Perséphone est une musique de scène en forme de mélodrame en trois tableaux composée sur le texte de la pièce de théâtre « Perséphone » d'André Gide et une chorégraphie de Kurt Jooss. La première représentation eut lieu à l'Opéra de Paris le 30 avril 1934, avec Ida Rubinstein, dans une mise en scène de Jacques Copeau et des décors et des costumes d'André Barsacq. L'œuvre est inspirée de Perséphone, fille de Zeus et Déméter, et épouse d'Hadès, dans la mythologie grecque.
Dans les années 1930, Stravinsky développe un style nouveau et compose l’opéra-oratorio Œdipus Rex ; le ballet Apollon musagète ; Perséphone.
Durant cette période, il connaît une renaissance spirituelle qui le pousse à écrire des œuvres liturgiques et sacrées dont la Symphonie de psaumes.
La cantatrice canadienne Éva Gauthier met fin à sa longue association avec Stravinsky en interprétant, en première, le rôle-titre vocal de son mélodrame Perséphone, en mars 1935, puis en reprise, en 1936 et 1937.
Né le 14 août 1948 à Saint-Pétersbourg, le violoncelliste russe commence à étudier la composition et le violoncelle dès l'âge de six ans au Conservatoire de sa ville natale.
Il remporte son premier Prix National en 1970 à Moscou et, en 1974, il obtient le 1er Prix du 5e Concours international Tchaïkovski.
Dès lors, sa carrière de soliste et de musicien de chambre ne cesse de prendre de l'ampleur. Pendant de nombreuses années, il est régulièrement invité avec Gidon Kremer au festival de musique de chambre de Lockenhaus.
En 1977, il émigre à l'Ouest avec sa famille et accepte un poste de professeur à la Hochschule für Musik und Tanz de Cologne.
En 1982, Pergamenschikow fait ses débuts avec succès aux États-Unis.
En 1987, il enseigne à l'Académie de musique de Bâle et, à partir de 1998, il occupe une chaire à la Hochschule für Musik "Hanns Eisler" de Berlin.
Le 30 avril 2004, Boris Pergamenschikow est décédé à Berlin.
Né le 30 avril 1889 à Copenhague, dans une famille juive danoise de classe moyenne, Rudolph Simonsen montre, dès son enfance, de grandes capacités musicales.
Son père s'opposant à cette vocation, insiste pour que son fils suive une autre voie que celle d'un "simple musicien". Simonsen va suivre des études de droit et deviendra également un spécialistes des langues anciennes, Grec, Latin et Hébreu.
En même temps il étudie le piano avec Agnès Adler et la théorie musicale avec Otto Mailing au Conservatoire de Copenhague (1907 - 1909). Il entre ensuite à la Royal Danish Academy of Music et termine ses études de piano avec Teresa Carreño et Anders Rachlew.
Il fait ses débuts comme pianiste de concert en 1911, et un an plus tard obtient son diplôme de droit de l'Université de Copenhague.
En 1916, il est nommé professeur au Conservatoire de Copenhague et en devient le directeur en1931, succédant ainsi à Carl Nielsen à la tête de cette institution.
Il se mariera 2 fois. En 1915 à Berlin avec Käthe Löwenthal et en 1948 à Gentofte (Danemark) avec Ebba Soelver Heckscher.
Simonsen a un catalogue de compositions plutôt réduit. Entre 1920 et 1925, il écrit quatre symphonies, sous-titrés Sion, Hellas, Roms et Danemark en hommage à la culture juive, grecque, romaine et à son pays, mais il est bien plus connu comme professeur et comme écrivain sur la musique.
Pendant l'occupation nazie du Danemark, Simonsen s'enfuit avec sa famille en Suède, pays neutre, grâce à la complicité du peuple danois.
Comme admirateur de la culture allemande, son avilissement par les Nazis ébranlent ses convictions. En effet, pendant toute la guerre, même dans un refuge relativement sûr, sa santé physique et morale s'en ressent. Il ne se remettra jamais de son exil forcé.
Il est mort le 28 mars 1947 à Copenhague à l'âge de 58 ans.
Giovanni Valentini (vers 1582 - 29/) est un poète, compositeur et virtuose (organiste et claveciniste) italien.
Éclipsé par la renommée de contemporains tels que Claudio Monteverdi ou Heinrich Schütz, il est pratiquement tombé dans l'oubli, bien qu'il ait occupé l'un des postes les plus prestigieux de son temps. On retient de lui, d'une part la hardiesse de certaines de ses innovations en matière de métrique musicale, d'autre part le fait qu'il ait été le premier professeur (après son père) de Johann Kaspar Kerll, un des plus importants musiciens d'Allemagne méridionale au 17e.
Valentini est né en 1582 ou 1583, probablement à Venise, et il doit y avoir étudié la musique auprès de Giovanni Gabrieli. Vers 1604-1605 on le retrouve organiste de la chapelle royale de Pologne pour le Roi Sigismond III Vasa.
Ses premières œuvres publiées datent de 1609 et 1611 ; il était alors encore en Pologne.
À partir de 1614, il travaille à Graz pour l'Archiduc de Styrie Ferdinand, le futur Empereur Ferdinand II. La chapelle de la Cour princière de Graz utilise des instruments enharmoniques, circonstance importante pour le développement du style de Valentini : un témoignage daté de 1617 le dépeint comme virtuose sur le clavecin enharmonique (clavicymbalum universale, seu perfectum), dont le clavier possédait 77 touches pour une étendue de 4 octaves.
En 1619 Ferdinand fut élu Empereur du Saint-Empire et s'installa à Vienne accompagné de sa Cour et des musiciens de la chapelle princière de Graz. Valentini devint l'organiste de la Cour impériale pour plusieurs années puis fut en nommé Maître de Chapelle en 1626, succédant à Giovanni Priuli, et il assuma la fonction de maître du chœur de l'église Saint-Michel à Vienne pendant quelque temps en 1627/1628.
Il semble avoir joui d'une réputation exceptionnelle et fut honoré aussi bien par Ferdinand II que par Ferdinand III (à qui il avait enseigné la musique), ce que prouvent les largesses accordées par le premier ainsi que l'aide financière octroyée à sa veuve plus tard par le second.
Sous ce rapport, sa situation est analogue à celle de Froberger, qui fut aussi un proche ami personnel de Ferdinand III. Il semble également avoir beaucoup œuvré en tant que Maître de Chapelle, les émoluments des musiciens qui y travaillaient ayant alors augmenté de façon importante.
Pour une raison inconnue, Valentini a arrêté de publier sa musique après 1626 . Toute sa poésie, à l'inverse, fut publiée après cette date.
Papier à musique : le blog d'Alain Pâris sur Crescendo Magazine
Crescendo Magazine est heureux d'accueillir Alain Pâris et son blog Papier à musique. Vous pouvez lire ici un premier texte consacré à la nouvelle biographie de Jules Massenet Fayard.
Alain Pâris est un « infatigable diffuseur de musique » qui cherche à faire partager par tous les moyens sa passion pour la musique. Le chef d’orchestre est invité dans le monde entier pour propager le répertoire français, avec notamment des attaches profondes à Saint-Pétersbourg, Bucarest, Le Caire… mais aussi des séjours en Chine, en Amérique latine ou en Afrique de Sud. Longtemps, sa voix a occupé une place importante sur l’antenne de France Musique avec des émissions dans lesquelles il dévoilait les mystères de l’orchestre (Travail d’orchestre, Tutti or not tutti…). Le musicographe est l’auteur notamment du fameux Dictionnaire des interprètes dans la collection Bouquins (Laffont).
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Au Théâtre Musical Aalto, « her:voice », un nouveau festival de compositrices
Le nouveau festival de compositrices « her:voice » met en valeur les oeuvres des femmes d'hier et d'aujourd'hui. Le programme de la première édition -du 9 au 12 mai- se penche sur les oeuvres de Louise Bertin, Lera Auerbach, Missy Mazzoli, Florence B. Price, Clara Schuman et d'autres parmi les représentantes de l'opéra, des concerts et de la collection.
"Avec her:voice à Essen, nous offrons l'opportunité de découvrir en quelques jours seulement des œuvres passionnées de compositrices de différentes époques sur la scène de l'opéra, sur la scène des concerts et en musique de chambre et de faire connaissance avec les personnalités", explique le Dr. Merle Fahrholz, directeur du Théâtre Musical Aalto et de la Philharmonie d'Essen.
Le pianiste américain Julius Katchen est né le à Long Branch (New Jersey) dans une famille d’origine juive émigrée de Russie, et mort le à Paris.
Julius Katchen commence l'apprentissage du piano à l'âge de cinq ans avec comme professeur sa grand-mère et étudie le solfège (contrepoint, harmonie et composition) et le violon avec son grand-père.
Lors de sa première apparition publique, âgé de onze ans, il interprète le Concerto en ré mineur de Mozart avec l'Orchestre de Philadelphie dirigé par Eugene Ormandy.
Mais, dès 14 ans, son père l’oblige à reprendre des études plus conventionnelles : il obtient au « Haverford College » un diplôme en philosophie en 1946, date à laquelle il part pour Paris.
C’est là que commence sa carrière internationale. En effet, il représente les États-Unis au premier Festival International de l’UNESCO, et y joue le Concerto pour piano nº 5 de Beethoven, « l’Empereur », accompagné par l’Orchestre National de la Radiodiffusion française. Les concerts qu'il donne par la suite avec l'Orchestre Philharmonique de New York, et les orchestres symphoniques de Chicago et de Detroit confirment un début de carrière particulièrement brillant pour le jeune homme, qui décide à la fin des années 1950, de s’installer à Paris de façon permanente. C’est d’ailleurs dans cette ville qu’il décèdera d’un cancer le .
Katchen aimait les programmes de concert « lourds » : en 1964, il donne en quatre soirées, à Londres, l’intégrale de l’œuvre pour piano de Brahms, qu’il a d’ailleurs enregistrée. Cette intégrale, considérée comme une référence, a été couronnée par un Grand Prix du Disque. Cependant on a pu reprocher à Katchen un jeu trop virtuose et pas assez incarné. Les critiques, tout en demandant « qu’il soit pardonné à tous ceux qui ont cru que cet homme avait quatre mains » (critique après un concert de Katchen), accusent le jeune homme de trop jouer avec ses mains, et pas assez avec son cœur. Katchen doit attendre ses dernières années pour obtenir des critiques plus laudatives, remarquant notamment, lors d’un concert consacré à Beethoven, « une sensibilité et une maturité étonnantes ».
Au-delà de la polémique, l’on constate que son répertoire s’étend plus loin qu’à la seule musique de Brahms. Katchen a enregistré Balakirev, Chopin, Liszt, Moussorgski, Prokofiev (le Concerto pour piano no 3), Ravel (les deux Concerti), mais aussi des compositeurs plus inattendus, comme Ned Rorem ou Ernő Dohnányi (Ernst von Dohnányi). Ses derniers enregistrements sont particulièrement brillants : il s’agit du Concerto pour la main gauche de Ravel, du Troisième concerto de Prokofiev, et de la Rhapsody in Blue de Gershwin, tous trois accompagnés du chef d’orchestre Istvan Kertesz, en . Katchen se savait gravement malade et nous lègue par ces trois enregistrements une sorte de testament musical.
Les deux coffrets consacrés à Julius Katchen que Philips a publiés dans la collection « Grands pianistes du xxe siècle » donnent une bonne idée du style de cet interprète.
Le compositeur australien Peter Joshua Sculthorpe est né le à Launceston en Tasmanie et mort le à Woollahra en Nouvelle-Galles du Sud.
Sa mère, Edna, institutrice, est passionnée par la littérature anglaise et la première femme à obtenir un permis de conduire en Tasmanie. Son père, Joshua, aime la pêche et la nature. Ils possèdent et tiennent ensemble un magasin général, d'abord à Invermay, puis à Saint Leonards où ils s'installent alors que l'enfant a six mois. Peter fait ses études à l'école religieuse de Launceston.
Il commence à écrire de la musique vers sept ou huit ans, après avoir eu son premier cours de piano, continuant en secret lorsque son professeur de piano le punit pour cette activité. À l'âge de quatorze ans, il décide de faire carrière dans la musique, bien qu'il soit encouragé à s'orienter dans d'autres domaines, car il sent que la musique qu'il écrit est la seule chose qui lui appartient. Adolescent, il tente d'apprendre la composition par l'étude des Studies in Counterpoint d'Ernst Křenek, « un terrible joli livre » comme il le décrit plus tard.
De 1946 à 1950, il étudie au Conservatoire de musique de Melbourne puis retourne en Tasmanie et se lance dans les affaires, dirigeant son propre magasin de chasse et pêche (Sculthorpe's) à Launceston avec son frère Roger tout en continuant à composer. Sa Sonatine pour piano, refusée parce que « trop moderne » lors d'un concours organisé par l'Australian Broadcasting Corporation est jouée au festival de la Société internationale pour la musique contemporaine à Baden-Baden en 1955.
Il obtient une bourse pour étudier au Wadham College, à Oxford, sous la direction d'Egon Wellesz. Grâce à Wellesz, il rencontre Wilfrid Mellers, dont les intérêts littéraires comprennent de nombreux écrivains australiens et qui recommande à Sculthorpe de lire "Kangourou" de D. H. Lawrence. Cette lecture conduit directement à la composition d'Irkanda II (quatuor à cordes no 5). Son cycle de mélodies Sun, basé sur trois poèmes de Lawrence, est dédié à Mellers. Ces œuvres sont ensuite retirées de son catalogue mais les paroles de Lawrence reviennent dans une version révisée d'Irkanda IV et dans The Fifth Continent. Sculthorpe quitte Wadham avant de terminer son doctorat car son père est gravement malade. Il écrit sa première composition de la maturité, Irkanda IV, en mémoire de son père.
Il fait ensuite la connaissance du peintre Russell Drysdale dont le fils vient de se suicider. Ils passent ensemble des vacances de travail dans une maison sur la rivière Tamar. Peu de temps après, la femme de Drysdale, Bonnie, qui avait présenté son mari à Sculthorpe, se suicide également. Son Quatuor à cordes no 6 est dédié à la mémoire de Bonnie Drysdale. Sa Sonate pour piano (retirée plus tard et rééditée sous le titre Callabonna) est dédiée à Russell Drysdale qui a utilisé le lac Callabonna en Australie-Méridionale comme toile de fond pour certaines de ses peintures.
En 1963, il est nommé maître de conférences à l'Université de Sydney, dont il sera plus tard professeur émérite. Au milieu des années 1960, il est compositeur en résidence à Yale.
En 1965, il écrit Sun Music I pour la première tournée outre-mer de l'Orchestre Symphonique de Sydney, sur une commande de Sir Bernard Heinze qui demandait « quelque chose sans rythme, harmonie ou mélodie ». Neville Cardus, après la première de l’œuvre, a écrit que Sculthorpe était prêt à « jeter les bases d'une musique australienne originale et caractéristique ». En 1968, la série Sun Music est utilisée pour le ballet chorégraphié par Sir Robert Helpmann Sun Music qui a attiré une large attention internationale. À la fin des années 1960, Sculthorpe travaille avec Patrick White à un opéra sur Eliza Fraser mais White choisit de mettre fin à la relation artistique. Sculthorpe écrit par la suite un opéra, Rites of Passage (1972-1973), sur son propre livret, en utilisant des textes en latin et en langue indigène australienne Arrernte. Un autre opéra, Quiros, suit en 1982. L'œuvre orchestrale Kakadu est écrite en 1988.
Le nom de Sculthorpe est popularisé dès le milieu des années 1980 avec l'enregistrement du premier CD du Kronos Quartet sur lequel son 8e quatuor à cordes côtoie la musique d'Aulis Sallinen, de Philip Glass et de Conlon Nancarrow. Sa place centrale pour la musique de l'Australie est comparée à celle d'Aaron Copland pour la musique de l'Amérique.
En 2003, l'Orchestre des jeunes de la radio et de la télévision SBS donne la première de Sydney Singing, une composition de Sculthorpe pour clarinette solo (Joanne Sharp), harpe solo (Tamara Spigelman), percussion solo (Peter Hayward) et orchestre à cordes. Le concert est enregistré sur DVD en . Son Requiem est créé en à Adélaïde par l'Orchestre Symphonique d'Adélaïde et le Chœur de chambre d'Adelaïde, dirigés par Richard Mills, avec William Barton au didjeridoo.
Sculthorpe est représenté par le Centre de la musique australienne et publié par Faber Music dont il est le deuxième compositeur sous contrat après Benjamin Britten. Son autobiographie, "Sun Music: Journeys and Reflections From a Composer's Life", est publiée en 1999.
Il est lointainement apparenté à Fanny Cochrane Smith, aborigène de Tasmanie dont les enregistrements de chansons sur cylindre de cire sont les seuls enregistrements audio de l'une des langues autochtones : sa fille Gladys a épousé le neveu de l'arrière-grand-père de Sculthorpe.
Au début des années 1970, Sculthorpe se fiance avec la compositrice et pédagogue Anne Boyd. Ils ne se sont jamais mariés. En 1982, un portrait de Sculthorpe par le peintre Eric Smith remporte le Prix Archibald.
Peter Sculthorpe meurt le à Woollahra, dans l'agglomération de Sydney, en Nouvelle-Galles du Sud. L'Orchestre Symphonique de Sydney joue pendant une semaine son Memento Mori en bis à chacun de ses concerts à l'Opéra de Sydney. Le premier ministre Tony Abbott et le ministre des Arts George Brandis déplorent dans un communiqué conjoint la « perte d'un géant de la musique ». La presse et les médias musicaux du monde entier lui rendent hommage.
Une grande partie de sa musique est le résultat de son intérêt pour la musique de l'Australie et de ses voisins du Pacifique ainsi que de sa volonté de réunir les aspects de la musique aborigène avec ceux de l'héritage occidental. Il est principalement connu pour sa musique de chambre et sa musique d'orchestre comme Kakadu (1988) ou Earth Cry (1986), qui évoquent les sons et les sensations du bush et de l'outback australiens. Il a également écrit dix-huit quatuors à cordes, des œuvres pour piano et deux opéras, utilisant dans sa musique des timbres inhabituels (ainsi de l'emploi du didjeridoo) et des effets rares.
Il a déclaré qu'il voulait que sa musique fasse en sorte que les gens se sentent mieux et plus heureux après l'avoir écoutée. Il évitait généralement les techniques denses et atonales de nombre de compositeurs contemporains. Son travail se distingue souvent par son utilisation particulière des percussions.
Ses premiers travaux démontrent l'influence de la musique asiatique, mais il indique que ces influences ont diminué dans les années 1970 à mesure que la musique indigène devenait plus importante. Il s'intéresse à la culture indigène depuis son adolescence, principalement à cause de son père qui lui a raconté de nombreuses histoires des erreurs du passé en Tasmanie. Il pense qu'il était assez extraordinaire pour cette époque, tout comme sa mère. Cependant, ce n'est qu'avec l'avènement des enregistrements et des livres sur le sujet vers les années 1970 qu'il commence à incorporer des motifs indigènes dans son travail.
Il se dit politique dans son travail qui porte toujours sur la préservation de l'environnement et, plus tard, sur le changement climatique. Son 16e quatuor à cordes est inspiré par des extraits de lettres écrites par des demandeurs d'asile dans des centres de détention australiens, et son Requiem (2004) porte la condamnation du bombardement de l'Irak par les États-Unis.
Sculthorpe en vint à considérer Russell « Tass » Drysdale comme un modèle, admirant la façon dont il retravaillait le matériau familier de nouvelles manières. Il déclare : « dans les dernières années, il était souvent accusé de peindre le même tableau encore et encore ; mais sa réponse était qu'il n'était pas différent d'un artiste de la Renaissance, s'efforçant encore et encore de peindre la parfaite Vierge-à-l'Enfant ; depuis lors, je n'ai jamais eu de problème avec l'idée de réutiliser et de retravailler mon matériau ; comme Tass, j'en suis venu à considérer toute ma production comme un travail qui émerge lentement ».
Le chef d'ochestre britannique Sir Thomas Beecham est né le à St Helens, dans le comté de Merseyside au Royaume-Uni, et mort le à Londres.
Thomas Beecham naît dans la riche famille des Laboratoires Beecham, fondés par son grand-père, Thomas Beecham (1820-1907). Il étudie à Oxford, apprend la musique en amateur et, grâce à sa fortune, il organise et dirige des concerts symphoniques ou monte des opéras avec des membres du Hallé Orchestra et du Liverpool Philharmonic orchestra. Il a étudié la composition avec Charles Wood à Londres et Moritz Moszkowski à Paris. Pour ce qui est de la direction, Beecham est un pur autodidacte.
Dans la période 1902-1904, il commence sa carrière professionnelle par un engagement au K. Trueman Travelling Opera, une compagnie lyrique. Il fonde ensuite le New Symphony Orchestra of London. En 1909, le Beecham Symphony Orchestra.
En 1910, réalisant son ambition grâce au soutien de son père, il est propulsé directeur du Covent Garden -jusqu'en 1913- et redonne le prestige à l'institution, créant Les Maîtres Chanteurs, Salomé ou Elektra (et trente-quatre autres opéras pour la seule saison 1910 !), invitant les Ballets Russes (1911), ou les grands chefs de l'époque, comme Pierre Monteux, Richard Strauss ou Furtwängler. Son assistant n'est autre que Bruno Walter.
Il est anobli en 1916 et sera fait membre de l'Ordre des compagnons d'honneur en 1957.
Avant la fin de la Première Guerre mondiale, il fonde la Beecham Opera Company qui absorbe complètement sa fortune jusqu'à faire faillite en 1920.
Il se produit aux États-Unis en 1928 au Carnegie Hall avec l'Orchestre Philharmonique de New York. Il y joua entre autres le Concerto pour piano no 1 de Tchaïkovski avec le pianiste Vladimir Horowitz. À partir de l'année suivante, à Londres, il organise un festival consacré à l'œuvre de Delius, en même temps qu'une fondation pour l'édition des partitions et des publications phonographiques.
En 1932, il fonde le London Philharmonic Orchestra et, jusqu'en 1939, il occupe la direction au Covent Garden.
En 1936, il effectue une tournée en Allemagne qui fut très controversée, où il dut par exemple retirer du programme la Symphonie écossaise de Mendelssohn, né juif.
Beecham a ensuite refusé d'autres invitations pour donner des concerts en Allemagne. Il a cependant enregistré La Flûte enchantée à Berlin en 1937 et 1938.
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il quitte le Royaume-Uni de 1940 à 1944 et se produit en tournée en Australie, au Canada, à Seattle, où il est directeur musical de 1941 à 1943 et à New York ensuite.
Il produit surtout le répertoire français : Carmen, Louise (avec Grace Moore), Manon, Faust, Mignon et Les contes d'Hoffmann … et dirige non moins de dix-huit orchestres américains pendant la période.
Après guerre, en 1946, il refuse de devenir chef salarié du London Philharmonic Orchestra et fonde le Royal Philharmonic Orchestra qu'il dirigera jusqu'en 1961.
L'homme était doué d'un humour légendaire, dont il reste quelques bons mots. Il aurait ainsi dit ou écrit : « Les Anglais aiment beaucoup la musique, ils aiment beaucoup le bruit qu’elle fait » (Pierre Assouline dixit sur France Culture). Selon d'autres sources : « Les Britanniques n'aiment peut-être pas la musique mais ils adorent le bruit qu'elle fait »3. Également : « Il y a deux règles d'or pour un orchestre : commencer ensemble et finir ensemble ; le public se fiche de ce qui se passe entre les deux » (« There are two golden rules for an orchestra: start together and finish together. The public doesn't give a damn what goes on in between »).
Personnalité scintillante et autoritaire, il a été le premier de la grande lignée de chefs d'orchestre anglais (Boult, Barbirolli, Marriner, Davis, Gardiner, Rattle...). Il est aujourd'hui surtout apprécié pour ses lectures claires et dynamiques de Wolfgang Amadeus Mozart, Joseph Haydn, Hector Berlioz et Mili Balakirev, mais il était aussi un champion de la musique française (Berlioz, Bizet...), de Jean Sibelius et d'Ethel Smyth. Sa version réorchestrée du Messie de Georg Friedrich Haendel, aujourd'hui anachronique, témoigne elle aussi de sa vigueur légendaire.
François Giroust est un musicien et compositeur français né à Paris le 10 avril 1737 et mort à Versailles le 28 avril 1799 (9 floréal an VII).
Formé à la maîtrise de Notre-Dame de Paris par le compositeur Louis Homet (1691-1767) jusqu'en 1748, puis par Antoine Goulet, il obtient en 1756 le poste de « maître de musique » (maître de chapelle) à la Cathédrale d'Orléans où il exerça jusqu'en 1769. Il fut très apprécié par ses employeurs.
Dans cette même ville, le jeune homme dirigea aussi l'Académie de musique (1757-1770) qu'il avait fait renaître peu après son installation. Elle disparut en 1770, peu après son départ d'Orléans en 1769.
Cette année-là, à la suite d'une double reconnaissance obtenue au concours 1768 du Concert Spirituel des Tuileries à Paris (où les 1er et second prix avaient été attribués à ses deux motets Super flumina Babylonis, sur le texte du psaume 136), on l'appela pour le poste de maître de musique de l'église des Saints-Innocents, à Paris. Depuis Louis XI, cette église avait pour vocation d’être une pépinière de chantres pour la Chapelle Royale.
En 1775, il fut accueilli avec grand succès au Concert Spirituel. Sa célébrité se confirma avec la composition de la Missa Brevis : Gaudete in Domino semper, écrite en un temps record pour le sacre du souverain (1775) à Reims. L'œuvre sera reprise pour l'ouverture des États généraux, le 4 juin 1789. Giroust aura été maître de la chapelle du Roi Louis XVI, à Versailles, de 1775 à 1780, avant de devenir le surintendant de sa Musique, de 1780 à 1792.
Mais on le connait aussi comme compositeur de pièces pour la Révolution (Hymne des Versaillais). Ses œuvres maçonniques sont perdues, à une exception près. Les autres ont été conservées pour la plupart, en grande partie grâce à sa veuve, Marie-Françoise de Beaumont d'Avantois, elle-même musicienne du Roi (chanteuse).
Membre de l'Institut, il meurt au château de Versailles dont il était devenu concierge. Une de ses chansons s'intitule J'ai tout perdu et j'm'en fous ! mais il faut savoir qu'en 1743, le concierge du Palais-Royal de Paris, Bertrand de Montamant, premier nommé dans l'état général des personnels, était payé une somme importante (2325 livres par an).