Le Journal

Julian Lloyd Webber vend son Strad'

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Contraint d'abandonner  sa carrière par les douleurs au cou depuis  avril dernier, met en vente son Barjansky (1690).
Il s'en explique: "
Ce n'est pas une affaire d'argent. [...] Un instrument comme celui-là doit être joué. Il serait criminel qu'il finisse sa vie dans un musée. Je voudrais qu'il aille dans une bonne maison et l'entendre à nouveau joué."

West Side Story: 50 ans à Bruxelles

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Cinquante ans après la sortie internationale de l’adaptation cinématographique du chef-d’œuvre de Leonard Bernstein, dans le cadre du Klarafestival, Bozar et le Brussels Philharmonic présentent West Side Story les 9 et 10 mars prochains. Le film aux 10 Oscars sera projeté dans la Salle Henry Le Bœuf, accompagné par le Brussels Philharmonic et dirigé pour l’occasion par Wayne Marshall. Grâce à une prouesse technologique (Audionamix et à Chace Audio by Deluxe), il sera proposé une version restaurée en haute définition par la MGM, dont la bande-son n’a conservé que les dialogues et les voix des chanteurs, les éléments orchestraux étant interprétés en direct par le Brussels Philharmonic. Un traitement technologique révolutionnaire qui souligne davantage encore la modernité de l’œuvre.

L'opéra de Paris face à la crise: Osez!

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En conférence de presse, Stéphane Lissner vient d'annoncer que, pour les moins de 28 ans, 25 000 places pour 13 avant-premières seront mises en vente au prix de 10 euros pour toucher ainsi un nouveau public.
Mais ce n'est pas tout.
Son credo est l'audace. "Face à la crise, il faut être offensif et produire plus", estime l'ancien patron de la Scala de Milan, successeur à Paris de Nicolas Joël depuis l'été dernier. Malgré les restrictions budgétaires, il programme, pour la saison prochaine, pas moins de 18 nouvelles productions contre 14 reprises. "Cela génère des financements, attire le public, les mécènes, les coproductions, la télévision, les tournées..."
Entre la tradition défendue par Joël et le radicalisme de Mortier, Lissner propose un "équilibre" entre "des artistes qui interrogent le monde sans tabou" quitte à provoquer, et des oeuvres de "divertissement où prime l'aspect musical et esthétique".
L'Italien Romeo Castellucci est incontestablement un de ces "artistes qui interrogent le monde". Invité pour la première fois à l'Opéra de Paris, il proposera "son" Moïse et Aaron (Schönberg). Le 20e siècle est bien là, avec un cycle Schönberg de concerts (dont un à la nouvelle Philharmonie), de ballets (Anne Teresa de Keersmaeker et George Balanchine) et un hommage à Pierre Boulez (chorégraphie de Wayne McGregor).
Le grand répertoire est surtout dévolu à Verdi avec deux nouvelles productions (Rigoletto mis en scène par l'Allemand Claus Guth, Le Trouvère avec Anna Netrebko, Ludovic Tézier et Marcelo Alvarez) et la reprise de La Traviata.
Parmi les metteurs en scène "radicaux", le Polonais Krzysztof Warlikowski pour Le Château de Barbe Bleue (Bartók) et La Voix Humaine (Poulenc), et Dmitri Tcherniakov pour une soirée "opéra-ballet" mariant Iolanta et Casse-Noisette, avec cinq chorégraphes différents.
Des distributions soignées: Ermonela Jaho dans Madame Butterfly, Roberto Alagna et Aleksandra Kurzak dans L'Elixir d'amour, Anja Harteros dans Le Chevalier à la rose, Sonya Yoncheva et Placido Domingo dans La Traviata.
Stéphane Lissner annonce aussi "un projet artistique sur six ans" avec le directeur musical Philippe Jordan et le directeur de la danse Benjamin Millepied.
Un cycle Berlioz débutera avec La Damnation de Faust (Sophie Koch, Jonas Kauffmann et Bryn Terfel), se poursuivra les saisons suivantes et culminer avec Les Troyens en 2019 pour les 30 ans de l'Opéra Bastille.
Un autre cycle de trois créations mondiales "autour de la littérature française" qui débutera en 2016/17 est promis, et aussi des initiatives "hors les murs". "Nous devons ouvrir l'opéra à un public qui n'a pas forcément les moyens de venir à des spectacles", a souligné Stéphane Lissner.

Salome bousculée à Belfast

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La nouvelle production de Salomé (Richard Strauss) a soulevé des protestations à Belfast à cause d'une scène de 10 secondes Salomé est nue. Le public avait été averti avant le spectacle et pouvait, s'il le désirait, rendre ses billets. Dans la presse, le réalisateur Oliver Mears se dit perplexe: Nous sommes tous un peu étonnés que la nudité soit encore un problème aujourd'hui, surtout dans ce contexte-là, et pour une scène de 10 secondes au milieu d'un opéra d'une heure et 35 minutes.

Pascale Labrie au Conseil des Arts de Montreal

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Le Conseil d’agglomération de Montréal vient d’annoncer la nomination au conseil d’administration du Conseil des arts de Montréal de Pascale Labrie. Si les mélomanes belges  se souviennent bien des mois qu'elle a passés au sein de Musiq'3, c'est aussi le moment de rappeler l'itinéraire de cette personnalité enthousiaste et souriante.
Pascale Labrie est diplômée du Conservatoire de musique de Montréal en flûte traversière et des HEC en gestion d’organismes culturels. Elle a connu des débuts professionnels énergiques aux Jeunesses Musicales du Canada, notamment à la coordination, à la gestion et aux communications. En avril 2004, elle devient directrice du Concours Musical International de Montréal, puis en 2006 réalisatrice-coordonnatrice de l’émission Soirées classiques et de la production musicale à Espace Musique (Radio-Canada). Puis elle quitte le Canada pour la Belgique en 2012 pour devenir chef d’antenne à Musiq’3, la chaîne classique de la RTBF puis elle retrouve son pays en 2014 comme chef de contenu classique pour ICI Musique. Pascale Labrie a participé à plusieurs jurys nationaux et internationaux et a reçu plusieurs distinctions, en plus de s’impliquer comme bénévole dans différents organismes et événements, au Canada et ailleurs. Elle est aussi membre du Groupe musique de l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER).

ICMA 2015 : pour éviter toute confusion !

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Aux Pays-Bas, une organisation se présente sous le nom d’ICMA 2015 (Musique Classique International Auditions) avec une identité visuelle qui ressemble beaucoup à celle des International Classical Music Awards (ICMA). Le président du jury des  ICMA, Rémy Franck tient à préciser:
Nous sommes surpris et contrariés que des professionnels de la musique utilisent notre nom, reconnu internationalement depuis 2010, et qu’ils se présentent avec un logo très semblable au nôtre à leurs propres fins. Je voudrais souligner que les n’ont absolument rien à voir avec cette organisation et nous ne pouvons qu’espérer que la confusion éventuelle ne nuira pas à la reconnaissance internationale et à l’indépendance des .  

Concours Boris Goldstein : six premiers prix pour les élèves du président du jury

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Les six premiers prix du Concours International de Violon Boris Goldtein qui s'est tenu à Bern (Suisse) ont été remportés par six élèves de Zakhar Bron, fondateur du concours et président du jury...

Il s'agit de :
1er Prix : Mone Hattori (Japon, 15 ans)
2e Prix : Stefan Tarara (Allemagne, 28 ans) et Aleksey Semenenko (Ukraine, 26 ans)
3e et 4e Prix : Shiori Terauchi (Japon, 24 ans) et Arsenis Selalmazidis (Grèce/Russie, 24 ans)
5e et 6e Prix : Furong Li (Chine, 24 ans) et Benjamin Baker (Nouvelle Zelande/Royaume-Unis, 24 ans)
Le prix est de CHF 15,000.

ICMA : Assemblée Générale

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Au cours de leur Assemblée Générale à Leipzig le week-end dernier, les membres du jury des International Classical Music Awards (ICMA) ont élu le Conseil exécutif pour les trois prochaines années. Les membres actuels du conseil, Remy Franck (président), Michelle Debra et Pierre-Jean Tribot (vice-présidents) et Martin Hoffmeister ont été reconduits. Le siège vacant de Stephen Hastings est confié à Serhan Bali, rédacteur en chef de la revue turque Andante.
L'AG a, entre autres, préparé la prochaine cérémonie de remise des prix et le concert de gala avec l'Orchestre de Bilkent le 28 mars prochain à Ankara. Elle a décidé aussi de publier désormais la liste des finalistes au troisième tour de scrutin. Celle-ci paraîtra en décembre, entre la liste des nominés (novembre) et celle des gagnants (le 20 janvier).

Tricentenaire de l'Opéra Comique

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Pour l'occasion, le Centre national du costume de scène présentera du 7 février au 25 mai une centaine de costumes. L’exposition "L’Opéra Comique et ses trésors" se tient à Moulins, la ville natale d’Antoine Dauvergne, l’un de ses premiers compositeurs.
Le CNCS y dévoilera ses plus anciens costumes dont beaucoup n’ont encore jamais été exposés et l’Opéra Comique présentera les savoir-faire de son atelier et les plus brillantes réalisations des saisons dirigées depuis 2007 par Jérôme Deschamps. Un bel hommage à cet art tricentenaire du costume sur lequel repose la magie du spectacle lyrique dans
un parcours à la fois historique et thématique développé en quatorze salles d’exposition. Plus d’une centaine de costumes mis en scène dans des décors qui font revivre l’esprit des spectacles et la beauté de la Salle Favart, avec accessoires, éléments de décor, archives, vidéos et reportages.

 

Nézet-Seguin reste à Philadelphie

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Le chef d'orchestre canadien Yannick Nézet-Séguin a renouvelé son contrat de directeur musical de l'Orchestre de Philadelphie, un poste qu'il occupe depuis 2012 qu'il aura en main jusqu'à la fin de la saison 2021-'22.
Yannick Nézet-Séguin a étudié le piano au Québec puis Carlo Maria Giulini lui a ouvert la carrière de chef: en 2000, il était directeur artistique et chef principal de l'Orchestre Métropolitain avant de rencontrer tous les grands ensembles canadiens. En 2011, il a été fait Docteur Honoris Causa de l'Université du Québec à Montréal et, en 2012, il a été élevé au titre de  «Compagnon de l'Ordre du Canada." Depuis septembre 2013, Yannick Nézet-Séguin est au  Konzerthaus de Dortmund.