Le Journal

Navalny en appelle à l'UE

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L'opposant russe Alexei Navalny, actuellement hospitalisé à Berlin suite à un empoisonnement dans son pays, demande à l'Union européenne de prendre des mesures contre les oligarques russes proches de Vladimir Poutine et du Kremlin : Les sanctions contre l'ensemble du pays ne fonctionnent pas. Le plus important est d'imposer des interdictions d'entrée à ceux qui profitent du régime russe et geler leurs avoirs. Ils détournent de l'argent, volent des milliards, se rendent à Londres ou à Berlin le week-end, achètent des appartements coûteux,...
Sans surprise, Navalny cible particulièrement Valery Gergiev, chef de la Philharmonie de Munich et proche de Poutine : Gergiev a soutenu Poutine lors des élections. Puisqu'il aime tant le régime et ne veut pas que la Russie s'engage sur la voie européenne, il faut lui interdire l'accès dire à l'Union européenneEn Russie, il y a beaucoup de personnes, très talentueuses et très hypocrites, qui soutiennent Poutine, en profitent, mais préfèrent vivre à l'Ouest. (...) M. Gergiev soutient tout ce que fait Poutine. Des gens comme lui devraient être interdits d'entrée dans le pays (Allemagne).  Et 99% des Russes applaudiraient cette décision.

A la Fondation Mozarteum de Salzbourg

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La Fondation Mozarteum de Salzbourg a annoncé que trois lettres de la famille Mozart sont venues enrichir sa collection. Il s'agit du plus important ajout à la collection de lettres originales de ces dernières décennies.
La plus importante est la dernière lettre de Wolfgang à son père Leopold, quelques semaines avant sa mort le 28 mai 1787, dont le texte en était connu depuis longtemps. L'original confirme qu'elle est marquée des symboles maçonniques.
La deuxième lettre est de Leopold Mozart. Elle est datée du 28 juillet 1770 (son premier voyage en Italie) et adressée à sa femme Anna Maria, avec un court post-scriptum en italien pour sa sœur Nannerl.
Le troisième document date de 1789. C'est une lettre de Wolfgang à sa "plus chère, meilleure" femme Constanze.

Gros chantiers en vue à Salzbourg

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Le gouvernement autrichien, l'État de Salzbourg et la ville ont décidé de rénover les scènes du Festival au cours des dix prochaines années. Un budget estimé à 262 millions d'euros sera conjsacré à la sécurité incendie, à l'accessibilité, à la protection de l'environnement et la technologie scénique.

Le Volksoper de Vienne change de tête

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C'est Lotte de Beer, l'actuelle directrice de l'ensemble néerlandais Operafront, qui prendra en main, pour 7 ans, la destinée du Volksoper de Vienne.

Née aux Pays-Bas, Lotte de Beer fait des études de piano, de chant et de théâtre avant de se spécialiser dans la mise en scène à l’Université des arts d’Amsterdam et obtient son diplôme en 2009.
La même année, elle remporte le Ton Lutz Award du meilleur jeune metteur en scène pour 
Häuptling Abendwind à Amsterdam.
Au cours de ses études, elle avait déjà signé des mises en scène :
Medea de Tania Silkhelianou au Theater School Amsterdam et Roméo et Juliette  au Noord Nederlands Toneel).
Sa carrière prend un essor international avec 
Penthesilea, d’après la pièce d’Heinrich von Kleist, au Kameroperahuis Zwolle, puis Tango Türk au Neuköllner Oper Berlin et Clara S (création de Nicoleta Chatzopoulou) à l’Opéra de Leipzig.
Puis elle rejoint les grandes scènes: création de 
Waiting for Miss Monroe au Holland Festival, Eugène Onéguine à Bielefeld, Hansel et Gretel et The New Prince (création de Mohamed Fairouz) à l’Opéra national d’Amsterdam, Boulevard Solitude à Copenhague, Rusalka à Essen, La Bohème, Les Pêcheurs de perles et La Traviata au Theater an der Wien, Così fan tutte à Braunschweig, Die Arabische Prinzessin d’Arriaga à Leipzig, Manon de Massenet à Opera Zuid. Plus récemment, elle a mis en scène Le Vaisseau fantôme à Malmö, Mosè in Egitto au Festival de Bregenz, Lulu à Leipzig, Carmen à Essen, le Triptyque de Puccini au Bayerische Staatsoper de Munich, Le Barbier de Séville à l’Opéra national d’Amsterdam, La Pucelle d’Orléans au Theater an der Wien et Didon abandonnée à Bâle.

Elle dirige actuellement la compagnie Operafront qu'elle a fondée en 2010 et avec laquelle elle a monté Moonstruck Intoxication, sur des œuvres de Henze, Schönberg et Mawxell Davies.

Andris Nelson poursuit

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L'Orchestre Symphonique de Boston et l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig ont tous deux annoncé hier la prolongation de leurs contrats avec Andris Nelson.
A Boston, après un  contrat initial de 8 ans (2014-2022), il poursuivra jusqu'en 2025 et il restera à Leipzig jusqu'en 2027. Et la collaboration entre les deux orchestre est confirmée jusqu'en 2025.

Académie Hugo Wolf, le palmarès

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Le baryton allemand Konstantin Ingenpaß et la pianiste sud-coréenne Hyun-hwa Park ont remporté le Concours international d'art lyrique de l'Académie Hugo Wolf de Stuttgart.
Ils sont suivis par la soprano polonaise Małgorzata Rocławska et l'Ukrainienne Olga Wien puis par la mezzo-soprano allemande Ekaterina Chayka-Rubinstein et Maria Yulin (Israël).

Le concours, organisé pour la première fois en 1987, est dédié aux duos voix-piano. Ils étaient cette année 101 de 39 pays à présenter leur candidature et 26 duos d'entre eux (21 pays) se sont présentés devant le jury présidé par Brigitte Fassbaender.

 

 

 

Viktor Molnar, Prix Gustave Mahler

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Le prix de composition Gustav Mahler de la ville de Klagenfurt a publié son palmarès.
Le 1er Prix va au Hongrois Viktor Molnár pour Miracles de l'Interstellaire.
Il est suive par l'Autrichien Florijan Lörnitzo pour Blau, et l'Italien Raffaele Grimaldi pour Erklang die Nacht.
L'édition 2020 réunissait 67 cadidats de 26 pays, autour du axophone alto, du violon et du piano.

Mariusz Kwiecień

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Après de longs mois d'indisponibilité, d'annulations et plusieurs interventions chirurgicales, le baryton polonais Mariusz Kwiecień (47 ans) vient d'annoncer qu'il met fin à sa carrière.
Mais il ne s'éloigne pas de la scène : depuis le mois de juillet, il est le directeur artistique de l'Opéra de Wroclaw.

Mariusz Kwiecień est un habitué des grandes scènes internationales : Opéra de Paris, Gran Teatre del Liceu, Bayerische Staatsoper, Lyric Opera of Chicago, Wiener Staatsoper, Metropolitan Opera,... où il a incarné Don Giovanni, King Roger, Eugene Onegin, Malatesta, Riccardo, Rodrigo di Posa,...

 

Bozar, suite mais pas fin

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Plus d'une semaine (!) après le communiqué lapidaire qui annonçait le départ forcé de M. Ulrich Hauschild pour des raisons économiques et suscitait aussitôt de vives réactions tant de la part du personnel du Palais des Beaux-Arts que de la presse et des mélomanes, Bozar publiait ce mercredi un nouveau communiqué, plus détaillé certes, plus "justificatif", mais qui ne répond pas de manière convaincante aux questions fondamentales sur l'avenir du département, les conditions de travail à l'intérieur de l'institution et la succcession de Paul Dujardin dont le mode de direction est contesté depuis longtemps :

Bonjour Madame, Monsieur,

Veuillez trouver ici un message de la part du comité de direction de BOZAR :

« Il nous semble important de clarifier la décision prise par le Comité de Direction en concertation avec le Conseil d’Administration de BOZAR de mettre un terme au contrat du Directeur de BOZAR MUSIC, M. Ulrich Hauschild. Cette décision s’inscrit dans le contexte économique difficile généré par la crise COVID 19 et dans la nécessaire adaptation de la stratégie culturelle de BOZAR.

Depuis mars 2020, l’activité réduite a entraîné un déficit historique pour BOZAR de plus de 2 millions d’euros. Il est aujourd’hui évident que l’année 2021 sera elle aussi lourdement impactée par la situation financière du secteur culturel, et tous les départements du Palais des Beaux-Arts devront composer avec un budget largement inférieur à la normale. Dans cette période de crise, la Direction a donné priorité à l’emploi. La gestion des derniers mois a permis de sauvegarder le cœur de la mission de service public de BOZAR tout en évitant le recours au chômage économique. Pour faire face aux difficultés qui découleront de la crise, un changement de stratégie est nécessaire, et celui-ci concerne l’ensemble des départements du Palais des Beaux-Arts.  C’est dans ce contexte que nous avons jugé nécessaire de mettre un terme au contrat d’Ulrich Hauschild.

Au 28 septembre 2020, le Comité de Direction de BOZAR a décidé de désigner Jerôme Giersé comme Directeur Musique. Il travaillera en concertation avec les Directeurs-adjoints et l’équipe Musique. BOZAR MUSIC est et restera un pilier fondamental du projet culturel de BOZAR. En aucun cas la situation actuelle ne signifie, ni n’entraînera, une marginalisation de la musique dans le narratif culturel de notre institution. Il n’est pas non plus dans l’intention du Comité de Direction de réduire l’importance du pôle musical dans le projet artistique de BOZAR. Les moyens à mettre en œuvre pour renforcer BOZAR MUSIC sous-tendent une approche intégrée de la programmation et de la gestion du projet. Diverses pistes sont bien décrites, parmi lesquelles :

  • Revaloriser la présence des artistes et partenaires belges dans notre projet.
  • Exploiter le potentiel multidisciplinaire et transversal de notre projet artistique (liens entre la musique et les autres disciplines).
  • Transformer en opportunités artistiques les nombreux partenariats institutionnels de BOZAR, tant en Belgique qu’à l’étranger.
  • Investir dans des projets destinés à partager l'art et la musique au plus grand nombre et à toucher les catégories de public les plus fragiles ainsi que la jeunesse.
  • Renforcer le rôle du digital dans l’encadrement et l’accompagnement de nos activités.

Nous sommes extrêmement reconnaissants à Ulrich Hauschild pour sa collaboration depuis 2013 et  son action en faveur de la musique, des artistes et du public est digne de notre admiration. »

Comité de Direction
BOZAR

LA GOUTTE D'EAU
En front commun, les syndicats demandent la mise au banc du directeur artistique Paul Dujardin, a défendu en réaction la secrétaire régionale CGSP, Pascale Vallois.
A propos de la désignation de Jérôme Giersé, elle poursuit : Ce n'est certainement pas un choix artistique, car Jérôme n'a pas aujourd'hui la stature professionnelle d'Ulrich, et si c'est purement un choix économique, cela fait peur pour l'avenir [...] Paul Dujardin n'a pas su intervenir dans le département Musique, car M. Hauschild ne l'a pas laissé faire.  [...] Le département Musique a été décapité et on a hurlé quand on nous l'a annoncé. On constate qu'il y a 11 membres du management qui ont démissionné ou ont été écartés ces 11 dernières années. Le comportement de M. Dujardin est inacceptable, mais il a réussi à se fondre dans l'identité de Bozar [...]
Et de conclure : C'est le père tortionnaire, le parent maltraitant. Normalement, il ne pouvait avoir que deux mandats, mais la loi a été changée et il a pu continuer. Le troisième mandat s'est terminé pendant la période d'affaires courantes et il est reproposé par le conseil d'administration pour un quatrième mandat. On demande, avec le personnel, que le prochain gouvernement ne le nomme pas.

A suivre donc.

 

Meilleure maison d'opéra

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Le jury international de 43 journalistes réuni par le magazine allemand Opernwelt a décerné le titre de Meilleure maison d’opéra de la saison 2019-20 conjointement au Grand Théâtre de Genève et à l’Opéra de Francfort.