Le Journal

Santiago Murcia, 285 ans

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Santiago de Murcia (25 juillet 1673 - 25 avril 1739) était un guitariste et compositeur espagnol.

Jusqu'à la publication de nouvelles recherches en 2008, on connaissait peu de détails sur la vie de Santiago de Murcia On sait maintenant qu'il est né à Madrid et que ses parents étaient Juan de Murcia et Magdalena Hernandez. Il a épousé Josefa Garcia en mai 1695[.

Dans son recueil imprimé de musique pour guitare "Resumen de acompañar", Murcia se décrit comme le maître de guitare de la Reine espagnole Maria Luisa de Savoie. Elle était la première épouse du premier Roi Bourbon d'Espagne, Philippe (Felipe) V, un petit-fils de Louis XIV de France qui a succédé au trône espagnol à la mort de Carlos II en novembre 1700. Le mariage a eu lieu par procuration à Turin le 11 septembre 1701. Le 3 novembre, le mariage est à nouveau célébré à Figueras, Gérone. En avril 1702, Felipe V part en tournée dans ses possessions italiennes et nomme Maria Luisa régente en son absence. Rien ne permet de supposer que Murcia l'ait accompagné à Naples ou qu'il ait rencontré les compositeurs Arcangelo Corelli et Alessandro Scarlatti. Maria Luisa arrive à Madrid le 30 juin et il est peu probable que Murcia ait été nommé maître de guitare avant cette date. On suppose qu'il a occupé ce poste jusqu'à la mort de Maria Luisa en 1714. Antonio de Murcia a été nommé facteur d'instruments de la reine en 1704.

En 1714, Murcia dédia un traité de guitare à Jácome Francisco Andriani, un envoyé spécial des cantons catholiques de Suisse auprès du roi d'Espagne. Andriani, né dans le nord de l'Italie, s'installa en Espagne où il fut admis dans l'Ordre des Chevaliers de Saint-Jacques en 1712. Andriani permit à Murcia de publier son traité de guitare en parrainant la gravure de l'œuvre sur des plaques de cuivre.

Bien que deux des collections manuscrites de la musique de Murcia qui ont survécu - « Passacalles y obras » et « Codice Saldivar no. 4 » - aient été découvertes au Mexique à l'époque moderne, elles y ont probablement été apportées à une date ultérieure par des propriétaires postérieurs. Il semble aujourd'hui peu probable que Santiago de Murcia se soit rendu lui-même au Mexique. « Passacalles y obras » est dédié à un certain Joseph Alvarez de Saavedra, mais on ne sait pas s'il s'agit du même « Joseph Alvarez » qui mourut à Puebla en 1737.

Apparemment, Andriani entretenait des relations commerciales avec l'Amérique latine, en particulier avec le Chili et le Mexique. Le scénario le plus probable est que Murcia a réalisé des copies manuscrites de sa musique pour des mécènes, qui ont été exportées vers le Nouveau Monde.

Plus tard dans sa vie, en 1729, il signe une déclaration de pauvreté. Il mourut à Madrid en 1739.

Un des aspects importants de la musique de Murcia est son intérêt pour un large éventail de musique préexistante pour guitare. Ainsi, les collections proposent des œuvres de différents styles regroupées les unes à côté des autres, ce qui offre certainement un panorama riche et varié du répertoire baroque pour guitare.

Le 18 septembre 2006, le journal El Mercurio a annoncé que le manuscrit de musique de Santiago de Murcia "Cifras selectas de guitarra" datant de 1722 avait été découvert au Chili. La découverte a été faite par le musicologue Alejandro Vera de l'Institut de musique de la Pontificia Universidad Catolica de Chile. La musique se compose de danses françaises et espagnoles.

Un hymne à la nature avec la Phiharmonie de Berlin

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Sous le titre « Paradis perdu », la troisième biennale de la Berliner Philharmoniker, en février 2025, sera consacrée à la nature, à sa beauté comme à sa destruction.
Le thème sera également exploré dans le cadre de diverses collaborations. Outre le Berliner Philharmoniker, d'autres orchestres berlinois seront impliqués, des scientifiques donneront des conférences et des projets de coopération seront menés avec le Futurium, le Naturkundemuseum (musée d'histoire naturelle) et le Radialsystem.

Pour son centenaire, Puccini à l'honneur en Roumanie

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L'année 2024 est dédiée au compositeur italien Giacomo Puccini. La célébration du centenaire de Puccini en Roumanie comprend une série d'événements artistiques de grande envergure qui rendront dignement hommage à l'extraordinaire contribution du compositeur à la musique d'opéra et au-delà : productions d'opéra, concerts, récitals, conférences et masterclasses qui auront lieu dans les théâtres, les institutions culturelles et les universités des principaux centres culturels de Roumanie.

L'objectif principal est de promouvoir l'œuvre de Giacomo Puccini auprès du public roumain, en offrant l'opportunité d'explorer l'interprétation et l'influence des œuvres de Giacomo Puccini dans la culture roumaine et de souligner leur impact sur la scène musicale et théâtrale du pays.

En outre, le Centenaire servira de catalyseur pour stimuler de nouvelles initiatives culturelles et de nouvelles collaborations entre artistes, institutions et passionnés de musique, contribuant ainsi à enrichir le paysage culturel roumain et à maintenir vivant l'héritage de Puccini pour les générations futures. qui renforcera les liens culturels entre l'Italie et la Roumanie, à travers la musique et l'art.

Christopher Lichtenstein à Osnabrück

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Christopher Lichtenstein sera le nouveau directeur musical du théâtre d'Osnabrück.  Il  prendra ses fonctions au début de la saison 2025-26. Il est d'ores et déjà impliqué dans la préparation de sa première saison.

Lichtenstein a été choisi parmi une centaine de candidats. Depuis septembre 2020, il est directeur musical du Danish National Opera à Aarhus. Auparavant, il a travaillé à partir de 2010 au Staatstheater Braunschweig, notamment en tant que directeur des études et dernièrement en tant que premier chef d'orchestre. Il ne dispose pas seulement d'une connaissance approfondie du répertoire, mais a également fait preuve d'un grand mérite en matière de redécouvertes et de créations, a-t-on indiqué.

Au théâtre d'Osnabrück, Lichtenstein succède à Andreas Hotz qui quittera l'établissement à l'été 2025 après 13 ans de service pour devenir professeur à la Hochschule für Musik de Würzburg et travaillera davantage comme chef d'orchestre indépendant.

Franz Welser-Möst (63 ans) membre d'honneur de l'Orchestre Philharmonique de Vienne

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L'Orchestre Philharmonique de Vienne a nommé le chef d'orchestre Franz Welser-Möst (63 ans) membre d'honneur. C'est ce qu'a annoncé l'orchestre mardi. « En devenant membre d'honneur, il ne s'agit pas seulement d'un lien artistique, mais aussi d'amitiés personnelles et importantes avec l'orchestre », a déclaré le directeur de l'orchestre Daniel Froschauer. « Depuis des années, Franz Welser-Möst est l'un des nôtres ».

Depuiis  1998. Welser-Möst dirige régulièrement l'Orchestre Philharmonique lors de concerts d'abonnement au Musikverein de Vienne ainsi que lors de tournées au Japon, en Chine, en Europe et aux États-Unis. En outre, il dirige depuis des années l'orchestre lors de représentations d'opéras et de concerts au festival de Salzbourg. Il a déjà dirigé trois fois -en 2011, 2013 et 2023- le Concert du Nouvel An et, en 2010, le Concert de nuit d'été devant le château de Schönbrunn. Il a également dirigé les concerts commémoratifs historiques à Sarajevo (2014) et à Versailles (2018).

Mikko Franck annule

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Mikko Franck annule pour raisons de santé ses concerts avec l'Orquestra de la Comunitat Valenciana à Valence et Castelló de La Plana

Roderick Cox nommé directeur musical de l'Opéra Orchestre national Montpellier

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L'Opéra Orchestre national Montpellier Occitanie a nommé  le chef américain Roderick Cox comme directeur musical à partir de septembre 2024.
Il sera directeur musical d'un orchestre national pour la première fois et, à 36 ans, il devient le plus jeune chef permanent à la tête de l'Orchestre de Montpellier depuis sa création. Il prend la succession de Michael Schønwandt, arrivé en 2015 à la tête de la formation.

Lauréat du Prix de direction Georg Solti en 2018, le jeune maestro a déjà fait ses armes à la tête d'orchestres internationaux : l'Orchestre de Philadelphie, de Boston, de Los Angeles, l'Orchestre Symphonique de Cincinnati, ou encore à Berlin, avec le Philharmonia Orchestra et le Deutsches Symphonie-Orchester.

Avec sa nomination, nous faisons d’abord le choix de l’excellence musicale, mais aussi celui de l'émergence", souligne la directrice générale de l'Opéra, Valérie Chevalier. Roderick Cox est un musicien remarquable, que nous avons déjà eu le plaisir d’accueillir plusieurs fois ces dernières années" : au Palais des Congrès en septembre 2021 avec Rigoletto, en décembre 2022 pour les Quatre derniers Lieder de Strauss...  "Il sera un formidable atout pour faire rayonner notre institution et poursuivre le travail sur l'élargissement de nos publics."

Roderick Cox compte bien placer son mandat sous le signe de l'ouverture : "Je suis déterminé à perpétuer l’héritage d'excellence artistique qui caractérise cet orchestre tout en utilisant le pouvoir transformateur de la musique pour tracer de nouvelles voies audacieuses, en diversifiant nos programmes et en développant de nouveaux publics aux côtés des spectateurs déjà fidélisés."

Un travail d'ouverture que Roderick Cox mène déjà assidûment. En 2019, dans l'état du Minnesota, il a créé la Roderick Cox Music Initiative : un programme de formation qui vise à épauler financièrement de jeunes musiciens américains de couleur, pour les aider à démarrer leur carrière. Le programme leur offre du mentorat, des cours de musique, des instruments. Il leur apprend, également, à constituer un réseau.

Un documentaire sorti en 2020, Conducting Life, retrace le parcours de Roderick Cox. Né à Macon, dans l'état de Géorgie, Roderick Cox fréquente la Schwob School of Music de l'Université de Columbus, puis la Northwestern University. Primé lors du festival de musique d'Aspen en 2013, il décroche une bourse d’études avec le Chicago Sinfonietta. Puis, il est nommé en 2016 chef associé de l'Orchestre du Minnesota, sous la direction d'Osmo Vänskä, après y avoir été chef assistant pendant un an.
En février 2024, il fait des débuts remarqués à l’English National Opera avec Le Barbier de Séville.
A Montpellier, Roderick Cox dirigera La Bohème en mai prochain, dans la nouvelle mise en scène d’Orpha Phelan.
Il pilotera aussi l’opéra d’ouverture de la prochaine saison lyrique de l’Opéra Orchestre : La Force du destin de Verdi mis en scène par Yannis Kokkos.

 

 

Le Conservatoire de Bruxelles enfin rénové

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Le bâtiment du Conservatoire de musique de Bruxelles, dont l'état de délabrement est dénoncé depuis de nombreuses années, va être entièrement rénové à partir de l'été 2024. Rappelons que pour certains concerts dans la grande salle, il a fallu mettre des seaux sur la scène à cause des fuites venues du toit.

Le bâtiment, construit entre 1872 et 1876 par l'architecte Jean-Pierre Cluysenaar dans la rue de Régence, sera rénové et agrandi pour un coût de 75 millions d'euros. Outre la rénovation de la grande salle de concert avec son orgue Cavaillé-Coll, une nouvelle salle de musique de chambre de 150 places et une salle de répétition seront construites. La réouverture du conservatoire est prévue pour 2029.

"Deutsche Sinfonie" de Hanns Eisler, 65 ans

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Deutsche Sinfonie op. 50 est une composition pour solistes, chœur et orchestre.
Malgré le titre, elle est considérée comme étant plus dans le style d'une cantate que d'une symphonie.
Composée principalement entre 1935 et 1947, mais achevée en 1957, il s'agit d'une mise en musique en onze mouvements de poèmes tirés principalement des "Chansons", poèmes et chœurs de Brecht de 1934, et d'Ignazio Silone, adaptés par Eisler.
Elle a été créée dans sa forme complète à l'Opéra national de Berlin-Est le 24 avril 1959. Brecht était décédé en 1956.

Le thème d'Eisler était l'avancée du nazisme en Allemagne. Pourtant, le compositeur a rencontré des difficultés tant dans la réception que dans l’interprétation de l’œuvre tout au long de sa longue période de composition et de développement.
Lorsque les deux premiers mouvements (à ce stade sous-titrés "Une Symphonie anti-hitlérienne") remportèrent un prix au 15e Festival de la Société internationale de musique contemporaine, obtenant ainsi une représentation promise à l'Exposition universelle de Paris de 1937, le régime nazi persuada le gouvernement français d’annuler la représentation. Et ce n'est qu'en 1995 que l'œuvre fut finalement enregistrée en studio, avec des solistes et l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig sous la direction de Lothar Zagrosek.
L’œuvre a été publiée dans la série ""Entartete Musik" de Decca Records.

"Quintette pour piano et cordes" de Charles Koechlin, 90 ans

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Le Quintette pour piano et cordes op. 80 est composé de 1908 à 1921.
Il est créé le 24 avril 1934 par le Quatuor de Bruxelles et Paul Collaer au piano.

Hommage à la Nature et méditation sur le tragique de la condition humaine, où les allusions à la guerre sont apparentes mais dépassées, le parcours musical va de l'ombre à la lumière. Chaque mouvement porte un titre poétique, sinon programmatique :  "L'Attente obscure de ce qui sera ", Andante très calme, presque adagio «"L'Assaut de l'adversaire, la blessure" Allegro con moto "La Nature consolatrice" Andante très calme, très doux, quasi adagio Final : "La Joie" Allegro moderato.
De dimensions presque "symphoniques" implicitement suggérées par l'emploi du quatuor à cordes et du piano sollicité sur toute son étendue, l'exécution dure environ trente-sept minutes.

Le langage harmonique du compositeur, âpre, atonal et polytonal, parfois violemment dissonant, avait longtemps fait hésiter le compositeur avant de présenter l'œuvre en public. Il confiait ainsi à Paul Collaer : "Je pensais qu'il valait mieux attendre que mon nom ait davantage de notoriété et d'autorité pour imposer cette musique, non qu'elle soit, par sa polytonalité, peu compréhensible (on y est habitué à présent), mais elle est, à bien des endroits, à la fois développée et intérieure, ces passages-là étant pour des gens peu pressés et capables de suivre avec attention et sympathie une assez longue évolution de sentiments."
Le parcours musical de l'œuvre est caractéristique de la profondeur humaniste de Charles Koechlin, de son sens de la révolte et de son optimiste foncier, de sa foi en l'avenir également. Le compositeur considérait ce quintette comme "la plus marquante peut-être de toutes ses œuvres".

On retrouvera ce schéma d'ensemble dans le "testament musical" du compositeur, Le Docteur Fabricius, op. 202, où il est développé pour grand orchestre.