Le Journal

Francisco Tárrega, 115 ans

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Francisco Tárrega ( à Vila-real, Espagne -  à Barcelone) est un guitariste et un compositeur espagnol. Il est l'un des guitaristes les plus influents dans le monde et il est considéré comme le père de la guitare classique moderne.

Son père, Francisco Tárrega Tirado, est huissier, sa mère, Antonia Eixea, meurt alors que Francisco est très jeune. Francisco tombe dans un canal d'irrigation dans sa prime jeunesse, de quoi s'ensuit une altération définitive de sa vue. Partiellement à cause de cet accident, la famille déménage à Castellón de la Plana et l'inscrit en classe de musique. Ses deux premiers professeurs de musique, Eugeni Ruiz et Manuel Gonzalez, sont aveugles.

En 1862, le concertiste Julián Arcas, en tournée à Castellón, entend parler du talent du jeune Francisco et conseille à son père de l'autoriser à venir à Barcelone étudier avec lui. Le père de Tárrega accepte, mais insiste pour que son fils prenne également des leçons de piano. La guitare est alors perçue comme un instrument d'accompagnement pour les chanteurs, alors que le piano est très en vue à travers l'Europe. Cependant, Tárrega doit arrêter ses leçons peu de temps après quand Arcas part pour une tournée de concerts à l'étranger.

Francisco Tárrega, seulement âgé de 10 ans, fugue et essaye de commencer une carrière musicale de son propre chef dans les cafés et restaurants de Barcelone. Il est bientôt retrouvé et ramené à son père, lequel accepte de grands sacrifices pour faire progresser l'éducation musicale de son fils.

Trois ans plus tard, en 1865, il fugue pour Valence, où il rejoint un groupe de bohémiens. Son père le recherche et le ramène à la maison une fois de plus, mais il fugue une troisième fois, encore à Valence. Au début de son adolescence, Tárrega est bon musicien aussi bien à la guitare qu'au piano. Il joue un temps avec d'autres musiciens lors d'événements locaux pour gagner de l'argent, mais rentre par la suite à la maison afin d'aider sa famille.

Tárrega entre au Conservatoire de Madrid en 1874, sous le mécénat d'un riche marchand du nom d'Antonio Canesa. Il amène avec lui une guitare récemment acquise, fabriquée à Séville par Antonio de Torres. Les qualités sonores supérieures de cet instrument l'inspirent, tant pour l'interprétation que pour son potentiel créatif. Au conservatoire, Tárrega étudie la composition avec Emilio Arrieta, qui le convainc de se focaliser sur la guitare et d'abandonner l'idée d'une carrière de pianiste.

À la fin des années 1870, Tárrega enseigne la guitare (Emilio Pujol et Miguel Llobet figurent parmi ses élèves) et donne régulièrement des concerts. Tárrega rencontre beaucoup de succès pour son interprétation et commence à voyager dans d'autres régions d'Espagne pour se produire. C'est alors qu'il compose ses premières œuvres pour guitare, en plus de jouer celles d'autres compositeurs.

Durant l'hiver 1880, Tárrega remplace son ami Luis de Soria pour un concert à Novelda, dans la province d'Alicante, où un notable lui demande d'écouter sa fille, María José Rizo, qui apprend à jouer de la guitare. Francisco Tárrega se fiance bientôt avec elle.

En 1881, Tárrega prend part en France aux manifestations organisées pour le bicentenaire de la mort de Pedro Calderón de la Barca, à l'Opéra de Lyon et, le , au Théâtre de l'Odéon à Paris, où il joue notamment sa Fantasía española (Fantaisie espagnole), en présence de l'ancienne Reine d'Espagne Isabelle II et de l'Ambassadeur d'Espagne à Paris1.

Il joue également à Londres, mais n'y apprécie ni la langue ni le climat. Il existe une anecdote à propos de sa visite en Angleterre. Après un concert, quelques personnes remarquent que le maestro a l'air mélancolique. « Qu'est-ce qui se passe ? » lui demandent ces gens. « Votre pays vous manque-t-il ? Votre famille, peut-être ? », ils lui conseillent de projeter cet instant de tristesse dans sa musique. Ainsi il conçoit le thème d'une de ses œuvres les plus mémorables, Lágrima (Larme). Après avoir joué à Londres, il retourne à Novelda pour son mariage, à Noël 1885, avec María José Rizo.

Il commence bientôt à transcrire des œuvres pour piano de Beethoven, Chopin, Mendelssohn, Albéniz et d'autres pour élargir le répertoire musical de la guitare, mettant à profit sa connaissance considérable des musiques pour clavier. Tárrega et sa femme déménagent pour Madrid, gagnant leur vie en donnant des cours particuliers et se produisant en concerts, mais après la mort de leur jeune fille, Maria Josefa, ils s'installent de manière permanente à Barcelone en 1885. Parmi ses amis à Barcelone figurent Isaac Albéniz, Enrique Granados, Joaquín Turina et Pablo Casals.

Peu après une tournée de concerts à Valence, Tárrega rencontre une riche bienfaitrice, Concepción Gómez de Jacoby, qui devient son mécène. Elle l'autorise ainsi que sa famille à occuper une partie de sa maison à Barcelone. Elle le fait aller à Grenade, qui inspire plus tard au compositeur son fameux Recuerdos de la Alhambra (Souvenirs de l'Alhambra), qu'il dédie d'abord, en 1899, à Concepción de Jacoby et plus tard à son ami Alfred Cottin, un Français qui lui organise ses concerts à Paris.

En 1900, Tárrega visite Alger, où il entend un rythme répétitif sur un tambour arabe. Le matin suivant, il compose sur ce rythme sa fameuse Danza Mora (Danse maure).

Depuis la fin des années 1880 jusqu'en 1903, Tárrega continue de composer, mais limite ses concerts à l'Espagne. Vers 1902, il se coupe les ongles pour créer une sonorité qui devient typique des guitaristes associés à son école. L'année suivante, il part en tournée en Italie, donnant des concerts à grand succès à Rome, Naples, et Milan.

En janvier 1906, il est affecté d'une paralysie du côté droit, et bien qu'il retrouve par la suite son niveau de concertiste, il ne récupère jamais complètement. Il finit son dernier travail, Oremus, le . Il meurt treize jours plus tard à Barcelone, le .

En tant que compositeur, Tárrega est conservateur, confinant son style aux tendances générales de la seconde moitié du XIXe siècle. En tant que virtuose sur son instrument, il est connu comme « le Sarasate de la guitare ».

Tárrega est considéré comme le créateur des bases de la guitare classique du XXe siècle et réputé avoir accru l'intérêt pour la guitare en tant qu'instrument de récital. Andrés Segovia utilise beaucoup d'œuvres techniques et de compositions de Tárrega pour les jouer en concert à travers l'Europe.

Tárrega préfère les petites auditions intimes lors des étapes de tournée. Certains pensent que c'est parce qu'il joue sans ongles, ce qui est requis pour avoir plus de volume. D'autres disent que c'est lié au traumatisme subi durant son enfance.

La musique et le style de Francisco Tárrega deviennent très influents dans le XXe siècle. Il joue un rôle majeur pour établir la guitare comme un instrument soliste dans les récitals et concerts. L'ensemble de son œuvre contient 78 pièces originales et 120 transcriptions -principalement à usage personnel- de grands classiques. Parmi ses plus populaires œuvres pour guitare figurent : Recuerdos de la AlhambraCapricho Árabe et Danza Mora. Tárrega arrange pour la guitare des pièces d'autres compositeurs, notamment de Ludwig van Beethoven, Frédéric Chopin et Felix Mendelssohn.

Il est aussi le compositeur de ce qui a été proclamé, à la fin du XXe siècle, « la musique au monde probablement la plus écoutée » : la sonnerie des téléphones mobiles Nokia, aussi utilisée dans des spots publicitaires, basée sur son œuvre pour guitare seule Gran Vals. En 1984, sa musique inspire aussi Mike Oldfield, dont l'instrumental Etude, extrait de l'album The Killing Fieds, est basé sur les trémolos de Tárrega dans la pièce pour guitare seule Recuerdos de la Alhambra. La mélodie de la chanson Bon Anniversaire2, quoique créditée à Louiguy, est également issue de la plume de Francisco Tárrega dans la Pavane en mi majeur de sa 2e suite.

De la même manière que quelques-uns de ses contemporains espagnols, tel son ami Isaac Albéniz, il attache de l'intérêt à combiner la tendance romantique dominante en musique classique avec les éléments populaires espagnols, et transcrit quelques pièces pour piano d'Albéniz (notamment Asturias) pour guitare. Le compositeur et guitariste contemporain Angelo Gilardino écrit que les neuf préludes de Tárrega sont « … le plus profond de la pensée musicale de Tárrega dans sa forme la plus ténue ».

En 2015, l'altiste italien Marco Misciagna publie ses arrangements pour alto seul de Tango, de Capricho Árabe et de Recuerdos de la Alhambra.

L'actualité discographique de l'Orchestre national Auvergne-Rhône-Alpes : Vasks et rééditions

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Dans le cadre de sa collection ONA Live, qui propose des enregistrements de concerts de ses saisons, l’Orchestre national Auvergne-Rhône-Alpes fait paraître une interprétation du Concerto pour violon n°2 “In Evening Light” du légendaire compositeur letton Pēteris Vasks. L’Orchestre national Auvergne-Rhône-Alpes est placé sous la direction d’Alexander Liebreich et Guillaume Chilemme, violon solo de l’orchestre est le soliste de cette interprétation enregistrée à l’Opéra-théâtre de Clermont-Ferrand à l’occasion de la création française de cette partition, dont l’Orchestre national Auvergne-Rhône-Alpes est co-commanditaire. 

À propos de cette partition, le compositeur déclare dans une interview exclusive reproduite dans le livret digital “ la lumière est l'un des symboles les plus importants de ma musique /…/ In Evening Light est un regard en arrière sur la vie vécue et, après tout, une vue paisible sur le chemin de la lumière éternelle. Et aussi, bien sûr, la beauté de la lumière du coucher de soleil dans ma patrie, la Lettonie. La présence de l'obscurité peut également être entendue dans les deux concertos, mais la lumière revient toujours dans ma musique”. 

Cette partition s’affirme comme un voyage musical et sensoriel qui nous emmène aux frontières des imaginaires, bercés par la lumière du soir.  Par cette parution, et après de précédentes sorties consacrées à des œuvres de Karol Beffa, Jean-Baptiste Robin et Martin Matalon, Betsys Jolas et Thierry Escaich, l’Orchestre national Auvergne-Rhône-Alpes témoigne de son engagement dans le soutien de la musique de notre temps. 

Tout au long de cette année 2024, l’Orchestre national Auvergne-Rhône-Alpes a réédité, sous son label ONA, 6 albums enregistrés sous la baguette de Roberto Forés-Veses lors de son mandat de directeur musical entre 2012 et 2021. 

Roberto Forés-Veses et les musiciens de l’Orchestre national Auvergne-Rhône-Alpes explorent des grands classiques et des oeuvres plus rares du répertoire pour orchestre à cordes de  : Ludwig van Beethoven, Piotr Ilyich Tchaikovsky,  Antonín Dvořák, Jean Sibelius, Leoš Janáček, Bohuslav Martinů,  Alban Berg, Anton Webern et Franz Schreker. 

Deux autres rééditions permettent de retrouver des solistes partenaires de longue date de l’Orchestre national Auvergne-Rhône-Alpes. La harpiste japonaise Naoko Yoshino est la soliste de concertos et pièces concertantes pour harpe et orchestre de Joaquin Rodrigo, Mario Castelnuovo-Tedesco, Claude Debussy et Joaquín Turina. Le trompettiste Romain Leleu propose un panorama de la trompette concertante française avec les concertos de George Delerue et André Jolivet complétés par des partitions contemporaines de Karol Beffa, Jean-Baptiste Robin et Martin Matalon. Tous ces enregistrements  avaient été salués par la presse spécialisée à leurs parutions. 

Avec cette nouveauté et cette collection de rééditions, le catalogue ONA se compose de 23 titres disponibles en streaming et téléchargement sur toutes les plateformes à travers le monde et qui cumulent pour de 600.000 écoutes et téléchargements sur les plateformes digitales. 

Luis Bacalov à Monte-Carlo

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L’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo via son label OPMC Classic fait paraître un album consacré à des oeuvre de Luis Bacalov.

 En juillet 2014, à l’invitation de son ami Gianluigi Gelmetti, le compositeur Luis Bacalov est venu passer une semaine à Monte-Carlo. Au cours de son séjour, quelques pièces inédites de sa composition ont été enregistrées avec l’orchestre philharmonique de Monte-Carlo, certains de ses solistes, le bandonéoniste  Juanjo Mosalini. Luis Bacalov tenait parfois le piano, parfois la baguette. Les enregistrements issus de ces séances ont été oubliés pendant des années. Depuis, Luis Bacalov nous a quitté et ces enregistrements, redécouverts, sont enfin édités aujourd’hui.

C'est à découvrir en streaming sur les plateformes à travers le monde en suivant ce lien : 

https://music-artsnetwork.ffm.to/luisbacalovamontecarlo

 

Francisco Fullana, conseiller artistique du Chamber Orchestra of Philadelphia

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Le violoniste hispano-américain Francisco Fullana a été nommé conseiller artistique du Chamber Orchestra of Philadelphia, avec effet immédiat.

Fullana commencera par diriger une semaine de répétitions et de représentations de musique de Glass, Piazzolla et Vivaldi, qui devrait avoir lieu en mars 2025. Le projet associe les concerti des Quatre Saisons de Vivaldi et les concerti de Piazzolla qui les accompagnent au XXe siècle, en y ajoutant, pour faire bonne mesure, les Preludes : the American Four Seasons de Glass.

Diplômé de la Juilliard School et de la Thornton School of Music de l'Université de Californie du Sud, où il a étudié avec Donald Weilerstein, Masao Kawasaki et Midori, Fullana a remporté le premier prix des concours internationaux de violon Julio Cardona, Munetsugu Angel et Johannes Brahms. En 2018, il a reçu une prestigieuse bourse de carrière Avery Fisher.

À partir de 2025, Fullana assumera également de nouvelles fonctions en tant que directeur artistique du San Antonio's 210 Festival, et en tant que conseiller artistique et conservateur de l'Orchestra of San Antonio (TOSA), l'organisation résidente du Tobin Center for the Performing Arts.

Fullana est cofondateur du Classical Music Summer Institute (CMI) de San Antonio et a conseillé et joué au CMI et au 210 Festival depuis sa création en 2016. Il continuera également à encourager les jeunes musiciens par le biais de son initiative Fortissimo Youth.

Le violoniste Leonidas Kavakos rejoint la faculté de la Hochschule für Musik Basel

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L'Académie de musique de Bâle FHNW a accueilli le violoniste Leonidas Kavakos dans son département de musique classique en tant que nouveau professeur de violon à partir du semestre d'automne 2025.

En tant que pédagogue, Kavakos organise chaque année à Athènes une masterclass de violon et de musique de chambre qui attire de nombreux violonistes et ensembles du monde entier. Il est étroitement associé à l'Institut Klassik de l'Académie de Bâle depuis plus de dix ans, au cours desquels il a régulièrement donné des masterclass de violon.

 

Salzbourg, suite (et fin)

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La direction du Festival de Salzbourg et la directrice du théâtre Marina Davydova, licenciée fin novembre, ont conclu un accord extrajudiciaire concernant la fin de leur collaboration.

Ce vendredi, la direction du festival annonce par voie de communiqué qu'elle est parvenue à un accord extrajudiciaire « concernant la fin de la collaboration ». « Les deux parties maintiennent leurs positions juridiques, mais sont parvenues à un accord pour éviter de longues et coûteuses discussions juridiques et judiciaires », peut-on lire. Il a été convenu de ne pas divulguer le contenu de l'accord.

L'Orchestre symphonique de Chicago (CSO) a reçu un don historique de 50 millions de dollars

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L'Orchestre symphonique de Chicago (CSO) a reçu un don historique de 50 millions de dollars de la part d'Helen et de feu Sam Zell au nom de la Fondation de la famille Zell (ZFF).

Ce don est l'un des quelque 200 dons faits à la campagne d'investissement SEMPRE ALWAYS de la Chicago Symphony Orchestra Association (CSOA), qui a été lancée en 2020 grâce à un don important de la ZFF.

Présidée par Helen Zell, la campagne SEMPRE ALWAYS a été créée pour assurer la sécurité financière de la CSOA et pour soutenir la tradition d'excellence musicale et de rayonnement communautaire du CSO, qui dure depuis 134 ans. Ses fonds s'élèvent aujourd'hui à 215 millions de dollars.

Le don récent du ZFF soutiendra les prestations de retraite des musiciens et du personnel, les activités de tournée du CSO, les projets artistiques spéciaux du CSO et les initiatives de contenu numérique pour le marketing et la promotion.

Premier coup de pelle à Nuremberg

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Les travaux de construction d'un nouvel opéra ont commencé dans la cour intérieure du palais des congrès de Nuremberg. Le coup d'envoi officiel a été donné vendredi par le ministre-président bavarois Markus Söder et le ministre des Arts Markus Blume ainsi que par le maire de Nuremberg Marcus König (tous CSU). D'ici 2028, une salle de spectacle devrait remplacer le Théâtre national de Nuremberg.

Le nouveau bâtiment comprend essentiellement la scène principale avec la tour de scène, la scène latérale, l'arrière-scène et la scène de répétition, les magasins nécessaires à l'exploitation de la scène, les vestiaires et d'autres locaux obligatoirement proches de la scène ainsi qu'une salle de répétition pour l'orchestre, la fosse d'orchestre et la salle des spectateurs pour 800 personnes. Le cube végétalisé est relié à la Kongresshalle en six endroits. Il abritera également les vestiaires et foyers, la restauration pendant les pauses, les escaliers et les ascenseurs, mais aussi des espaces complets nécessaires au fonctionnement du théâtre, comme par exemple des salles de répétition pour le théâtre de musique et de danse, le chœur ainsi que l'orchestre philharmonique national.

Robert Brufau va à Stockholm

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Robert Brufau, actuel directeur de l'Auditori de Barcelone, a été nommé nouveau directeur de la programmation de la salle de concert Konserthuset et de l'Orchestre philharmonique royal de Stockholm.

M. Brufau travaille à L'Auditori depuis 18 ans, dont sept ans en tant que directeur. Au cours de cette période, L'Auditori a développé un projet artistique axé sur l'élargissement de son programme. L'institution a également renforcé les activités de ses ensembles résidents : l'Orchestre symphonique de Barcelone et l'Orchestre symphonique national de Catalogne (OBC), ainsi que l'Orchestre municipal de Barcelone. Sous sa direction, L'Auditori a également promu des initiatives liées à l'accessibilité, à l'égalité des sexes, à la responsabilité sociale et à la durabilité.

Le Stockholm Konserthuset, la nouvelle destination de Brufau, a été construit en 1926 et abrite l'Orchestre philharmonique royal de Stockholm, fondé en 1902. Il accueille également de grands événements internationaux, tels que les cérémonies de remise du prix Nobel et du prix de la musique polaire.

M. Brufau restera à son poste actuel jusqu'à la fin de la saison en cours. Dans les prochains mois, L'Auditori entamera un processus de sélection pour désigner son successeur, qui prendra ses fonctions de directeur à partir de la saison 2025-2026.

"2e Quatuor à cordes" de György Ligeti, 55 ans

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Le Quatuor no 2 est le second quatuor à cordes, composé en 1968.
Il a été écrit pour le quatuor LaSalle entre mai et juillet 1968 et créé le 14 décembre 1969 à Baden-Baden. Il se compose de cinq mouvements et la durée d'exécution est d'environ vingt minutes.

L'œuvre est écrite comme un cycle, puisque György Ligeti a cherché à traiter « une même idée musicale qui revient dans tous les mouvements, mais chaque fois d’une façon totalement différente ». Le premier mouvement haché et discontinu, présentant des changements soudains entre tempo très vifs et très lents. Par contre, le deuxième mouvement est beaucoup plus statique, simplement interrompus par des modifications du tempo et de la forme rappelant le premier mouvement, mais qui peut être considéré comme une variation du précédent. Le troisième mouvement fait intervenir un jeu en pizzicato, en hommage au scherzo du quatuor à cordes no 4 de Béla Bartók, tout en présentant une musique beaucoup plus mécanique qui finit par se briser. Le quatrième mouvement est proche du premier, mais paraît comme plus condensé et augmente les contrastes. Enfin, le cinquième mouvement agit comme un résumé de l'œuvre, mais en atténuant les différences entre les mouvements au point de paraître presque imperceptibles. Selon le compositeur : "les cinq mouvements contiennent les mêmes idées musicales et formelles, mais l’angle de vue et la coloration sont différents dans chacun d’entre eux, de telle sorte que la forme musicale, en constante évolution, ne devient perceptible que lorsque tous les mouvements sont entendus et pensés comme une continuité".