Le Journal

Une nouvelle chaire universitaire en Catalogne pour faire rayonner l'héritage de Ricardo Viñes

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En Catalogne, l'Université de Lleida et la Diputació de Lleida — le conseil provincial de Lleida — unissent leurs forces autour du pianiste catalan, connu en France sous le nom de Ricardo Viñes, créateur de pages majeures du répertoire français du début du XXᵉ siècle.

Figure incontournable des avant-gardes parisiennes de la Belle Époque, le pianiste catalan Ricard Viñes i Roda (1875-1943) — que le public français connaît sous le nom de Ricardo Viñes — fait l'objet d'une nouvelle chaire universitaire de collaboration que viennent de lancer, en Catalogne, l'Université de Lleida (UdL) et la Diputació de Lleida, le conseil provincial qui administre la province de Lleida. Dotée de 45 000 euros sur deux exercices, cette structure entend faire connaître l'héritage artistique du pianiste lleidatan et perpétuer les valeurs qui ont jalonné son parcours. Sa direction a été confiée au musicologue Màrius Bernadó, professeur à l'Université de Lleida.

La chaire s'inscrit dans le prolongement des commémorations du cent-cinquantenaire de la naissance de Viñes, portées par la Generalitat de Catalunya, qui ont déjà donné lieu à près de deux cents manifestations au cours des derniers mois.

Un fonds documentaire dispersé à travers le monde

L'une des premières missions de la chaire consistera à rassembler le fonds documentaire du musicien — tant celui conservé à Lleida (plus de 8 000 documents y sont déjà déposés) que ceux identifiés dans des collections publiques et privées en France, aux États-Unis ou en Amérique du Sud. « Nous allons procéder au catalogage, à la numérisation et à la transcription de toute l'information disponible, avec pour objectif final de la rendre accessible sur un portail de connaissances dédié à sa figure », a expliqué Màrius Bernadó. Pour mener à bien ce chantier, l'équipe travaille au développement d'un outil d'intelligence artificielle destiné à faciliter la transcription des documents manuscrits.

Parmi les pièces conservées à l'UdL figure précisément un document de la Diputació Provincial de Lleida actant l'octroi à Ricardo Viñes d'une pension de 1 750 pesetas annuelles pour aller étudier à Paris, daté du 13 novembre 1889.

Concerts, expositions et publications

Au-delà de son volet patrimonial et scientifique, la chaire Ricard Viñes prévoit d'approcher la figure du pianiste auprès du grand public à travers des concerts, des expositions, des publications, des plateformes en ligne et d'autres propositions de diffusion. La première manifestation programmée sera une exposition inaugurée le 28 mai au Museu de la Música de Barcelone, consacrée aux débuts parisiens du pianiste et à ses connexions avec d'autres arts — la peinture et la littérature notamment.

Rappelons que Ricardo Viñes fut le créateur d'une part essentielle du répertoire pianistique français et espagnol du tournant du siècle : on lui doit les créations de Pour le piano et des Estampes de Debussy, de Gaspard de la nuit, Miroirs et Jeux d'eau de Ravel, ainsi que de pages signées Erik Satie, Manuel de Falla, Isaac Albéniz, Federico Mompou ou Déodat de Séverac.

Les finalistes du CMIREB 2026

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Les finalistes sont Andrew Ilhoon Byun, Clara Dietlin, Tae-Yeon Kim, Yo Kitamura, Leland Ko, Álvaro Lozano Cames, Lionel Martin, Krzysztof Michalski, Dilshod Narzillaev, Ettore Pagano, Ivan Sendetsky et Maria Zaitseva.

Le jury sera composé de Gilles Ledure (président), Natalie Clein, Roel Dieltiens, Valentin Erben, Ophélie Gaillard, Anne Gastinel, Marie Hallynck, Gregor Horsch, Anssi Karttunen, Daniel Müller-Schott, Sharon Robinson, Jian Wang et Sonia Wieder-Atherton.

Nouveauté cette année : les membres du jury utilisent des tablettes pour consulter les partitions — dont celle de l'œuvre imposée — et prendre leurs notes durant les prestations des candidats.

Rendez-vous du lundi 25 au samedi 30 mai, à 20h15, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

Ludovic Morlot nommé Chief Conductor Designate de l'Orchestre symphonique de Porto Casa da Música

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La Casa da Música de Porto vient d'annoncer la nomination de Ludovic Morlot au poste de Chief Conductor Designate de l'Orquestra Sinfónica do Porto Casa da Música, avec une prise de fonction effective à l'ouverture de la saison 2027-2028. Le chef français cumulera cette nouvelle responsabilité avec ses fonctions de directeur musical de l'Orchestre symphonique de Barcelone, où il poursuit un mandat remarqué.

Sa relation artistique avec la phalange portugaise a débuté en 2025, à travers une série de collaborations qui ont immédiatement séduit tant le public que les musiciens de l'orchestre. Cette alchimie rapidement perceptible a naturellement conduit l'institution portuane à formaliser leur engagement commun dans la durée.

Figure majeure de la direction d'orchestre internationale, Ludovic Morlot s'est illustré pendant près d'une décennie à la tête du Seattle Symphony (2011–2019), avec lequel il a notamment remporté plusieurs Grammy Awards pour ses enregistrements de la musique américaine du XXᵉ siècle. Artiste associé du BBC Philharmonic et ancien chef associé du Boston Symphony Orchestra sous James Levine, il est régulièrement invité par les plus grandes formations européennes et américaines.

À Porto, il s'inscrira dans la dynamique d'une lignée de chefs qui ont contribué à faire de l'Orquestra Sinfónica do Porto Casa da Música l'une des formations les plus singulières et aventureuses de la péninsule ibérique, réputée pour son ouverture au répertoire contemporain comme pour son exigence dans le grand répertoire symphonique.

Avec cette nomination à Porto, qui s'ajoute à ses responsabilités barcelonaises, Ludovic Morlot occupe désormais une place de premier plan sur la scène symphonique ibérique. Les deux orchestres partagent une même volonté d'inscrire leur travail dans une perspective européenne, ouverte aux répertoires contemporains. Un terrain familier pour le chef français, qui aborde ce nouveau chapitre européen fort des années américaines durant lesquelles il s'est imposé comme l'une des baguettes les plus inventives de sa génération.

Crédits photographiques : May Zircus

Olari Elts prend la direction artistique du Sinfonietta Rīga

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Le chef estonien Olari Elts est nommé directeur artistique du Sinfonietta Rīga à compter de la saison 2026/27. Il succède au fondateur Normunds Šnē, dont le départ coïncidera avec la saison du vingtième anniversaire de l'ensemble letton.

La feuille de route annoncée associe le répertoire classique, à commencer par Beethoven, à la création contemporaine, avec une place pour les compositeurs lettons et une ouverture aux écritures internationales.

Olari Elts conserve par ailleurs ses fonctions de directeur musical et chef principal de l'Orchestre symphonique national d'Estonie.

Giedrė Šlekytė nommée à la tête du Royal Scottish National Orchestra

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Le Royal Scottish National Orchestra (RSNO) vient d'annoncer la nomination de la cheffe lituanienne Giedrė Šlekytė au poste de directrice musicale. Désignée avec effet immédiat, elle prendra officiellement ses fonctions au début de la saison 2027-2028. En parallèle, l'actuel directeur musical Thomas Søndergård accède au titre de directeur musical émérite — une distinction qui salue son apport à la phalange écossaise et coïncide avec le dix-huitième anniversaire de ses débuts à sa tête. Nommé chef invité principal en 2012, le chef danois avait pris la direction musicale de l'orchestre en 2018, après six saisons à ce poste.

Nikolaj Szeps-Znaider prolongé à la tête de l'Orchestre national de Lyon jusqu'en 2029

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La Ville de Lyon a officialisé la prolongation du contrat de Nikolaj Szeps-Znaider au poste de Directeur musical de l'Orchestre national de Lyon jusqu'au 31 août 2029. L'annonce a été faite conjointement par Grégory Doucet, Maire de Lyon, Philomène Récamier, adjointe à la Culture, et Nicolas Droin, Directeur général de l'Auditorium-Orchestre national de Lyon.

Violoniste et chef d'orchestre, Nikolaj Szeps-Znaider avait pris la tête de la formation lyonnaise en septembre 2020. Cette prolongation lui permettra de poursuivre un travail de fond engagé sur le répertoire de l'orchestre, avec Gustav Mahler placé au cœur de sa démarche : ses symphonies y dessineront un point de convergence entre les compositeurs qui l'ont nourri et ceux qu'il a, à son tour, inspirés. Le chef souhaite également proposer chaque saison un opéra en version concert, à commencer par Elektra de Richard Strauss en 2027.

Cette ambition se prolonge sur le terrain discographique avec la parution, au printemps prochain sous le label Alpha Classics, d'un coffret consacré à Richard Strauss.

« L'exigence de sa direction musicale apporte énormément à l'Orchestre national de Lyon. C'est une fierté du paysage culturel lyonnais », souligne Philomène Récamier. De son côté, Nikolaj Szeps-Znaider se dit « particulièrement heureux et honoré » de prolonger son engagement, convaincu que le travail accompli depuis six saisons permettra de « faire [de l'Orchestre] une nouvelle référence dans le paysage symphonique européen ».

La saison 2026-2027 s'ouvrira avec la Turangalîla-Symphonie d'Olivier Messiaen, avant de se déployer autour d'un fil rouge consacré aux musiques de Bohême et Moravie.

Palazzetto Bru Zane — Saison 2026-2027 : Clémence de Grandval et Paris à l'heure de Beethoven

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Le Centre de musique romantique française dévoile sa saison 2026-2027, articulée autour de deux grands cycles thématiques qui interrogent, chacun à leur manière, les mécanismes d'invisibilisation du répertoire français du XIXe siècle. À ces deux axes s'ajoute une riche programmation lyrique en coproduction, ainsi que la poursuite de cycles précédents (Massenet, Hahn, Gounod, Joncières).

Cycle Clémence de Grandval, une vicomtesse à l'avant-garde

Premier grand temps fort de la saison, ce cycle entend rendre justice à Clémence de Grandval (1828-1907), compositrice doublement entravée — par son genre et par son rang d'aristocrate qui la cantonnait au statut d'« amateur ». Élève et amie de Saint-Saëns, autrice d'une œuvre considérable embrassant la musique de chambre, la mélodie, le symphonique et l'opéra, elle écrivit à son maître : « Mon nom est un crime. »

Le festival vénitien déploie sept concerts du 3 au 29 octobre 2026 au Palazzetto et à la Scuola Grande San Giovanni Evangelista : musique de chambre (Trio Pantoum, Anches Doubles avec Ilyes Boufadden, French Flute autour de Grandval, Holmès, Chrétien et Bonis), mélodies (Coline Dutilleul, Clémence Tilquin), un ensemble lyrique mixte (Hélène Carpentier, Julien Dran, Jérôme Boutillier) et un programme « Au salon de Grandval » avec Raphaëlle Moreau et David Kadouch.

Côté œuvre lyrique, le cycle culmine avec une recréation moderne des Fiancés de Rosa (1863) en version concert au Konzerthaus de Berlin (4 mai 2027) par la Berliner Operngruppe — partition reconstituée par les Éditions musicales Palazzetto Bru Zane à partir du matériel d'orchestre conservé à la Bibliothèque-Musée de l'Opéra.

En France, deux rendez-vous notables : le Concerto pour hautbois par Ilyes Boufadden et l'Orchestre de Caen sous Nicolas Simon (8 décembre 2026) et un programme « La Légende des Amazones » au Musée du Louvre (2 juin 2027) avec l'Ensemble Aedes dirigé par Mathieu Romano, en lien avec l'exposition « Les Amazones ». De nombreux concerts essaiment au Canada (Domaine Forget, Salle Bourgie, Orchestre Métropolitain avec Keri-Lynn Wilson, Orchestre symphonique de Montréal).

Côté discographique : un disque « Choral and Symphonic Music » par le Hungarian National Philharmonic et György Vashegyi (mai 2027), un disque de musique de chambre porté par Héloïse Luzzati, David Kadouch et Edgar Moreau (collection La Boîte à Pépites), et le livre-disque Mazeppa sous la direction de Mihhail Gerts avec Tassis Christoyannis et Nicole Car (collection « Opéra français »).

Cycle Paris à l'heure de Beethoven

À l'occasion du bicentenaire de la mort de Beethoven, le Palazzetto inverse la perspective : non pas célébrer le maître de Bonn, mais éclairer la génération française que son ombre a recouverte — Reicha, Jadin, Boëly, Onslow, Devienne, Steibelt, Hérold, Méhul.

Le festival vénitien se tient du 3 avril au 13 mai 2027 (sept concerts), avec notamment le Geister Duo dans des sonates pour piano à quatre mains de Beethoven, Ladurner et Onslow ; le Trio Helden (Emmanuel Coppey, Paul Zientara, Stéphanie Huang) dans des trios à cordes de Jadin, Beethoven et Boëly ; le Quatuor Cambini-Paris autour de Devienne, Mozart, Baillot et Reicha avec David Douçot au basson ; le Quatuor Dutilleux dans les quintettes à deux altos d'Onslow ; Roberto Prosseda dans un programme « Éveil romantique » (Candeille, Steibelt, Jadin, Adam, Beethoven, Hérold) ; et Shuichi Okada / Clément Lefebvre en hommage au virtuose (Hérold, Steibelt, Beethoven).

Au Théâtre des Champs-Élysées, deux rendez-vous capitaux :

  • Beethoven 1808 (21 mai 2027) : la Symphonie n°1 de Méhul, l'air Ah! perfido! et la Pastorale avec l'Orchestre de chambre de Paris dirigé par Thomas Hengelbrock, Eva Zaïcik en soliste.
  • Roméo et Juliette de Daniel Steibelt (1793) en version concert le 9 juin 2027, par Les Talens Lyriques, le Vlaams Radiokoor et Christophe Rousset, avec Mélissa Petit et Cyrille Dubois — captation pour la collection « Opéra français ».

À noter également, en coproduction avec la Salle Bourgie et Arion Orchestre Baroque (Mathieu Lussier, Élisabeth Pion au piano-forte), la redécouverte de Cendrillon de Nicolò Isouard (1810), source méconnue de la Cenerentola de Rossini, mise en espace les 17-18 octobre 2026 à Montréal.

À paraître chez Bru Zane Label : un livre-disque de la Médée de Cherubini dans sa version originale en tragédie lyrique (Le Concert de la Loge, Julien Chauvin, Marina Rebeka — sortie mars 2027).

Productions lyriques en coproduction

Outre les œuvres déjà citées, la saison déploie un éventail particulièrement riche :

  • Roma de Massenet (version concert) : Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Chœur de Radio France, Diego Ceretta, avec Rachel Willis-Sørensen, Jean-François Borras et Tassis Christoyannis (Monte-Carlo, 26 septembre 2026 / TCE, 28 septembre) — captation pour Bru Zane Label.
  • Mireille de Gounod : Opéra de Lausanne, Jean-Marie Zeitouni, mise en scène Bruno Ravella, avec Vannina Santoni et Thomas Bettinger (4-11 octobre 2026).
  • La Belle au bois dormant de Charles Silver (1902) : Hungarian National Philharmonic, György Vashegyi, à Pécs et Budapest (27-29 octobre 2026), avec Guylaine Girard, Andrew Haji, Thomas Dolié.
  • Fausto de Louise Bertin (1831) : Netherlands Radio Philharmonic, Giulio Cilona, au Concertgebouw d'Amsterdam (21 novembre 2026), avec Raffaella Lupinacci dans le rôle-titre.
  • La Fille de Madame Angot de Lecocq : Opéra de Lyon, mise en scène Richard Brunel, avec Hélène Guilmette (décembre 2026 - janvier 2027).
  • La Vie parisienne d'Offenbach (version originale 1866) : Christian Lacroix / Gianluca Capuano, Les Musiciens du Prince - Monaco, avec Marc Mauillon, Karina Gauvin et Jean-François Lapointe (Opéra de Monte-Carlo, fin décembre 2026).
  • Lancelot de Victorin Joncières (1900) : Münchner Rundfunkorchester, Leo Hussain, au Prinzregententheater de Munich (17 janvier 2027), avec Julien Dran et Michèle Losier — captation Bru Zane Label.
  • Roland à Roncevaux d'Auguste Mermet (1864) : Opéra de Saint-Étienne, Hervé Niquet, mise en scène Jean-Romain Vesperini, avec Thomas Bettinger et Antoinette Dennefeld (5-7 mars 2027).
  • La Carmélite de Reynaldo Hahn (1902) : Hungarian National Philharmonic, György Vashegyi, au Müpa de Budapest (30 avril 2027), avec Hélène Guilmette en Louise de La Vallière — captation Bru Zane Label, partition reconstituée à partir des sources de la Bibliothèque-Musée de l'Opéra.
  • Lucie de Lammermoor (version française de 1839) : coproduction avec l'Opéra national du Rhin et l'Opéra-Comique, Karen Kamensek, mise en scène Evgeny Titov, avec Lauranne Oliva et Julien Dran (Strasbourg / Mulhouse, juin 2027).

Concerts hors-cycles en France

Plusieurs rendez-vous à signaler en France hors des deux thématiques principales : un programme Saint-Saëns / Chaminade / Canal / Dubois à l'Académie-Festival des Arcs (30 juillet 2026), le récital d'Élisabeth Pion « La Touche des compositrices » à Piano aux Jacobins (18 septembre 2026), un programme « Le classique se fait jazz » avec Judith van Wanroij au Châtelet (27 février 2027), un gala Ambroise Thomas au Corum de Montpellier sous Jean-Marie Zeitouni (2 avril 2027), et le récital de valses chantées « Oh là là ! » par Cyrille Dubois et Tristan Raës à Tourcoing (10 avril 2027).

Recherche, éditions, formation

La saison s'accompagne d'un important volet scientifique : élargissement de l'espace consacré à Grandval sur Bru Zane Mediabase (premier catalogue de ses œuvres, exposition virtuelle trilingue) ; mise en ligne progressive du fonds Enoch (plus de 4 000 titres édités, manuscrits de Franck, Chabrier, Chaminade, Holmès, Messager, Ravel) ; numérisation des fonds Max d'Ollone, Charlotte Wyns et Jacques de La Presle (correspondance de plus de 10 000 pages d'un soldat-compositeur de la Grande Guerre). 5 000 images extraites des journaux illustrés du XIXe siècle (de La Caricature à L'Assiette au beurre) sont déjà indexées sur Mediabase.

Côté formation, le partenariat se poursuit avec l'Académie du Domaine Forget, l'Accademia Teatro alla Scala (concert à Milan le 24 février 2027 et reprise vénitienne pour Art Night), et le Concours International de Musique de Chambre de Lyon.

À Venise, les jeudis après-midi restent ouverts au public pour la découverte des fresques de Sebastiano Ricci, et la programmation s'enrichit de ciné-concerts (Lumière, le cinéma ! en novembre, Napoléon en février 2027 dans le cadre du Carnaval), de conférences et d'ateliers pédagogiques.

Le CMIREB 2026 en route vers les 1/2 finales

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Du lundi 11 au samedi 16 mai, le Studio 4 de Flagey accueille la demi-finale du Concours Reine Elisabeth 2026 dédié au violoncelle, à raison de deux séances quotidiennes (15h et 20h).

Vingt-quatre candidats en lice

Les vingt-quatre demi-finalistes retenus à l'issue des éliminatoires sont : Andrew Ilhoon Byun, Roric Cunningham, Clara Dietlin, Léo Ispir, Tae-Yeon Kim, Yo Kitamura, Leland Ko, Theresa Laun, Isaac Lottman, Álvaro Lozano Cames, Lionel Martin, Anna Meipariani, Krzysztof Michalski, Marcus Michelin, Dilshod Narzillaev, Ettore Pagano, Ivan Sendetsky, Michael Song, Simon Tetzlaff, Michael Wehrmeyer, Alexander Wollheim, Jiaxun Yao, Maria Zaitseva et Arne Jesper Zeller. Le profil détaillé de chacun est disponible sur concoursreineelisabeth.be, ainsi que l'ordre de passage et le programme complet.

Gabriela Lena Frank lauréate du Prix Pulitzer de Musique

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La compositrice américaine Gabriela Lena Frank (née en 1972) a été honorée du prestigieux Prix Pulitzer de Musique pour son œuvre Picaflor: A Future Myth. Cette pièce a été co-commandée et créée en 2025 par le Philadelphia Orchestra sous la direction de Marin Alsop.

Picaflor, fruit d'une collaboration entre le Philadelphia Orchestra, l'Oregon Symphony et le Bravo! Vail Music Festival, s'inspire d'une histoire originale puisant ses racines dans la mythologie andine péruvienne, réimaginée dans un contexte futuriste. Cette distinction vient couronner une œuvre qui, selon les critiques, brise les barrières de genre, de handicap et culturelles dans le monde de la musique classique, tout en offrant une richesse orchestrale et une profondeur narrative remarquables.

Joseph Bastian au Asian Youth Orchestra

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Le chef d'orchestre franco-suisse Joseph Bastian, 44 ans, vient d'être nommé Chef Principal de l'Asian Youth Orchestra – l'orchestre pré-professionnel de référence en Asie. Il succède à Richard Pontzious, disparu récemment, qui avait cofondé l'ensemble avec Yehudi Menuhin en 1987.

Joseph Bastian occupe actuellement les fonctions de Directeur musical et Chef principal de l'Orchestre Symphonique de Munich ainsi que de Chef principal de l'Orchestre Dijon Bourgogne.