Le Journal

Hommage à Peter Eötvös

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L'Orquesta Nacional de España rend hommage au chef d'orchestre et compositeur Peter Eötvös, l'un des noms les plus connus de la création musicale de ces dernières décennies, décédé en mars dernier à l'âge de 80 ans. Il le fera par ses concerts Symphonic 19, initialement programmés sous sa direction et qui auront lieu les vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 mai à l'Auditorio Nacional de Música.

Le chef d'orchestre français Pierre Bleuse dirigera l'ensemble en conservant le programme original prévu par Peter Eötvös, conçu comme un jeu de miroirs entre les musiques de deux compositeurs fascinés par la réalité imaginée et la fantaisie : Peter Eötvös et Claude Debussy. Il débutera par deux œuvres d'Eötvös, Sirens' Song et Concerto pour violon et orchestre n°3, "Alhambra", ce dernier étant interprété par la violoniste Isabelle Faust, qui l'a créé il y a quelques années au Festival de Grenade. Il sera suivi de Preludio a la siesta de un fauno et d'Iberia de Debussy.

 

Le bicentenaire de la 9e Symphonie de Beethoven sur Musiq3

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Ce mardi 7 mai, Musiq3 célèbre le bicentenaire de la 9ème symphonie de Beethoven, avec une programmation et des émissions spéciales, des concerts et une série de 9 podcasts réalisés avec les MFP (médias francophones publics), diffusés durant la journée et disponibles sur Auvio : la 9ème vue par les artistes, par les musiciens, par les philosophes, par Beethoven lui-même… un régal !

Un opéra sur Alma Mahler à la Volksoper de Vienne

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La compositrice israélienne Ella Milch-Sheriff créera un opéra sur Alma Mahler à la Volksoper de Vienne la saison prochaine.

"Alma représente comme aucune autre, l'image de la sensualité et le symbole de la Vienne fin-de-siècle. Le nouvel opéra se concentre sur un aspect qui a jusqu'à présent reçu peu d'attention dans les nombreuses adaptations artistiques de la biographie d'Alma Mahler-Werfel : Alma, la mère.

L'oeuvre sera mise en scène par Ruth Brauer Kvan et dirigée par Omer Meir Wellber.

Anthony Hopkins sera Haendel dans le nouveau film "The King of Covent Garden".

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Le producteur Embankment Films a annoncé un nouveau film avec l'acteur Anthony Hopkins, avec lequel il a déjà produit le très réussi "The Father" in 2020, lauréat de l'Oscar du meilleur scénario adapté et, précisément, du meilleur acteur pour le travail de Hopkins.

À cette occasion, Hopkins, l'un des acteurs les plus connus du grand écran pour des films tels que "Le silence des agneaux", "Dracula" de Bram Stoker, "The Elephant Man", "What Remains of the Day" et "Return to Howards End", entre autres, se glissera dans la peau du compositeur George F. Haendel.
Le film, intitulé "The King of Covent Garden", racontera l'histoire de la période durant laquelle le musicien a écrit son Messie.

 

Le flamenco parmi les thèmes du Festival Martha Argerich 2024 à Hambourg

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"Respirer l'esprit d'un voyage de découverte", tel est  le thème de l'édition 2024 du Festival Martha Argerich, organisé par l'Orchestre symphonique de Hambourg depuis 2018.

Le Festival, qui comprend un total de dix concerts du 20 au 30 juin, comptera parmi les artistes invités les pianistes Stephen Kovacevich et Sergio Tiempo, les violonistes Gil Shaham et Janine Jansen, les violoncellistes Mischa Maisky et Edgard Moreau, le clarinettiste Pablo Barragán et le contrebassiste Haggai Cohen-Milo.

Le deuxième concert (21 juin) comprendra une deuxième partie consacrée au flamenco et au jazz, avec pour protagonistes la cantaor Rafita de Madrid, le bailaor Nino de Los Reyes et le pianiste Álex Conde, après une première partie classique au cours de laquelle Argerich interprétera des œuvres de Schumann, Beethoven et Chostakovitch avec Janine Jansen et Mischa Maisky.

 

Jurgis Karnavičius, 140 ans

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Il y a des compositeurs peu connus, et il y a des compositeurs inconnus. Et -sauf pour ceux qui auraient une connaissance encyclopédique de la musique lituanienne du début du XXe siècle- Jurgis Karnavičius fait partie de ces derniers (même si l’encyclopédie musicale allemande en ligne MGG lui consacra un -très- bref article en 2003 et que l’année suivante vit la parution d’une biographie en lituanien).

Né à Kaunas en 1884 dans une Lituanie qui faisait encore partie de l’Empire russe, Karnavičius grandit à Vilnius qu’il quitta ensuite pour faire des études de droit à l’Université de Saint-Pétersbourg dont il sortit diplômé en 1908. Il suivit en même temps des cours de composition en privé et intégra ensuite le Conservatoire de Saint-Pétersbourg où il compta parmi ses maîtres Liadov (contrepoint), Maximilian Steinberg (composition) ainsi que Rimsky-Korsakov et Glazounov (instrumentation). A peine ses études terminées en 1912, Karnavičius enseigna la théorie musicale dans cette même institution de 1912 à 1914. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il fut fait prisonnier en 1915 et resta en captivité à Vienne jusqu’à la fin du conflit.  Rentré à Petrograd (comme avait été rebaptisée Saint-Pétersbourg), il reprit son enseignement au Conservatoire de 1918 à 1927, la ville changeant à nouveau de nom en 1924 pour s’appeler Leningrad.

Très actif dans la vie musicale de l’ancienne capitale russe, il participa en 1926 à la création de l’Association pour la musique contemporaine de Leningrad tout en s’en tenant à une approche relativement traditionaliste dans ses compositions instrumentales et vocales.

En 1927, Karnavičius décida de rentrer en Lituanie -à présent indépendante- avec sa famille. Ceci alla de pair avec son souhait de se positionner comme un compositeur véritablement lituanien, comme en témoigne son opéra Grazina, premier opéra écrit en lituanien après l’indépendance et dont la première eut lieu en 1933 à Kaunas -capitale du nouvel Etat, Vilnius se retrouvant à l’époque en Pologne- où le compositeur s’était établi à son retour de Pétersbourg. Nommé professeur de composition au Conservatoire de Kaunas, il y enseigna jusqu’à sa mort en 1941.

Si la réputation de Jurgis Karnavičius dans la Lituanie de l’entre-deux-guerres reposa largement sur ses opéras (le second, Radvila Perkūnas, fut créé en 1937), ses oeuvres antérieures -dont ses quatre quatuors à cordes- furent largement oubliées.

Hans Pfitzner, 155 ans

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Hans Erich Pfitzner est un compositeur et chef d'orchestre allemand, né à Moscou le  et mort à Salzbourg le . Il est surtout connu pour son opéra Palestrina, inspiré de la vie du compositeur du même nom.

Son père Robert Pfitzner est violoniste dans un orchestre. Deux ans plus tard, sa famille déménage à Francfort. C'est là qu'il passe sa jeunesse, étudiant la musique au Conservatoire Hoch jusqu'en 1890.

Après de petits emplois de professeur de piano à Coblence et Berlin, il commence sa carrière de chef d'orchestre au théâtre de Mayence, où il fait représenter son premier opéra, Der arme Heinrich.

En 1908, il est nommé directeur du Conservatoire de Strasbourg et chef des concerts d'abonnement de l'orchestre municipal (futur Orchestre Philharmonique de Strasbourg). En 1910, il devient également directeur artistique de l'opéra de Strasbourg. Il quitte Strasbourg en 1919. Il enseigne ensuite à l'Académie des arts de Berlin puis rejoint en 1929 l'Opéra d’État de Bavière comme chef d'orchestre.

Sa principale œuvre dramatique, Palestrina, fut créée à Munich en 1917 par Bruno Walter. Cette œuvre, qui s'inscrit dans la tradition wagnérienne tout en rendant hommage à l'un des maîtres de la polyphonie de la Renaissance, se veut un manifeste contre la musique nouvelle, incarnée à l'époque par Schönberg et Busoni.

Pfitzner est un conservateur qui se considère volontiers comme « le dernier survivant de la musique dans un monde devenu fou » (C. Rostand). Il entend poursuivre par une œuvre variée et abondante, aussi bien lyrique que symphonique, la grande tradition du romantisme allemand.

Il apparaît sur la Sonderliste de la Gottbegnadeten-Liste en 1944.

Pfitzner, qui a multiplié les déclarations antisémites, se compromet avec le régime national-socialiste, dont il cherche à devenir le compositeur officiel. Sous le III° Reich, ses œuvres sont très régulièrement programmées. Après la guerre, il fait l'objet d'un procès qui conduit à le retirer de la liste noire établie par les américains.

Stanislaw Moniuszko, 205 ans

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 Stanisław Moniuszko, né à Ubiel (près de Minsk) le 5 mai 1819 et mort à Varsovie le 4 juin 1872, est un compositeur, pianiste, organiste, directeur de théâtre et pédagogue polonais.

Moniuszko a d'abord étudié le piano avec sa mère. Quand en 1827 la famille déménagea à Varsovie, Moniuszko, âgé de huit ans, poursuivit son apprentissage de la musique avec August Freyer, organiste et maître du chœur professionnel de l'église locale de la Trinité.
À partir de 1837, il entreprit des études approfondies de composition à Berlin, auprès de Rungenhagen. Revenu en Pologne pour se marier en 1840, il accepte le poste d’organiste de la paroisse Saint-Jean de Vilna où il enseigne aussi le piano et, à l’occasion, dirige l’orchestre du théâtre local. Il se lie alors d’amitié avec l’écrivain Kraszewski et correspond avec l’humoriste Fredro, contacts qui stimulent l’intérêt de Moniuszko pour la musique lyrique. C’est à cette époque, au milieu des années 1840, qu’il commence à composer intensément.

On lui doit surtout des partitions destinées à la voix : une douzaine d’opéras et autant d’opérettes sans compter d’autres pages destinées à la scène, de la musique vocale sacrée et profane ainsi que 360 mélodies. Dans le domaine instrumental, on ne compte guère que trois ouvertures et une « polonaise de concert » pour orchestre, quelques pièces pour piano ainsi que deux quatuors à cordes, datant respectivement de 1839 et 1840.
Moniuszko s’est donc surtout taillé sa réputation grâce à ses opéras, remplissant en Pologne un rôle comparable à celui des Smetana, Glinka, le Groupe des Cinq, Weber, Rossini et Auber dans leurs pays. Ses œuvres lyriques, qui se distinguent par une grande richesse mélodique dont l'inspiration trouve sa source dans les chansons populaires polonaises, biélorusses et même lituaniennes, constituent une habile combinaison entre l'influence du premier romantisme allemand, de l'opéra italien et du théâtre polonais.

Ses nombreuses mélodies, forme musicale alors en vogue en Pologne dont la situation économico-politique ne permettait que difficilement le développement des orchestres, ont également connu un beau succès. Il n’empêche que ses deux quatuors à cordes sont remarquables tant sur le plan de l’écriture que du point de vue de l’histoire de la musique polonaise qui ne comporte que fort peu de bons quatuors composés au XIVe siècle.

En tant que pédagogue, Moniuszko rédigea un « Traité d'harmonie », édité à Varsovie en 1871.

Le grand auditorium de 1 800 places assises du Grand Théâtre de Varsovie porte son nom.

 

 

Claudio Merulo, 420 ans

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Claudio Merulo -Merlotti, Merulus, connu également sous le nom de Claudio da Correggio- (né le 8 avril 1533 à Correggio et mort à Parme le 4 mai 1604) est un organiste et compositeur italien de la Renaissance.

Il étudie la composition à Correggio auprès de Tuttovale Menon, un madrigaliste au service de la Cour de Ferrare. Mais il avait tout d'abord pris des leçons, enfant, dans un chœur d'église (la maîtrise liée au chœur professionnel du sanctuaire) puis auprès de Girolamo Donato, organiste. Il se rend ensuite à Venise pour parfaire son savoir avec l'organiste, maître de chapelle, compositeur et théoricien Gioseffo Zarlino à la basilique Saint-Marc. Il y rencontre Costanzo Porta, avec qui il développe une amitié qui devait durer toute sa vie.

Le 21 octobre 1556, il est nommé organiste au Duomo Vecchio de Brescia (la cathédrale de la vieille ville de Brescia). Dans ses fonctions, sa virtuosité impressionne au point qu'il est peu après choisi parmi plusieurs candidats, dont Andrea Gabrieli, pour devenir l'organiste de Saint-Marc de Venise, un poste de musicien parmi les plus prestigieux d'Italie, même si, à Saint-Marc, deux orgues et deux organistes distincts étaient nommés, et qu'en 1557, Merulo avait la charge du second, plus petit, alors que le premier organiste était Annibale Padovano. Ce n'est qu'à la mort de ce dernier, en 1566, que Merulo sera affecté au premier orgue, le second étant alors accordé à Andrea Gabrieli.

Également compositeur, il écrit la musique des célébrations entourant la visite d'Henri III, Roi de France, en 1574, puis il est nommé Ambassadeur de la République vénitienne au mariage de François Ier de Médicis et Bianca Cappello en 1579.

En 1584, il quitte soudain Venise et abandonne son poste. Les raisons de ce départ restent inexpliquées. À Venise, il était bien payé et sa réputation, excellente, lui valait une appréciable notoriété. Cependant, en décembre 1584, il est au service du Duc Alexandre Farnèse et son nom figure dans le registre de paie de la Cour de Parme.

Nommé organiste de la cathédrale de Parme en 1587, il occupe également le même poste, à partir de 1591, à la basilique Santa Maria della Steccata. À cette dernière fonction, les corrections et améliorations qu'il demande d'apporter à l'instrument permettent de déduire que Merulo a utilisé l'orgue de Steccata pour mettre à l'épreuve de nouvelles compositions dans le style vénitien qui nécessitaient des moyens semblables à ceux dont il disposait à Venise.

Il réside à Parme jusqu'à sa mort, bien qu'il ait séjourné à plusieurs reprises à Venise ou à Rome, notamment pour publier ses compositions.

Célèbre pour sa musique de clavier, Merulo a composé des toccatas dans un style novateur. Il y accentue notamment les contrastes en insérant des ricercares au beau milieu de passages contrapuntiques propres à la toccata. Souvent, ses compositions pour clavier commencent comme si elles étaient des transcriptions de la polyphonie vocale, mais il leur ajoute progressivement des ornements et des développements jusqu'à ce qu'elles atteignent un point culminant d'une spectaculaire virtuosité. Il anticipe ainsi sur des techniques d'écriture qui seront largement en usage pendant l'époque baroque. Il n'est pas rare aussi qu'il ignore délibérément certaines règles ou habitudes dans la conduite des voix pour donner une meilleure expressivité à sa musique dans un art qui rappelle plus celui des madrigalistes vénitiens que des compositeurs de musique d'orgue. Pour toutes ces raisons, ses œuvres ont eu une grande influence sur les générations ultérieures, comme chez Sweelinck ou Frescobaldi.

La renommée de sa musique instrumentale éclipse encore aujourd'hui ses œuvres vocales. Il a pourtant publié deux livres de madrigaux à 5 voix (1566 et 1604), un à 4 voix (1579) et un à 3 voix (1580), ainsi que plusieurs motets à double chœur à la manière d'Andrea et Giovanni Gabrieli.

 

Neuf luthières jumelées à un mentor pour trois mois

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Women in Lutherie, une organisation fondée pour fournir une plateforme dirigée par des femmes et centrée sur l'établi, a désigné les luthières qui prendront part à son International Women in Lutherie Fellowship pour 2024.
Le programme de mentorat estival de trois mois est conçu pour aider les luthières émergentes du monde entier à renforcer leurs compétences, tout en créant des opportunités de réseautage et de relations positives entre les femmes dans le domaine de la lutherie.

Le programme se déroulera du 19 mai au 18 août 2024 et comprendra des éléments en ligne et hors ligne. Chacune des neuf boursières a été associée à un mentor, et elles prendront la responsabilité de planifier leur propre stage de deux semaines -qu'elles effectueront sous l'œil attentif de leur mentor.

Les duos sont les suivants :

  • Federica Bandecchi, Italie et Martine Dubosson, Suisse
  • Daniela Gómez Nieto, Colombie, et  Lilo Holguín, Mexique
  • Emily Marie Lovell, US, et Gwen Forrester, US
  • Yuexin Chen, US, et Hannah Mayree, US
  • Susann Chuchollek, France, et Melike Sarıkaya, Turquie
  • Maria Florencia Nuñez, Argentine, et Elvia Xochitl Hernández García, Mexique
  • Nuria Simón Estrada, Espagne, et Sarah Peck, US
  • Ariya Reddy, US, et Kathy Reilly, US,
  • Giulianna Michella dos Santos Pezzini, Brésil, et Jayne Henderson, US

 

Women in Lutherie a été fondée en 2021. Outre le programme de bourses, l'association organise également une conférence annuelle qui vise à offrir des possibilités de développement professionnel aux femmes dans l'industrie. En outre, il aborde aussi des questions telles que la grossesse, la maternité et la liberté financière -et explore les façons dont ces questions se croisent avec la carrière d'un luthier.