tant que compositeur et arrangeur avec divers studios de cinéma et a créé des musiques de film dans tous les genres, ce qui lui a valu au total 18 nominations aux Oscars et quatre Oscars.
Parmi ses compositions les plus connues figurent la musique du film La Panthère rose, avec son célèbre thème, ainsi que Moon River, tirée de la musique du film Breakfast at Tiffany.
Dès les années 1960, Mancini était régulièrement invité à diriger les grands orchestres symphoniques américains et européens, où il interprétait ses propres compositions et des morceaux populaires de ses collègues de la musique de film.

Henry Mancini est décédé le 14 juin 1994 et aurait fêté son 100e anniversaire ce 16 avril.

Prolongation pour Joshua Bell

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Le violoniste Joshua Bell a été reconduit dans ses fonctions de directeur musical de l'Academy of St Martin in the Fields jusqu'en août 2028 le jour où l'on célèbre le centenaire de Sir Neville Marriner.

Pour ses 20 ans, le Lille Piano(s) Festival offre un Marathon Mozart

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Les 20 ans du festival c’est :

  • Plus de 70 artistes invités pour près de 48 heures de musique en 4 jours
  • 2 orchestres : l’Orchestre National de Lille et pour la première fois l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie
  • L’intégrale des sonates pour piano de Mozart
  • 1 collectif de graffeurs autour d’un portrait original de Mozart
  • 1 choeur de chambre – Septentrion - pour un Requiem surprenant mêlant chef-d’oeuvre et création contemporaine
  • 2 ciné-concerts dont un incontournable de Chaplin et le film-documentaire Samsara
  • 1 spectacle musical
  • Les élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional de Lille
  • Les étudiants de l’ESMD Ecole Supérieure Musique et Danse Hauts-de-France - Lille
  • Des animations musico-sportives par la compagnie Les Pianos Mobiles
  • Des conférences et clés d’écoute par l’historien de l’art Emmanuel Grégoire avec « La Minute Mozart » et « Mozart en mots »
  • Et des moments festifs avec les plus grands pianistes de la scène actuelle !

Symphonique / Récitals / Classique / Jazz / Musique du monde...

 

Avec

Rémi Aguirre Zubiri / Pierre-Laurent Aimard / Michel Alibo / Andy Berald-Caleto / Airelle Besson / Alexandre Bloch / Luc Brame / Lyvio Calodat / Mario Canonge / Jean-Claude Casadesus / Kevin Chen / Antoine Chenuet / Laurent Clipet / Cécile Cuvelier / Thibault De Damas / Delphine & Axel Deau & Nouveau / Maxime Delporte / Arnaud Dolmen / Noam Duboille / David & Thomas Enhco / Garcia Etota Ottou / Marc Euvrie / Simon Fache / Alienor Feix / Jonathan Fournel / Elvin Galland / Stéphane Galland / Gautier Garrigue / Macha Gharibian / Emmanuel Grégoire / Clara Guillon / Francois-Frédéric Guy / Arnaud Havet / Karsten Hochapfel / Louise Jallu / Masaya Kamei / Christine & Nicolas Lajarrige & Fehrenbach / Adam Laloum / Paul Lay / Grégoire Letouvet / Fabrice L’Homme / Rodolphe Menguy / Jean-Frédéric Molard / Tom Moretti / Florent Nisse / Dre Pallemaerts / Rémi Panossian / Alexandre Perrot / Frédéric Petitprez / Abdel Rahman El Bacha / Kenny Ruby / Hans Ryckelynck & Jean-Michel Dayez / Artavazd Sargsyan / Martin Schiffmann / Herbert Schuch / Sophye Soliveau / Lionel Suarez / Justin Taylor / Charles Thuillier / Cedric Tiberghien / Vladimir Torres / Anna Tsybuleva / Eric Turpaud / Louise Van Den Heuvel / Fanny Vicens / Manuel & David Vieillard & Salmon / Florent Vincenot / Vanessa Wagner / Joshua Weilerstein

 

Tous les rendez-vous sur www.lillepianosfestival.fr et en vidéo ICI

Printemps généreux à l'Imep

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Portes ouvertes de l'IMEP
Samedi 20 avril de 10h à 16h
A la rencontre des professeurs et assistez à des concerts.
https://www.imep.be/evenements/portes-ouvertes-de-limep/


Concert de Gala Puccini & Tchaïkovski -
Dernières places!
Samedi 20 avril 2024 à 20H00 - Grand Manège - Namur Concert Hall, rue Rogier, 82 - 5000 Namur
https://www.imep.be/evenements/gala-puccini-et-smetana-par-lorchestre-symphonique-de-limep/


Concert du choeur pop et du grand choeur de l'IMEP
Mercredi 24 avril 2024 - Jeudi 25 avril - Vendredi 26 avril à 20H00 - Salle de concert de l'IMEP
https://www.imep.be/evenements/concert-le-choeur-pop-et-le-grand-choeur-de-limep/


H
arp Spring Days
Samedi 27 avril 2024 et dimanche 28 avril 2024 - Salle de concert de l'IMEP
https://www.imep.be/evenements/conferences-et-concert-harp-spring-days/

Nouveau chef de choeur au Metropolitan Opera

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Le chef du chœur de l'Opéra de Francfort, Tilman Michael (49 ans), part pour le Metropolitan Opera de New York où il prendra la direction du chœur à partir de la saison prochaine. Michael succède à Donald Palumbo, qui a dirigé le chœur pendant 17 ans.

Tilman Michael est directeur du chœur de l'Opéra de Francfort depuis 2014. Auparavant, il occupait ce poste au Nationaltheater de Mannheim.
Immédiatement après ses études, il a été engagé comme deuxième chef de chœur à l'Opéra national de Hambourg. Pendant plus de dix ans, il a également été l'assistant du chef de chœur au Festival de Bayreuth.
Il s'est produit aux opéras d'Amsterdam, de Dresde, de Munich, de Moscou, de Stuttgart et de Vienne, ainsi qu'auprès du Chœur de chambre philharmonique d'Estonie et des chœurs radiophoniques de BR, MDR, NDR et WDR. Il a en outre donné des concerts avec différents ensembles vocaux dans 25 pays (Europe, Asie et Amérique du Sud).
En tant que chef de chœur, Tilman Michael s'est investi dans plus de 150 opéras différents.

Il est chargé de cours et membre du jury du forum des chefs d'orchestre du Conseil allemand de la musique.

Alevtina Ioffe, nouvelle cheffe de l'Opéra de Berne

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Le co-directeur de l'opéra et chef d'orchestre Nicholas Carter quittera ses fonctions à l'été 2025, après quatre ans passés à Berne. Pour lui succéder, le choix s'est porté sur Alevtina Ioffe, très demandée au niveau international.

Alevtina Ioffe est considérée comme l’une des cheffes les plus prometteuses de sa génération.
Elle débute sa carrière internationale en 2018, en réussissant ses débuts au Deutsche Oper de Berlin, en dirigeant Le Lac des cygnes de Tchaïkovski, qui lui vaut immédiatement une nouvelle invitation. En avril 2019, elle fait ses débuts au Bayerische Staatsoper de Munich avec le double programme Iolanta de Tchaïkovski et Mavra de Stravinsky, mis en scène par Axel Ranisch, filmé puis diffusé en DVD. Le succès de cette production lance la carrière internationale d’Alevtina Ioffe, qui débute en Allemagne : durant la saison 2020-21, elle se produit pour la première fois au Komische Oper de Berlin avec une nouvelle production de La Grande-duchesse de Gérolstein de Jacques Offenbach, mise en scène par Barrie Kosky et elle est réinvitée en 2022 pour Les contes d’Hoffmann.
Malgré la pandémie, deux débuts importants à noter : à l’Opéra de Stuttgart, avec une nouvelle production de Hansel et Gretel, et à l’Opéra de Seattle, en dirigeant Les noces de Figaro, lançant ainsi sa carrière aux États-Unis.

Née à Moscou, Alevtina Ioffe étudie la direction de chœur, l’art vocal classique et le piano à l’Institut musical et pédagogique d'État Ippolitov-Ivanov à Moscou ; elle est diplômée de la Faculté de direction d’orchestre et d’opéra du Conservatoire Tchaïkovski à Moscou alors dirigé par Vladimir Ponkin. Après son expérience de cheffe assistante de Donald Runnicles à l’Opéra de San Francisco, elle obtient, en 2009, le troisième prix du concours de direction Victor de Sabata à Trieste en Italie, avec une mention spéciale de l’orchestre.

Entre 2008 et 2011, Alevtina Ioffe dirige le Théâtre académique musical Stanislavsky et Nemirovich-Danchenko de Moscou et elle est régulièrement invitée à diriger le Teatro Massimo Bellini à Catane et le Teatro Verdi à Trieste en Italie, ainsi que le Staatstheater d’Oldenbourg en Allemagne.
Entre février 2021 et juin 2022, Alevtina Ioffe est directrice musicale du Théâtre Mikhailovsky à St. Petersbourg ; elle est la première femme à diriger une importante institution musicale en Russie.
Jusqu’en 2021, elle est aussi directrice musicale du Théâtre national de ballet et d'opéra pour les jeunes Natalia Sats à Moscou, poste qu’elle a occupé pendant plus d’une décennie.

En 2016, elle fait sa première apparition au Festival de Perm en Russie, avec Denis Matsuev et les lauréats du concours Tchaïkovski, à la direction de l’Orchestre national de Russie. En septembre 2020, Alevtina Ioffe dirige pour la première fois l’Orchestre National de Lille, où elle se produira à nouveau en mars 2023. Elle fait ses débuts à la Philharmonie de Paris en octobre 2021, à la direction de l’Orchestre national d’Île-de-France, et est immédiatement ré-invitée pour les saisons 2022-23 et 2023-24. Il en est de même à la Staatskapelle de Weimar, où elle se produit en juin 2022 et reçoit aussitôt une nouvelle invitation pour la saison 2022-23.

La saison dernière est marquée par ses débuts au Teatro Filarmonico de Vérone avec La Bohème, à l’Opernhaus de Zurich avec un nouveau ballet, avec l’Orchestra della Toscana et l’Orchestre du Teatro Lirico di Cagliari en Sardaigne pour des programmes symphoniques, ainsi que par son retour aux États-Unis pour une nouvelle production de La Bohème au Washington National Opera.

Le chef hispano-américain François López-Ferrer, lauréat du Prix Solti 2024

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François López-Ferrer, fils de Jesús López Cobos, s'est vu décerner le prix Solti 2024, assorti d'une bourse de 30 000 euros.
Chef en résidence à l'Académie de l'Opéra de Paris, il rejoint une liste de jeunes chefs d'orchestre -âgés de moins de 36 ans au moment de l'attribution de la bourse- soutenus et promus par l'organisation, tels que Karina Canellakis, Cristian Macelaru, Eric Nielsen ou Gemma New.

Penny van Horn, présidente du conseil d'administration de la Solti Foundation, a déclaré : La Solti Foundation USA est ravie d'annoncer que François López-Ferrer est le quinzième lauréat du Sir Georg Solti Conducting Award . François s'est distingué parmi des candidats très compétitifs. Il est un brillant exemple de travail, de talent et d'engagement dans le domaine de la musique symphonique et de l'opéra.