Le Journal

Deux jeunes récipiendaires du Prix découverte des ICMA triomphent dans deux compétitions internationales

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Hier, 26 septembre, deux lauréats du Prix Découverte (Discovery Award) des International Classical Music Awards, Eva Gevorgyan et Yuan Yu, ont remporté des premiers prix dans deux concours différents.

La pianiste russe Eva Gevorgyan, 17 ans, lauréate des International Classical Awards 2019, a remporté le Prix de piano Öschberghof à Donaueschingen (Allemagne).

La flûtiste chinoise Yuan Yu, 20 ans, lauréate du Prix Discovery en 2018, a remporté le Premier Prix du Concours international de musique de Cluj en Roumanie.

 

The Wave of Art à Maastricht avec Didier Castell-Jacomin

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L'infatigable pianiste Didier Castell-Jacomin, installé à Maastricht, à quelques kilomètres de la frontière belge, sera l’une des chevilles ouvrières du festival "The Wave of Art".
En quatre jour (du 14 au 17 octobre), une belle palette d’artistes se produira en concert à la Sint-Janskerk de Maastricht : Anna Fedorova,  Didier Castell-Jacomin, Tobias Borsboom, Yukiko Hasegawa, Midori Kuhara, Roberte Mamou, le duo de tango Lucia Abonizio et Gilles San Juan,  Dimitri Maslennikov et l’Eurasia Quartet.

Le site Internet du Festival : www.tickli.nl

Marco Guidarini à Poznań

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Le chef italienMarco Guidarini a été nommé directeur musical de l'Opéra de Poznań.
Il se propose d'élargir le répertoire local à l'opéra italien et plus particulièrement aux grands ouvrages de Verdi.

Muti prolongé au CSO

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Le Chicago Symphony Orchestra (CSO) a annoncé la prolongation du contrat de Riccardo Muti au poste de directeur musical jusqu'à la saison 2022-23, une prolongation d'un an en raison des mois d'interruption liés à la pandémie.

Muti poursuivra son engagement actuel :  diriger l'orchestre pendant 10 semaines de concerts d'abonnement et spéciaux et d'activités communautaires à Chicago, et pendant 4 semaines de tournées internationales et nationales.
Parmi les temps forts de la saison : la création d'une œuvre commandée par le CSO au compositeur en résidence Jessie Montgomery, la Missa Solemnis de Beethoven avec le Chicago Symphony Chorus, et une tournée en Asie à Taïwan, en Chine et au Japon.

Engelbert Humperdinck, 100 ans

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Né à Siegburg (Rhénanie du Nord-Westphalie) en 1854, Engelbert Humperdinck est décédé le  à Neustrelitz (Mecklembourg-Poméranie-Occidentale).
Le compositeur allemand est connu surtout pour son opéra Hänsel und Gretel (1893).

A 18 ans, Humperdinck entre au conservatoire de Cologne où il a pour professeur Ferdinand Hiller. En 1876, il obtient une bourse qui lui permet de s’établir à Munich où il étudie avec Franz Lachner et, plus tard, avec Josef Rheinberger. Il remporte le Prix de la "Mendelssohn Stiftung" de Berlin en 1879, puis il part pour Naples où il fait la connaissance de Richard Wagner qui l’invite à se rendre à Bayreuth.
Pendant deux ans, il enseigne à Barcelone (1875-77) au Conservatori superior de música del Liceu.
Au cours des années 1880-81, il participe à la production de Parsifal. Il retourne à Cologne en 1887. Il devient alors professeur à Francfort en 1890, et professeur d’harmonie à l'école de chant de Stockhausen.

Des sept opéras composés par Humperdinck, seul Hänsel und Gretel, produit à Weimar en 1893, a connu une certaine audience.
Humperdinck est très influencé par Richard Wagner avec qui il collabore en tant qu’assistant. Hänsel und Gretel mêle brillamment des chants traditionnels avec une orchestration qui évoque Parsifal ou Le Crépuscule des dieux et un sens aigu des leitmotiv. Humperdinck est aussi le premier compositeur à utiliser une technique vocale à mi-chemin entre le chant et le parlé -exploitée plus tard par Arnold Schoenberg- pour la première version de Königskinder, œuvre qui connaîtra cependant un échec et sera rapidement retirée de l'affiche.

Engelbert Humperdinck laisse environ 230 œuvres musicales dont l'inévitable Hänsel und Gretel, mais aussi Les Sept Petits Biquets (Die sieben Geißlen, 1895) ; La Belle au bois dormant (Die Dornröschen, Francfort, 1902) ; Le Mariage forcé (Die Heirat wider Willen, d'après Alexandre Dumas, livret de sa femme, Berlin, 1905) ; Enfants de roi (Königskinder), opéra-conte de fées en 3 actes créé à Munich le , puis à New York dans sa version définitive, le Les Vivandières (Die Marketenderin, 1914) ; Gaudeamus (1919).

Parmi ses étudiants, on lui connaît, entre autres, Siegfried Wagner (1869–1930), Carl Schuricht (1880–1967), Leo Spies (1899–1965) et Kurt Weill (1900–1950).

Concours de chant Alfredo Kraus, le palmarès

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La mezzo-soprano ukrainienne Olga Syniakova a remporté la 8e édition du Concours international de chant Alfredo Kraus à Las Palmas. Le 2e Prix va à la soprano portugaise Regina Freire et le 3e Prix à sa compatriote, la soprano Susana Vieira.

Olga Syniakova est diplômée de l'Académie de musique de Dnipro où elle a obtenu une maîtrise et une licence en interprétation vocale, professeur de chant. Après ses débuts dans le rôle de Cherubino dans Le nozze di Figaro à l'Opéra de Dnipro, elle est invitée à rejoindre l'ensemble du Théâtre de l'Opéra de Dnipro et fait ses débuts dans le rôle de Lola dans Cavalleria rusticana et dans le rôle titre de Carmen.
En novembre 2019, elle a remporté trois prix différents (meilleure voix féminine, prix du jury, prix du public) au Concours International Vincenzo Bellini de Belcanto al.
Finaliste du 52e Concours de chant de Toulouse 2019, elle a également remporté deux prix spéciaux au premier Concours international de chant d'Alicante.

Le nouveau Centre Stauffer pour les cordes

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A Crémone, le nouveau Centre Stauffer pour les cordes sera inauguré le 1er octobre.
Il se veut une des institutions musicales les plus modernes et les plus progressistes au monde.

Les jeunes solistes et les quatuors à cordes y suivront une formation post-universitaire ouverte à la recherche musicologique, à la composition, à la lutherie, à la production musicale, à la gestion des artistes et aux cours d’innovation et de technologie, sans frais de scolarité, pour se préparer à une carrière internationale.

Concours international de violon Joseph Joachim 2021

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A Hanovre, l’édition 2021, révisée, débute aujourd'hui avec 24 candidats nés entre 1989 et 2005.
Fondé en 1991 par la Stiftung Niedersachsen (Fondation de Basse-Saxe) et accueilli tous les trois ans, le Concours Joseph Joachim annonçait en janvier 2019 la nomination de deux nouveaux co-directeurs artistiques, les violonistes Antje Weithaas et Oliver Wille, qui ont déjà marqué l'épreuve de leur empreinte et introduit ajouts et variantes.

Ainsi, passés les 1ers et 2es tours, il s'agira de donner un récital de musique de chambre de 60 minutes avec les membres du Quatuor à cordes Kuss -y compris la première partie de violon d’un Quatuor à cordes Haydn fourni au candidat seulement 40 heures avant la représentation.

Le jury international 2021 sera composé de Carolin Widman (Présidente), Eleonore Büning, Ana Chumachenco, Suyoen Kim, Robert Levin, Andrew Manze, Christine Schäfer, Ulf Wallin et Donald Weilerstein.

Le premier prix est doté cette année de 30 000 € et le lauréat recevra en prêt pour trois ans un violon Giovanni Battista Guadagnini de 1765, sur un généreux prêt de la Fondation Fritz Behrens. Chacun des quatre finalistes, y compris le lauréat du premier prix, recevra 10 000 € et portera le titre de « Lauréat du Concours International de Violon Joseph Joachim de Hanovre ».

Un Prix de Musique de Chambre voit le jour. Le Prix du Public et le Prix de la meilleure interprétation de l’œuvre commandée subsistent. L'éditeur G. Henle Verlag attribuera également des bons d’achat de partitions d’une valeur de 2 000 €, à répartir entre les finalistes.

Quelque 30 organisateurs de concerts inviteront un demi-finaliste de leur choix à se produire dans le cadre de leurs concerts. Parmi eux, le Beethovenfest Bonn, Bozar, la Camerata Bern, l’Orchestre Philharmonique de Poznan, l’Orchestre Philharmonique de Cologne, le Festival du Schleswig-Holstein, la NDR Radiophilharmonie et le Tonhalle-Orchester Zurich.

Et pour la première fois dans l’histoire de la compétition, Warner Classics sélectionnera un candidat de son choix pour enregistrer un premier album qui sera distribué sous leur label.

 

"I tre gobbi" à Madrid

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La Fundación Juan March présente, en coproduction avec le Teatro de la Zarzuela, I tre gobbi, l'un des cinq opéras de salon du célèbre ténor Manuel García (1775-1832) et le seul du Sévillan qui n'ait pas encore été joué en Espagne. L'opéra est basé sur "La favola d'tre gobbi" de Carlo Goldoni (1707-1793), père de la comédie italienne et rénovateur des anciennes méthodes de la commedia dell'arte. I tre gobbi est un opéra buffa simple, de salon, aux accents populaires.
La mise en scène de José Luis Arellano et la direction se penchent sur la validité des clichés présents dans cette comédie, tant sur le masculin et le féminin que sur l'argent. Trois riches bossus s'y disputent l'intérêt de la belle et intelligente Mme Vezzosa dont les intentions sont claires dès le départ.

Manuel García n'était pas seulement un magnifique chanteur, mais aussi un compositeur prolifique. Il a composé un total de cinq opéras de salon : L'isola disabitata, Un avvertimento ai gelosi, Le cinesi, I tre gobbi et Il finto sordo, tous en cours de préparation dans le cadre du cycle de théâtre de musique de chambre de la Fundación Juan March. Composés "avec le piano comme pupitre" pendant qu'il donnait ses leçons, ces opéras étaient destinés à l'éducation vocale, musicale et dramatique de ses élèves chanteurs, parmi lesquels figuraient ses filles, María Malibran et Pauline Viardot-García, deux des plus brillantes chanteuses du XIXe siècle. Écrits en un ou deux actes, ils sont destinés à être interprétées par un petit nombre de chanteurs avec un accompagnement au piano, et se caractérisent par un mélange d'idées italiennes et d'écriture fleurie, amenant le genre dans les salons bourgeois sans renoncer à l'ambition esthétique et technique du lyrisme de Rossini. De plus, elles sont conçues comme un véhicule pour l'improvisation, une compétence que García considérait comme indispensable.

Pour José Luis Arellano, l'intérêt de la pièce réside non seulement dans le comique et l'audace de la situation, mais aussi dans les relations entre le masculin et le féminin. Des relations que l'opéra explore en profondeur à travers un jeu de miroirs. Les femmes utilisent-elles encore la sexualité pour grimper dans l'échelle sociale, les hommes utilisent-ils encore l'arrogance pour arriver à leurs fins ? Rubén Fernández Aguirre, considère que sauver la partition pour qu'elle puisse continuer à être jouée à l'avenir est une responsabilité que nous avons envers la musique qui s'est endormie. Surtout avec ce projet qu'il décrit comme un projet pour tous les publics, avec une musique très abordable, des rires garantis et de bons chanteurs et acteurs. Une petite bombe de 70-75 minutes dont les gens sortiront le sourire aux lèvres.

Jonas Kaufmann annule

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L'Opéra de Bavière a annoncé le désistement de Jonas Kaufmann - toujours sa trachéite. Pour La forza del destino de demain, c'est Stefano La Colla qui reprend le rôle de Don Alvaro.