Le Journal

Les Wiener Sängerknaben en difficulté

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Sur leur site internet, les Wiener Sängerknaben annoncent qu'ils sont  particulièrement touchés par la crise actuelle. Association sans but lucratif, sans subventions publiques, l'école et les artistes sont privés de revenus par l'annulation de 113 concerts cette saison.
L'institution, un des plus anciens choeurs au monde avec plus de 500 ans d'histoire,  a décidé de lancer une collecte, laissant aux donateurs le choix entre différentes options : éducation, projets musicaux, bourses...

Frédéric Lodéon quitte la radio

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France Musiques annonce ce soir que Frédéric Lodéon met un terme à sa carrière radiophonique. Après 28 années de Carrefour de Lodéon, l'émission de ce 28 juin sera la dernière.

Die Walkure, 150 ans

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La première a eu lieu au Théâtre National de la Cour à Munich, à la demande de Louis II de Bavière et contre la volonté de Wagner, le  sous la direction de Franz Wüllner.
Dans les rôles principaux : Heinrich Vogl (Siegmund), Therese Vogl (Sieglinde), Kaspar Bausewein (Hunding), August Kindermann (Wotan) et Anna Kaufmann (Fricka).

Mantei prolongé à l'Opéra-Comique

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Le contrat d'Olivier Mantei a été prolongé de trois ans à la direction générale de l'Opéra-Comique.
L'Elysée évoque l'"audacieux programmateur qui apporte depuis 2015 un vent de renouveau et touche un public de plus en plus large" et souligne qu'avec la création de la nouvelle "troupe Favart", l'Opéra Comique accompagne désormais artistes célèbres et de jeunes étoiles autour d'une programmation composée du noyau du répertoire de l'Opéra-Comique et d'œuvres contemporaines qui font l'objet d'une politique ambitieuse de commandes.

On compte clairement sur Olivier Mantei pour faire de l'Opéra-Comique un théâtre à la mesure des défis du XXIe siècle.

RIP Georges Octors

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Nous avons appris ce matin le décès de Georges Octors à l'âge de 97 ans.
Né en 1923 à Gamboni (Congo), entré au Conservatoire de Bruxelles alors qu'il était encore adolescent, il a, comme violoniste et comme chef, marqué de son empreinte de longues pages de la vie musicale. Généreux, discret, élégant, il plonge aujourd'hui bien des musiciens et des mélomanes dans la tristesse. Nous y reviendrons.
Merci Monsieur.

Au London Philharmonic Orchestra

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Le London Philharmonic Orchestra vient d'annoncer la nomination de l'Italienne Cristina Rocca au poste de directrice artistique à partir de novembre 2020.

Née à Bologne, Cristina Rocca a été directeur artistique de l'Orchestre National de France, directeur de la planification artistique de l'Orchestre de Cleveland, directeur artistique de l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg, chef des concerts et de la programmation de l'Orchestre Symphonique de Bournemouth et chef de la planification artistique de l'Orchestre de l'Accademia Nazionale di Santa Cecilia à Rome.
Elle arrive au LPO à un moment passionnant de transition et sera aux commandes de la future vision artistique avec Edward Gardner OBE qui succédera en septembre 2021  à Vladimir Jurowski alors que Karina Canellakis a été récemment désignée principal chef d'orchestre invité à partir de ce mois de septembre.

 

Yann Beuron se retire

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A 51 ans, le ténor français Yann Beuron a annoncé hier sur sa page facebook qu'il quittera la scène à la fin de la saison prochaine après 32 ans de carrière.
Il fera ses adieux à l'Opéra Bastille avec
Le Soulier de Satin, création mondiale de Marc-André Dalbavie d'après Paul Claudel où il sera Don Pélage.

Né à Dreux en 1969, Yann Beuron a fait ses classes au Conservatoire de Paris et obtenu son 1er prix dans la classe d'Anna Maria Bondi en 1966.
Laquais dans Le Chevalier à la rose au Théâtre du Châtelet sous la direction d'Armin Jordan, ami de Cellini dans Benvenuto Cellini à l'Opéra de Paris sous la direction de Myung-Whun Chung, Ferrando dans Cosi fan tutte au festival de Saint-Céré puis à l'Opéra de Bordeaux, Don Ramiro dans La Cenerentola à Acoli Piceno, Belmonte dans L'Enlèvement au sérail à l'Opéra du Rhin sous la direction de William Christie, il fait ses débuts à l'opéra de Paris (Palais Garnier) en Arcas et Mercure dans une nouvelle production d'Hippolyte et Aricie, et au Capitole de Toulouse en Almaviva du Barbier de Séville.
En 1996, il remporte le Concours international Toti Dal Monte de Trévise, dans le rôle de Paolino d'Il matrimonio segreto de Cimarosa.
En 1998, il est à La Monnaie pour L'Orfeo de Monteverdi sous la direction de René Jacobs.
Il est encore Mercure dans Platée de Rameau, sous la direction de Marc Minkowski à l'Opéra Bastille, Fridolin XXIV dans Le Roi Carotte d'Offenbach à Lyon, Cassio dans Otello en 2003 aux Chorégies d'Orange,...

Avec Les Musiciens du Louvre et Marc Minkowski, il a enregistré, entre autres, La Belle Hélène où il est Pâris et La Grande-duchesse de Gérolstei, dans le rôle de Fritz.

Honneur à Luis de Pablo

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Le compositeur espagnol Luis de Pablo (Bilbao, 1930) vient de remporter le Lion d'Or de la Biennale de Venise pour la musique contemporaine.

Né en 1930 à Bilbao, Luis de Pablo commence très jeune ses études musicales. Diplômé en droit (1952) de l'Université Complutense de Madrid, il est passionné pour la musique contemporaine et surtout le modernisme. Avocat (entre autres pour la compagnie espagnole Iberia), il étudie les principales partitions du XXe siècle et travaille la composition en autodidacte.
Il renonce au droit dans les années '50 et fonde en 1958, avec Ramón Barcé, le groupe NuevaMúsica auquel collabore aussi Cristóbal Halffter.
Au début des années '60, en route pour Darmstadt et la fréquentation de Bruno Maderna, Pierre Boulez, György Ligeti et Karlheinz Stockhausen. Il s’installe ensuite à Paris et poursuit sa formation avec Max Deutsch.

On retrouve dans ses oeuvres des effluves de musique iranienne, de nô japonais, de flûte mélanésienne, des hommages à Tomás Luis de Victoria, Claude Debussy, Beethoven, Schoenberg ou Mompou.
En Espagne, il devient rapidement un porte-drapeau de la musique moderne. Conférencier, analyste, traducteur de la biographie de Schoenberg par Stuckenschmidt et des principaux écrits de Webern, il fonde les concerts Tiempoy Música en 1959, puis mène les Jeunesses musicales de 1960 à 1963 avant de fonder Alea, le premier studio électroacoustique espagnol. En 1972, il organise les Rencontres de Pampelune, festival de musique, théâtre, cinéma et d'arts plastiques, apothéose de son activité de défenseur de l'art nouveau en Espagne.

Accusé par les franquistes de trop s’inscrire dans un «art de gauche» et par l'ETA d'être un suppôt du régime, il s'exile aux Etats-Unis où il enseigne à l'université de Buffalo, puis au Canada où il est professeur aux universités d'Ottawa et Montréal.
Il ne retrouve son pays qu’en 1975, après le décès de Franco.

On le retrouve un peu partout, surtout en France : directeur du festival de Lille en 1982, directeur de la diffusion de la musique contemporaine au ministère de la Culture espagnol (1983), membre du comité pour le projet de l'Opéra Bastille (1984), compositeur en résidence du Conservatoire à rayonnement régional de Strasbourg et du Festival Musica en 1999,...

Son oeuvre compte plus de 130 opus et touche à tous les genres, de la musique cinématographique (il a collaboré avec Carlos Saura et Víctor Erice) à l'opéra.
Il est aussi multi-distingué : Docteur honoris causa de l'Université complutense de Madrid, Membre de la Académie royale des beaux-arts de San Fernando, Prix Jacinto Guerrero, Médaille d'Or du Círculo de Bellas Artes (2005), Médaille d'or du mérite des beaux-arts du Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports espagnol (1986), Prix national des beaux-arts, Officier des Arts et des Lettres (Ministère de la Culture français), Prix Honegger, etc.

Le Lion d'Argent est allé au Français naturalisé Argentin Raphaël Cendo (45 ans), engagé depuis une dizaine d'années dans l'élaboration du concept de "saturation" ou de "musique saturée" qui séduit de nombreux jeunes compositeurs et qu'il définit comme un excès de matière, d'énergie, de mouvement, de timbre.

TV Lux a choisi François Jongen

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Réuni ce lundi, le Conseil d’Administration de TV Lux a désigné François Jongen comme nouveau Directeur Général. Il prendra ses fonctions le 1er septembre 2020 et succèdera à Pascal Belpaire, Directeur de TV Lux depuis onze ans.
Juriste de formation, spécialisé dans les questions de droit public et en droit des médias, François Jongen est surtout connu des mélomanes pour ses interventons dans la presse écrite, en radio et en télévision.

A Namur, l'orgue de Saint-Loup va rechanter

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Après 40 ans de silence, le grand orgue de l’église Saint-Loup de Namur retrouvera sa voix en 2022.
La restauration rendra à ce joyau de l’art baroque des Pays-Bas méridionaux une qualité musicale à l'unisson de la réputation internationale de Namur au titre de centre de musique baroque. A l'issue d'un concours international, l’ASBL "Les Amis de l’église Saint-Loup" l'ont confiée à la Manufacture d’Orgues Thomas (Stavelot) dont la réputation internationale n'est plus à faire, et le démontage de l’instrument commencera cet automne.

Petit rappel historique
Édifiée entre 1621 et 1645, l’église Saint-Loup traduit fidèlement les préceptes de la Contre-réforme du XVIe siècle : émerveiller le croyant par une architecture et une décoration imposante et chatoyante, mais aussi l’émouvoir par son acoustique enveloppante.
Reconnue "Patrimoine exceptionnel de Wallonie" depuis 2009, l’église Saint-Loup avait déjà été classée monument historique en 1936, mais il fallut attendre 1980 pour que soit entamée la longue restauration de l’édifice. Et, en 1976, une restructuration maladroite rendit l’orgue aphone, ce qu'il est resté jusqu'à ce jour.
Sous son impressionnante voûte baroque, l’église Saint-Loup a rouvert ses portes au public en 2012, retrouvant sa fonction cultuelle mais déployant aussi un dynamisme culturel et touristique qui ne se dément pas au fil des ans, accueillant concerts, expositions, conférences,... dont le Festival de Namur n'est pas des moindres.

L'instrument en devenir
Derrière le grand buffet de l’orgue principal sera construit un nouvel instrument répondant aux plus hautes exigences de qualité pour assurer une double mission : remplir la fonction pédagogique qu'appellent de leurs voeux les étudiants de l'IMEP et du Conservatoire de Namur, et accueillir les plus grands organistes du monde, non seulement dans le répertoire baroque inhérent au lieu mais aussi dans des œuvres romantiques et contemporaines car, outre le grand orgue et son positif de dos en tribune, un nouvel orgue mobile construit avec les éléments réutilisables du grand orgue prendra place dans la nef.