Le Journal

David Willcocks, 105 ans

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David Willcocks est un chef d'orchestre, compositeur, organiste et chef de chœur britannique né le  à Newquay en Cornouailles, et mort le .

Titulaire de l'orgue de la cathédrale de Salisbury, puis de celui de la cathédrale de Worcester, il a également assuré la première mondiale du War Requiem de Benjamin Britten en 1963, d'abord à Pérouse et à Milan, puis à Venise.

Dimitri Kabalewsky, 120 ans

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Dmitri Borissovitch Kabalevski, né le  à Saint-Pétersbourg (Empire russe) et décédé le  à Moscou (Union soviétique), est un compositeur soviétique et russe.

Dmitri Kabalevski est issu d'une famille d'intellectuels de condition modeste. Son père était mathématicien et travaillait à l'Assurance nationale. Il lui communiqua très tôt son goût pour la littérature, la peinture, la géographie, les sciences naturelles et la technique. À sa mère, il doit son goût précoce pour la musique. Il poursuit ses études secondaires au Premier gymnasium de garçons de Pétrograd.

En 1918, sa famille s'installe à Moscou, redevenue depuis peu la capitale de la Russie, ville dans laquelle il entreprend en 1919 des études de piano à l'école de musique Victor Selianov (ultérieurement, Institut Scriabine), où il acquiert une bonne technique pianistique et fait montre de talent pour l'improvisation, effectue ses études secondaires, et suit en parallèle les cours d'une école de peinture. En 1922, à la demande de son père, il entre à l'Institut Engels pour y effectuer des études économiques et sociales -études qu'il n'entreprendra en fait jamais, ayant décidé au même moment de se consacrer entièrement à la musique-, tout en suivant parallèlement ses cours de musique à l'Institut Scriabine. Il parlait couramment plusieurs langues étrangères, tout particulièrement l'anglais. Il intégra le Conservatoire Tchaïkovsky de Moscou en 1925 et publia à cette occasion ses Trois préludes pour piano, son opus 1. Il eut Georges Catoire et Nikolaï Miaskovski comme professeurs de composition et Alexandre Goldenweiser comme professeur de piano. Ses premières œuvres reconnues prennent forme à la fin des années 1920 : Trois mélodies d'Alexandre Blok d'après les poèmes de ce dernier (1927), une sonate pour piano (1927), le quatuor n° 1 (1928) et un concerto pour piano (1928), une sonatine pour piano en ut (1930).

Du milieu des années 1920 au début des années 1930, une lutte farouche opposa l'Association pour la musique contemporaine (ASM), fondée en 1923 au sein de l'Académie nationale des arts, filiale russe de l'association internationale du même nom, et l'Association russe pour la musique prolétarienne (RAPM). Kabalevski ne fit jamais officiellement partie d'aucune de ces deux associations, mais il rejoignit, dès son entrée au conservatoire, le groupe PROKULL (Production collective des étudiants compositeurs), un groupe d'étudiants du conservatoire de Moscou cherchant à faire le lien entre les deux associations. Notamment avec son jeune collègue Vissarion Chebaline, il publia des articles dans la revue Musique de notre temps de l'ASM. Lors de la dissolution, en 1932, de ces deux associations et de leur remplacement par l'Union des compositeurs soviétiques, Kabalevsky participa activement à la création de la section moscovite de cette organisation et occupa ensuite un poste d'administrateur de cette section.

Kabalevski aurait, en 1934, été l'un des rares à oser prendre publiquement position en faveur de l'opéra Lady Macbeth de Mzensk de Dmitri Chostakovitch lors de son interdiction (qui faisait suite à la publication d'une critique très sévère de cet opéra, parue dans le journal La Pravda, article que l'on savait « inspiré » par Staline lui-même, ce dernier ayant ostensiblement quitté la salle du Bolchoï l'avant-veille, pendant la représentation de second acte de l'opéra). Mais il est également rapporté qu'en 1956, Kabalevski se serait, lors d'une réunion de l'Union des compositeurs et en présence de Chostakovitch lui-même, violemment opposé à la levée de l'interdiction de ce même opéra, compte tenu de « l'immoralité » (raison identique à celle invoquée par Staline) de l'héroïne1. Aucune de ces deux anecdotes n'est toutefois mentionnée dans le Témoignage controversé de Chostakovitch, publié par le journaliste Solomon Volkov. Kabalevski rendra un vibrant hommage à Chostakovitch en 1966, à l'occasion de son soixantième anniversaire.

Excellent pédagogue (il est nommé en 1932 professeur assistant de composition au conservatoire de Moscou et titularisé en 1939), il passera pour un musicien épris de l'enfance. Sa véritable personnalité apparaît dans ces œuvres pour piano à vocation pédagogique : Recueil de pièces faciles pour les débutants (1927-1940), De la vie d'un pionnier (1931), Trente pièces enfantines (1937-1938), Vingt-quatre morceaux faciles (1944), Deux variations faciles (1944), Cinq variations faciles (1952), Quatre rondos faciles (1958), Six préludes et fugues (1958-1959), Trente-cinq pièces faciles (1972-1974). Deux sonatines, datant de 1930 (connue de nombreux jeunes pianistes) et 1933 complètent cette œuvre, sans oublier les Tableaux de l'enfance et sa rapsodie Le temps de l'École (1963, sur une comptine enfantine très connue en Russie. Il enseignera bénévolement la musique, jusqu'à la fin de sa vie, dans l'école primaire de son quartier. Dans ces petites formes, la simplicité de l'harmonie, le charme des thèmes séduisent le mélomane.

En 1940, Kabalevski devient une grande figure de la musique soviétique. Il est nommé cette même année président de l'Union des compositeurs soviétiques, un poste qu'il gardera jusqu'en 1948 quand il fut remplacé, par Tikhon Khrennikov, qui restera à ce poste jusqu'à la dislocation de l'URSS (1991).

Membre du Parti communiste en 1940, rédacteur de la revue Sovietskaïa Mouzika, lauréat à quatre reprises du prix Staline (1946, 1949, 1951, et 1966), Kabalevski fut toutefois accusé, à la mi-janvier 1948, par Andreï Jdanov, en même temps qu'Aram Khatchatourian, Gavriil Popov, Sergueï Prokofiev, Dmitri Chostakovitch, Nikolaï Miaskovski et Vissarion Chebaline, de « formalisme », la pire accusation que l'on pût porter contre un artiste pendant la période stalinienne. De tous ces musiciens, qui avaient tous peu de temps auparavant reçu au moins un prix Staline pour certaines de leurs compositions, Kabalevsky fut le seul, au cours de cette séance tristement célèbre, à faire son autocritique publique. Par la suite, dans le décret du , le nom de Kabalevski, contrairement à celui de ses confrères qui avaient été publiquement accusés en même temps que lui du même « crime », n'apparaît plus. Ce fait lui valut, jusqu'à la fin de ses jours, une farouche inimitié de la part d'un certain nombre de ses confrères, qui l'accusèrent, dès lors, d'« opportunisme ».

Par la suite, il est président de la Commission pour l'éducation musicale des enfants en 1962, Artiste du peuple de l'URSS en 1963, président du Conseil scientifique d'esthétique pédagogique à l'Académie des sciences pédagogiques de l'URSS en 1969, et Président de l'International Society of Musical Associations en 1972. Il jouit d'une datcha à Sovietski Pissatel.

Il fait partie de la première génération des compositeurs soviétiques, mais il fut l'un des rares compositeurs majeurs de sa génération à avoir suivi les orientations de la politique officielle en matière de création musicale après les décrets Jdanov de 1948, orientations (« réalisme socialiste ») auxquelles il restera fidèle jusqu'à sa mort -même dans les années 1980 où ces orientations étaient totalement rejetées par presque tous les compositeurs, n'avaient plus d'appuis officiels et, de fait, allaient jusqu'à nuire à la réputation de Kabalevsky. Son œuvre d'après-guerre s'intègre en grande partie dans ce moule, trouvant une partie (mais une partie seulement) de sa source dans les formes d'arts musicales populaires de son pays, mais n'ayant jamais gommé de celle-ci l'influence initialement subie (comme beaucoup de compositeurs soviétiques de cette époque l'ont avoué après la mort de Staline) de la musique française du Groupe des Six (tout particulièrement Francis Poulenc pour ce qui est de Kabalevsky) et de Maurice Ravel, ainsi que de l'avant-garde russe émigrée à cette époque (Igor Stravinsky et Sergueï Prokofiev).

Parmi ses œuvres les plus populaires, on peut citer ses quatre concertos pour piano (1929, 1935 (« à la Prokofiev »…), 1952 (son concerto pour piano le plus joué, où l'esprit de Francis Poulenc est particulièrement présent, concerto créé à Moscou par Alexis Weissenberg, alors âgé de 14 ans), 1975 (concerto Prague), son concerto pour violon (1948) et ses deux concertos pour violoncelle (1948-1949 et 1964), qui sont des œuvres empreintes d'un lyrisme intime teinté d'humour et de joie de vivre. Son œuvre symphonique comprend en outre quatre symphonies (1932, 1933 (Requiem, sa symphonie N° 3), 1934 (sa symphonie la plus jouée, la N° 2) et 1956), une suite symphonique Roméo et Juliette (1956), une ouverture Pathétique (1960) et un poème symphonique Le Printemps (1960). Il est également l'auteur de plusieurs musiques de scène (Les Comédiens, 1938-1940), de mélodies et de ballets. Il complétera, en collaboration avec Mstislav Rostropovitch, le Concertino pour violoncelle et orchestre de Serge Prokofiev, commencé en 1952, que ce dernier n'avait pas eu le temps d'achever avant sa mort.

Sa musique de chambre représente peut-être le meilleur de sa création musicale : deux quatuors à cordes (1928, 1945), trois sonates pour piano (1927, 1945, 1946, les deux dernières créées aux États-Unis par Vladimir Horowitz en 1947 à New York), vingt-quatre préludes pour piano (1943-1944), et surtout sa sonate pour violoncelle et piano (1962), créée par son dédicataire, Mstislav Rostropovitch.

Les formes musicales plus développées (opéras) l'intéressent mais il s'y trouve peut-être moins à l'aise (ce n'est pas l'avis des Russes, qui les préfèrent généralement à ses œuvres instrumentales !), à l'exception de son opéra Le Maître de Clamecy ou Colas Breugnon, tiré par le librettiste Sigismund Krzyzanowski du roman de Romain Rolland (1937), profondément révisé en 1967–1968, œuvre d'une grande truculence et incontestablement très réussie. L'ouverture de cet opéra a été créée aux États-Unis par Arturo Toscanini, et il en existe de très nombreux enregistrements. Kabalevsky a composé quatre autres opéras : Au feu, non loin de Moscou (1943), La Famille de Tarass (1947-1950), Nikita Verchinine (1953-1954) et Les Sœurs (1967-1969), beaucoup moins connus que Colas Breugnon. Il est également l'auteur d'une opérette écrite en 1957, Le Printemps chante.

Les œuvres patriotiques composées pendant les années 1940 (La Grande Patrie, 1942, Les Vengeurs, 1942) ou par la suite (Les Léninistes, 1959, La Lettre au xxe siècle, 1972) n'ont, quant à elles, pas résisté à l'usure du temps.

En revanche, certains tiennent son requiem En mémoire de ceux qui ont péri dans la lutte contre le fascisme, sur des poèmes de Robert Rojdestvensky (1962), pour l'une de ses œuvres majeures, comparable au War Requiem de Benjamin Britten ou au Dresdner Requiem de Rudolf Mauersberger.

Josef Bohuslav Förster, 165 ans

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Josef Bohuslav Foerster ou Förster (né le  à Prague – mort le  (à 91 ans) à Nový Vestec) est un compositeur tchécoslovaque.

Il grandit dans une famille où la musique occupe une place importante. Son père, Joseph Förster, organiste et chef d'orchestre, compte Franz Lehár parmi ses élèves. Une place importante de la production de Foerster réside dans les œuvres pour formations instrumentales de chambre dont ses trois trios avec piano, le quintette à vent, le nonette, le quintette à cordes et les cinq quatuors à cordes. Sous les sources d'inspiration de ses œuvres pour quatuor, se cache un compositeur au talent littéraire, grand connaisseur en matière de poésie, celle-ci trouvant une mise en valeur dans ses innombrables mélodies. L'influence de Bedřich Smetana, son grand modèle, et d'Antonín Dvořák, compositeur qu'il connaissait personnellement, est perceptible dans ses premiers quatuors à cordes.

Il a également publié en allemand le livre Der Pilger, Erinnerungen eines Musikers (Le pèlerin, souvenirs d'un musicien) Prague, éd. Artia, 1955, 762 p., où il raconte, dans un style sympathique, ses rencontres avec Dvorak, Mahler, Grieg et bien d'autres.

Nouvelles attributions pour Christian Beuke

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Christian Beuke, directeur de gestion de l'Orchestre philharmonique de Munich, succède à Thomas Schmidt-Ott au poste de directeur de l'Orchestre symphonique allemand de Berlin (DSO) à compter du 1er septembre 2025. Avec cette nomination, Anselm Rose, directeur général de la Rundfunk Orchester und Chöre gGmbH Berlin (ROC), se réjouit de l'avenir : « Nous sommes très heureux d'avoir trouvé en Christian Beuke l'un des directeurs d'orchestre les plus expérimentés d'Allemagne. Je suis convaincu qu'il ajoutera de nombreux autres chapitres à l'histoire à succès du DSO ».

 

ABAO Txiki crée à Bilbao l'opéra familial « D'Artagnan et les jeunes mousquetaires ».

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La vingtième saison d'ABAO Txiki débutera la nouvelle année avec la première à Bilbao de D'Artagnan et les jeunes mousquetaires, une production d'Ópera de Cámara de Navarra. Ce nouvel opéra associe la musique de Jesús Echeverría et le livret du journaliste et dramaturge Víctor Iriarte, offrant une version actualisée du roman emblématique d'Alexandre Dumas. Le théâtre Arriaga accueillera cinq représentations sous la direction de Víctor Iriarte.

L'intrigue, qui se déroule vingt ans après les événements racontés dans "Les Trois Mousquetaires", voit D'Artagnan recevoir une nouvelle mission d'Anne d'Autriche : réunir ses anciens compagnons et retrouver le Dauphin de France, le futur Louis XIV. Mais Athos, Porthos et Aramis, vieillissants, passent le relais à leurs fils, qui devront faire face aux machinations du cardinal Mazarin.

 

Dionisio Aguado, 175 ans

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Dionisio Aguado y García (né le  à Madrid et mort dans cette même ville le ) est un guitariste classique, pédagogue et compositeur espagnol.

Il prend ses premières leçons de musique avec le Padre Basilio (Miguel García), puis avec Manuel Garcia, un ténor espagnol réputé.

Dionisio Aguado est un guitariste virtuose. En 1825, il se rend à Paris, il y fait la connaissance de Fernando Sor, avec lequel il se lie d'amitié, ils joueront en duo. Il est remarqué par Rossini et Paganini.

Il retourne en Espagne en 1838 et se réinstalle à Madrid.

Dionisio Aguado est principalement connu comme l'auteur d'une méthode pour guitare, "Nuevo Método para Guitarra", publiée à Madrid en 1843, contenant de nombreuses études. Il a composé également de nombreuses pièces brèves, telles que des menuets et des valses.

Décès du claveciniste Colin Tilney

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C'est seulement maintenant que l'on apprend que le claveciniste Colin Tilney est décédé le 17 décembre à l'âge de 91 ans. Né à Londres en 1933, il a étudié le clavecin avec Mary Potts, avant de devenir l'élève de Gustav Leonhardt.

Certains se souviendront de son nom pour sa participation, en 1964, à l'enregistrement de The Rake's Progress de Stravinsky sous la direction du compositeur lui-même (Columbia Records). Mais Tilney a surtout été l'un des pionniers de l'utilisation de claviers d'époque selon des critères historicistes, travail dans lequel il a laissé un héritage discographique important à partir des années 1970 et sur des labels aussi divers que Dorian, L'Oiseau-Lyre, Argo, Emi Reflexe, Archiv, Hyperion, Music & Arts et Deutsche Harmonia Mundi, entre autres.

En 1979, Tilney s'est installé au Canada où, en plus de son travail d'instrumentiste, il est devenu professeur. Collaborateur du Tafelmusik Baroque Orchestra, il forme en 1985 l'ensemble de chambre Les Coucous Bénévoles, qui commande régulièrement de la musique nouvelle à des compositeurs canadiens. Parmi ses contributions musicologiques, citons l'essai "The Art of the Unmeasured Prelude : France 1660 to 1720" (1991) et la publication en 1970 de la musique de clavecin inédite d'Antoine Forqueray.

 

Erzsébet Szönyi, 5 ans

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Erzsébet Szőnyi (née à Budapest le  et morte dans la même ville le 1) est une compositrice et pédagogue hongroise.

Erzsébet Szőnyi a étudié la composition et le piano à l'Université de musique Franz-Liszt de Budapest avec János Viski. Elle obtient un diplôme de professeur de musique de l'enseignement secondaire. A Paris, elle suit les cours au Conservatoire de Paris de Tony Aubin et Olivier Messiaen, obtient un prix de composition, travaille en privé avec Nadia Boulanger en 1947 et 1948. Elle est aussi une élève de Zoltán Kodály avec lequel elle travaille en étroite collaboration. Plus tard, elle est professeur à l'École Franz Liszt, dirige les classes d'éducation musicale et les chœurs. À partir de 1964, elle est un des membres qui dirigent l'ISME (International Society for Music Education). Elle est vice-présidente de l'ISME de 1970 à 1974.

Gennaro Manna, 245 ans

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Gennaro Manna (né le  à Naples, et mort le  dans la même ville) est un compositeur et un pédagogue italien.

Gennaro Manna naît dans une famille de musiciens. Il est le fils de Joseph et Catherine Maria Manna Feo (sœur du compositeur Francesco Feo). Son frère aîné Giacinto Manna, est claveciniste dans différents théâtres de Naples ; son neveu, compositeur Gian Francesco de Majo, ainsi que son cousin Cristoforo Manna. Il reçoit sa formation musicale au Conservatoire de Sant'Onofrio a Porta Capuana à Naples, probablement de son oncle Francesco Feo1 qui est primo maestro et Ignazio Prota secondo.

Il fait ses débuts comme compositeur d'opéra à Rome, au Teatro Argentina, avec Tito Manlio, le  et redonné à Livourne en 1745 et Civitavecchia en 17491. Grâce à la réussite de ce drame, il reçoit une nouvelle commande pour le Teatro San Giovanni Grisostomo à Venise pour le carnaval de l'année suivante, où est donné Siroe re di Persia.

Après son retour à Naples, il compose -avec Nicola Bonifacio Logroscino chargé de la seconde partie- une fête musicale prévue en juillet, mais qui n'a jamais été mise en scène en raison d'une épidémie de peste ; il réalise également une révision avec de nouvelles arias et dirige l’Artaserse de Leonardo Vinci. En 1744, il est nommé maître de chapelle du Sénat de Naples, succédant à Domenico Sarro, et en , avec Achille in Sciro, il fait ses débuts au Teatro San Carlo, recevant les acclamations du public. Le , c'est Lucio Vero, pour anniversaire de Philippe V. Ses librettistes sont principalement Pietro Metastasio et Apostolo Zeno. Manna, fort du succès de ses œuvres, reposant sur « le brio de leur invention et la beauté de leurs airs » et devient le maître napolitain le plus respecté de sa génération, ne touchant jamais à la commedia per musica.

Le , il prend la succession de Francesco Durante primo maestro (maître de chapelle) du Conservatoire de Santa Maria di Loreto, au poste de directeur intérimaire, à côté du second maître Pietro-Antonio Gallo ; mais , il remporte le concours pour devenir maestro di ruolo. Entre 1760 et 1761, sont représentées ses dernières pièces, la sérénade Enea in Cuma et l'opera seria Temistocle.

En , à l'apogée de sa carrière théâtrale, il abandonne l'opéra pour se consacrer à musique sacrée, succédant à son oncle Francesco Feo à la direction de la chapelle de l'église de l'Annonciation. Le  de la même année, il est en outre nommé à la même charge à la cathédrale de Naples, postes qu'il occupe jusqu'à sa mort.

Son neveux, Gaetano Manna (le fils de Giacinto) lui succède.

Joseph Lauber, 160 ans

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Anton Joseph Lauber, né à Ruswil le  et mort à Genève le , est un compositeur et chef d'orchestre suisse.

Très tôt, Lauber intègre comme pianiste un orchestre dirigé par son père. En 1881, un mécène lui permet d'entrer au Conservatoire de Zurich, où il est élève de Gustav Weber et Friedrich Hegar. Il poursuit ses études en 1884 à Munich auprès de Joseph Rheinberger (orgue), et au Conservatoire de Paris auprès de Louis Diémer et Jules Massenet (piano et composition).
Après quelques années où il est organiste au Locle (canton de Neuchâtel), il enseigne de 1899 à 1901 au Conservatoire de Zurich. Il déménage ensuite à Genève, où il est chef d'orchestre du Grand Théâtre pendant deux ans, professeur de piano et d'instrumentation à partir de 1907, et professeur de composition à partir de 1917. Parmi ses élèves, on compte Henri Gagnebin et Frank Martin.

En 1899, il est l'un des fondateurs du Schweizerischen Tonkünstlervereins (association suisse des musiciens).

Lauber a écrit entre autres un opéra, 6 symphonies, 2 concertos pour piano et 2 concertos pour violon, des poèmes symphoniques et de nombreuses compositions vocales et de musique de chambre.

Son style tire ses influences du romantisme tardif, mais aussi de l'impressionnisme français. Lauber appréciait particulièrement la musique de Claude Debussy, Gabriel Fauré et Henri Duparc.