Le Journal

"Baba-Yaga"d’Anatoli Liadov, 120 ans

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Baba-Yaga, opus 56, est une pièce symphonique sous-titrée « tableau musical d'après un conte populaire russe », dédiée à Vladimir Stassov.
Achevée en 1904, l'œuvre est créée le 18 mars 1904 à Saint-Pétersbourg sous la direction de Felix Blumenfeld.

Évocation fantastique de la mythique Baba Yaga des contes et légendes populaires russes, cette courte esquisse symphonique illustre l'apparition de la vieille sorcière, son vol à travers la forêt avec le balai lui servant à effacer ses traces tandis que les branches craquent sur son passage, enfin sa disparition.

 

Nicolaï Andreïevitch Rimski-Korsakov, 180 ans

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Le compossiteur russe Nikolaï Andreïevitch Rimski-Korsakov est né le 6 mars 1844 (18 mars dans le calendrier grégorien) à Tikhvine et mort le 8 juin 1908 (21 juin dans le calendrier grégorien) à Lioubensk.
Il fut avec Tchaïkovski l'un des plus grands compositeurs russes de la seconde moitié du XIXe siècle. Il fit partie du « Groupe des Cinq » et fut professeur de musique, d'harmonie et d'orchestration au Conservatoire de Saint-Pétersbourg.

Il est particulièrement connu et apprécié pour son utilisation de thèmes extraits du folklore populaire ou des contes, ainsi que pour ses remarquables talents en orchestration qui lui valent souvent le titre de « magicien de l'orchestre ».
Il eut une influence importante sur la plupart des compositeurs russes, mais aussi étrangers, de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle.
Ses œuvres les plus emblématiques sont Schéhérazade, Capriccio espagnol, La Grande Pâque russe, Le Coq d'or, La Légende de la ville invisible de Kitège et de la demoiselle Fevronia et Le Vol du bourdon.

On peut citer le musicologue britannique Gerald Abraham à propos de la musique de Rimski-Korsakov : "Il possède un style cristallin, fondé sur l'utilisation des couleurs instrumentales de chaque instrument de base, à travers un cadre clairement défini, une écriture et une orchestration issue de Glinka et Balakirev, Berlioz et Liszt. Il a su passer ces idées à deux générations de compositeurs Russes de Liadov, Glazounov, à Miaskovski, Stravinsky et Prokofiev, qui furent aussi ses élèves, et son influence est évidente, bien que moins prononcée, dans la musique orchestrale de Ravel, Debussy, Dukas et Respighi".

Le succès de sa musique, quand elle est proposée en concert, ne s'est jamais démenti. Si l'ensemble de ses œuvres est incontournable en Russie, ses opéras n'ont que peu percé en Occident, alors que sa musique symphonique est universellement saluée.

Création en Espagne de "Island Songs" de Sculthorpe

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Le 21 mars à Saint-Jacques-de-Compostelle, et le 22 mars à l'Auditorium de Ferrol, la Philharmonie Royale de Galice proposera la création de l'œuvre Island Songs du compositeur australien Peter Sculthorpe.
Né en Tazmanie en 1929, il s'inspire du paysage et des habitants australiens pour ses nombreuses compositions. Selon les mots du groupe "Island song est une courte pièce pour saxophone et orchestre de nature lyrique et évocatrice".

"Eugen Onegin" op. 24 de Piotr Ilitch Tchaïkovski, 145 ans

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Eugène Onéguine op. 24, est un opéra (« scènes lyriques ») en trois actes et sept tableaux composé par Piotr Ilitch Tchaïkovski entre juin 1877 et janvier 1878, sur un livret russe de Constantin Chilovsky et du compositeur, inspiré d'"Eugène Onéguine", roman en vers d'Alexandre Pouchkine. La première représentation eut lieu au Petit Théâtre du Collège impérial de musique (Théâtre Maly), à Moscou, le 17.

 

Eugène Onéguine est un exemple bien connu d'opéra lyrique ; son livret ne garde de l'original de Pouchkine que quelques scènes, mais en conservant beaucoup de sa poésie, à laquelle Tchaïkovski ajouta une musique de nature dramatique. L'histoire est celle d'un héros égoïste qui s'engage dans un duel fatal contre son meilleur ami, et ne vit que pour regretter le rejet de son amour par une jeune femme. L'œuvre fait partie du répertoire lyrique actuel. Il en existe plusieurs enregistrements, et elle est encore souvent jouée.

En mai 1877, la cantatrice Elisaveta Lavrovskaïa recommande à Tchaïkovski la création d'un opéra inspiré de l'intrigue d'"Eugène Onéguine". Selon ses mémoires, cette idée lui semble d'abord saugrenue, mais il s'enthousiasme rapidement et il crée les scénarios en une nuit. Il informe le librettiste russe Constantin Chilovski de son projet afin de parfaire le scénario déjà conçu. Tchaïkovski se sert des vers originaux du roman de Pouchkine et sélectionne les scènes qui reflètent le monde émotionnel et le destin de ses héros, qualifiant l'opéra de « scènes lyriques ». L'opéra est épisodique ; il n'y a pas d'histoire continue, seulement des moments choisis de la vie d'Onéguine. L'histoire originale étant si bien connue du public cultivé, Tchaïkovski sait que son auditoire pourra aisément en suivre le fil malgré ses omissions. On retrouve la même conception dans La Bohème de Puccini.

Il entame la composition de l'opéra en juin 1877, en commençant par la Scène de la lettre, alors qu'il séjourne à Glebovo, dans le domaine de la famille de Chilovski, pendant un mois. Il y compose les deux tiers de son opéra jusqu'en juillet. Il reprend la composition du premier tableau en septembre, à Kamenka et en fait immédiatement un arrangement pour le piano. Il termine l'orchestration de l'acte I à Clarens (Suisse) et l'envoie à Nikolaï Rubinstein en lui demandant de préparer la mise en scène avec le premier tableau de l'acte II. Il termine l'orchestration du premier tableau de l'acte II en novembre à Venise. En décembre, il s'y occupe de la composition de sa Quatrième symphonie. Il commence l'orchestration de l'acte III (qu'il avait probablement fini de composer à Glebovo) et la deuxième scène de l'acte II en janvier 1878 à San Remo. Il y termine l'opéra par l'orchestration de l'Introduction le .

Il finit de composer l'arrangement pour piano le  et demande à Sergueï Taneïev de le réviser.

Tchaïkovski s'inquiétait de l'accueil que le public réserverait à son opéra, vu son manque de suite traditionnelle. Il pensait que son exécution demandait le plus possible de simplicité et de sincérité. Cela en tête, il remit la première production entre les mains des étudiants du Conservatoire de Moscou. Le 17, les étudiants du Conservatoire donnèrent la première représentation sur la scène du Théâtre Maly à Moscou sous la baguette de Nikolaï Rubinstein. Son grand succès le transporta au Théâtre Bolchoï de Moscou le  sous la direction d'Enrico Bevignani.

"Solomon" de Georg Friedrich Haendel, 275 ans

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Solomon, HWV 67, est un oratorio en trois actes. Haendel a composé Solomon entre le 5 mai et le 13 juin 1748. La première a eu lieu le 17 mars 1749 au théâtre royal de Covent Garden de Londres sans y rencontrer le succès escompté. Il y a eu trois exécutions durant cette saison puis deux autres en 1759, dans une version largement tronquée, quelques jours avant la mort du compositeur.

L'auteur du livret est inconnu, bien qu'il semblerait s'agir de Thomas Morell, alors que Winton Dean indique que le style des métaphores qui y sont utilisées ne correspond pas au style de Morell.

Le livret se base essentiellement sur les « Livres des Rois » (1 R 1-11) et le « Livre des Chroniques » et, en ce qui concerne la visite de la Reine de Saba, sur les Antiquités judaïques de l'historiographe romain et juif Flavius Josèphe.

Raffaele Alessandro, 65 ans

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Raffaele D'Alessandro, né à Saint-Gall le  et mort à Lausanne le , est un compositeur et musicien suisse.

Né d'un père italien et d'une mère grisonne, Raffaele D'Alessandro fait ses études musicales à Zurich, puis part étudier la musique à Paris, de 1934 à 1940, où il suit des cours de composition avec Nadia Boulanger, d'orgue avec Marcel Dupré et de piano avec Paul Roes.

En 1940, de retour en Suisse, il s'établit à Lausanne où il est pianiste concertiste, collaborateur à la radio, critique musical et compositeur.
Déjà en 1941 l'Orchestre de la Suisse romande, sous la direction d'Ernest Ansermet, crée l'une de ses œuvres : la Rumba sinfonica.
Dans les années suivantes, les compositions de D'Alessandro seront exécutées par des directeurs prestigieux, notamment Victor Desarzens avec l'Orchestre de chambre de Lausanne, Paul Kletzki, Günter Wand, Carl Schuricht ou encore Paul Sacher. Il dirige, en 1945, l'Orchestre de chambre de Lausanne.

Parallèlement à la composition, D'Alessandro poursuit son activité de pianiste et d'organiste. Il se consacre aux concerts, à l'accompagnement, ainsi qu'à l'improvisation à l'orgue.

La production de D'Alessandro est assez vaste : elle comprend de la musique symphonique, où l'on découvre l'âme rythmique de D'Alessandro, de la musique de chambre (sonates, quatuors à cordes et quintettes), mais surtout de la musique pour piano et orgue. Il suffit de rappeler les mots d'un grand pianiste pour comprendre l'importance de D'Alessandro en tant que compositeur pour instruments à clavier : Dinu Lipatti, en préfaçant l'édition des 12 études pour piano écrit : « Je tiens Raffaele D'Alessandro pour l'un des musiciens les plus complets de notre génération. »

Stephen Dodgson, 100 ans

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Le compositeur britannique Stephen Cuthbert Vivian Dodgson est né à Londres le , mort le .

Il fait ses études de musique au Royal College of Music, où il étudie notamment avec Hadley et RO Morris et où plus tard, il enseigne lui-même la théorie et la composition (jusqu'en 1982). Cette même année où il décide de se consacrer exclusivement à la composition.
Dans les années 1949-1950 il bénéficie d'une bourse pour un séjour itinérant en Italie. À son retour il enseigne dans diverses institutions et sa notoriété en tant que compositeur s'affirme rapidement.

En même temps, ses nombreux commentaires musicaux sur les ondes de la BBC pour qui il travaille dès 1957, lui valent une large renommée dans tout le pays ; une activité qu'il poursuit dans les années 1990.

Ses œuvres s'inscrivent dans de multiples formes et formations, dans un langage largement tonal et dans la tradition. Il est riche en expression et en chromatismes. Sa palette orchestrale est subtile et riche. Son œuvre pour la guitare (alors qu'il n'était pas guitariste lui-même) est importante et lui vaut « une reconnaissance et une popularité mondiales ». Il est l'un des rares compositeurs contemporains à écrire également pour le clavecin, le clavicorde et la harpe.

Josef Gabriel Rheinberger, 185 ans

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Compositeur et pédagogue allemand,  Josef Gabriel von Rheinberger est né à Vaduz (Liechtenstein) le 17 mars 1839 et mort à Munich le 25 décembre 1901.

Déjà à l'âge de 7 ans, il tenait l'orgue dans sa ville natale et, à 12 ans, il entrait au Conservatoire de Munich, où bientôt il surpassait ses camarades d'études en produisant de nombreuses œuvres. À 19 ans on lui confia un poste d'enseignement du piano, et plus tard de l'orgue et de la composition, poste dont il s'acquitta presque jusqu'à la fin de sa vie.

Sans faire beaucoup de battage, il fit tout naturellement partie des compositeurs célèbres de son temps. Depuis 1877, maître de chapelle de la Cour du Roi de Bavière Louis II, il joua un rôle principal dans la musique d'église catholique en Allemagne. Il composa en latin des messes et des motets, en suivant les préceptes des réformateurs céciliens.
Comme professeur de composition, il était mondialement connu et eut comme élèves Engelbert Humperdinck, Ermanno Wolf-Ferrari, Wilhelm Furtwängler et toute une génération de jeunes compositeurs américains, comme Horatio Parker, George Chadwick. Il reçut de nombreuses distinctions : la croix de Commandeur de l'ordre de la couronne de Bavière, et le titre de Docteur honoris causa de l'Université de Munich.

En 1867, il épousa la poétesse Franziska von Hoffnass (Fanny) qui écrivit plusieurs des textes de ses œuvres vocales, en particulier la cantate de Noël, l'étoile de Bethléem.

Il fait partie des compositeurs de la deuxième moitié du XIXe siècle qui, après être tombés dans l'oubli, sont à nouveau redécouverts par les chercheurs et les musiciens. Son œuvre est très diversifiée : 197 numéros d'opus : piano, orgue, musique de chœur sacrée et profane, lieder, musique de chambre, symphonies, ouvertures de concert, musiques de scène et opéras.
Il se définissait comme un classique convaincu, dont les modèles étaient Bach et Mozart. Il reste le grand maître et représentant de la culture musicale de la fin de la période classico-romantique.
Pour rendre hommage à son œuvre, fut fondée en 2003 la Société internationale Josef Gabriel Rheinberger.

Thoinot Arbeau, 505 ans

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Tabourot Jehan est né à Dijon en 1519 et décédé en 1595.
« Thoinot Arbeau » est l'anagramme de « Jehan Tabourot », chanoine de Langres.

Il serait le fils d'Étienne Tabourot, avocat devenu prêtre en 1530 et pourvu d'un canonicat à Langres en 1574.
Il est l'oncle du poète Étienne Tabourot le « Rabelais de Bourgogne ».
Prêtre, licencié en droit il fait ses études à Poitiers et à Dijon.

En 1542 il est au chapître de Langres.
En 1545 il a un canonicat à la cathédrale de Langres.
En 1562 il est directeur à la réfection de la cathédrale.

En 1565 il obtient un canonicat à Bar-sur-Aube. Il est chantre, inspecteur des écoles diocésaines et vicaire général du diocèse de Langres. "L'orchesographie (*)" comprend une des plus anciennes notation chorégraphique (figures symbolisées par des lettres de l'alphabet) et quelques remarques sur la musique.

(*) "Orchesographie et traité en forme de dialogue, par lequel toutes personnes peuvent facilement apprendre et practiquer l'honneste exercice des dances." Par Thoinot Arbeau

A Genève, la Cité Bleue renaît avec Leonardo García Alarcón

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Quand on franchit  le seuil de la salle de spectacle de La Cité Bleue, une beauté insoupçonnée, à couper le souffle, se dévoile désormais au visiteur. Les lieux sont entrés de plain-pied dans le XXIe siècle, en alignant des équipements résolument à la pointe.

L’ambition de ce lieu est de promouvoir la création de spectacles réunissant les plus grands artistes de la musique, du théâtre, de la danse, des arts visuels et du cirque. Au carrefour de ces disciplines, une volonté humaniste plus générale souhaite mettre au cœur du projet les échanges interdisciplinaires entre les Arts et les Sciences Humaines. En cours de rénovation avec des équipements contemporains adaptés aux besoins des artistes, la toute nouvelle salle sera dotée d’une technologie acoustique (système Constellation) unique en Suisse qui permettra la recherche et l’expérimentation de nouvelles possibilités artistiques.

Sous l’égide de la Fondation Cité Bleue, la direction générale a été confiée au claveciniste et chef d’orchestre suisse-argentin Leonardo García Alarcón. Le choix de la nomination d’un artiste-interprète aussi important à la direction d’un établissement artistique est tout à fait singulier.

La Cité Bleue proposera au fil des saisons, du théâtre musical, des opéras de poche, des récitals de musique de chambre, des activités pédagogiques, de la danse et du cirque, des formes hybrides par une approche innovante de ces disciplines.
La future programmation de La Cité Bleue imaginée par Leonardo García Alarcón et son équipe est ambitieuse et novatrice, nourrie et stimulée par des rencontres, la pratique artistique et l’exploration interdisciplinaire des mondes de l’art.