Le Journal

Concours WPTA Spain, le palmarès

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La première édition du concours WPTA SPAIN [World Piano Teacher Association Spain] vient d'annoncer les noms des pianistes gagnants. Le 1er Prix a été attribué à la Chinoise Xiaoya Liu qui a déjà remporté le 1er prix du Concours international de piano de Sicile, du Concours international de piano Wideman, du Concours international de piano pour artistes de New York, du Concours de musique de Paris et du Concours de concerto PianoTexas. Au cours de la saison 2022-23, elle donnera des récitals aux États-Unis, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Bulgarie, en Chine et en Malaisie.
Le 2e Prix va au Japonais Kenichiro Kojima, le 3e au Canadien Jaeden Izik-Dzurko et à l'Ukrainienne Anfisa Bobylova, le 4e à Yixiang Hou et Shion Ota, le 5e à Zitong Wang et Stanislav Korchagin, le 6e au Chinois Meiling Fang.
Le Prix Spécial de la meilleure interprétation a été attribué à Abraham Tena Manrique.

Nouvelle édition critique de la 4e Symphonie de Mahler

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Universal Edition vient de publier une nouvelle édition critique de la Symphonie n° 4 de Gustav Mahler par Renate Stark-Voit, spécialiste de Mahler.
Par rapport à l'édition précédente (réalisée par Erwin Ratz il y a plus d'un demi-siècle), cette nouvelle édition critique tient compte de toutes les sources qui ont été découvertes au cours des dernières décennies.

Mahler n'a jamais été entièrement satisfait de sa Quatrième Symphonie et a continué à la retravailler et à revoir son instrumentation jusqu'à la toute fin. Au début de 1911, quelques mois avant sa mort, il apporte les dernières corrections à la partition en vue de la publier, mais sa mort occulte cette révision et ce n'est que dans les années 1960 qu'Erwin Ratz a pu rassembler la version approuvée par le compositeur et intégrer les modifications dans une nouvelle édition de la symphonie.

Cependant, un nombre considérable d'étapes préliminaires et intermédiaires de la composition étaient encore inconnues à l'époque, et certains documents n'étaient pas accessibles. La reconstruction est devenue possible à partir d'une partition sur laquelle Mahler a noté en 1905 toutes ses corrections pour un collègue de Graz.

Outre la version finale de la partition, la nouvelle édition critique a permis de prendre en compte et d'évaluer les nombreuses étapes de remaniement et les diverses lectures erronées, les malentendus, les nouvelles erreurs d'impression et les contradictions que Mahler lui-même a négligées. Les décisions éditoriales sont exposées en détail dans un commentaire critique détaillé.

Par rapport à l'édition précédente, les changements introduits dans la nouvelle édition critique de la Symphonie n° 4 concernent principalement les indications de tempi, de phrasé, d'articulations, de dynamique, d'archet et de division des cordes.

Dialogues des carmélites, 65 ans

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L'opéra de Francis Poulenc Dialogues des carmélites, sur un livret du compositeur  inspiré de la nouvelle de Gertrud von Le Fort La Dernière à l'échafaud (Die letzte am Schafott) et adapté à la scène par Jacques Hébertot en 1952, fut créé le  à la Scala de Milan dans une version italienne de Flavio Testi.
La première de la version française eut lieu à l'Opéra de Paris le  de la même année.

La nouvelle de Gertrud von Le Fort, parue en 1931, avait donné l'idée d'un scénario aux cinéastes Philippe Agostini et Raymond Leopold Bruckberger. Georges Bernanos en conçut les dialogues juste avant sa mort en 1948, mais le projet fut finalement abandonné1. Jacques Hébertot décide néanmoins de porter à la scène le travail de Bernanos et crée Dialogues des carmélites le  au théâtre Hébertot.

En 1953, le directeur des éditions Ricordi commande à Francis Poulenc un ballet sur sainte Marguerite de Cortone pour la Scala de Milan. Poulenc décline l'offre, mais s'arrête sur le livret que Flavio Testi a tiré de la pièce représentée par Hébertot l'année précédente. Malgré des problèmes de droits (ceux-ci ayant été entre-temps rachetés par le dramaturge américain Emmet Lavery qui avait réalisé sa propre adaptation théâtrale) et de santé, Poulenc se lance à corps perdu dans un sujet qui ne tarde pas à l'obséder, les angoisses de Blanche face à la mort faisant écho aux siennes, confronté à la longue agonie de son compagnon, Lucien Roubert2. Il adapte lui-même le texte de Bernanos pour une version française et achève sa partition en .

L'œuvre est créée avec Virginia Zeani (Blanche), Gianna Pederzini (Mme de Croissy), Leyla Gencer (Mme Lidoine), Gigliola Frazzoni (Mère Marie) et Eugenia Ratti (Sœur Constance) sous la direction de Nino Sanzogno.

La version française originale est donnée, cinq mois plus tard, à l'Opéra de Paris avec Denise Duval (Blanche), Denise Scharley (Mme de Croissy), Régine Crespin (Mme Lidoine), Rita Gorr (Mère Marie) et Liliane Berton (Sœur Constance) sous la direction de Pierre Dervaux.

La première américaine a lieu en septembre de la même année au San Francisco Opera avec Leontyne Price, qui fait sa première apparition sur une grande scène d’opéra dans le rôle de Mme Lidoine.

L'Académie des Arts de Berlin

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L'Académie des Arts de Berlin a nommé de nombreux nouveaux membres.
L'élection des 30 artistes a déjà eu lieu lors d'une assemblée générale en novembre, et tous les élus ont entre-temps accepté leur nomination.
Dans le domaine de la musique, Georges Aperghis, Sarah Nemtsov, Sidney Corbett, Malin Bång, Christopher Fox, Stephan Froleyks, George Lewis, Kirsten Reese, Trond Reinholdtsen, Annette Schlünz et Chiyoko Szlavnics ont rejoint les rangs.
Il y a également trois nouvelles recrues dans le domaine des arts visuels, neuf dans la section architecture, cinq en littérature et deux dans le domaine des arts du spectacle. Avec ces 30 nouveaux artistes, l'Académie des Arts compte désormais 426 membres au total dans les six sections.

L'Académie des Arts de Berlin remonte à l'Académie fondée en 1696 par le Prince Electeur Frédéric III de Brandebourg, futur Roi de Prusse Frédéric Ier. Cette société savante a changé plusieurs fois de nom au cours de son histoire. L'actuelle Akademie der Künste a été créée en 1993 à partir de l'Akademie der Künste zu Berlin (Est) et de l'Akademie der Künste in Berlin (Ouest). Depuis 2004, l'Académie est soutenue par l'État fédéral en tant que collectivité de droit public. Peuvent devenir membres de l'Académie les personnes qui se sont distinguées dans le domaine des arts. La Présidente est, depuis 2015, la réalisatrice, scénariste et productrice Jeanine Meerapfel qui a déjà été réélue en 2018.

Kyohei Sorita fait ses débuts en Espagne

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Le jeune pianiste japonais Kyohei Sorita, récent 2e Prix du 18e Concours international de piano Chopin, donnera le 3e Concerto pour piano et orchestre de Prokofiev pour ce qui sera ses débuts en Espagne, avec l'Orquesta Nacional de España sous la direction de son chef David Afkham. Le programme lie l'Espagne et la Russie avec aussi la Fantasía sobre una Fantasía de Alonso Mudarra de José Luis Turina et la Symphonie n° 10 en mi mineur, op. 93 de Dmitri Shostakovich.

Frida Kahlo à San Francisco

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On apprend que c'est la mezzo Daniela Mack qui chantera Frida Kahlo dans The last Dream of Diego and Frida de Gabriela Lena Franck à l'Opéra de San Francisco en juin 2023.

Pierre-Yves Pruvot sur tous les fronts

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Appelé en urgence au Capitole de Toulouse pour remplacer Armando Noguera dans le rôle d´Escamillo, le baryton français Pierre-Yves Pruvot a été détourné vers l’Opéra de Tours pour remplacer en extrême urgence un autre baryton, André Heyboer.
Pierre-Yves Pruvot chantera donc ce mardi soir Athanaël dans Thaïs sous la direction de Michel Plasson à l’Opéra de Tour, puis jeudi, à Toulouse, Escamillo dans Carmen sous la direction de Giuliano Carella, deux productions de Jean-Louis Grinda.
Il reviendra ensuite à son agenda, avec The Brodsky Album pour deux soirs en Suisse avant de rejoindre la production de Pagliacci à San Sebastian à la mi-février.

Prolongation au Bolchoï

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Le gouvernement russe (NDLR : Vladimir Poutine) a prolongé le mandat de Vladimir Urin au poste de Directeur général du Théâtre Bolchoï de Moscou jusqu'en 2027.

Urin (74 ans) occupe ce poste depuis 2013 et a subi récemment une opération cardiaque d'urgence.

 

Tebaldi100

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La Fondazione Museo Renata Tebaldi, basée à Busseto, promotrice du Comité Tebaldi100, à l'occasion du 100ème anniversaire de la naissance de la grande cantatrice italienne, entend promouvoir et entretenirtout au long de l'année 2002  la mémoire de ses succès nationaux et internationaux au cours de ses quarante années d'activité à travers une série de conférences, concerts, spectacles, visites éducatives, journées d'étude, expositions, publications, présentations et événements de divertissement et populaires.

Le programme Tebaldi100 vise donc à élargir l'intérêt en canalisant de multiples activités de nature historique, artistique, documentaire, scientifique, récréative et didactique, afin que les activités muséales associées deviennent un authentique moteur économique et social, encourageant le développement d'autres projets prévus à grande échelle.

Les célébrations de 2022 visent également à établir une communauté internationale du mélodrame avec l'organisation périodique d'événements réalisés sous forme d'itinéraires culturels urbains multidisciplinaires qui mettent le mélodrame en relation avec le cinéma, la littérature, la danse, la musique, l'art et la gastronomie.

Afin de poursuivre ces objectifs, un grand nombre d'institutions et de personnalités ont été invitées à rejoindre le Comité : des communes qui ont marqué la vie et la carrière de Renata Tebaldi aux maisons d'opéra et aux instituts culturels italiens et internationaux qui l'ont acclamée, des plus grands protagonistes vivants de l'opéra à ceux qui l'ont connue et fréquentée.

Pour connaître tous les détails des célébrations du Tebaldi100, consulter le site web www.museorenatatebaldi.it.

Jesus Rueda crée sa 6e Symphonie

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Le compositeur espagnol Jesus Rueda crée sa sixième symphonie Flight into darkness avec l'Orchestre Symphonique de la Principauté des Asturies, dans le cadre d'un concert extraordinaire présenté sous le titre "OSPA today".
Membre de la génération de Jesús Torres, Mauricio Sotelo et David del Puerto, Rueda (°Madrid, 1961), lauréat du Prix national de musique, a déjà vu l'Orchestre Symphonique de la Principauté des Asturies consacrer un album du label Naxos à sa Symphonie n° 3 Luz.