Le Journal

Une création et l'ouverture de l'année Bruckner à Hanovre

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Andrew Manze dirigera la NDR Radiophilharmonie de Hanovre lors du deuxième concert symphonique le 11 janvier dans la grande salle d'émission de la NDR de Hanovre, avec la 2e Symphonie d'Anton Bruckner en ouverture de l'année Bruckner 2024, qui commémore le 200e anniversaire du compositeur.
Lors du même concert, la violoniste Midori interprétera un nouveau Concerto pour violon de Detlev Glanert qui lui est dédié et qui fait référence à la lettre de Beethoven à son "immortelle bien-aimée".

"Concerto pour violon" de Johannes Brahms, 145 ans

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Le Concerto pour violon en ré majeur, op. 77 est une pièce majeure du répertoire romantique allemand pour l'instrument, avec celui de Felix Mendelssohn.
Sa partie de soliste très virtuose, jugée à l'époque presque injouable, donna lieu à des remaniements de la part de son auteur. Réputé de nos jours pour être l'un des concertos pour violon les plus difficiles, il a en effet été conçu par Brahms pour et avec son ami virtuose Joseph Joachim.

En quatre mouvements à l'origine (le scherzo initialement prévu a été finalement supprimé pour être réutilisé dans le 2e Concerto pour piano), sa richesse mélodique et sa splendeur orchestrale l'ont élevé au rang des hauts chefs-d'œuvre de la musique viennoise du XIXe siècle.

Servi par les plus grands interprètes, de Bronislaw Huberman, qui le joua à 14 ans devant le compositeur, à Jascha Heifetz, en passant par Christian Ferras, Itzhak Perlman, ou Anne-Sophie Mutter, sa riche discographie témoigne de l'immense popularité dont il jouit dans le monde entier.

 

Blagoje Bersa, 90 ans

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Le compositeur croate Blagoje Bersa est né Benito Bersa à Dubrovnik le  et décédé à Zagreb, .

Bersa naît dans une famille de musiciens amateurs passionnés. Son père Ivan, fonde un quatuor à cordes à Dubrovnik.
Il étudie à Zagreb de 1893 à 1896 avec Ivan Zajc le piano et la composition, mais également le violoncelle. Il poursuit ses études au Conservatoire de Vienne : la composition avec Robert Fuchs (également professeur de Mahler et Sibelius) et le piano avec Julius Epstein (1896–1899). Son travail de fin d'étude, Andante sostenuto pour orchestre, est joué en public à Vienne en 1899.
Durant la saison 1902-03, il obtient un poste de chef d'orchestre à Graz puis, tout en enseignant la musique et orchestrateur d'opérettes de 1903 à 1919, il est également de 1911 à 1918, conseiller artistique pour l'éditeur Ludwig Doblinger.

En 1919, il retourne à Zagreb et, dès 1922, il travaille comme professeur de composition à l'Académie de musique, où il enseigne jusqu'à sa mort.

L'œuvre de Blagoje Bersa est typique de la musique « fin de siècle » enrichissant la tradition romantique de nouvelles nuances. Sa musique symphonique est essentiellement constituée de poèmes symphoniques à programme et trouve son sommet dans Sunčana polja (« Champs ensoleillés », 1919).
Il compose également des opéras dont le plus réussi est Der Eisenhammer (1906–1911). La musique des machines, dans l'acte 3, est un exemple musical futuriste.
Il compose également des mélodies sur des textes croates et allemands, de la musique de chambre et des pièces pour piano.

Raymond Loucheur, 125 ans

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Le compositeur français Raymond Loucheur est né le 1er janvier 1899 à Tourcoing et mort le 14 septembre 1979 à Nogent-sur-Marne, à la Maison nationale des artistes.

Très tôt, il quitte Tourcoing pour faire ses études au Havre avec Henri Woollett qui a parmi ses élèves Arthur Honegger. Puis il entre au Conservatoire de musique et de déclamation à Paris et travaille avec Henri Dallier, Paul Fauchet, Nadia Boulanger pour l'harmonie, André Gedalge pour le contrepoint et la fugue, Max d'Ollone et Paul Vidal pour la composition, Vincent d'Indy pour la direction d'orchestre. En même temps Joseph Baggers lui enseigne la pratique des timbales.

En 1928, il remporte brillamment le 1er Grand Prix de Rome avec la cantate Héraklès à Delphes sur un livret de René Puaux et exécutée le 26 octobre 1929 par les Concerts Lamoureux pour y recevoir un excellent accueil. La même année, il épouse à Paris Lucie Madeleine Boyer, professeur de musique, fille du journaliste Jean Auguste Boyer (1857-1945) et de l'artiste peintre Marthe Boyer-Breton.

Entre 1925 et 1940, il enseigne dans les écoles de la ville de Paris. Il fait partie des musiciens "réunis sous le Patronage de la radiodiffusion nationale pour créer une large fresque" sur Jeanne d'Arc créée en 1942.

Il reçoit le Grand Prix national de musique en 1934 et, en 1935, le Prix Georges Bizet.
En 1942, il est inspecteur principal de l'éducation musicale dans les écoles de la Seine puis devient inspecteur général de l'Instruction publique (1946) et directeur du Conservatoire National Supérieur de Musique (1956-1962).

 

Nicola Matteis, 315 ans

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Nicola Matteis (Matheis) est un violoniste et compositeur italien établi à Londres dès 1672.

On ne connaît presque rien de sa vie dans les premières années. Il travaille en Allemagne où son style est influencé par Biber et Walther.

Il se rend à Londres au début en 1672 où il a pour mécène un commerçant qui le guide dans la manière d'obtenir les faveurs de la gentry, en permettant à ceux-ci de l'accompagner lors de récitals ou d'autres concerts de moindre importance.

On attribue à Matteis le changement de goût des Anglais, du style français au style italien, plus récent. Sa réputation s'accroît tout au long de sa vie et il y a un réel engouement pour ses prestations publiques : en concert, les auditeurs croyaient fréquemment entendre plusieurs violons.
Sa popularité est renforcée par la publication de ses œuvres. Il publie quatre livres d’Ayres pour violon, entre 1676 et 1685, aux titres parfois saugrenus (Humour écossaisImitation du hoquet de la trompetteetc.). Certains d'entre eux ont également connu un grand succès sur le continent, comme le démontrent les archives de Paris et Venise..

Sachant que nombre de ses clients étaient des amateurs, Matteis essaye de fournir des instructions précises dans sa musique publiée, indiquant des explications détaillées sur les coups d'archet, les ornements, les tempos et d'autres précisions. Ces instructions sont d'une grande utilité pour les interprètes actuels qui cherchent à reproduire sa technique de jeu.

Quatre recueils Ayres pour violon sont publiés à Londres entre 1676 et 1788. Chacun est composé de suites (airs, préludes, fugues allemandes, sarabandes, etc.), aux titres tant italiens qu'anglais. Il laisse également "The False Consonances of Musik" (« les fausses consonances de la musique ») (1782), un traité de basse continue destiné à apprendre la guitare (dont il jouait également), le luth, le clavecin et la viole de gambe.
Une autre publication lui est également attribuée : A collection of New Songs (Londres, 1698) en deux volumes. Il laisse aussi de la musique pour le théâtre.

Charles Racquet, 360 ans

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Charles Racquet (Raquet, ou Raquette), né à Paris en 1597 et mort dans la même ville le 1er janvier 1664, est un compositeur et organiste français.

Issu d'une famille d'organistes, il est instruit par son père Balthazar (vers 1575-1630). Toute sa carrière se déroule à Paris. Il est organiste titulaire de la Cathédrale Notre-Dame du 3 février 1618 à 1643, date à laquelle son neveu Jean lui succède.
Charles fut aussi organiste de la reine-mère Marie de Médicis.
Représentant de la tradition polyphonique, c'est un professeur réputé.

En juillet 1651, il est appelé avec Henry Du Mont pour l'expertise d'un orgue neuf terminé par le facteur Nicolas Lemerre, construit dans l'église Sainte-Marguerite (paroisse Saint-Paul). C'est lui qui rédige le rapport, dans lequel l'ouvrage est estimé à 900 lt.

Il a été en correspondance avec le Père Marin Mersenne ; le luthiste Denis Gaultier, qui fut peut-être son élève, lui a dédié un tombeau.

Lié à des musiciens et à des facteurs d'instruments ou d'orgues, il a habité les paroisses Saint-Landry et Sainte-Madeleine-en-la-Cité.
En 1648 un procureur au Châtelet de Paris lui constitue une rente, rachetée en 1657.

La musique électroacoustique perd un pionnier

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Le compositeur français Francis Dhomont, élève de Nadia Boulanger, a eu une illumination en 1963 et il a consacré le reste de sa longue vie à la musique électroacoustique. Certains le considèrent comme le véritable découvreur de la musique concrète.

Dhomont, qui est décédé le 28 décembre, a fait la navette pendant de nombreuses années entre son domicile en France et l'Université de Montréal où il a jeté les bases de la musique électroacoustique canadienne.

Il a perdu un œil durant l'occupation allemande de Paris. J'avais perdu mon œil droit, mais j'avais trouvé une vocation. Tant que ma santé me le permettait, j'entreprenais des études musicales sérieuses et ne faisais rien d'autre. C'est ainsi que je suis devenu compositeur, avait-t-il déclaré.

CANTEMIR 2023, clap de fin

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Suite à l'appel de l'ICR en janvier, 94 projets ont été déposés, dont 52 initialement  qualifiés, la commission désignant les lauréats : 14 opérateurs culturels dans la section Arts visuels et 13 opérateurs culturels dans la section Arts du spectacle.
Le budget alloué par l'ICR pour cette première édition du programme, reprise avec succès après une interruption de dix ans, pour un montant de 2 400 000 lei.

Les projets cofinancés par l'ICR s'adressaient à plusieurs catégories de publics, contribuant à accroître la visibilité de la culture roumaine sur divers marchés culturels internationaux : des concerts organisés dans des lieux de renom, comme la Philharmonie de Berlin, la scène du Shkodra Jazz Festival , le Château de Calonge de Catalogne, le Conservatoire Régional de Musique Dr José de Azeredo Perdigão à Viseu ou l'Église Saint-Pierre de Nuremberg, jusqu'aux événements mettant l'accent sur l'art expérimental, organisés dans des appartements ou des maisons privées à Lisbonne, depuis les représentations théâtrales du Festival d'Avignon (Section OFF), le Festival Fringe d'Édimbourg ou le Festival Prapremier de Bydgoszcz, lors d'ateliers d'histoire orale et de bande dessinée pour les étudiants d'origine roumaine de Belgique et du Luxembourg (à travers lesquels ils peuvent découvrir non seulement des moments importants de l'histoire récente de la Roumanie, mais aussi d'éventuels histoires de leurs propres familles), du soutien à la participation roumaine, avec des spectacles de danse contemporaine ou des installations performatives dans des festivals de haut niveau, comme le Festival Magdalena à Montpellier ou d'autres festivals à Mexico, Durban, Almada, aux expositions d'art contemporain avec des œuvres de divers médiums d'expression artistique -photographie, peinture, dessin, gravure, art vidéo, sculpture, art textile, installations -, mais aussi une participation à la Biennale de Jogja en Indonésie.

Aide aux Petits Chanteurs de Vienne

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Les Petits Chanteurs de Vienne, en difficulté financière, reçoivent l'aide du gouvernement fédéral autrichien. Les ministères de l'Education et de la Culture mettent 800.000 euros à la disposition de cette phalange riche en traditions. Cela devrait permettre aux Petits Chanteurs d'aborder l'année prochaine sans soucis existentiels.

Pendant la pandémie, le chœur a dû annuler toutes ses tournées, dont l'association à but non lucratif tire l'essentiel de son financement. A l'époque, la ville de Vienne avait mis 500.000 euros à disposition pour l'année scolaire 2021/22. Selon un rapport du "Kronenzeitung", les coûts du personnel, de l'énergie et de l'alimentation ont récemment augmenté en raison de l'inflation et, dans le même temps, les sponsors n'ont pas été au rendez-vous.

Une solution durable sera élaborée dans les mois à venir afin d'assurer durablement le financement des Petits Chanteurs de Vienne et des Filles de Chœur de Vienne.

Une découverte pour clôturer l'année Maria Callas

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L'année Callas se termine de la meilleure façon possible : avec une découverte liée à la chanteuse légendaire.
Le Teatro alla Scala a annoncé avoir redécouvert une robe en dentelle rose que Callas portait en 1955 lors de sa représentation dans Il turco in Italia de Rossini.
Le vêtement, conçu par Franco Zeffirelli (qui a travaillé sur cette production en tant que costumier), a été retrouvé lors des travaux réguliers de réorganisation, de catalogage et de restauration effectués par les archives historiques artistiques du Teatro alla Scala sur ses collections.