Le Journal

Kristian Sallinen nommé chef principal de l'Orchestre Philharmonique de Tampere

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Le chef d'orchestre finlandais Kristian Sallinen, 25 ans, a été nommé chef principal et directeur artistique de l'Orchestre Philharmonique de Tampere. Il succédera au Britannique Matthew Halls en août 2027 pour un mandat de trois ans. À seulement un quart de siècle, il deviendra le treizième chef principal de l'histoire de la formation finlandaise, forte de 96 années d'existence.

Formé à la direction d'orchestre auprès de Sakari Oramo à l'Académie Sibelius d'Helsinki, où il a achevé son cursus au printemps 2025, Kristian Sallinen est d'abord un instrumentiste accompli. Ayant débuté le violon à l'âge de cinq ans avant de se tourner vers l'alto en 2013, il s'est distingué dans les concours nationaux et a notamment fait partie du Quatuor à cordes Seele. Il s'est produit dans de nombreux festivals européens et a joué en soliste avec des formations de renom, telles que l'Orchestre symphonique de la Radio finlandaise.

Federico Altare remporte le Concours International Carl Nielsen 2026

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C'est l'Italien Federico Altare, âgé de 29 ans, qui s'est imposé lors de l'édition 2026 du Concours International Carl Nielsen dans la catégorie flûte. Le deuxième prix a été décerné à Sofía Patterson-Gutiérrez, tandis qu'Ethan Nylander complète le podium avec le troisième prix.

Le palmarès de cette édition voit également Sofía Patterson-Gutiérrez récompensée par le Prix du Jury Junior, tandis que Federico Altare s'est vu attribuer le Prix de l'Orchestre, venant ainsi confirmer sa victoire au classement général.

Le London Philharmonic prolonge l'aventure avec Karina Canellakis

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Le London Philharmonic Orchestra a officialisé la prolongation de Karina Canellakis au poste de cheffe d'orchestre invitée principale (Principal Guest Conductor). Âgée de 44 ans, la cheffe et violoniste américaine occupe cette fonction au sein de la prestigieuse formation britannique depuis 2020 et s'est vu confier un nouveau mandat de trois ans.

Parallèlement à son engagement londonien, Karina Canellakis poursuit son parcours aux Pays-Bas. Elle est également cheffe principale de l'Orchestre philharmonique de la Radio des Pays-Bas (Radio Filharmonisch Orkest), une formation avec laquelle son contrat a d'ores et déjà été prolongé jusqu'à l'issue de la saison 2026-2027.

Le New York Philharmonic relance ses Shelby White & Leon Levy Digital Archives

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Le New York Philharmonic dévoile la nouvelle version de ses Shelby White & Leon Levy Digital Archives, premier dépôt en ligne de ce type consacré à l'histoire musicale et culturelle d'un orchestre, lancé initialement en 2011. Fruit d'un chantier de modernisation de cinq ans soutenu par la Leon Levy Foundation et le National Endowment for the Humanities, la plateforme migre d'un système développé sur mesure vers une architecture cloud, avec recherche transversale unifiée (programmes, partitions et parties annotées, documents administratifs, photographies, archives radiophoniques), comptes utilisateurs permettant la constitution de collections personnelles, processus de téléchargement simplifié pour les matériels éligibles, et moteur Performance History enrichi de filtres et de rapports exportables.

L'opération s'accompagne du plus important versement de matériel d'orchestre depuis 2017 : 552 partitions et 4 728 parties annotées. Parmi les pièces marquantes — les parties de la Cinquième Symphonie de Mahler utilisées depuis 1989 sous Zubin Mehta, Lorin Maazel, Alan Gilbert et le futur Tang Music & Artistic Director Gustavo Dudamel ; celles de Lincoln Portrait de Copland dirigées par Lukas Foss avec Marian Anderson récitante lors des Concerts in the Parks de 1966, puis par Leonard Bernstein avec William Warfield lors de la tournée du bicentenaire de 1976 ; les parties de la Passion selon saint Matthieu de Bach dirigée par Bernstein en 1962 ; celles de la suite de L'Oiseau de feu de Stravinsky employées à partir des années 1980 ; et la partition annotée de la Missa solemnis de Beethoven préparée par Kurt Masur pour le Boston Symphony Orchestra — la dernière sur laquelle il travailla avant sa mort en 2015.

Les archives totalisent désormais plus de quatre millions de pages, dont 15 000 programmes imprimés, 40 000 parties d'orchestre annotées et l'intégralité des partitions de direction de Bernstein (plus de 750 titres), couvrant notamment les ères Mahler et Toscanini. Elles desservent une communauté de près de 200 000 utilisateurs uniques annuels.

Le site : https://archives.nyphil.org/

Disparition de David Hockney : l'opéra perd l'un de ses scénographes les plus singuliers

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L'artiste britannique David Hockney s'est éteint paisiblement à son domicile londonien le 11 juin 2026, à l'âge de 88 ans, à un mois de son quatre-vingt-neuvième anniversaire. Son agente Erica Bolton a confirmé la nouvelle dans la journée du 12 juin.

Si la postérité retiendra d'abord le peintre des piscines californiennes, des doubles portraits et des paysages monumentaux du Yorkshire, Hockney a tenu pendant près de deux décennies une seconde carrière qui le place parmi les scénographes d'opéra les plus marquants de son temps — onze productions entre 1975 et 1992. Tout commence dès 1966 au Royal Court Theatre de Londres avec Ubu Roi d'Alfred Jarry — premier décor d'une longue suite, et déjà cette manière de traiter la scène comme un tableau habité, où la couleur structure l'espace plutôt qu'elle ne l'illustre.

L'événement fondateur reste The Rake's Progress de Stravinsky, créé en 1975 au Festival de Glyndebourne dans la mise en scène de John Cox. La parenté revendiquée avec les gravures de Hogarth — sources que Stravinsky lui-même avait choisies — offrait à Hockney une porte d'entrée idéale ; il en sortit l'une des productions les plus durables de l'après-guerre, reprise pendant trois décennies. Glyndebourne le rappelle en 1978 pour Die Zauberflöte de Mozart.

Vient ensuite la décennie new-yorkaise. Au Metropolitan Opera, sous la direction du metteur en scène John Dexter, Hockney signe en 1981 le décor du triple bill français ParadeParade de Satie, Les Mamelles de Tirésias de Poulenc, L'Enfant et les sortilèges de Ravel —, hommage assumé à Picasso (auteur des décors originaux de Parade en 1917) et démonstration de ce que la couleur pure peut faire sur un plateau d'opéra. Le succès est tel qu'à la fin de la même année, le Met commande à l'équipe Hockney-Dexter un second triple bill, autour de Stravinsky cette fois : Le Sacre du printemps, Le Rossignol et Œdipus Rex.

Avec les années 1990, Hockney travaille à l'ouest américain. Tristan und Isolde de Wagner inaugure en 1987 sa collaboration avec le Los Angeles Opera. En janvier 1992, c'est au Lyric Opera of Chicago qu'il livre, avec Ian Falconer, les décors saturés de rouge et d'ultramarine de Turandot de Puccini : Cité interdite stylisée d'angles aigus et de courbes entrelacées, contraste assumé entre la géométrie du décor et le lyrisme de la partition. Reprise à San Francisco dès l'année suivante puis à plusieurs reprises à Chicago, cette production n'a fait ses débuts à Los Angeles qu'en 2024, plus de trente ans après sa création. La même année 1992, Hockney livre au Royal Opera House de Londres, toujours pour John Cox, les décors de Die Frau ohne Schatten de Strauss. Ce sera son dernier décor d'opéra : la surdité progressive le contraindra à renoncer à un genre où, disait-il, la musique organisait pour lui la couleur.

San Francisco Opera lui remet sa médaille en 2017. Compagnon d'Honneur depuis 1997 — il avait refusé un anoblissement en 1990 —, titulaire de l'Ordre du Mérite depuis 2012, Hockney avait été fait Officier de la Légion d'Honneur dans la promotion civile du 1er janvier 2026, l'un des rares ressortissants étrangers élevés à ce grade, au titre de son installation en Normandie entre 2019 et 2023.

La Tate annonçait pour 2027, à l'occasion de ce qui aurait été son quatre-vingt-dixième anniversaire, une rétrospective à la Tate Britain couvrant sept décennies d'œuvre et un dispositif immersif au Turbine Hall de Tate Modern restituant ses décors d'opéra à grande échelle. Deux projets désormais posthumes.

Flagey 2026-2027 : la Première École de Vienne en miroir de notre temps

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À l'approche du bicentenaire de la mort de Ludwig van Beethoven, Flagey place sa saison 2026-2027 sous le signe d'une grande traversée viennoise. « Faire face en musique » : la formule, qui sert de titre au programme, dit l'ambition d'une saison qui entend interroger le présent à la lumière du passé. Loin d'une commémoration figée, le bicentenaire devient le point d'ancrage d'une réflexion sur ce que la musique conserve d'élan, de tension et de force vive — Haydn, Mozart, Schubert et Schönberg venant tour à tour éclairer la figure beethovénienne.

Le dispositif central de la saison repose sur deux résidences pianistiques. Boris Giltburg y poursuivra, sur deux saisons, son intégrale des sonates de Beethoven, à laquelle il s'attèle depuis plusieurs années avec une rigueur saluée par la critique internationale. Le format imaginé à Bruxelles est inédit : les sonates en première partie, suivies d'un volet symphonique avec le Brussels Philharmonic, les 26 et 27 mars 2027, puis les 4 et 5 juin 2027. Deux récitals solo viendront compléter le parcours (25 mars et 6 juin 2027). En contrepoint, Paul Lewis ouvre à Flagey un projet au long cours dédié aux sonates de Mozart, qu'il enregistrera dans la maison (27 janvier 2027) — une manière d'inscrire la salle ixelloise dans le sillage des grandes phonographies européennes.

Autour de ces deux figures, la programmation aligne quelques-uns des plus grands noms du clavier d'aujourd'hui. Mitsuko Uchida fera ses débuts à Flagey le 27 novembre 2026 dans un programme qui tisse un fil entre Première et Deuxième École de Vienne — Haydn, Mozart, Schubert et Schönberg. András Schiff consacrera son concert du 17 mars 2027 tout entier à Haydn, tandis que Frank Peter Zimmermann rejoindra Dmytro Choni le 13 avril pour une unique date belge associant Schubert et la Deuxième École de Vienne. Alexander Melnikov, enfin, retrouvera l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège pour le Concerto en ré mineur KV 466 de Mozart (12 février 2027).

Le temps fort de l'automne sera incontestablement le week-end Quatuors Beethoven, du 20 au 22 novembre 2026 : en trois soirées, le Quatuor Ébène signe ses débuts à Flagey en livrant la première partie de l'intégrale du compositeur. Un événement à ne pas manquer pour les amateurs du répertoire de chambre.

Du 10 au 14 février 2027, les Flagey Piano Days déploient leur traditionnelle constellation de claviers. On y entendra Marc-André Hamelin (Weinberg, Debussy, Chopin), Jonathan Fournel avec le Brussels Philharmonic, les frères Lucas et Arthur Jussen dans un programme Bach-Brahms-Gershwin, et les sœurs Katia et Marielle Labèque, réunies dans un cabinet de miniatures qui met à l'honneur des compositrices méconnues, aux côtés de Mendelssohn, Fauré et Ravel. L'édition rendra par ailleurs hommage aux 90 ans de Philip Glass, avec Vanessa Wagner, Danae Dörken et Pascal Schumacher.

La musique ancienne et baroque ne sera pas en reste. Philippe Herreweghe et le Collegium Vocale Gent interpréteront l'Oratorio de Noël de Bach à l'approche des fêtes (15 décembre 2026). Et l'on saluera l'initiative de célébrer le 300ᵉ anniversaire de Johann Gottlieb Goldberg avec deux relectures contrastées des Variations : par le TrioFenix (16 octobre 2026) et par le duo de guitares Thibaut Garcia et Antoine Morinière (20 octobre 2026).

Fidèle à sa mission de découverte, Flagey continue d'ouvrir ses scènes aux jeunes talents. Les séries Piknik et Entre Chien et Loup accueilleront plusieurs lauréats du Concours Reine Elisabeth — Valère Burnon, Uladzislau Khandohi, Mirabelle Kajenjeri, Sergey Tanin, Arthur Hinnewinkel — tandis que de jeunes lauréats internationaux feront étape ixelloise : Dmitry Shishkin (Concours Tchaïkovski et Genève), Jaeden Izik-Dzurko (médaille d'or Leeds 2024) ou le Poiesis Quartet, lauréat de Banff.

Enfin, le vaisseau de la Place Sainte-Croix accueillera, comme chaque année, les rendez-vous bruxellois majeurs : Festival Anima, Klarafestival, Brussels Short Film Festival, Festival Musiq3 et Concours Reine Elisabeth.

Une saison dense, structurée par une pensée claire — celle d'une maison qui assume sa mission patrimoniale sans renoncer à interroger son présent.

le site de Flagey : www.flagey.be

Dima Slobodeniouk nommé chef principal de l'Opéra national de Finlande

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Le chef d'orchestre Dima Slobodeniouk, âgé de 51 ans, a été nommé chef principal (Principal Conductor) de l'Opéra national de Finlande et Ballet (Suomen Kansallisooppera ja -baletti). La décision, annoncée le 10 juin 2026 par le conseil d'administration de la fondation, ouvre un mandat de quatre ans qui s'étendra du 1er août 2026 au 31 juillet 2030.

Né à Moscou en 1975 et installé en Finlande dès l'âge de seize ans, Dima Slobodeniouk a entamé sa formation musicale à l'Académie Sibelius de Helsinki dans la classe de violon de la violoniste ukrainienne Olga Parkhomenko, dont il sort diplômé en 2001. Il y poursuit parallèlement ses études de direction d'orchestre auprès de Leif Segerstam, Jorma Panula et Atso Almila.

De 2013 à 2022, Dima Slobodeniouk a été directeur musical de l'Orquesta Sinfónica de Galicia. Entre 2016 et 2021, il a assumé la double fonction de chef principal de l'Orchestre symphonique de Lahti et de directeur artistique du Festival Sibelius. À l'Opéra national de Finlande, il avait dirigé la Messa da Requiem de Verdi en 2023 ; son prochain engagement dans la maison, Peter Grimes de Britten, est programmé à l'automne 2026.

À l'occasion de la même séance, le conseil a également prolongé le mandat du directeur artistique Thomas de Mallet Burgess jusqu'au 31 juillet 2030, garantissant ainsi la continuité de la direction binominale de la maison helsinkienne.

Petr Popelka nommé directeur musical général de l'Opéra d'État de Bavière

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Le chef d'orchestre tchèque Petr Popelka, âgé de 40 ans, deviendra Generalmusikdirektor de l'Opéra d'État de Bavière (Bayerische Staatsoper) à compter de la saison 2029-2030. Il succédera à Vladimir Jurowski, dont le mandat s'achève au terme de la saison 2028-2029.

À ce titre, Petr Popelka prendra la direction musicale conjointe de l'Opéra d'État de Bavière et de l'Orchestre d'État de Bavière (Bayerisches Staatsorchester).

Le chef tchèque a été premier chef invité de l'Orchestre philharmonique Janáček d'Ostrava et chef principal de l'Orchestre de la radio norvégienne d'Oslo (Kringkastingsorkestret) de 2020 à 2023. Depuis la saison 2022-2023, il est chef principal et directeur artistique de l'Orchestre symphonique de la radio tchèque (SOČR) à Prague, et il a par ailleurs pris ses fonctions de chef principal des Wiener Symphoniker.

Avec Petr Popelka à Munich et Jakub Hrůša à Londres, deux des plus prestigieuses maisons d'opéra européennes passent désormais sous direction tchèque.

Le Pittsburgh Symphony Orchestra prolonge Manfred Honeck jusqu'en 2033

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Le Pittsburgh Symphony Orchestra (PSO) a annoncé ce 10 juin 2026 la prolongation du contrat de son directeur musical Manfred Honeck jusqu'à la fin de la saison 2032/2033. Avec un mandat entamé en 2008/2009, le chef autrichien atteindra alors un total de vingt-cinq saisons à la tête de la phalange de Pennsylvanie — la plus longue durée jamais enregistrée dans l'histoire de l'orchestre.

« Depuis près de deux décennies, j'entretiens une relation très particulière avec cet orchestre », confie Manfred Honeck. « Notre lien repose sur la confiance, l'engagement et une volonté partagée d'atteindre le sens le plus profond de la musique que nous jouons. » Melia Tourangeau, présidente et directrice générale du PSO, salue de son côté « une connexion musicale et une confiance profondes » qui ont porté l'orchestre vers une reconnaissance internationale renouvelée.

Sous la direction du chef autrichien, le PSO a lancé la série discographique Pittsburgh Live! chez Reference Recordings, couronnée par douze nominations aux GRAMMY Awards et trois récompenses, dont celle de la Best Orchestral Performance pour le couplage Chostakovitch — Symphonie n° 5 / Barber — Adagio for Strings. La collaboration s'est également distinguée par de nombreuses tournées internationales : Festival de Salzbourg, Festival de Lucerne, Elbphilharmonie de Hambourg, Concertgebouw d'Amsterdam et Konzerthaus de Vienne. À l'été 2026, l'orchestre entamera sa quatorzième tournée européenne commune, du 26 août au 10 septembre, avec des escales à Merano, Varsovie, Hambourg, Cologne, Amsterdam, Essen, Salzbourg, Lucerne et Vienne.

Manfred Honeck a également initié à Pittsburgh une politique de commandes nourrie — Carlos Simon, Mason Bates, Lera Auerbach, James MacMillan, Samy Moussa, Jessie Montgomery — et développé, avec le compositeur tchèque Tomáš Ille, plusieurs suites symphoniques tirées d'opéras (Elektra de Strauss, Jenůfa de Janáček, Rusalka de Dvořák) ainsi qu'une version orchestrale des Cinq Pièces pour quatuor à cordes d'Erwin Schulhoff, toutes captées au disque. En février 2026, son engagement en faveur de la musique d'Anton Bruckner lui a valu la Médaille d'honneur de la Bruckner Society of America.

Tugan Sokhiev nommé Chef principal et Conseiller artistique de l'Orchestre de la Suisse Romande

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La Fondation de l'Orchestre de la Suisse Romande a annoncé ce 8 juin la nomination de Tugan Sokhiev au poste de Chef principal et Conseiller artistique. L'engagement court sur trois saisons à partir de 2026-2027, avec, dès 2027-2028, une résidence annuelle de six semaines à Genève.

La collaboration entre le chef ossète et la phalange genevoise s'est nouée en 2024 et s'est consolidée au fil des concerts — une 5ᵉ Symphonie de Prokofiev en octobre dernier, plébiscitée par les musiciens, semble avoir scellé l'accord. Au-delà de la baguette, Tugan Sokhiev sera associé aux décisions artistiques de la maison, notamment aux concours de recrutement, et travaillera programmation et tournées en concertation avec la Direction générale et la Commission artistique.

Pour Charlotte de Senarclens, présidente de la Fondation, ce « format collégial » incarne « une vision ambitieuse et résolument tournée vers l'avenir ». Le directeur général Steve Roger salue de son côté « la clarté, l'intensité dramatique » du chef et « sa capacité à créer une connexion profonde » avec les musiciens. Tugan Sokhiev évoque quant à lui une « affinité artistique de plus en plus profonde » avec l'orchestre et le désir d'« explorer les richesses du grand répertoire symphonique ».

Cette nomination marque un retour pleinement assumé du chef sur une position structurante en Europe, quatre ans après ses démissions retentissantes du Théâtre Bolchoï et de l'Orchestre National du Capitole de Toulouse, en mars 2022. L'OSR, qui cherchait une nouvelle figure tutélaire après le départ de Jonathan Nott, trouve en lui un partenaire au profil symphonique affirmé et à l'aura internationale intacte.