Le Journal

Manfred Kelkel, 25 ans

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Manfred Kelkel, né le  à Siersburg (en Sarre, alors sous occupation française) et mort à Lannion le , est un compositeur et musicologue français.

Élève de Darius Milhaud au Conservatoire, il s'intéresse à la musique du compositeur russe Alexandre Scriabine dont les dernières œuvres -de Prométhée au Mystère-  influencent ses propres compositions. Ses travaux sur Scriabine et une certaine esthétique ésotérique de la musique font autorité.

Manfred Kelkel éprouva toujours envers son ancien maître Darius Milhaud « une sincère admiration et une reconnaissance presque filiale même si, sur le plan esthétique, il suivit des voies divergentes ».

À partir de 1969, le compositeur reprend des études universitaires, obtenant le doctorat de troisième cycle et le doctorat d'État de musique et musicologie, « avec des travaux qui, depuis, font autorité dans leurs domaines », de son étude À la recherche de la musique polynésienne traditionnelle, en ethnomusicologie, au doctorat d'État sur la musique lyrique au début du xxe siècle (Naturalisme, vérisme et réalisme dans l'opéra).
Sa thèse de troisième cycle, consacrée au compositeur russe Alexandre Scriabine (Scriabine, sa vie, l'ésotérisme et le langage musical dans son œuvre), constitue un moment décisif dans sa carrière.

Jacques Viret évoque, dans ses souvenirs, un homme « d'une simplicité, d'une modestie et d'une affabilité parfaites », lui faisant rencontrer Marina Scriabine, fille du compositeur du Mystère, dont l'Acte préalable présente un accord de douze sons qui le transportait d'enthousiasme.

Parmi les nombreuses publications de Manfred Kelkel, Jean-Jacques Velly retient surtout l'ouvrage "Musique des mondes", paru en 1988, « ouvrage unique en son genre, qui fait la synthèse de ses deux activités de compositeur et de musicologue ».

Manfred Kelkel a occupé un certain nombre de postes importants dans les domaines de l'édition musicale et de l'enseignement supérieur. Directeur musical de 1957 à 1978 aux Éditions Heugel, il est chargé de cours aux Universités de Paris IV, Metz, Strasbourg II et Paris XII de 1974 à 1981, avant d'être nommé professeur à l'Université de Lyon II, de 1985 à 1991, année où il est titularisé à Paris IV.

Passionné par la musique arabe traditionnelle et la musique russe du début du xxe siècle, il est le directeur de thèse d'André Lischke, lui-même futur spécialiste de la musique de Tchaïkovski et du groupe des Cinq.

Passionné par les civilisations orientales et les pratiques occultes, Manfred Kelkel décide, à partir de Tabula Smaragdina (faisant référence à la Table d'émeraude), d'appliquer à ses compositions « de manière rationnelle et cohérente des principes issus de l'ésotérisme chinois, de la géomancie arabe et des opérations alchimiques, jouant sur les correspondances insoupçonnées unissant les mandalas bouddhiques, les diagrammes hermétiques, les carrés magiques et l'art des sons ».

Jean-Jacques Velly a entrepris une brève analyse de son langage musical. Dans le domaine de la mélodie, l'écriture est « régie par trois données essentielles : le total chromatique, un emploi modal de la mélodie et une utilisation d'échelles symétriques artificielles». Dans le domaine harmonique, son œuvre « s'inspire des derniers travaux de Scriabine et utilise abondamment des accords plus ou moins complexes proches du total chromatique8 », dans une polytonalité où « la mélodie et l'harmonie s'articulent sur des points de repère solides, même si la syntaxe musicale qui en découle n'a rien de commun avec la tonalité au sens étroit9 ».

« Admirateur de Berlioz et de la grande école orchestrale germanique du xixe siècle », son écriture orchestrale « se singularise par une mise en valeur du timbre instrumental dans laquelle la pensée musicale fait immédiatement corps avec sa réalisation orchestrale9 ». Dans le domaine de l'orchestration, sa maîtrise et son originalité ont été reconnues très tôt, notamment par Henri Dutilleux9Jacques Viret voit en Manfred Kelkel un « alchimiste des sons10 ».

Dans le domaine du rythme, la science du professeur et du compositeur se rejoignent dans ses partitions. Philippe Reynal évoque un « véritable casse-tête pour les étudiants11 ! »

Manfred Kelkel est mort à Paris le 12, peu de temps après la parution de sa biographie et analyse complète des œuvres de Scriabine13.

Selmar Meyrowitz, 145 ans

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Le chef d'orchestre allemand Selmar Meyrowitz (né Salomon Reinmar Meyrowitz  est né à  Bartenstein (Prusse), le   et mort à Toulouse, le .

Après des études au lycée de Stolp (en Poméranie) Meyrowitz étudie de 1894 à 1896, au Conservatoire de Leipzig, avec Carl Reinecke et Salomon Jadassohn puis de 1896 à 1898, avec Max Bruch à l'Académie des arts de Berlin.
Il est ensuite l'assistant de Felix Mottl de 1898 à 1901, en tant que répétiteur au théâtre de la Cour de Karlsruhe et, de 1901-1902, il suit Mottl au Metropolitan Opera de New York.
Il accompagne également du piano la soprano Jeanne Gadski, et ils effectuent des tournées ensemble à travers les États-Unis.

Après son retour en Europe, Selmar Meyrowitz, reprend un poste de répétiteur au Théâtre de Prague de 1905 à 1907. Il travaille ensuite comme chef de chœur de 1907 à 1909 au Théâtre de Gdansk puis, de 1909 à 1910, au vieil Opéra comique de Berlin (Friedrichstraße Höhe Weidendammer Brücke), en 1911 et 1912 au Kurfürsten-Oper de Berlin, en 1912 et 1913 au Hoftheater de Munich et de 1913 à 1918 Kapellmeister (chef de chœur) au Hamburgische Staatsoper (à Hambourg), interrompu par sa participation à la Première Guerre mondiale.
De 1917 à 1922, il dirige des concerts de l'Orchestre Philharmonique de Berlin, et entre 1919 et 1924, il travaille principalement à la direction d'orchestre. En 1920 et 1921, il dirige l'Orchestre Blüthner. Il effectue des tournées à travers les Pays-Bas, l'Italie et la Suède.
De 1924 à 1927, Meyrowitz est, à côté d'Erich Kleiber et George Szell, chef d'orchestre du Staatsoper Unter den Linden de Berlin.
Ensuite, il se tourne vers la radiodiffusion : de 1928 à 1933, il est souvent le chef d'orchestre invité de la Radio de Berlin. De 1929 à 1932, il travaille comme directeur de la nouvelle maison de disques Ultraphon (devenue plus tard Telefunken).

Selmar Meyrowitz a créé un certain nombre d'œuvres : le , au Kurfürsten-Oper de Berlin, la première représentation de l'opéra d'Ermanno Wolf-Ferrari, I gioielli della Madonna (Les Joyaux de la Vierge) ; e, à Hambourg, c'est la première représentation de l'opéra Der ferne Klang de Franz Schreker et le , à Berlin, la première de la cantate d'après Eichendorff, Von deutscher Seele de Hans Pfitzner.
Il doit fuir à Paris en 1933. C'est là qu'en 1935, il enregistre pour Pathé la première intégrale de la Faust-Symphonie de Liszt (Grand Prix du Disque en 1939).
En 1937, il dirige au théâtre de l'Étoile la première mise en scène française de L'Opéra de quat'sous de Bertolt Brecht et Kurt Weill.

Lors de l'occupation de Paris par la Wehrmacht, en , Meyrowitz s'enfuit dans le Sud de la France. Il meurt à Toulouse, des suites de privation et de l'exil. La date de décès est controversée, plusieurs sources évoquent le 23, 24 ou 25 .

 

Franz von Suppé, 205 ans

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Franz von Suppé est un compositeur et chef d'orchestre autrichien né le 18 avril 1819 à Split (Dalmatie) et mort le 21 mai 1895 à Vienne.

Considéré comme le créateur de l'opérette viennoise, il reste connu principalement pour ses ouvertures dont certaines bénéficient d'une grande notoriété comme Poète et Paysan, Matin, midi et soir à Vienne et surtout Cavalerie légère.

Francesco Ezechiele Ermenegildo de Suppè naît à l'époque dans l'Empire autrichien.
Son père, Peter Julius de Suppè (1796-1835), est fonctionnaire au service de l'Empire, tout comme son père avant lui ; sa mère, Maria Katharina Jandowsky (1787-1875), est viennoise de naissance. Contrairement à une rumeur, il n'a aucun lien de parenté avec Gaetano Donizetti qu'il rencontre seulement au cours d'un voyage en Italie et qui l'encourage dans la voie de la composition.

Il passe son enfance à Zara où il reçoit ses premières leçons de musique. Son père n'encourage pas sa vocation musicale mais il est aidé par un chef de musique local et maître de chapelle à la cathédrale de Spalato. Adolescent, il étudie la flûte et l'harmonie. Sa première composition connue est une messe catholique romaine, la Missa dalmatica, dont la première a lieu dans l'église franciscaine de Zara en 1835.

À la mort de son père, il rejoint Vienne en compagnie de sa mère pour y parfaire ses connaissances musicales. Il germanise alors son nom, « de » devenant « von ». Il dirige les orchestres de divers théâtres allemands puis du Theater an der Wien de Vienne (de 1845 à 1862), du Kai-Theater (de 1862 à 1863) et du Carltheater (de 1863 à 1882). Pendant tout ce temps, il compose des opéras et des musiques de scène.

Sa musique d'inspiration populaire est vigoureuse et enjouée. Son Dichter und Bauer (Poète et Paysan) reste sa pièce le plus souvent jouée. Essentiellement connu pour ses opéras-comiques, opérettes et musiques de scène, il a également composé des ballets, des symphonies, un requiem, des messes et des quatuors à cordes.

Franz von Suppé meurt à Vienne le 21 mai 1895 et est enterré dans le cimetière central de la ville.

 

Josef K. Elsner, 170 ans

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Józef (Joseph) Elsner, né le 1er juin 1769 à Grodków (alors Grottkau en Silésie) et mort le 18 avril 1854 à Varsovie, est un compositeur, théoricien et pédagogue polonais.

Il naît dans une famille catholique de Silésie, province passée en 1742 de la souveraineté autrichienne à celle de la Prusse. Il fait ses études secondaires à Breslau (actuelle Wrocław) et devient musicien, d'abord à Brünn (Brno, alors dans l'Empire d'Autriche) puis, en 1792, à Lemberg (actuelle Lviv).
En 1799, il s'installe à Varsovie, devenue le chef-lieu de la province de Prusse-Méridionale, formée à la suite du troisième partage de la Pologne (1795). Il travaille aux côtés de Wojciech Bogusławski dans le cadre du Théâtre national polonais, où seront créés ses opéras.

Contrairement à d'autres immigrés prussiens, comme E.T.A. Hoffmann avec qui il a aussi collaboré, il ne quitte pas le pays lorsque Napoléon établit le duché de Varsovie (1807), ni lorsqu'est formé un nouveau royaume de Pologne dévolu au Tsar de Russie (1815, congrès de Vienne).

En 1810, Bogusławski crée une École de musique dont, en 1821, Elsner fait le Conservatoire de Varsovie, intégré à l'Université de Varsovie -fondée en 1816.
De 1826 à 1829, il compte parmi ses étudiants Frédéric Chopin à qui il donne des leçons particulières de piano depuis 1823 ; dans son rapport de fin d'année 1828-1829, il le qualifie de « génie musical », augurant ainsi la carrière exceptionnelle du jeune musicien. Elsner et Chopin sont par la suite amis et entretiennent une correspondance après le départ du second à l'étranger.

En 1831, à la suite de l'échec de l'insurrection polonaise de 1830-1831, l'Institut de musique est dissout en même temps que l'Université de Varsovie (il sera rétabli seulement en 1861).

En 1831, à la suite de l'échec de l'insurrection polonaise de 1830-1831, l'Institut de musique est dissout en même temps que l'université de Varsovie (il sera rétabli seulement en 1861).

Les œuvres d'Elsner sont plus ou moins tombées dans l'oubli. Parmi une quarantaine d'œuvres scéniques, il faut compter des opéras exaltant l'histoire de rois polonais.
Il fut également l'auteur d'œuvres religieuses comme La Passion de Jésus-Christ ou le triomphe de l’Évangile. Il était lui-même de confession évangélique.

 

Jacques Christian Michel Widerkehr, 265 ans

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Jacques Widerkehr, né le  à Strasbourg et mort le  à Paris, est un violoncelliste et compositeur français.

Dans sa jeunesse, il apprend à jouer de plusieurs instruments, notamment du basson et du violoncelle, qu'il étudie avec Joseph Dumonchau. Il est ensuite l'élève de François-Xavier Richter en composition. Arrivé à Paris en 1783, il est violoncelliste au Concert Spirituel et au Concert de la Loge olympique.

En 1790, il est second basson au Théâtre comique et lyrique du boulevard Saint-Martin puis il entre comme tromboniste à l'orchestre de l'Opéra, poste qu'il quitte cependant rapidement. Il est alors nommé professeur de solfège à l'époque de la fondation du Conservatoire de Paris (1795), mais se retire en 1802, à la suite d'une réforme de l'établissement.

François-Joseph Fétis qualifie Widerkehr de « compositeur de mérite pour la musique instrumentale » et souligne qu'il « a obtenu de brillants succès par ses symphonies concertantes pour plusieurs instruments à vent ; ses ouvrages et ceux de Devienne furent longtemps ce qu'on connut de mieux en France pour ce genre de pièces ».

Comme compositeur, Widerkehr s'est particulièrement distingué comme auteur de nombreuses symphonies concertantes, un genre très prisé en France à l'époque. Choron et Fayolle précisent qu'elles « sont généralement regardées comme ce que l'on possède de mieux en ce genre » en leur temps.
En édition moderne, les matériels d'une Symphonie concertante pour cor, basson et orchestre en fa majeur, d'une autre en do majeur, ainsi que d'une Symphonie concertante en mi bémol majeur pour 2 cors et orchestre sont disponibles chez Robert Ostermeyer Verlag.

Fétis signale également deux symphonies de sa plume, non éditées, deux recueils de romances avec accompagnement de piano, diverses œuvres pour piano, des quatuors à cordes, des quintettes à cordes, des sonates pour violon, violoncelle et piano et des sonates pour violon et piano, ainsi que de nombreuses pièces de musique de chambre pour instruments à vent.
En édition moderne, on trouve par exemple chez Egge verlag Trois trios pour flûte, hautbois et basson, chez Musica Rara, la Duo-sonate no 1 pour hautbois (ou violon) et piano, chez IMD la Duo-sonate no 2 pour hautbois (ou violon) et piano, chez Phylloscopus publications Trois trios pour flûte, cor et basson.

Jacques Widerkehr, dit « l'aîné », est parfois confondu avec Philippe (-Melchior) Widerkehr, dit « le jeune », possiblement son frère, également tromboniste et compositeur d'origine alsacienne, né à Strasbourg le , caporal de la Musique de la garde nationale en 1789, professeur de solfège au Conservatoire de Paris de 1795 à 1816.

Hommage à Kaija Saariaho

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Le Conservatoire royal de Liège, en collaboration avec le Centre Henri
Pousseur, organise un concert spécial en hommage à Kaija Saariaho.

La compositrice de musique contemporaine décédée en juin
2023 s’est vue être récompensée à plusieurs reprises tout au long de sa
carrière. Elle a notamment décroché le prix de la “Victoire de la musique
classique” dans la catégorie “compositeur” en 2022.

Cette initiative provient de la classe de musique de chambre de Vincent Royer
et la classe de flûte de Toon Fret du Conservatoire royal de Liège. Le
programme tournera autour des œuvres de Kaija Saariaho qui ont été
travaillées avec Maija Hynninen, proche collaboratrice de la compositrice
finlandaise.

Au programme : "Die Aussich", "Dolce Tormento", "Mirrors", "Laconisme de
l’aile", "Oi Kuu", "Cendres", "Noanoa" et "New Gate".

Mercredi 24 avril à 20h, Hôtel De Clercx, Rue Saint-Paul, 27/31
4000 Liège
Entrée libre

Dennis Russell Davies poursuit avec l'Orchestre Symphonique de la MDR

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Peu avant son 80e anniversaire, Dennis Russell Davies, le chef d'orchestre principal de l'Orchestre Symphonique de la MDR et la MDR ont convenu de poursuivre leur collaboration. Le contrat de Davies, qui définit le profil artistique de l'Orchestre symphonique du MDR depuis l'automne 2020, a été prolongé jusqu'à la fin de la saison 2026-27.

Dennis Russell Davies, né en 1944 dans l'Ohio, a dirigé au cours de sa carrière les orchestres les plus renommés d'Amérique du Nord et d'Europe et s'est produit dans de grandes maisons d'opéra et des festivals internationaux avec un répertoire d'opéra varié. Très tôt, Davies s'est passionné pour la musique contemporaine tout en abordant le répertoire symphonique et lyrique dans toute son étendue. Depuis les années 1980, il a travaillé principalement dans les pays germanophones, comme GMD au Staatstheater de Stuttgart et comme GMD de la ville de Bonn. En tant que chef principal, il a dirigé l'Orchestre Symphonique de la radio de Vienne et l'Orchestre de chambre de Stuttgart et il a été professeur de direction d'orchestre au Mozarteum de Salzbourg de 1997 à 2009.
De 2002 à 2017, il a été chef d'opéra et chef principal du Bruckner Orchester Linz et, de 2009 à 2016, chef principal de l'Orchestre Symphonique de Bâle.
Depuis le début de la saison 2018-19, il est directeur artistique et chef d'orchestre principal de la Filharmonie de Brno. Depuis septembre 2020, Davies est chef principal de l'Orchestre symphonique de la MDR, l'un des plus anciens orchestres de radio au monde.

Il marque de son empreinte le répertoire non conventionnel de l'ensemble, qui va des représentations vivantes du riche patrimoine musical aux compositions actuelles, en passant par des formats de concert et numériques transcendant les genres.

 

Une nouveauté dans le cadre du 19e Concours International George Enescu

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Directeur artistique du Festival et Concours International George Enescu et chef de l'Orchestre National de France, Cristian Măcelaru animera, pour la première fois en plus de 60 ans d'histoire du Concours Enescu, une masterclass de direction d'orchestre, d'interprétation instrumentale et d'approfondissement de l'étude de la musique, un programme de développement dans lequel de jeunes musiciens -instrumentistes ou chefs d'orchestre- sont guidés dans le développement d’une carrière dans la musique classique en pratiquant et de leurs compétences d’interprétation.

Les participants à la masterclass de direction d'orchestre, d'interprétation instrumentale et d'approfondissement de l'étude de la musique participeront également à des séances de discussion qui porteront sur des concepts sur l'étude de la partition, la notation et la préparation de la partition pour les répétitions avec l'orchestre, cohérentes, positives et efficaces. planification des répétitions avec l'orchestre ou de la relation chef d'orchestre – compréhension de la psychologie de groupe appliquée à l'ensemble orchestral.

 

 

A la Scala, les décisions sont tombées

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Le directeur de l'opéra La Fenice de Venise, Fortunato Ortombina, 63 ans, prendra la tête de la Scala de Milan en septembre prochain.
L'Italien succède à Dominique Meyer, 68 ans, qui occupait ce poste depuis 2020.
Pendant près d'un an, les deux hommes travailleront côte à côte, Dominique Meyer conservant ses fonctions Meyer jusqu'en août 2025.
Et Riccardo Chailly, 71 ans, dont le mandat expire en février 2025, a vu ses fonctions prolongées jusqu'en 2026.

Mendi Rodan, 95 ans

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Le chef d'orchestre et violoniste israélien né roumain Mendi Rodan (Rosenblum) est né le  à Iași en Roumanie et décédé le  à Jérusalem.

Mendi Rodan (Rosenblum) était l'un des trois enfants de Salomon et Miriam Rosenblum. Mendi a commencé à jouer du violon à l'âge de cinq ans. Ses parents se sont assurés que tous les enfants aient un soutien scolaire pour les langues, les mathématiques, l'éducation physique et la musique. En 1941, le père de Mendi et plusieurs de ses proches ont été assassinés dans les pogroms perpétrés contre les Juifs de Iași. Mendi, sa mère et ses frères ont survécu à la guerre, mais ont souffert de difficultés financières extrêmes.

Après la libération de la Roumanie de la domination fasciste, Rodan a commencé des études d'ingénieur, mais finalement il les a abandonnées. Parmi ses professeurs pour la musique on trouve Mirce Bersan, ainsi que le violoniste arménien Garabet Avakian. Il a étudié la direction d'orchestre avec le chef Constantin Silvestri à l'Académie nationale de musique roumaine à Bucarest. Dans le domaine de la musique de chambre, Rodan a été l'élève du compositeur juif Mihai Andryko. En 1957, Rodan a poursuivi des études avancées pour la direction d'orchestre et la musique de chambre à l'Université de musique Franz-Liszt de Budapest.

En 1953, Rodan a épousé Judith, avec qui il a eu deux enfants. À cette époque, il a changé son nom de famille en nom roumain, soit Rodan.

À l'âge de 16 ans, Rodan est devenu premier violon de l'Orchestre Symphonique national de la Roumanie. À l'âge de 24 ans, il est devenu son chef. Pour augmenter son salaire, il donnait des cours particuliers en mathématiques. En 1958, il a demandé un permis d'immigrer en Israël. À la suite de la demande, il ne fut plus membre de l'Orchestre National à Bucarest et il a été forcé de se déplacer à Bacau jusqu'à son départ.

En 1960, Rodan fait son alya en Israël avec sa famille et s'installe à Jérusalem. En 1961-1963, il est le chef de l'Orchestre de chambre de Ramat Gan.
De 1963 à 1972, Rodan a été le chef d'orchestre et le directeur musical de l'Orchestre de la Radio d'Israël à Jérusalem. À partir de 1964, il a été chef d'orchestre invité de l'Orchestre Philharmonique d'Israël au Festival d'Israël et au Concours Arthur Rubinstein.
En 1972-1976, il a été chef d'orchestre invité régulier par l'Orchestre Philharmonique d'Oslo en Norvège.
De 1977 à 1991, il a servi comme directeur musical de l'« Israël Sinfonietta Beer-Sheva ». De 1980 à1983, il a été consultant pour la musique au Centre de musique de Jérusalem - Mishkenot Sha’ananim.
De 1985 à 1989, il a été le directeur musical et le chef d'orchestre de l'Orchestre National de Belgique. Au cours de cette période, il a été le directeur artistique de l'Orchestre du Corps de l'éducation de l'armée israélienne .
De 1993 à1997, il a dirigé l'Orchestre Philharmonique d'Israël. Ente 1993 et 2005, il a été le directeur musical et chef principal du Rishon Lezion Symphony Orchestra.

Mendi Rodan a dirigé l'Orchestre Philharmonique de Londres et l'Orchestre Symphonique de Vienne. Il a été servi professeur invité pour la direction d'orchestre dans de nombreuses universités, y compris l'École de musique Eastman à Rochester, (État de New York) et l'Université Brigham Young à Salt Lake City, Utah.
Il a dirigé l'Académie de musique et de danse de Jérusalem, et il a fait partie du Conseil pour l'art et de la culture du Ministère israélien de l'Éducation et du Conseil israélien de l'enseignement supérieur.
De 2004 jusqu' à son décès, il était professeur de direction à l'École de musique Buchman-Mehta de l'Université de Tel-Aviv.

En 2006, Mendi Rodan a reçu le Prix Israël.