Le Journal

Décès d'András Ligeti

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Le violoniste et chef d'orchestre hongrois András Ligeti est décédé le 19 septembre à l'âge de 68 ans. Né à Pécs en 1953, il a étudié à l'Académie de musique Franz Liszt de Budapest et s'est ensuite perfectionné auprès de Karl Österreicher à Vienne. Lauréat du concours de violon Leo Weiner en 1975, il a été premier violon (1976-1981), puis directeur musical (1981-85) de l'Opéra d'État hongrois. De 1989 à 1993, il a succédé à Gyorgy Lehel comme chef d'orchestre principal de l'Orchestre Symphonique de Budapest.

À partir du milieu des années 1980, il entretient une amitié et une collaboration étroites avec Claudio Abbado dont il est l'assistant au Gustav Mahler Jugendorchester. Il a ensuite assuré la direction artistique du West Australian Symphony Orchestra (depuis 2001) et la présidence du Taipei Symphony Orchestra (2005-2007). En 2007, il a reçu le prix Kossuth décerné par l'État hongrois.

András Ligeti a dirigé de grands orchestres internationaux tels que les Orchestres Symphoniques de la radio de Berlin et de la BBC, l'Orchestre de Paris, l'Orchestre de la Suisse Romande, l'Orchestre Philharmonique d'Israël et l'Orchestre de l'Accademia di Santa Cecilia à Rome.

Ses spécialités sont le répertoire contemporain et le répertoire hongrois. Il a donné les premières hongroises d'œuvres de Kurtág, Berio et Stravinsky, entre autres. Sa discographie se trouve principalement sur les labels Hungaroton et Naxos.

Anna Tomowa-Sintow honorée à Berlin

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A l'occasion de ses 80 ans, la soprano bulgare Anna Tomowa-Sintow a été nommée membre honoraire de l'Opéra d'État de Berlin Unter den Linden qui rend ainsi hommage à l'une des grandes chanteuses des dernières décennies pour qui le Staatsoper a toujours été un point d'ancrage, où elle était "à la maison". Anna Tomowa-Sintow y a été engagée pour la première fois en 1972 et elle y est restée.

Anna Tomowa-Sintow est née le 22 septembre 1941 à Stara Zagora. Elle a étudié au Conservatoire d'État de Sofia avec Georgi Slatev-Tscherkin et Katja Spiridonowa. Après son départ, elle on la retrouve à Leipzig où elle fait partie du studio d'opéra de la ville. Après des rôles dans Guyana Johnny de Bush, Nabucco de Verdi et d'autres rôles italiens et allemands, elle est engagée par l'Opéra d'État de Berlin en 1972 et chante également à Paris l'année suivante. Elle a ainsi acquis une renommée internationale. Elle s'est ensuite produite dans de grandes maisons telles que l'Opéra d'État de Bavière, le Metropolitan Opera, la Scala de Milan, le Deutsche Oper Berlin, le Royal Opera House Covent Garden et l'Opéra d'État de Vienne. Elle a travaillé avec des chefs d'orchestre tels que Karl Böhm, Herbert von Karajan, Riccardo Chailly et Zubin Mehta et s'est produite sur scène au Festival de Salzbourg pendant 19 ans. À l'Opéra d'État de Berlin Unter den Linden et à l'Opéra d'État de Vienne, elle a été nommée Kammersängerin.
Elle donne aussi des cours de maître et elle est membre du jury de divers concours.

Prolongation pour Muti

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Le contrat de Riccardo Muti (80 ans) à l'Orchestre Symphonique de Chicago est prolongé jusqu'à la fin de la saison 2022-23.
Son contrat devait prendre fin avec cette saison, mais il a été interrompu par la pandémie.

Voce et Organo, un siècle de madrigaux

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« Musica Poética », plus d’un siècle de madrigaux, c'est à savourer au deuxième concert proposé par le Festival Voce et Organo. Le mercredi 29 septembre 2021 à 20h, à l’église Notre-Dame de la Chapelle de Bruxelles, l’ensemble Imago Mundi et l’organiste Ilze Bertrand proposent un programme éclectique et profane faisant la part belle aux madrigaux italiens et à leur évolution au fil du 16e siècle, sous diverses influences successives. On retrouvera ainsi des œuvres de compositeurs franco-flamands et italiens qui ont marqué le genre, chacun à sa manière : Merula, Willaert, Verdelotto, Cavazzoni, de Rore, Phalèse, Monteverdi, de Lassus, Picchi et de Wert.

Au début du XVIe siècle, le madrigal, à l’origine fortement polyphonique, se simplifie pour clarifier l’expression du texte, sous l’influence de la frottole, le style prédominant des chansons populaires italiennes de l’époque. Vers la seconde moitié du siècle, on assiste au retour d’arrangements plus polyphoniques. Parallèlement, les compositeurs franco-flamands Adriaan Willaert et Cipriano de Rore se distinguent par un usage plus fréquent des imitations et des chromatismes. La fin du siècle est le théâtre d’expérimentations diverses sur le plan harmonique, tandis que, avec Monteverdi et de Wert, le madrigal solo devient un nouveau genre : la monodie avec basse continue.
Au programme :
Toccata del secondo tono - Tarquinio Merula (1595-1665)
Amor Fortuna - Adriaan Willaert (1490-1562)
Con l’angelico riso - Philippe Verdelotto / arr. Willaert
Se mai provasti, donna, qual sia Amore P. Verdelotto / arr. A Willaert
Ricercar I - A.Willaert
Quando amor i begli occhi - P. Verdelotto
Quanto sia liet’il giorno - P. Verdelotto
Perdone Moi sie Folie - Marcantonio Cavazzoni (c.1490-c.1560)
Beato mi direi - Cipriano de Rore (1515-1565)
Non è ch’io duol mi scemi - Pierre Phalèse (1510-1573)
Non è ch’il duol mi scemi - C.de Rore
Ricercada ii tono - M. Cavazzoni
Lamento d’Arianna - Claudio Monteverdi (1567-1643)
Canzon sopra Falt d’argens - Girolamo Cavazzoni (c.1525-1577)
Dessus le marché d’Arras - A. Willaert en Orlandus Lassus (1532-1594)
Baisez-moi - A. Willaert
Allons, allons gay - A. Willaert
Pass’e mezzo - Giovanni Picchi (1571/72-1643)
Dunque lasciar si belle e dolce labbia - Giacges de Wert (1535-1596)
Il dolce sonno - G. de Wert

 

Rififi à Wiesbasden

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Le directeur musical général du Hessisches Staatstheater Wiesbaden, Patrick Lange, veut mettre fin prématurément à son contrat en raison de divergences artistiques avec le directeur artistique Uwe Eric Laufenberg.
Le Land de Hesse et la ville de Wiesbaden annoncent qu'ils se plieront à cette demande, même s'ils la regrettent.
Mais nous apprenons par ailleurs que Uwe Eric Laufenberg ne renouvellera pas son contrat qui court jusqu'en 2024. Sa décision fait suite à l'absence de négociations sur une prolongation de contrat,qui auraient dû commencer au début du mois.

Né en 1981, Lange est GMD à Wiesbaden depuis la saison 2017-18. Après avoir étudié à Würzburg et à Zurich, il a commencé sa carrière de chef d'opéra à Zurich et à Lucerne. De 2008 à 2009, il était premier chef au Komische Oper Berlin puis, de 2010 à 2012, chef principal. Son expérience, il l'a acquise à l'Opéra d'État de Vienne, Munich, Stuttgart et Hambourg, au Semperoper de Dresde, au Royal Opera House de Londres, à l'Opéra National de Paris et à l'Opéra de Francfort. En concert, il a notamment dirigé l'Orchestre Philharmonique de Vienne, les Orchestres Symphoniques de Hambourg et de Bamberg et les Orchestres de la radio BR, SWR et WDR.

Musique au féminin

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Au moment où l’Association Française de Normalisation (AFNOR) attribue pour la première fois, au Festival d'Aix-en-Provence, le label « Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes » pour ses bonnes pratiques et son engagement dans ce domaine, une étude révèle que les oeuvres composées par des femmes ne représentent que 5% des programmes orchestraux.
L’étude a analysé les œuvres prévues pour la saison 2020-21 dans 100 orchestres de 27 pays à travers le monde. La recherche a été entreprise par l'organisation britannique Donne, Women in Music créée par la soprano Gabriella Di Laccioto pour développer la promotion des femmes dans tous les domaines artistiques. Sans surprise, les résultats mettent toujours en évidence une large marge entre les compositeurs masculins blancs vs les compositrices et ceux de couleur malgré une légère évolution : 747 des 14 747 oeuvres programmées par les 100 orchestres tout au long de la saison 2020-21 ont été composées par des femmes, soit 5 %. En outre, seulement 1,11% des pièces ont été composées par des femmes noires et asiatiques et seulement 2,43% par des hommes noirs et asiatiques.

Parmi les orchestres inclus dans l’étude, l’Academy Of St Martin In The Fields, le London Symphony Orchestra, le Berlin Philharmonic, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, le St. Petersburg Philharmonic Orchestra, l’Israeli Philharmonic, le New York Philharmonic, l’Orquesta Filarmónica de Montevideo, le Melbourne Symphony Orchestra et le Japan Philharmonic Orchestra.

L’étude se termine par une liste de plus de 500 œuvres de compositrices mais précise qu’il y a bien davantage à découvrir. Donne, Women in Music a également publié une liste d'oeuvres disponibles sur YouTube.

 

Isaac Stern, 20 ans

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Le violoniste américain Isaac Stern, né le  à Kremenets (Pologne), est décédé le  à New York.

Rappel pour les plus jeunes.
Isaac Stern naît dans une famille juive, fils de Solomon Stern, peintre en bâtiment à Kiev, et de Clara Stern, artisteIl a un an lorsque sa famille s'installe à San Francisco. Il reçoit de sa mère ses premières leçons de musique. À huit ans, il entre au Conservatoire de San Francisco où il étudie le violon avec Louis Persinger et Nahum Blinder (1932-1937).
Pour son premier concert public (1936), il interprète le Concerto pour violon n° 3 de Camille Saint-Saëns avec l'Orchestre Symphonique de San Francisco sous la direction de Pierre Monteux.

En 1950, il rencontre Pablo Casals au Festival de Prades et découvre l'univers de la musique de chambre. Il y jouera avec le hautboïste Marcel Tabuteau le Quatuor K.370 et le Concerto pour hautbois et violon BWV 1060 de Bach. En 1961, il fonde avec le pianiste Eugene Istomin et le violoncelliste Leonard Rose le Trio qui se produira pendant plus de vingt ans.

En 1960, à la tête d'un comité de soutien, il s'oppose avec succès à la démolition du Carnegie Hall à New York. En 1996, le grand auditorium du Carnegie sera rebaptisé en son honneur.

Musicien engagé, il n'hésite pas à mettre la musique au service de ses convictions. En témoignent ses tournées en Union soviétique en pleine guerre froide, son voyage en Chine au lendemain de la Révolution culturelle (il fut le premier musicien occidental à accepter l'invitation du gouvernement chinois), son premier séjour en Allemagne après avoir refusé pendant des années de s'y produire, son engagement actif pour Israël aux côtés de Golda Meir et David Ben Gourion ou encore le récital donné à Jérusalem en pleine guerre du Golfe devant un public équipé de masques à gaz.
Il a également découvert et soutenu nombre de jeunes talents parmi lesquels Yo-Yo Ma, Itzhak Perlman, Pinchas Zukerman, Shlomo Mintz.

Ses instruments de prédilection ont été deux Guarnerius : le Vicomte de Panette (1737) acquis en 1947, puis l'ex-Ysaÿe (1740) acquis en 1965. Il a également possédé deux Guadagnini, un Vuillaume de 1846, le Tsar, un Bergonzi et un Stradivarius de 1721, le Kruze.

Il nous laisse de nombreux témoignages : il a publié l'intégrale des concertos de Brahms, Bach, Beethoven, Mendelssohn ainsi que les œuvres de compositeurs plus modernes tels que Samuel Barber, Béla Bartók, Igor Stravinsky et Leonard Bernstein ; il a également créé les concertos d'Henri Dutilleux, George Rochberg et Peter Maxwell Davies.

En 1995 et 1996, Sony Classical a fait paraître une série de quatre coffrets intitulée Isaac Stern, A Life in Music où est rassemblée la quasi-totalité de sa production discographique comme soliste, chambriste et concertiste.

Concours Aeolus 2021

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C'est le hautboïste italien Gioele Coco qui a remporté le 1er Prix (20 000 euros) du Concours Aeolus. Le 2e Prix (15 000 euros) et le Prix du Public ont été attribués au bassoniste roumain Traian Sturza. La flûtiste Anna Komarova de Russie a reçu le 3e Prix doté de 10 000 euros. Le Prix Spécial de 7 000 euros pour la meilleure interprétation d'une œuvre contemporaine a été attribué au flûtiste italien Tommaso Pratola. Un quatrième, un cinquième et un sixième prix ont été décernés pour la première fois cette année.
Le jury était composé de Marc Tardue, Jean-Louis Capezalli, Christian Wetzel, Dag Jensen, Gabor Meszaros, Andrea Lieberknecht, Ulla Miilmann et Raimund Wippermann.

Gioele Coco est né en Sicile en 1993. Il a étudié à Catania et Lugano avec Angelo Palmeri et Fabien Thouand. Il est ensuite entré au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon. Pendant et après ses études, il a été actif dans divers orchestres, dont le dernier en date est celui du Teatro Carlo Felice de Genova, en tant que hautbois solo.

Le concours Aeolus Wind a lieu chaque année à Düsseldorf depuis 2006, à la Robert Schumann Hochschule. L'organisateur est la Fondation Sieghardt Rometsch. Alors que le concours n'a pas pu se dérouler en 2020, cette édition a connu un record d'inscriptions : 320 candidatures de 42 pays, 112 pour le basson, 109 pour la flûte et 99 pour le hautbois.

La révolte des Orgues à Milan

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"La Révolte des Orgues", ce sera un concert unique au Duomo de Milan, le rendez-vous le 30 septembre de neuf organistes d'importantes cathédrales européennes : Emanuele Carlo Vianelli, organiste titulaire du Duomo, l'Espagnol Juan de la Rubia (Sagrada Familia, Barcelone), Hansjörg Albercht (Münchner Bachchor), Martin Baker (Westminster Cathedral), Giulio Bonetto (Eglise de San Fermo Maggiore, Vérone), Roberto Bonetto (Conservatoire de Vérone), Omar Caputi (Sanctuaire de Santa Rita, Turin), Martin Kovarik (Zurich), Marco Lo Muscio (Rome) et Paolo Oreni (Treviglio).

Avec le percussionniste Christian Benning et le chef d'orchestre Johannes Skudlik, le programme comptera la Fugue BWV 577 de Bach, le Boléro sur un thème de Charles Racquet de Pierre Cochereau, le Concerto pour 4 clavecins BWV 1065 de Bach dans un arrangement pour 5 orgues et se terminera par La Révolte des Orgues pour 9 orgues, percussion et chef d'orchestre de Jean Guillou (2007).

 

Le premier Festival Mahler à Leipzig

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Le Gewandhaus de Leipzig a confirmé les dates définitives du Festival Mahler dont la première édition a été annulée par la pandémie. Le festival aura lieu du 11 et le 29 mai 2023.
Le programme prévoit la participation de dix grands orchestres : l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig bien sûr, rejoint par l'Orchestre Philharmonique de Munich, celui du Concertgebouw d'Amsterdam, l'Orchestre Symphonique de Birmingham, l'Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise, l'Orchestre du Festival de Budapest, le Gustav Mahler Jugendorchester, la Staatskapelle Dresden, le MDR Symphony Orchestra et l'Orchestre Philharmonique tchèque avec leurs chefs habituels.
Des récitals aussi, et on annonce déjà le pianiste Igor Levit et le baryton Thomas Hampson.