Le Journal

LexiMus, vers une encyclopédie numérique en espagnol

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L'Instituto Complutense de Ciencias Musicales (ICCMU), l'université de La Rioja et l'Université de Salamanque collaboreront pendant trois ans au projet LexiMus, un projet de recherche sur le langage musical en langue espagnole qui débouchera sur une grande encyclopédie numérique. Ainsi, selon Álvaro Torrente, chercheur à l'ICCMU, LexiMus "comblera une lacune existante, en apportant aux quelque 600 millions d'hispanophones des connaissances qui, jusqu'à présent, n'étaient disponibles qu'en anglais, en français, en italien et en allemand".

Conformément aux initiatives prises par ces pays, avec des programmes tels que le Lexique français de la musique de la Renaissance, le Lessico Musicale italien, le Handwörterbuch Der Musikalischen Terminologie allemand et le Grove Dictionary of Music and Musicians anglais, LexiMus sera développé selon deux axes de recherche complémentaires : d'une part, la définition, l'explication et l'utilisation particulière en espagnol des termes musicaux de base, qui généreront le Lexique Musical Espagnol ; et d'autre part, l'organisation des termes musicaux à travers une Ontologie de Domaine pour la Musique, qui permettra de reconstruire la vie et l'utilisation de chaque mot.

La définition des termes dans le lexique inclura toutes les connaissances existantes : origine, utilisation dans le temps, histoire du style musical auquel il se réfère, principaux interprètes et musiciens, diffusion, commercialisation ou goût et acceptation du public à l'époque.

A Beaune, la "Folle Journée Baroque"

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Ce sera le 25 mai à partir de 14:00.

Au fil d'une promenade musicale, chorégraphique et théâtrale dans l’Hôtel-Dieu, les arts baroques se donnent la main. L’occasion, aussi, pour chacun de découvrir ses talents grâce aux ateliers Chant & Danse animés par des artistes majeurs dans leur discipline, avant de partager un spectaculaire Banquet sous les auspices de la charité de tous...
Avec Les Épopées - Stéphane Fuget, directeur musical et instrumentiste, & Claire Lefilliâtre, chanteuse lyrique / Le Théâtre de l’Incrédule - Benjamin Lazar, metteur en scène et comédien / Les Grands Écarts - Gudrun Sklametz, artiste chorégraphe.

 

Beethoven plein les yeux et les oreilles

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Si vous avez besoin d'un remontant, allez voir la frise de Beethoven à la Sécession de Vienne. La contemplation de la fresque de Gustav Klimt a un effet bienfaisant, surtout si vous écoutez la Neuvième de Beethoven en même temps. C'est la conclusion d'une étude menée par des psychologues viennois dans la revue spécialisée "APA PsycArticles". "On crée ici quelque chose qui réjouit et élève l'être humain", explique Helmut Leder.

Avec Beethoven dans l'oreille, la frise Beethoven déploie un plus grand effet.
La frise Beethoven compte parmi les œuvres majeures de Gustav Klimt et est considérée comme l'un des points culminants de l'Art nouveau viennois.
Le thème de la frise fait référence à l'interprétation par Richard Wagner de la 9e symphonie de Ludwig van Beethoven. Les trois murs peints du sous-sol de la Sécession viennoise au Naschmarkt forment - en commençant par le côté gauche -un récit cohérent qui représente le désir de bonheur des hommes. Au terme du voyage, cette aspiration trouve son apaisement dans les arts.

C'est la conclusion à laquelle est parvenu un groupe de chercheurs autour de la doctorante Anna Fekete, sous la direction d'Helmut Leder de la faculté de psychologie de l'université de Vienne. Les visiteurs ont été invités à contempler la frise tout en écoutant la musique.

Décès de Philippe Arrii-Blachette

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Le père de l'Ensemble Sillages, est mort

Breton d'adoption, ancien directeur du Conservatoire de Brest, homme de radio, grand amoureux et défenseur de la création contemporaine, Philippe Arrii-Blachette avait 87 ans.

Corse d'origine, Parisien de naissance, c'était à Brest qu'il avait choisi de s'installer, en 1995. Philippe Arrii-Blachette, violoniste et chef émérite, producteur à la télévision et à la radio, directeur de conservatoires, nous a quittés samedi 30 décembre à l'âge de 87 ans, à la suite d'un cancer.
L'artiste, fondateur en 1992 de l'ensemble Sillages, faisait rayonner sa passion pour la création contemporaine dans toute la Bretagne, et bien au-delà. L'ensemble a été accueilli à Buenos Aires, Rome, Mexico, Genève...

Philippe Arrii-Blachette a dirigé l'École nationale de Musique de Romainville en Seine-Saint-Denis, de 1975 à 1995, puis le Conservatoire de Brest, de 1995 à 2002.
Premier prix de violon et de musique de chambre au CNSMD de Paris, ami proche du peintre Yves Klein, il fut aussi producteur d'émissions musicales.
À la télévision, entre 1970 et 1974, et sur France Culture, entre 1975 et 1985, où il fut également directeur du programme musical dans les années 80.

Mikk Murdvee à l'Opéra de Savonlinna

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L'Opéra de Savonlinna a nommé Mikk Murdvee directeur artistique de son orchestre.

Comme beaucoup d'autres anciens élèves de la célèbre classe de direction d'orchestre de l'Académie Sibelius, Mikk Murdvee a commencé ses études musicales en tant que violoniste, obtenant le diplôme de la classe de violon de Mari Tampere-Bezrodny avec la meilleure note possible en 2005. Parallèlement au violon, Mikk a étudié la direction d'orchestre avec Leif Segerstam, Atso Almila et Jorma Panula, obtenant son diplôme de direction d'orchestre en 2007. Il a reçu une éducation musicale précoce au lycée musical de Tallinn, où ses professeurs étaient Niina Murdvee, Harald Aasa et Mari Tampere-Bezrodny.

En 2007, Mikk Murdvee est devenu chef principal de l'Orchestre Symphonique de l'Université d'Helsinki (Ylioppilaskunnan Soittajat), avec lequel il a effectué des tournées réussies en Allemagne, en Pologne, en Suède, au Danemark et en Estonie, et a enregistré un CD pour Toccata Classics.
Il a été chef de l'Orchestre Symphonique de l'école de musique de Tallinn de 2011 à 2015.

Aujourd'hui, Mikk Murdvee est actif au niveau international en tant que chef d'orchestre et violoniste. Il a notamment dirigé la première mondiale de l'opéra Taipaleenjoki d'Ilkka Kuusisto au festival Ilmajoen Musiikkijuhlat en juin 2010, 2011 et 2012, qui a remporté un immense succès populaire.

Mikk Murdvee dirige régulièrement l'Orchestre Symphonique National d'Estonie et l'Orchestre de Chambre de Tallinn. Il a également dirigé les Orchestres Philharmoniques d'Helsinki, de Tampere et de Turku, l'Orchestre Symphonique d'Oulu, les orchestres municipaux de Kuopio, Jyväskylä, Vaasa, Joensuu, Lappeenranta, Pori, Seinäjoki et Kemi, l'Orchestre symphonique d'Oulan-Bator,...

En 2011, il a travaillé en tant qu'assistant d'Esa-Pekka Salonen sur plusieurs projets avec le Philharmonia Orchestra.

Il a enregistré en première mondiale des cantates et ouvertures d'Ernst Mielck avec le Helsinki University SO pour le label Toccata Classics, ainsi que des enregistrements en première mondiale de la musique de nombreux compositeurs estoniens avec le Tallinn Chamber Orchestra.

Mikk a fait ses débuts très remarqués avec l'Opéra national d'Estonie en 2007 en dirigeant La Sylphide de Lövenskiold et il est revenu la même année pour diriger d'autres représentations, notamment Casse-Noisette de Tchaïkovski et La Cenerentola de Rossini. Il a également travaillé avec les opéras de Lohja, Pori et Kerava, ainsi qu'en tant que chef d'orchestre adjoint à l'Opéra de Tampere.

Il est également reconnu pour avoir réalisé de nombreuses nouvelles éditions d'œuvres orchestrales, notamment l'ouverture de Macbeth et la suite finlandaise d'Ernst Mielck, ainsi que Savannah-la-Mar d'Aarre Merikanto et "Kalevipoja teekond Soome" d'Ester Mägi.

Outre la direction d'orchestre, il est recherché au niveau international en tant que violoniste soliste, maître de concert, partenaire de musique de chambre et professeur.

 

12e Quatuor à cordes « Américain » d’Antonin Dvorak, 130 ans

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Le Quatuor à cordes no 12 en fa majeur, B. 179 (op. 96) « Américain », écrit pendant les vacances d’été de 1893 à Spillville dans l’Iowa, peuplée d’une importante colonie tchèque (notamment des agriculteurs immigrés qui appréciaient avec nostalgie la musique de Dvořák à l’église), est l’une des œuvres de musique de chambre les plus connues d’Antonín Dvořák.

Ainsi, comme dans sa neuvième symphonie, ce n’est pas seulement l’Amérique qui est évoquée, mais également l’Europe centrale. Les quatre mouvements (respectivement Allegro ma non troppo, Lento, Molto vivace et Finale vivace ma non troppo) furent esquissés en moins d’une semaine et la composition de l’ensemble prit à peine quinze jours. Dvořák travailla donc dans un sentiment d’euphorie, sinon de facilité. Comme si les impressions exotiques des espaces américains s’étaient accordées idéalement, pendant ce beau mois de juin 1893, avec son tempérament ‘slave’. Ce mariage plein de lumière est perceptible dans les gammes pentatoniques du premier mouvement, dans le lyrisme rêveur du Lento (musique tchèque ou ‘blues’ ?), et dans les trilles du scarlet tanager, une fauvette que Dvořák entendit dans son jardin et dont il reproduisit le chant à l’apogée du Molto vivace. Mais la substance de l’œuvre demeure la nostalgie du pays natal, que souligne la beauté lumineuse des ultimes mesures (après l’imitation, ou plutôt la transfiguration, d’un gospel song dont la mélancolie traverse le dernier mouvement, imprégné tout entier par l’esprit de la danse).

Originellement composée pour quatuor à cordes, cette œuvre a été transcrite par David Walter pour Quintette à vent (flûte, hautbois, clarinette, cor et basson) en fa majeur, et par Bertrand Hainaut pour le Quatuor Anches Hantées, quatuor de clarinettes (3 clarinettes + 1 clarinette basse). Il a été aussi transcrit et interprété par le Quatuor Habanera (quatuor de saxophones).

Alfred Grünfeld, 100 ans

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Alfred Grünfeld (né à Prague le  - décédé à Vienne le ) est un pianiste et un compositeur autrichien.

Il a étudié avec Höger, avec Josef Krejčí au Conservatoire de Prague, et avec Theodor Kullak à la Neue Akademie der Tonkunst, Berlin.
En 1873, il s'établit à Vienne, où il reçoit le titre de "Kammervirtuose".
Il fait des tournées à travers l'Europe et les États-Unis.

Lors d'une visite en Allemagne, Grünfeld a été nommé pianiste de la Cour par l'Empereur Guillaume Ier1.
À partir de 1897, il est devenu professeur au Nouveau conservatoire de Vienne..

Il a été le premier pianiste à faire un enregistrement, et un CD contenant plusieurs de ses enregistrements a été édité.

Son frère était le musicien Heinrich Grünfeld.

Josef Suk, 150 ans

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Le violoniste et compositeur tchécoslovaque Josef Suk est né le 4 janvier 1874 à Krečovice (Royaume de Bohême), et mort le 29 mai 1935 à Benešov).

Il était l’élève d’Antonín Dvořák dont il épousa la fille Otilie en 1898. Il se dégagea peu à peu de l’influence de son maître et adopta un langage relativement moderne. Il composa surtout de la musique symphonique, influencée par la musique populaire, un courant qui avait débuté avec Bedřich Smetana.
Il est l’auteur de deux opéras, deux symphonies, trois poèmes symphoniques, deux ouvertures, ainsi que de plusieurs œuvres de musique de chambre.

Son œuvre la plus célèbre est la Symphonie en cinq mouvements Asraël écrite en 1905-1906 sous le coup du décès de son beau-père, suivi de celui de son épouse Otilie : les trois premiers mouvements sont dédiés à Dvořák, les deux derniers à Otilie. Asraël est l'ange de la mort, et toute l’œuvre baigne dans un climat à la fois funèbre, démoniaque, désespéré et résigné. Au cours du premier mouvement, le climax est un des passages les plus impressionnants de toute la musique occidentale, avec ses trombones de l'Apocalypse qui n'en finissent pas de résonner. Elle rappelle curieusement le climax du premier mouvement de la Huitième Symphonie d'Anton Bruckner (1824-1896), créée en 1892 (mais rien ne dit que le compositeur en avait connaissance à ce moment).

Josef Suk est reconnu comme l'un des plus grands violonistes virtuoses du XXe siècle, et il fit partie du célèbre Quatuor tchèque (appelé à l’origine Quatuor bohémien, et ce jusqu’en 1918). Il est le grand-père du violoniste Josef Suk, né en 1929.

Jonas Kaufmann quitte le "Requiem" de Salzbourg

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Jonas Kaufmann s'est retiré des deux représentations du Requiem de Verdi au Festival de Pâques de Salzbourg pour "se concentrer pleinement sur ses trois représentations et sur ses débuts dans le rôle d'Enzo Grimaldi dans La Gioconda".
Les autres solistes sont Masabane Cecilia Rangwanasha, Judit Kutasi et Michele Pertusi, et il sera remplacé par Luciano Ganci.

Décès de Hermann Baumann

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L'un des plus grands cornistes du milieu du XXe siècle est décédé le 29 décembre.

Né près de Hambourg en 1934, Hermann Baumann a commencé à jouer du cor à 17 ans et, trois ans plus tard, a remporté le 1er Prix du Concours international de l'ARD à Munich.

Évitant la tentation d'un poste au sein d'un grand orchestre, il a poursuivi une carrière de soliste en concert et sur disque.

Parmi ses enregistrements célèbres figurent les quatre concertos pour cor de Mozart avec Nikolaus Harnoncourt en 1973, Mozart et Strauss avec Sir Simon Rattle et, en 1983, la première mondiale du Trio pour cor, violon et piano de György Ligeti.