Le Journal

"Quintette pour piano et cordes" de Gabriel Pierné, 105 ans

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Le Quintette pour piano et cordes opus 41 de Gabriel Pierné est composé en 1916-17 et dédié à Gabriel Fauré.
Il est créé le 22 février 1919 par le Quatuor Bastide et le compositeur au piano.

Médaille Hugo Wolf pour le duo de lieder Christian Gerhaher & Gerold Huber

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Après Thomas Hampson et Wolfram Rieger en 2017, ce n'est que la deuxième fois que l'Académie internationale Hugo Wolf de Stuttgart honore un duo de lieder en lui décernant la médaille Hugo Wolf.  C'est exceptionnel, car la majorité des médaillés précédents, dont Dietrich Fischer-Dieskau, Christa Ludwig ou Brigitte Fassbaender, n'avaient reçu leur distinction qu'après la fin de leur carrière scénique active.

Karina Canellakis reste avec le London Philharmonic Orchestra

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Le London Philharmonic Orchestra a annoncé que la cheffe Karina Canellakis sera son principal chef invité pour trois années supplémentaires, après avoir assumé ce rôle lors de la saison 2021/2022.

Karina Canellakis (New York, 1981) est actuellement artiste en résidence au Musikverein de Vienne pour la saison 23-24 et occupe également le poste de chef principal de l'Orchestre Philharmonique de la radio néerlandaise. Son programme actuel comprend des engagements avec des ensembles de premier plan tels que l'Orchestre Symphonique de Boston, l'Orchestre Philharmonique de New York, le Wiener Symphoniker et l'Orchestre Symphonique de San Francisco.

"Le Lac enchanté" d'Anatoli Liadov, 115 ans

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Le Lac enchanté, opus 62, est un poème symphonique d'Anatoli Liadov, sous-titré « scène de conte de fées », dédié à Nicolas Tcherepnine et créé le 21 février 1909 à Saint-Pétersbourg sous la direction du dédicataire.

Aux frontières du symbolisme et de l'impressionnisme, le Lac enchanté est une œuvre singulière, qui n'est pas construite sur un thème musical et ses développements mais plutôt autour d'un climat sonore tout particulier, ce qui fait dire au musicologue André Lischke : « tout l'effet envoûtant tient à la texture de l'instrumentation, aux métamorphoses harmoniques, et à des figurations qui traduisent le frémissement de l'eau (cordes divisées) et le scintillement des étoiles qui s'y reflètent (flûte, célesta, harpe) ».

La durée de la pièce est d'approximativement 7 minutes trente.

Charles-Marie Widor, 180 ans

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L’organiste, professeur et compositeur français Charles-Marie Widor est né le 21 février 1844 à Lyon et mort le 12 mars 1937 à Paris.
La célébrité de sa Toccata de la Symphonie no 5 opus 42 en fait l'une des pièces pour grandes orgues les plus jouées encore de nos jours.

D’abord élève de son père Charles-François (1811-1899), organiste à Saint-François de Sales (Lyon), il le remplace sur le banc de l’orgue paroissial à 11 ans, avant de poursuivre ses études à Bruxelles avec Fétis (théorie, composition) et Jacques-Nicolas Lemmens (orgue).

En 1860, il revient à Lyon où il est organiste de Saint-François. Vers 1865, il s'installe à Paris et assiste Saint-Saëns à la Madeleine à partir de 1868.
En 1870, il est nommé suppléant de Lefébure-Wély à l'orgue Cavaillé-Coll de Saint-Sulpice. Il ne fut jamais officiellement titularisé à ce poste qu’il tint pendant 64 ans.

Il est nommé professeur d’orgue au Conservatoire de Paris de 1890 à 1896, succédant à César Franck. Il reprend ensuite la classe de composition musicale de Théodore Dubois lorsque celui-ci est nommé directeur de l'établissement (1896-1905). Il compte parmi ses élèves les organistes Louis Vierne, Albert Schweitzer, Charles Tournemire et Marcel Dupré, ainsi que Henri Libert (organiste de la Basilique Saint-Denis), Arthur Honegger, Edgar Varèse et Darius Milhaud. Widor réforme en profondeur l'enseignement de l'orgue en préconisant notamment le raisonnement, de même que la connaissance des grandes œuvres de Jean-Sébastien Bach.

À partir de 1880, il a publié sous le pseudonyme d'« Aulétès » des critiques musicales dans le journal L'Estafette.

En 1882, il est lauréat du Prix Chartier de l'Institut pour sa production de musique de chambre.

Il est nommé Chevalier de la Légion d’honneur en 1892. Il est élevé à la dignité de Grand Officier par décret du 17 juin 1933. Élu membre de l’Académie des beaux-arts en 1910, il en est nommé secrétaire perpétuel le 18 juillet 1914. Il épouse Mathilde de Montesquiou-Fézensac (née en 1883), le 26 avril 1920.

Ami de la Comtesse de Béarn, née Martine de Béhague, Widor est en quelque sorte son maître de chapelle pendant vingt ans pour les concerts organisés dans la "Salle byzantine" de la rue Saint-Dominique.

En 1921, il fonde avec Francis-Louis Casadesus, le Conservatoire américain de Fontainebleau qu’il dirige jusqu’en 1934.

Comme virtuose de l’orgue, Widor s'est produit dans 23 pays. Il a fait de nombreuses tournées en Europe (France, Allemagne, Pays-Bas, Portugal, Italie, Suisse et Pologne), sans oublier l’Angleterre et la Russie. Il est souvent invité à inaugurer des instruments de Cavaillé-Coll comme ceux de Notre-Dame de Paris, Saint-Germain-des Prés, Saint-Ouen de Rouen, du palais du Trocadéro et le nouvel orgue de sa paroisse natale, Saint-François de Lyon.

Il joue en public jusqu'à l'âge de 90 ans et démissionne de son poste à Saint-Sulpice le 31 décembre 1933. Marcel Dupré, son élève et assistant, lui succède.

Il meurt à son domicile de Paris le 12 mars 1937.

L'Hrmonie de l'IMEP

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Concert par l'Harmonie de l’IMEP
Vendredi 23/02 2024 à 20H00 -
Grand Manège – Namur Concert Hall - Direction: Yves Segers

Au programme: Le cheval de bronze - D. Auber - A Colour Symphony - P. Sparke - Mars (The Planets) - G. Holst - Suite de Moscow Cheriomushki - D. Shostakovich

Plein tarif : 1re cat 24€ ; 2e cat 18€ ; 3e cat 14€ ; 4e cat 13€ + 65 ans : 1re cat 21€ ; 2e cat 17€ ; 3e cat 13€ ; 4e cat 11€ - de 20 ans et étudiants : gratuit 

Réservations obligatoires (info@grandmanege.be ou par téléphone au 081 27 40 60)

L'Ordre fédéral du Mérite à Kent Nagano

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Le chef Kent Nagano a reçu la Grand-Croix du Mérite de la République fédérale d'Allemagne. "Kent Nagano représente la musique classique au plus haut niveau et transmet l'enthousiasme musical au sein de la société", a déclaré lundi le sénateur de la culture de Hambourg, Carsten Brosda, lors de la remise du prix.

Nagano (72 ans) est depuis 2015 directeur musical général de l'Opéra National de Hambourg et chef de l'Orchestre Philharmonique national de Hambourg. "Il renforce sans relâche l'importance de la musique dans la ville musicale de Hambourg ainsi qu'au niveau international", a expliqué Brosda.
Son engagement va des concerts en plein air sur le Rathausmarkt à l'Académie Philharmonique qu'il a fondée, en passant par le soutien aux plus petits par le mécénat et le mentorat des écoles de musique et des jardins d'enfants.

ICMA : programme du concert de gala 2024

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Les International Classical Music Awards, le Palau de la Música et l'Orquesta de València
(directeur musical Alexander Liebreich)  ont annoncé le programme du concert de gala qui aura lieu après la cérémonie de remise des prix au Palau le 12 avril 2024 à 19h30.

Orazio Sciortino – Grande Bagatelle pour orchestre (2023/24), Orazio Sciortino, chef d'orchestre
Johann Sebastian Bach – Concerto pour deux pianos en do mineur, BWV 1062 (1er mouvement) – Duo Pekinel, piano
Witold Lutosławski – Fragments de Variations Paganini – Duo Pekinel, piano
François Rebel & François Francœur – Air « Impétueux torrent » de Tarcis et Zélie  – Cyrille Dubois, ténor
Maurice Ravel – Tzigane – Lana Zorjan, violon
Kaija Saariaho – Dolce Tormento – Sharon Bezaly, petite
Antonin Dvořák – Rondo pour violoncelle et orchestre Op 94 – Tania Tetzlaff, violoncelle
Maurice Ravel – « Levier du Jour » de Daphnis et Chloé, Suite Nr. 2
Mario Castelnuovo-Tedesco – Concerto n°1 en ré, op. 99 pour guitare et orchestre (1939), 1er mouvement – ​​Cassie Martin, guitare
Jules Massenet – Air « Ils mentaient – ​​A quoi bon ? d'Ariane – Amina Edris, soprano
Olivier Messiaen – L’Ascension (3e mouvement) – Sylvain Cambreling, direction
Giuseppe Verdi – Air « Ernani, involami » d'Ernani – Aida Pascu, soprano
Charlotte Sohy – Thème varié, Op. 15 – Renaud Capuçon, violon

Erika Köth, 35 ans

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Erika Köth (Darmstadt, - Spire, ) est une soprano colorature allemande.

Elle étudie à la Hochschule de sa ville natale avec Elsa Blank. Elle remporte un premier prix au concours de la radio de Francfort en 1947, et débute sur scène l'année suivante à Kaiserslautern en Philline dans Mignon.

Elle chante alors à Karlsruhe (1950-53), puis est engagée à l'Opéra d'État de Bavière à Munich en 1953, où elle chantera régulièrement jusqu'en 1978.
La même année, elle débute à l'Opéra d'État de Vienne en Reine de la Nuit dans Die Zauberflöte.
En 1955, elle parait pour la première fois au Festival de Salzbourg, où elle triomphe en Konstanze dans Die Entführung aus dem Serail et en Reine de la Nuit.

Elle parait également à Berlin et Hambourg, s'imposant dans les rôles de soubrettes, tels Susanna, Zerlina, Despina, et de sopranos légers, Annchen, Zerbinetta, Sophie, Adele, mais chanta également avec succès Lucia, Gilda, Musetta.

À l'étranger, elle est invitée à Milan, Rome, Budapest, Londres, Paris, Los Angeles, San Francisco, et fait une tournée de concert en Russie en 1961.

Mariée au metteur en scène Ernst Dorn, elle enseigne à partir de 1973 à Cologne, puis à Mannheim.

Erika Köth possédait une voix brillante d'une grande agilité, et dotée d'un registre suraigu étincelant.

Ernest Ansermet, 55 ans

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Ernest Ansermet, né le  à Vevey et mort le  à Genève, était un chef d'orchestre et musicologue suisse.

Ernest Ansermet étudie au gymnase et à l'Université de Lausanne où il obtient une licence ès sciences physiques et mathématiques en 1903. Il est d’abord professeur de mathématiques au collège à Lausanne de 1906 à 1911 ainsi que de 1914 à 1915.
Il étudie parallèlement la musique, notamment avec Alexandre Denéréaz pour la composition et Ernest Bloch, et vit à Paris de 1905 à 1906, à Munich et Berlin en 1909.
Il s'initie à la direction d'orchestre, et dirige son premier concert à Lausanne en 1911, puis succède à Francisco de Lacerda à la tête de l'Orchestre du Kursaal de Montreux, qu'il dirige entre 1912 et 1914.
Ami de Charles Ferdinand Ramuz, il participe en 1914 à la fondation des Cahiers vaudois. Dès 1915, il dirige les concerts d'abonnement à Genève.
De 1915 à 1923, Serge de Diaghilev lui confie la direction musicale de spectacles des Ballets russes, ce qui le fait connaître dans le monde entier. Il partira en tournée aux États-Unis, en Italie, en Espagne ainsi qu'en Argentine.
Étroitement mêlé dès lors à la musique vivante, il dirige Debussy, Ravel, Stravinsky, Bartók, de Falla, Honegger, etc. Il crée notamment L'Histoire du soldat de Ramuz et Stravinsky (en 1918), NocesHorace victorieuxPacific 231Le Tricorne.

En 1918, année où il renonce à la composition, il fonde à Genève l'Orchestre de la Suisse Romande en groupant des musiciens professionnels. Il en sera le chef titulaire jusqu'en 1967 et en assure la survie en 1938 par le « plan A » (soutien de mécènes, des autorités et de la radio).

En 1922, il fonde avec Alban Berg et Anton Webern la Société internationale pour la musique contemporaine en Europe. Malgré cette collaboration avec Berg et Webern, il a très peu d'estime pour leur aîné de la seconde école de Vienne Arnold Schönberg.
Contre celui-ci, il porte en 1961 une condamnation non seulement esthétique mais éthique : « on ne peut être qu'hostile à ces conduites "c'est-à-dire l'erreur et la persévérance dans l'erreur lorsqu'elles prétendent s'ériger en normes et lorsqu'elles deviennent effectivement la norme, admise et sanctionnée par une critique aveugle, pour toute une génération de jeunes musiciens qui littéralement ne savent pas ce qu'ils font. Car fonder la musique dans l'erreur ne peut donner que de la fausse musique, la fausse musique ne peut produire que du non-sens, et je hais le non-sens, qui jusqu'ici était exclu de la musique de par ses données mêmes et qui y est apparu par Schönberg. Le non-sens me paraît même la seule chose haïssable en ce monde, et j'y vois une source de mal. Il est vrai qu'il y a du non-sens et du mal dans le monde, mais l'homme a précisément cette ressource de s'en sauver, en appelant mal le mal, et non-sens le non-sens ».

En 1928, il cofonde l'Orchestre Symphonique de Paris.
Durant les années 1930-1940, il est le correspondant musical de la prestigieuse revue argentine Sur.

Ernest Ansermet fut très proche humainement du chef d'orchestre Wilhelm Furtwängler avec qui il partageait des idées similaires sur la musique.

Artiste engagé, Ernest Ansermet a eu une profonde influence sur la vie culturelle de la Suisse romande. On lui doit de très nombreux enregistrements englobant le répertoire classique et moderne (300 œuvres et 65 compositeurs) et divers écrits de philosophie musicale, dans lesquels il défend la musique tonale.

En 1953, il reçoit la bourgeoisie d'honneur de Genève.
Il est promu Commandeur de la Légion d'honneur en 1955.

Il décède le  à Genève. Son épouse Juliette est décédée en 1993 à 84 ans.