Le Journal

Alexis Weissenberg, 10 ans

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Pianiste bulgare naturalisé français, Alexis Weissenberg est décédé le  à Lugano.

Alexis Weissenberg naît dans une famille juive de Sofia en 1929. Il commence l'étude du piano à l’âge de trois ans avec Pancho Vladiguerov. À huit ans, il donne son premier concert et commence une carrière en Turquie, en Égypte, en Palestine et en Afrique du Sud. En 1946 et 1947, il travaille à New York à la Julliard School avec Olga Samaroff et reçoit quelques conseils d'Artur Schnabel et Wanda Landowska.

En 1947, il est lauréat du prestigieux Concours International Leventritt et fait ses débuts à Carnegie Hall avec l’Orchestre Philharmonique de New York dirigé par George Szell et l'Orchestre de Philadelphie sous la direction d'Eugène Ormandy. Sa carrière internationale le mène en Amérique Centrale, en Amérique du Sud, en Israël, en Afrique, aux États-Unis et en Europe (Paris, Vienne, Madrid, Milan).

En 1956, il s'installe en France et cesse de jouer pour travailler en solitaire. Après ces années de recul, il fait une rentrée très remarquée à Paris en 1966 puis à New York avec l'Orchestre Philharmonique ; la même année, il donne le Premier Concerto de Tchaïkovski à Berlin sous la direction d'Herbert von Karajan dont il était très proche. En 1968, il se produit au Festival de Salzbourg.
Très demandé dans le monde entier2, il a été l'invité des grands orchestres et il a joué avec les plus grands chefs : George Szell, Sergiu Celibidache, Eugène Ormandy, Victor de Sabata, Lorin Maazel, Claudio Abbado, Ataulfo Argenta, Stanislaw Skrowaczewski, Seiji Ozawa, Leonard Bernstein, Georges Prêtre, Herbert von Karajan, Carlo Maria Giulini, Georg Solti.
Sa carrière est interrompue par l'apparition des symptômes de la maladie de Parkinson.

Alexis Weissenberg a également enseigné et donné des classes de maître dans le monde entier. Il a fondé la Alexis Weissenberg’s Piano Master Class à Engelberg (Suisse), où il a accueilli de nombreux pianistes de la nouvelle génération comme Kirill Gerstein, Simon Mulligan, Nazzareno Carusi, Cédric Tiberghien, Ido Bar Shai, François Weigel.
Il a composé en 1979 une comédie musicale La fugue et aussi une sonate pour piano.

A Palerme

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Le comité directeur de la Fondazione Teatro Massimo di Palermo a nommé à l'unanimité le compositeur Marco Betta au poste de directeur de la Fondation. L'actuel directeur artistique du théâtre remplacera donc Francesco Giambrone qui a accepté le poste de surintendant du Teatro dell'Opera de Rome.

Né à Enna en 1964, Marco Betta a écrit plusieurs opéras et œuvres de théâtre musical, ainsi que diverses bandes sonores pour les films de Roberto Andò Il manoscritto del principe (2000), Viaggio segreto (2006) et Viva la libertà (2013) et pour Aldo Moro il presidente (2008) de Gianluca Maria Tavarelli.
Actif depuis le début des années 1980, il a reçu des commandes d'importantes institutions musicales et de festivals tels que le Teatro alla Scala, le Teatro del Maggio Musicale Fiorentino, l'Accademia Chigiana di Siena, l'Arena di Verona, l'Orchestra Sinfonica della RAI et l'Orchestra Regionale della Toscana. En 1993, il a écrit Lux aeterna, sa contribution au Requiem pour les victimes de la mafia conçu par Marco Tutino, et en 2005, il a composé la musique de Paolo Borsellino, écrite par Ruggero Cappuccio avec lequel il a également collaboré pour l'opéra en un acte Natura viva.
Sa nomination au poste de directeur artistique du Teatro Massimo de Palerme remonte à 2020, lorsqu'il a été appelé par Francesco Giambrone qui lui a confié la tâche de reprogrammer toutes les activités artistiques pendant le premier confinement lié au coronavirus. Betta avait déjà occupé le poste de directeur artistique de la Fondazione Teatro Massimo de 1994 à 2002, et en 1997, il a été le protagoniste de la réouverture du Teatro di Piazza Verdi à Palerme après 23 ans de fermeture.

Dale Clevenger tire sa révérence à l'âge de 81 ans

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Il y a des instrumentistes dont les capacités techniques ont brillé alors qu'ils sont restés dans les rangs d'un orchestre pendant toute leur carrière. C'est le cas du trompettiste américain Dale Clevenger, décédé le 5 janvier à l'âge de 81 ans.

Né à Chattanooga, dans le Tennessee, en 1940, Dale Clevenger a été membre de l'American Symphony Orchestra de Leopold Stokowski et de la Symphonie de l'air d'Alfred Wallenstein, mais on se souviendra surtout de lui comme d'un extraordinaire corniste soliste de l'Orchestre Symphonique de Chicago de 1966 jusqu'à sa retraite en 2013.

Il a notamment enregistré la Sérénade pour ténor, cor et cordes de Britten sous la direction de Giulini, les concertos pour cor de Mozart avec le Franz Liszt Chamber Orchestra, les quintettes pour piano et vents de Mozart et Beethoven avec Daniel Barenboim. Il a remporté un Grammy Award pour son album de musique des Gabrieli avec les cuivres des orchestres de Chicago, Philadelphie et Cleveland.

En 2003, il a créé le Concerto pour cor et orchestre que John Williams a écrit pour lui.

 

Riccardo Minasi à La Scintilla

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Le chef italien Riccardo Minasi a été nommé directeur artistique de l'Orchestra La Scintilla. L'Opéra de Zurich vient de l'annoncer. L'ensemble sonore original est composé de membres de la Philharmonia Zürich, l'orchestre de l'opéra.

L'Opéra considère le nouveau poste de directeur artistique de l'ensemble comme un signe visible de son engagement en faveur d'une confrontation vivante avec les pratiques d'exécution historiques. Minasi est l'un des chefs d'orchestre et experts les plus renommés dans ce domaine.

Depuis 2015, ce Romain de naissance (né en 1978) entretient une collaboration intensive avec l'Orchestra La Scintilla. Ensemble, ils ont notamment travaillé sur les opéras de Mozart Don Giovanni et L'Enlèvement au sérail ainsi que sur plusieurs programmes de concert. Le 15 janvier, la première de la production de ballet Monteverdi est prévue.

Minasi est chef principal de l'Orchestre du Mozarteum de Salzbourg et artiste en résidence de l'Ensemble Resonanz à Hambourg. Ces dernières années, il a été à la tête d'ensembles tels que le London Chamber Orchestra, le Concerto Köln et le Basler Kammerorchester. Des engagements à l'opéra l'ont conduit entre autres au Festival de Salzbourg, à l'Opéra national de Hambourg et au Theater an der Wien.
Il se produit aussi en tant que violoniste avec différents ensembles.

 

 

 

Décès de Gottfried Michael Koenig

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Le compositeur allemand Gottfried Michael Koenig est décédé le 30 décembre. Le musicien, qui s'est également intéressé de manière théorique au lien entre les disciplines scientifiques et la musique, avait 95 ans.

Gottfried Michael Koenig est né le 5 octobre 1926 à Magdebourg.
Il a étudié la musique sacrée à l'Ecole Nationale de musique de Braunschweig, ainsi que la composition, le piano, l'analyse et l'acoustique à l'Académie de musique d'Allemagne du Nord-Ouest (Detmold) et à l'Institut de création musicale et technique de l'Ecole Supérieure de musique de Cologne.
À partir de 1954, il a travaillé pendant dix ans pour la NWDR. Parallèlement, il a occupé un poste d'enseignant à la Musikhochschule de Cologne où il a notamment enseigné la composition, la musique électronique et l'analyse. C'est également à cette époque qu'il a composé ses premières œuvres, tant instrumentales qu'électroniques.
De 1964 à 1986, Koenig a été directeur artistique du studio de musique électronique de l'Université d'Utrecht. Un poste d'enseignant en sonologie l'a également conduit à l'Université de Bonn.
Il a continué à composer, à étudier les langages de programmation et à développer des programmes informatiques pour des stratégies de composition. En 2002, il a été brièvement professeur invité à l'Université technique de Berlin, et en 2016, il est devenu membre de l'Académie des arts de Berlin.
Koenig a notamment reçu le prix Matthijs-Vermeulen de la ville d'Amsterdam, le prix de la Fondation Christoph-und-Stephan-Kaske et le prix Giga-Hertz pour la musique électronique du Centre pour l'art et la technologie des médias de Karlsruhe.

Honneur à José Maria Vitier

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Le compositeur cubain José María Vitier (67 ans) recevra le Prix National de Musique 2021 de son pays le 9, lors d'un hommage qui lui sera rendu par l'Orchestre Symphonique National de Cuba [OSN].
Le compositeur de Preludio a Sofía recevra le prix dans le cadre d'un concert qui comprendra une sélection de ses œuvres.

Jean-Pierre Rampal aurait 100 ans

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Le flûtiste français Jean-Pierre Rampal, né à Marseille le  est décédé à Paris le .

Jusqu'à l'âge de 13 ans, il voulut devenir artiste peintre. Son père, Joseph Rampal, professeur de flûte au Conservatoire de Marseille, apporta du mieux qu'il put son soutien à ce désir d'enfant et lui procura tout le nécessaire de peinture imaginable. Même après avoir donné à son fils, qui le réclamait avec obstination, une leçon d'essai et s'être convaincu de son talent inné pour la musique, il se refusa à lui donner une formation de musicien professionnel.
Après son baccalauréat, Jean-Pierre Rampal fit ce que souhaitait sa mère : il étudia la médecine. En 1943, alors qu'il était en troisième année, l'armée française l'obligea à quitter Marseille pour se mettre au service de la patrie dans un laboratoire médical parisien. Peu de temps après son arrivée, les examens d'entrée au Conservatoire de Paris devaient avoir lieu : lorsqu'il apprit que les candidats obtenaient de l'armée deux pleines semaines de congé pour se préparer, il s'inscrivit et fut reçu à l'examen sans difficulté. Il en sortit en 1944 avec le premier prix de flûte obtenu dans la classe de Gaston Crunelle.
À la libération de Paris, il eut l'occasion de jouer à la radio le Concerto pour flûte de Jacques Ibert et fut engagé sur-le-champ à l'Orchestre de l'Opéra de Vichy.
En 1946, âgé de 24 ans, il signa son premier contrat pour une tournée en soliste. Lorsque les obligations, qui s'étendaient peu à peu au monde entier, devinrent un obstacle à ses activités de 2e flûte à l'Opéra de Paris (1955-1960), il abandonna ce poste et ne conserva plus que celui de professeur au Conservatoire de Paris où il succéda à son maître en 1969. Constamment réinvité dans tous les festivals, il était l'artiste de musique classique que l'on pouvait entendre le plus fréquemment dans les émissions de radio en France, et un homme qui vivait avec et pour la musique.
Il a collaboré avec Francis Poulenc pour écrire la Sonate pour flûte et piano (1957) dont il fut le dédictaire et le créateur.
Rampal fonda en 1945 et en 1953 le Quintette à vent français et l'Ensemble baroque de Paris ; il s'occupa de l'édition de compositions anciennes pour flûte qui s'empoussiéraient dans les archives, et se créa un immense répertoire dans lequel ne manque aucune œuvre importante de 1700 à Pierre Boulez.

Outre sa perfection technique, sa maîtrise des gammes ornées de trilles et d'appoggiatures, son jeu dénote un art de la coloration, une plénitude claire des sons graves et aigus, la douceur avec laquelle sont fabriqués les sons limites, une grande réserve respiratoire et une spontanéité dans les modulations. Outre des instruments folkloriques spéciaux de Chine, de Bali, du Laos et des Balkans, et une douzaine de flûtes de concert modernes, il possèdait trois flûtes en or. Deux proviennent du facteur William S. Haynes Boston, et l'autre fut fabriquée en 1869 par Louis Lot et offerte la même année au virtuose Jean Remusat par la Société Philharmonique de Shanghaï).

Le Concours de flûte Jean-Pierre-Rampal fut organisé à Paris afin de primer les meilleurs flûtistes mondiaux de moins de trente ans.

Jean-Pierre Rampal nous laisse 370 enregistrements ont été répertoriés (dont plus de la moitié pour Erato), s'étalant entre 1946 et 1999. Son activité entre le milieu des années 1950 et la fin des années 1970 était effrénée : parfois 15 à 18 enregistrements par an. Les trois orchestres avec lesquels il a le plus enregistré sont l'orchestre de chambre Jean-François Paillard, I Solisti Veneti et l'Orchestre de Chambre de la Sarre.

Très actif en musique de chambre, il a réalisé près de cent enregistrements avec le claveciniste Robert Veyron-Lacroix.

Il a aussi su varier son répertoire en réalisant des incursions dans le monde du jazz, avec en particulier la Suite for Flute and Jazz Piano Trio de Claude Bolling (1975) considérée à l'époque comme une révolution dans le monde de la musique classique7.

Au Dresdner Kreuzchor

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Le nouveau Cantor désigné du Dresdner Kreuzchor, Martin Lehmann, a signé son contrat aujourd'hui. Il prendra ses fonctions le 1er septembre 2022, succédant à Roderich Kreile qui prend sa retraite après 25 ans de service.

Martin Lehmann sera le 29e Cantor de l'ensemple depuis la Réforme. Il participera dès ce mois à la préparation de l'année scolaire et de la saison de concerts 2022-23.
Né en 1973 à Malchin (Mecklembourg-Poméranie occidentale), Lehmann est directeur artistique du Windsbacher Knabenchor depuis 2012. La commission de sélection l'a choisi à l'unanimité parmi 37 candidats. Il a grandi à Dresde et est devenu lui-même membre du Kreuzchor en 1983. Désormais, l'objectif sera de renforcer le Dresdner Kreuzchor et sa luminosité en tant que plus ancienne institution culturelle de Dresde, la capitale du Land, dans la phase post-Corona, sur le plan pédagogique, musical, structurel et du contenu.

Le Dresdner Kreuzchor a été fondé il y a plus de 800 ans. Il compte actuellement 140 enfants de chœur âgés de 8 à 19 ans.

Signature

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Notre compatriote Martijn Dendievel, lauréat du Dirigentenpreis 2021 et actuellement chef assistant en Flandre, a signé un contrat avec le label IMG.

Alexandre Zanetta à Bâle

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C'est Alexandre Zanetta qui reprendra la classe de cor historique de la Scola Cantorum Basel à partir de septembre 2022, et succèdera à Thomas Müller.

Alexandre Zanetta est né en 1990. Il a étudié le cor avec Marie-Luise Neunecker à la Hochschule für Musik Hanns Eisler de Berlin et Jens Plücker à la Musikhochschule de Lübeck. Il a ensuite étudié avec Thomas Müller et Jean-François Madeufan à la Schola Cantorum Basiliensis, en mettant l'accent sur le cor baroque et le lien entre le jeu de cor et le chant.
Depuis 2021, il enseigne le cor historique à la Hochschule für Musik Trossingen.
Zanetta est régulièrement engagé par des ensembles de musique ancienne et a notamment participé à des productions avec l'Akademie für Alte Musik Berlin, le Mozarteum Orchester Salzburg et Los Elementos.