Le Journal

Alfred Pochon, 65 ans

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Le musicien vaudois Alfred Pochon est né à Yverdon-les-Bains le  et mort à Lutry le .

C'est dans sa ville natale, à l'âge de sept ans, qu'il commence l'apprentissage du violon avant de suivre les enseignements de Louis Rey à Genève. À quatorze ans il se décide définitivement pour une carrière musicale. Il part alors pour la Belgique en 1895 et s'inscrit au Conservatoire de Liège. C'est le violoniste César Thomson qui lui enseigne l'art du violon et surtout celui du quatuor à cordes. Alfred Pochon obtient son diplôme ainsi qu'un premier prix de violon en 1897.

Il donne un de ses premiers concerts en tant que soliste au Casino de Saint-Pierre à Genève en 1889 ; il y joue le Septième Concerto de Louis Spohr. Alfred Pochon est déjà en 1890 dans les rangs des violons de l'orchestre des Concerts classiques de Genève, dirigé par Hugo de Senger. Il tient également le pupitre de premier violon dans l'orchestre Eugène Ysaye, fondé et dirigé par ce dernier à Bruxelles.
En 1901, il quitte la Belgique pour Vienne avant de découvrir les États-Unis.

En 1903 le violoniste fonde, avec l'appui financier de son ami le banquier E.-J. de Coppet, le Quatuor Flonzaley à New York. Ce quatuor le fait voyager en Europe, en Amérique du Nord et à Cuba.
En 1922, il s'installe à Lutry. C'est là que dorénavant se rencontrent les membres du Quatuor.
En , après la cessation de l'activité du Quatuor Flonzaley, Alfred Pochon crée avec Nicolas Moldavan le Quatuor Stradivarius avec lequel il enchaîne les tournées durant neuf ans.
En 1941, il devient directeur du Conservatoire de musique de Lausanne jusqu'en 1957.
En 1944, il crée la Gazette musicale du Conservatoire de Lausanne.

Alfred Pochon décède après une longue maladie le  dans sa propriété de Lutry.

Carl Davidoff, 135 ans

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Karl Ioulievitch Davidov (ou Davydov) est un célèbre violoncelliste russe du XIXe siècle, né 27 à Goldingen et mort le   à Moscou.

Né dans une famille musicienne juive assimilée d'un père médecin (Julius Davidhoff, devenu Davidov) et violoniste amateur, Karl commence le piano dès l'âge de 5 ans, puis le violoncelle à 12 ans avec comme professeur Heinrich Schmidt, alors premier violoncelle du théâtre de Moscou.

Davidov est un enfant prodige, mais ses parents insistent pour qu'il ait une scolarité normale. Il obtient un diplôme de mathématiques à l'Université de Saint-Pétersbourg.
Son frère aîné, August (1823-1885), deviendra quant à lui un mathématicien fameux.

Il étudie plus tard l'écriture musicale au Conservatoire de Leipzig avec Moritz Hauptmann et, à ce moment de sa vie, se destine à une carrière de compositeur ; toutefois, l'excellent accueil qu'il reçoit en tant que violoncelliste l'incite à poursuivre dans cette voie.

Quand Grutzmacher part pour Dresde, Davidov alors âgé de 22 ans prend sa suite comme professeur de violoncelle au Conservatoire de Leipzig. Il voyage beaucoup en Europe, et devient, selon Tchaïkovski, le « tsar des violoncellistes ».
Julius Klengel, autre illustre violoncelliste et élève de Davidov, dira, pour sa part : « J'ai compris ce que jouer du violoncelle signifie après avoir entendu Davidov à Saint-Pétersbourg dans ma jeunesse. »

Sa réputation est telle qu'en 1876 il devient directeur du Conservatoire de Saint-Pétersbourg, alors que Tchaïkovski et lui sont tous deux candidats pour le poste. Mais en 1887, il donne sa démission. La raison de son départ est une série de conflits avec les responsables de l'administration qui exigeaient une augmentation des frais de scolarité des étudiants, ce qui rendait plus difficile l'entrée des étudiants des classes défavorisées au conservatoire. En désaccord avec la direction, Karl Davidov quitte le conservatoire en 1887, pour y revenir un an plus tard.

En , à l'âge de 50 ans, il est pris d'un malaise alors qu'il joue une sonate de Beethoven, et meurt quelques jours plus tard. Il est enterré au cimetière de la Présentation à Moscou.

Il épouse Alexandra Arkadievna Gorojanskaïa (1849-1902), ancienne élève de la pension pour jeunes filles de la mère de Davidov à Moscou, Dorothea Davidova, née Michalowitz (1802-1864). Alexandra est la sœur de l'acteur Mikhaïl Arkadievitch Gorojanski (nom de théâtre Mikhaïl Rechimov); éditrice à partir de 1892 de la revue "Le Monde divin". Ils ont une fille et un fils:

Le couple élève aussi leur fille adoptive Maria Karlovna (1881-1966), épouse en premières noces de l'écrivain Alexandre Kouprine en 1902 (dont elle a une fille, Lidia, en 1903) et en secondes noces de l'homme d'État bolchévique Nikolaï Iordandski. Elle a été abandonnée bébé devant la maison des Davidov. Elle laisse des Mémoires sous le titre "Années de jeunesse".

Davidov était d'avis que la technique du violoncelle devait s'inspirer de celle du violon, et il conseillait d'ailleurs à ses étudiants d'observer les meilleurs violonistes avec attention.

Il apporta des améliorations à la technique du violoncelle et, sous l'influence de Hauptmann, fut l'un des premiers violoncellistes qui prit en compte les aspects anatomiques et physiologiques de l'exécution.
Il eut pour élèves, entre autres, Carl Fuchs, Leo Stern, Hanuš Wihan (le dédicataire du concerto de Dvořák) et Julius Klengel.

Son œuvre pour violoncelle la plus célèbre, toujours jouée de nos jours, est À la fontaine. Il a également écrit quatre concertos pour violoncelle.

En 1876, un mécène lui fit don d'un Stradivarius, aujourd'hui connu comme le Davidov, et qui fut celui de Jacqueline du Pré et est aujourd'hui joué par Yo-Yo Ma.

Frank Bridge, 145 ans

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Frank Bridge, né à Brighton le  et mort à Eastbourne le , est un compositeur et altiste britannique.

Il étudie le violon et la composition au Royal College of Music à Londres.
Il fait carrière, outre celle de compositeur, au poste d'altiste dans le Quatuor Joachim, puis dans l'English String Quartet.
Il dirige à plusieurs reprises différents orchestres.
Il enseigne également la composition, notamment à Benjamin Britten.

Son inspiration, proche d'un post-romantisme de Fauré, prend progressivement des teintes proches de Scriabine pour tendre vers l'atonalité dans ses dernières œuvres.

Julius Becker, 165 ans

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Giulio Cesare Arresti, 405 ans

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Giulio Cesare Arresti (né le  à Bologne et mort le  dans la même ville) est un organiste, chef d'orchestre et compositeur italien du XVIIsiècle.

Il fut cofondateur et, à partir de 1701, président de l' Academia Filarmonica. Durant cette période, il eut une puissante querelle avec Maurizio Cazzati qu'il accusait de fautes musicales. En réalité Maurizio Cazzati était progressiste tandis que Giulio Cesare Arresti était de nature conservatrice.

Son fils, Floriano Maria Arresti (1667-1717) était l'élève de Bernardo Pasquini à Rome, où il travailla jusqu'en 1703.

Giulo Cesare Arresti a composé des sonates pour violon et pour violoncelle et des œuvres pour orgues, mais également des cantates, des oratorios et des opéras.

En outre Arresti écrivit plusieurs œuvres religieuses parmi lesquelles des psaumes et oratorios telles que le Jardin de GethsemaneAdieu de Jésus à MarieLes noces de Rebecca et La décapitation de Saint Jean-Baptiste.

Amadeus bis

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L'acteur anglais d'origine japonaise Will Sharpe sera chargé de donner vie à l'un des grands compositeurs de l'histoire de la musique : Wolfgang A. Mozart, dans une nouvelle série produite par Sky Studios dont le tournage débutera fin 2024.

La série s'intitulera "Amadeus", comme le film de Milos Forman et la pièce du même nom de 1979, signée Peter Shaffer et désormais adaptée au petit écran par Joe Barton.
Sharpe est connu pour son apparition dans la série "White Lotus 2", ainsi que pour la série "Flowers", qu'il a également réalisé, et pour sa participation à "Giri/Haji", qui lui a valu le BAFTA du meilleur acteur dans un second rôle.

Pour le moment, aucun autre détail n'a été publié.

Don exceptionnel au San Francisco Ballet

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Le San Francisco Ballet a annoncé un don historique de 60 millions de dollars -le don le plus important jamais fait à la compagnie, et ce que le SF Ballet estime être l'un des dons les plus importants faits à une compagnie de ballet américaine.

Ce don exceptionnel provenant d'un donateur anonyme devrait permettre à la compagnie de continuer à donner la priorité au développement et à l'acquisition de nouvelles œuvres, à encourager les talents de chorégraphes émergents.
50 millions seront ainsi consacrés à la création et aux commandes.
Cette somme viendra aussi renforcer la santé financière de la compagnie pour les saisons à venir…

Nomination de Christophe Leribault à Versailles

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Le Ministère de la Culture a annoncé la nomination de Christophe Leribault à la présidence de l'֤Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles. Il prendra ses fonctions le 4 mars et remplacera Catherine Pégard qui occupait ce poste depuis 2011.

Conservateur général du patrimoine, docteur en histoire de l’art, spécialiste du XVIIIe siècle, et membre de l’Institut, Christophe Leribault (60 ans) était, depuis 2021, président de l’Établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie - Valéry Giscard d’Estaing. Il a auparavant été directeur du Petit Palais, directeur du musée Delacroix et directeur adjoint du département des arts graphiques du musée du Louvre.

Sa présidence des musées d’Orsay et de l’Orangerie a été marquée par la volonté de les ouvrir aux publics les plus larges et tout particulièrement aux jeunes, notamment en créant le dispositif « Vacances à Orsay », une nocturne hebdomadaire à 10 euros, une programmation de spectacles diversifiée, en expérimentant des médiations originales autour des nouvelles technologies (réalité virtuelle, IA, art digital…), et en engageant la refonte du parcours de visite pour le rendre plus compréhensible aux jeunes générations.

En 2023, les deux musées ont battu leur record historique de fréquentation en accueillant 5,1 millions de visiteurs (3,8 à Orsay et 1,2 à l’Orangerie), mais aussi en levée de mécénat pour les grands projets engagés.

Isabella Leonarda, 320 ans

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Isabella Leonarda, née le  à Novare (Piémont) et morte le  dans la même ville, est une religieuse et compositrice italienne du XVIIe siècle.

Elle est née au sein d'une riche et illustre famille de la ville : elle est la fille du Comte Giannantonio et d'Apollonia Sala.

À l'âge de 16 ans, Isabella Leonarda entre au Collegio di Sant'Orsola, un couvent d'Ursulines, où elle apprend la musique. Les jeunes femmes de ces familles de la noblesse étaient assez souvent dirigées vers la vie monastique afin de ne pas réduire le patrimoine familial. Elle y reçoit une formation musicale, par une organiste dénommée Elisabetta Casata. Puis, montrant ses capacités dans ce domaine musical, Gasparo Casati, maître de chapelle de Novare, est probablement devenu son maître de composition.
Elle devient mère supérieure en 1686, et à partir de 1696, elle est nommée madre vicaria.

C'est aussi l'époque de l'émergence en Italie de la musique baroque, avec la musique religieuse de Claudio Monteverdi, même si les compositions sont encore marquées par la Renaissance. Les compositrices féminines ont marqué en Italie les créations, profanes ou religieuses, de cette époque, et leur souvenir persiste.

Leonarda a écrit plus de 200 œuvres. Ces créations répondent aux besoins de la pratique musicale dans les couvents de femmes. Les chroniques de l'époque rapportent le haut degré de spécialisation vocale et instrumentale des ensembles actifs dans les couvents les plus importants de l'Italie du Nord. Son premier recueil est contenu dans la collection de Gasparo Casati. Le genre musical privilégié par Isabella Leonarda est le motet pour soliste particulièrement bien adapté à son style et aux besoins des chorales.

Ses œuvres sont réparties en 20 opus. Il est probable qu'elle écrivit beaucoup des textes qu'elle a illustrés de sa musique. Elle a aussi composé des messes, des psaumes et des sonates, utilisant parfois les violons dans les messes et les motets pour supporter les voix. Ses œuvres utilisent un vocabulaire harmonique riche et étendu. Elle utilise aussi occasionnellement des vocalises dans les sections des alleluia extatiques.
Elle-même était peut-être violoniste : elle est l'une des premières compositrices de cette époque à publier des sonates pour 1, 2, 3 et 4 instruments, dont la plus intéressante du point de vue formel est celle pour violon seul.

Johann Philipp Krieger, 375 ans

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Johann Philipp Krieger (aussi orthographié Kriger, Krüger, Krugl, parfois italianisé en Giovanni Filippo Kriegher), né le  et mort le , est un compositeur et organiste allemand de la période baroque. Il est le frère aîné du compositeur et organiste Johann Krieger (1651 - 1735).

Les frères Krieger sont issus d'une famille de fabricants de tapis de Nuremberg. D'après Johann Mattheson (Grundlage einer Ehren-Pforte), Johann Philipp aurait commencé à étudier le clavier à l'âge de huit ans, auprès de Johann Drechsel, l'un des élèves de Froberger, ainsi que d'autres instruments auprès de Gabriel Schütz. Il se serait révélé très doué, jouant devant un public nombreux et composant après un an d'études musicales.
Il quitte Nuremberg pour Copenhague, où il passe quatre ou cinq ans à étudier l'orgue auprès de Johann Schröder, alors organiste royal, et la composition avec Kaspar Förster. Les dates exactes de son séjour à Copenhague sont inconnues : 1665-1670 d'après Mattheson, 1663-1667 d'après Doppelmayr, auteur d'une biographie des habitants célèbres de Nuremberg en 1730. Pendant son séjour, Johann Philipp se voit proposer une charge d'organiste à Christiania, qu'il refuse.
Il séjourne à Zeitz avec son frère pour y étudier la composition, puis à Bayreuth, où il est successivement organiste de cour et maître de chapelle, Johann lui succédant comme organiste de cour. Mattheson et Doppelmayr diffèrent également en ce qui concerne la suite de la carrière de Johann Philipp : il est à Bayreyth en 1669-1670 d'après Doppelmayr, tandis que Mattheson le donne présent à Zeitz en 1670-1671 et simultanément à Bayreuth en 1670-1672. Les registres de la ville de Zeitz ne mentionnent ni l'un ni l'autre frère. Ceux de Bayreuth attestent la présence de Johann Philipp comme organiste de cour en 1673.

En 1673, le Margrave de Bayreuth quitte la ville pour combattre dans la guerre de Hollande. Johann Philipp est autorisé à voyager en Italie en conservant son traitement. Il séjourne à Venise, où il étudie la composition avec Johann Rosenmüller et le clavier avec Giovanni Battista Volpe, puis à Rome où il a pour professeurs Antonio Maria Abbatini (composition) et Bernardo Pasquini (clavier et composition).
En 1675, il se rend à Vienne, alors l'un des plus importants centres de l'activité musicale, où il joue pour l'Empereur Léopold Ier,qui, favorablement impressionné, l'anoblit ainsi que ses frères et sœurs.

Johann Philipp retourne ensuite à Bayreuth, puis se rend à Francfort et Cassel. Dans ces deux dernières villes, on lui propose un emploi, qu'il refuse ou n'occupe que pendant un temps très limité. Un document atteste sa présence à Halle comme organiste de Cour le .
Auguste de Saxe-Weissenfels meurt en 1680 ; son fils Jean-Adolphe lui succède et déplace la Cour à Weissenfels. Johann Philipp l'y accompagne comme maître de chapelle, charge qu'il conserve pendant quarante-cinq ans, jusqu'à sa mort.
Deux ans plus tard, son frère Johann s'installe à Zittau, également pour y occuper le même emploi jusqu'à sa mort en 1725. Son fils Johann Gotthilf (1684-1732) le remplace alors.

Compositeur prolifique, Johann Philipp fournit un grand nombre d’œuvres profanes et sacrées pour la cour de Weissenfels, dont environ 2 000 cantates, au moins 18 opéras, des sonates en trio, etc. Il fait également interpréter de nombreuses œuvres d'autres compositeurs, dont il tient un registre. Il fait publier ses œuvres, notamment un recueil de sonates en trio (1688), un recueil de musique pour instrument à vent, etc.

La plus grande partie a été perdue ; seules 76 cantates subsistent aujourd'hui.