Le Journal

Création u Portugal de la nouvelle œuvre de Marco Pütz

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Samedi 30 novembre, la composition Imaginery Letters du compositeur luxembourgeois Marco Pütz sera présentée en première mondiale à Tomar, au Portugal. Il s'agit d'une pièce pour saxophone solo soprano, orchestre à cordes, timbales et deux percussionnistes. Les mouvements s'appellent "Love Letter"," Letter out of the Blue", "Farewell Letter" et "Burning Letters".

L'Orquestra Sinfónica de Tomar joue sous la direction de Simão Francisco. Le soliste est Alberto Roque.

La nouvelle œuvre paraît aux éditions Kunzelmann.

Magdalene Ho de Malaisie remporte le Prix international des pianistes allemands

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Magdalene Ho, une pianiste malaisienne de 21 ans qui vit actuellement à Londres, a remporté le 13e Prix international des pianistes allemands. Maxim Lando, un pianiste américain de 22 ans originaire de New York, a reçu un prix spécial ainsi que le prix di Public.

La pianiste malaisienne Magdalene Ho est née en 2003 et a commencé à apprendre le piano à l'âge de quatre ans. En 2013, elle a commencé à étudier au Royaume-Uni avec Patsy Toh, à la Purcell School. En 2015, elle a reçu le prix ABRSM Sheila Mossman et le Silver Award. En 2018, elle fait ses débuts de concertiste en jouant le premier concerto pour piano de Mendelssohn avec l'Orchestre symphonique d'Oxford, sous la direction de Robert Max. Dans le cadre d'un prix remporté au festival de piano PIANALE à Fulda, en Allemagne, elle a sorti un album d'œuvres de Bach et de Messiaen en 2019. Elle a également eu une composition présélectionnée par le concours BBC Young Composer la même année. Finaliste au concours Schumann de Düsseldorf 2023, elle reçoit quelques mois plus tard le prix Joan Chissell Schumann pour le piano au Royal College of Music. En septembre 2023, elle remporte le concours international de piano Clara Haskil à Vevey, ainsi que le prix du public, le prix de la jeune critique et le prix du Children's Corner.

Magdalene étudie avec Dmitri Alexeev au RCM depuis septembre 2022, où elle est Gordon Calway Stone Scholar. Elle est également parrainée par le Weir Award via le Keyboard Charitable Trust.

Johanna Senfter, 145 ans

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Johanna Senfter, née le  à Oppenheim et morte le  dans la même ville, est une compositrice allemande.

À partir de 1895, Johanna Senfter a étudié la composition avec Iwan Knorr, le violon avec Adolf Rebner, le piano avec Karl Friedberg et l’orgue au Conservatoire Hoch à Francfort. Elle a donc une solide expérience quand, en 1908, elle devient élève de Max Reger à Leipzig.

Johanna Senfter a composé 9 symphonies, 26 autres œuvres pour orchestre et des concertos pour le piano, le violon, l’alto et le violoncelle.

Josse Boutmy, 245 ans

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Josse Boutmy (Charles-Joseph), né le  à Gand et mort le  à Bruxelles, est un organiste et claveciniste des Pays-Bas méridionaux qui s'installa à Bruxelles.

Josse Boutmy travailla à la collégiale Sainte-Gudule, pour le Prince de Tour et Tassis (1736), et comme organiste à la Chapelle royale de Bruxelles (1744-1777). Il était issu d'une famille de musiciens, comme son grand-père, son père, son frère aîné et plusieurs de ses 16 enfants, dont trois feront une carrière musicale. Son frère ainé Jacques Adrien Boutmy (1683-1719) était organiste à la cathédrale Sainte-Gudule à Bruxelles.

Il a publié quatre recueils de pièces pour le clavecin :

  • Petites suites de pièces de clavecin (Bruxelles, entre 1736 et 1738)
  • Premier livre (Paris, 1738)
  • Second livre (Paris, 1740-44)
  • Troisième livre (Bruxelles, vers 1749) dédié au gouverneur Charles de Lorraine.

Son style est une synthèse de différentes influences européennes : française (François Couperin, Rameau, Duphly), italienne (Domenico Scarlatti), allemande (Haendel, Carl Philipp Emanuel Bach) et ses pièces juxtaposent des éléments de la suite classique, des pièces de caractère et des mouvements de sonate, comme le pratiqua aussi un collègue musicien bruxellois contemporain : Joseph-Hector Fiocco.

Franz Krommer, 265 ans

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Franz Vincenz Krommer (František Vincenc Kramář) est un compositeur morave de langue allemande, né le 27 novembre 1759 à Kamenice (margraviat de Moravie) et mort le 8 janvier 1831 à Vienne.

De 1773 à 1776, il étudie le violon et l'orgue avec son oncle Antonín Mátyás Kramář à Turán, où il devient également organiste en 1777. En 1785, il rejoint Vienne en tant que violoniste au sein de l'orchestre du Duc de Styrum, à Simontornya en Hongrie.

En 1790, Krommer est nommé Maître de chapelle à la Cathédrale de Pécs en Hongrie. Il retourne à Vienne en 1795, avant de devenir Maître de chapelle du Duc Ignaz Fuchs en 1798. En 1813, il succède à Leopold Anton Kozeluch à la charge prestigieuse de compositeur de la Cour impériale d'Autriche.

Il reste l'un des compositeurs germaniques les plus importants de la période classique avec Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart, Karl Ditters von Dittersdorf, Christoph Willibald Gluck et Carl Philipp Emanuel Bach.

Il a tout d'abord été réalisé un catalogue pour Ignaz Pleyel par Rita Benton. De nos jours, on emploie plutôt celui fait par Karel Padrta.
Krommer est un compositeur très prolifique, avec environ 300 œuvres. De son vivant, 110 numéros d'opus ont paru. Il est l'auteur d'au moins neuf symphonies, de nombreux concertos, de musique de chambre pour vents et de 70 quatuors à cordes.

 

Gootfried H. Stötzel, 275 ans

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Gottfried Heinrich Stölzel est un maître de chapelle, compositeur et théoricien de la musique allemand, né à Grünstädtel le 13 janvier 1690 et mort à Gotha le 27 novembre 1749.

Il fut étudiant en théologie à Leipzig à partir de 1707 et eut comme professeur Melchior Hoffmann, directeur musical de la Neukirche. Il étudia et composa également à Breslau et Halle et effectua un séjour de 18 mois en Italie à partir de 1713 où il rencontra Antonio Vivaldi à Venise. Il travailla ensuite trois années à Prague puis s'installa à partir de 1720 à la Cour de Saxe-Gotha où il travailla jusqu'à sa mort au service des Ducs Frederick II et Frederik III pour lesquels il composait hebdomadairement une cantate.

Son successeur à Gotha comme maître de chapelle fut Georg Benda.

Les conditions de conservation exécrables de ses manuscrits, qui ne furent jamais imprimés et subirent divers dommages causés par l'humidité et l'appétit des rats, sont la cause de l'une des plus importantes pertes de la musique baroque : sur les 80 suites pour orchestre composées par Gottfried Heinrich Stölzel, aucune ne survécut. D'un corpus qui devait comprendre plusieurs centaines de compositions, seule une faible portion nous est parvenue. Il jouissait pourtant à l'époque d'une excellente réputation, Lorenz Christoph Mizler l'estimant même à l'égal de son contemporain Jean-Sébastien Bach. Ce dernier avait d'ailleurs inclus une suite de Stölzel dans le petit livre de pièces pour le clavecin destiné à son premier fils, Wilhelm Friedemann.

La composition la plus connue de Stölzel est probablement l'aria Bist du bei mir longtemps attribuée à Jean-Sébastien Bach (BWV 508) puisqu'elle figure sans attribution dans le Petit livre pour clavier (Clavier-Büchlein) d'Anna Magdalena Bach de 1725. Cette aria est tirée de l'opéra Diomedes oder die triumphierende Unschuld (« Diomède, ou l'innocence triomphante ») qui fut créé en 1718 à Bayreuth. La partition de cet opéra, longtemps considérée comme perdue, a été retrouvée en 2000 au Conservatoire de Kiev.

Ses œuvres les plus importantes sont quatre concerti grossi, plusieurs sinfonias et un concerto pour hautbois d'amour. Il écrivit également quatre opéras, deux oratorios et douze cycles complets de cantates ainsi que 500 cantates sur des textes profanes qui tous ont disparu. On redécouvre actuellement sa Passion, « Der für die Sünde der Welt gemarterte und sterbende Jesus » (« Jésus martyrisé et mourant pour les péchés du monde »), basée sur le livret de Barthold Heinrich Brockes (1712) que Stölzel modifie, en particulier par l'adjonction de chorals chantés par l'assemblée.

Guillaume Dufay, 550 ans

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Guillaume Dufay (ou Du Fay, Du Fayt), est un compositeur de l'école bourguignonne (qui constitue le point de départ de l'école franco-flamande) né en 1397 peut-être à Cambrai ou Fay près de Cambrai, plus probablement à Beersel -non loin de Bruxelles- ou Chimay, et mort le 27 novembre 1474 à Cambrai.

Son nom dit son origine, car ce sont dans les hameaux de Belgique romane et du nord de la France que l'on parle d'un « fayt », c'est-à-dire d'une hêtraie.

D'abord formé comme « enfant de chœur » (enfant chantant la partie aiguë dans le chœur), Dufay étudie la musique à la maîtrise attenant à la cathédrale de Cambrai, et chante donc la musique liturgique nécessaire aux offices de l'Église catholique, au sein de cet ensemble vocal alors renommé (tout comme l'étaient ceux de bien d'autres édifices religieux, en France et en Europe). Plus généralement, les garçons de la maîtrise et les choristes (tous masculins et professionnels) avaient aussi à chanter de la musique moins directement liturgique, essentiellement des motets.

Il arrivait alors que la cathédrale fournisse quelques-uns de ces interprètes (ces chantres) à d'autres églises, ou même parfois à Rome. Ainsi Dufay participe, dans la suite de l'Evêque de Cambrai, au Concile de Constance en 1417-1418. C'est à Constance justement, en 1419, que le Prince Carlo I Malatesta l'embauche à la Cour de Rimini (Italie). Il y compose ses premiers motets.

En 1428, il devient chantre à la chapelle papale et est ordonné prêtre.

Il sert la famille d'Este et séjourne à la Cour de Savoie entre 1425 et 1428, puis à Rome jusqu'à 1433 avant de partir pour Chambéry, Florence, Ferrare, Genève ou Lausanne, dont il devient chanoine de la cathédrale en 1431.

En 1436, pour l'inauguration du dôme de Brunelleschi à Florence (la cathédrale, il duomo), Dufay compose le motet Nuper rosarum flores.

En 1437, il rencontre Gilles Binchois à la Cour de Bourgogne, le 5 mai. Une lettre du pape mentionne qu'il est bachelier en droit. Il quitte la chapelle papale à la fin du même mois et retourne à la Cour de Savoie.

En 1439, âgé de quarante-deux ans, il retourne à Cambrai où il dirige la maîtrise de garçons et le chœur de la cathédrale.

En 1458, il se retire définitivement en servant comme chanoine dans cette cathédrale de Cambrai. Il fut également chanoine de Sainte-Waudru de Mons.

Il meurt en 1474, à Cambrai, à l'âge de 77 ans. Sa pierre tombale, retrouvée en 1859 (la cathédrale ayant été détruite à la Révolution), est désormais conservée au Palais des beaux-arts de Lille.

Compositeur le plus célèbre d'Europe au XVe siècle, estimé des Rois Charles VII et Louis XI mais surtout des Ducs de Bourgogne, Dufay marque le début de l'école franco-flamande, dont le rayonnement perdure jusqu'à la fin du XVIe siècle. En combinant avec brio l'Ars nova de Philippe de Vitry, l'harmonie (la « contenance angloise ») de John Dunstable et la mélodie italienne, sa musique annonce le madrigalisme et la musique de la Renaissance.

« Pasqueyes, chansons, cramignons de Liège, nous revoilà dans la musique, qui demeurait le grand art wallon. Les Hainuyers continuèrent à en commander l'évolution aussi longtemps que la polyphonie garda la faveur. Dufay l'avait dotée de la messe unitaire, bâtie sur un seul thème... »

Dufay acquiert une grande renommée par la qualité de ses rondeaux, tels Donnez l'assaut à la forteresse ou La plus mignonne de mon cœur. Précurseur d'Ockeghem ou Josquin des Prés, il utilise des thèmes profanes pour certaines de ses messes, telle la célèbre L'Homme armé. Il est le premier à composer un Requiem, dont la partition est perdue. Il compose aussi des cycles complets pour l'Ordinaire de la messe : Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus. On a également de lui 83 ballades, chansons polyphoniques, virelais et rondeaux, 76 motets et neuf messes.

 

Le compositeur Denis Gougeon reçoit le prix Serge-Garant

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Incidemment un ancien élève de Serge Garant (1929-1986), M. Gougeon a signé une centaine d’oeuvres variées (opéras, musique de chambre, musique pour grands orchestres, etc.), certaines lui ayant été commandées par le Quatuor Molinari, l’ensemble I Musici, l’Orchestre Métropolitain ou encore l’Orchestre symphonique de Montréal (Jardin secret, 1989).

Le lauréat a également enseigné la composition à l’Université McGill, puis à la Faculté de musique de l’Université de Montréal, entre 2001 et 2019. « Les oeuvres de Gougeon sont reconnaissables. Tout comme on est capable de reconnaître les oeuvres de Mozart, de Beethoven ou de Bartók, celles de Gougeon ont une unicité, une couleur toute “gougeonnesque” », a commenté la violoniste et directrice artistique du Quatuor Molinari, Olga Ranzenhofer, présidente du jury.

Inauguré en 1991, le prix Serge-Garant récompense une compositrice ou un compositeur, né au Québec ou y résidant depuis au moins 10 ans, pour l’ensemble de son oeuvre. La distinction s’accompagne d’une bourse de 25 000 $.
(d'après ledevoir.ca)

La coupe à blanc culturelle s'étend, y compris en France

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Les acteurs culturels de la région Pays-de-la-Loire sont confrontés à des coupes budgétaires sans précédent. La présidente du conseil régional, Christelle Morançais, prévoit de réduire le budget de la culture de plus de 70 % et de réaliser une économie de 100 millions d'euros.

Morançais entend supprimer totalement les subventions aux festivals, théâtres, musées, opéras, maisons d'auteurs, centres d'art, productions audiovisuelles et artistes à partir de 2025.

Première nuit de l'orgue de l'IDO à Düsseldorf et création

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L'équipe du Festival international d'orgue de Düsseldorf invite à la première Nuit de l'orgue IDO le vendredi 29 novembre 2024 ! De 20h à 23h, les musiciens puiseront dans le grand orgue de St. Antonius et utiliseront les impressionnantes possibilités sonores de l'instrument pour dialoguer avec le violon, l'alto, le violoncelle, la contrebasse, la batterie, le ToyPiano, le piano et la guitare électrique.
Frederike Möller, directrice du festival IDO, concrétise avec la Nuit de l'orgue une idée artistique et un souhait qui lui tient à cœur. Il s'agit notamment de la commande d'un concertino pour orgue et ensemble instrumental au compositeur Ulrich Kreppein, primé à de nombreuses reprises, qui a été écrit spécialement pour la nuit. La pièce, intitulée Bausatz, sera jouée pour la première fois lors de la première partie du concert. Elle sera interprétée par le notabu.ensemble sous la direction de Frederike Möller.