Nouvelle salle
L’architecte new-yorkais Steven Holl et Nagata Acoustic ont remporté le concours pour la construction d’une salle de concert de 1 300 personnes à Ostrava, la ville tchèque où est décédé Leos Janacek.
L’architecte new-yorkais Steven Holl et Nagata Acoustic ont remporté le concours pour la construction d’une salle de concert de 1 300 personnes à Ostrava, la ville tchèque où est décédé Leos Janacek.
Nous venons d'apprendre la reconduction pour 3 ans de Claude-Henri Bonnet au poste de directeur général et artistique de l’Opéra de Toulon.
"Claude-Henri Bonnet et son équipe de direction en particulier Jérôme Gay, directeur adjoint et Delphine Fontana, directrice administrative et financière, vont ainsi poursuivre leur politique d’ouverture et de découverte débutée en 2003, avec aux côtés des grands classiques du répertoire, des chefs-d’œuvre lyriques « inédits » à Toulon. Ainsi les comédies musicales américaines, devenues des rendez-vous incontournables : Street Scène, Follies, Wonderful Town (dont l’enregistrement DVD a reçu cette année le prestigieux Prix de l’Académie Charles Cros), et la saison prochaine South Pacific, sont le reflet de la volonté de créer en France les grands chefs-d’œuvre du musical américain.
L’Opéra de Toulon passe commande à de jeunes compositeurs comme Hugo Gonzalez-Pioli, Lionel Ginoux ou Camille Pépin d’œuvres programmées dans le cadre de ses saisons symphoniques très attendues du public. Il s’est aussi lancé dans l’enregistrement d’œuvres rares ou inconnues (4 CD depuis 2017).
L’Opéra de Toulon s’est attaché à diffuser la musique classique à travers des concerts dans la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et a participé à la programmation de festivals reconnus.
Dans une volonté d’offrir une diversité artistique plus large, l’Opéra de Toulon accueille depuis plusieurs saisons des festivals en résidence : le Festival International des Musiques d’Écran, le Festival Présences Féminines, le Festival de Musique de Toulon et sa région, Midi Toulon Festival et plus récemment le Festival Rade Side.
La sensibilisation auprès des moins de 26 ans est un des objectifs prioritaires de l’Opéra de Toulon qui voit chaque année un nombre croissant de jeunes franchir les portes de l’Opéra de Toulon.
En 2018, 85 000 spectateurs dont plus de 20 000 jeunes ont été accueillis dans ce haut lieu de la vie culturelle toulonnaise."
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C'est ce soir que débute à Monaco le 14e Festival International d'Orgue articulé cette année en deux "grands week-ends" (jeudi-dimanche) en divers lieux de la Principauté autour du "foyer" que constituent naturellement la Cathédrale Notre-Dame-Immaculée et l'instrument remarquable dont elle dispose depuis 2011.
L'occasion d'un rappel historique et d'un lumineux cocorico
La cathédrale fut construite à partir de 1874 sur les restes de l’ancienne église St-Nicolas (1252) lorsque le diocèse de Monaco fut créé et elle fut consacrée en 1911.
Un premier instrument de 11 jeux y fut construit en 1887.
En 1922, cet instrument trop petit fut vendu à l’église St André des Cordeliers de Gap et remplacé par un nouveau grand orgue Charles Mutin de 50 jeux inauguré en 1922 par Emile Bourdon, son titulaire jusqu’en 1968.
Puis il resta muet jusqu’en 1973, date de l’arrivée du Chanoine Henri Carol, son nouveau titulaire qui était jusque là directeur de la maîtrise de la cathédrale (depuis 1946). Avec Pierre Cochereau, le chanoine va initier le projet de remplacer l’instrument.
En 1975 et 1976, le facteur Boisseau construit alors un grand instrument de 60 jeux de style classique français. Les fonds en bois de Mutin sont conservés tout comme le Hautbois 8’ du Récit qui provenait du Cavaillé Coll de l’église St Patern d’Orléans (1881). La transmission des claviers était mécanique et celle des jeux pneumatique.
En 1984, René Saorgin succède au Chanoine Henri Carol et, en 1988, la maison Tamburini de Crema (Italie) restaure et agrandit l’instrument et transforme la traction des jeux en électromécanique avec un combinateur électronique.
René Saorgin prend sa retraite en 2005 et passe la main à Olivier Vernet, mais l’instrument pose problème : son emplacement en renfoncement au dessus du grand portail n’est pas idéal et l’entretien est défaillant.
Le diocèse et la Principauté envisagent alors la reconstruction et la restructuration de l’orgue, et c'est à notre compatriote Dominique Thomas qu'ils confient l'ouvrage.
De 2009 à 2011, le nouveau grand-orgue de 74 jeux prend donc forme dans les ateliers de Ster Francorchamps.
La plupart du matériel sonore de Boisseau a été conservé et le Récit a été retravaillé dans le style de Cavaillé-Coll. Le buffet a été avancé de 3 mètres vers la nef et la façade moderne a reçu des fines plaques d’altuglas permettant de réaliser des jeux d’éclairages par leds tout à fait originaux. La Principauté s'en félicite car ce très important travail est largement à la hauteur des espérances de tous ceux qui s’y sont consacrés. L’orgue n’est plus étouffé comme l’ancien et sa sonorité est exceptionnelle.
La Suissesse Barbara Frey prendra la direction de la Ruhrtriennale à partir de novembre 2020 pour un mandat de 3 ans.
Barbara Frey (*1963 à Bâle) a étudié la langue, la littérature et la philosophie allemandes à Zurich. Sa carrière à la scène a débuté en 1988 comme musicienne et assistante à la mise en scène au Théâtre de Bâle sous la direction de Frank Baumbauer. Depuis 1992, Barbara Frey met en scène à Zurich, Mannheim,Hambourg, Berlin, Bâle, Munich, Salzbourg...
La Ruhrtriennale se déroule de la mi-août à la mi-octobre. Sa fondation en 2002 par le gouvernement de la Rhénanie du Nord-Westphalie et Gérard Mortier n'avait pu échapper à aucun Belge tant la presse en a répercuté les moindres tressaillements.
Le festival s'est organisé en cycles de trois ans, avec chacun son propre thème. Il compte 80 représentations de 30 productions.
Nike Wagner, l'arrière-petite-fille de Richard Wagner qui assure la direction du Festival Beethoven à Bonn depuis 2014, quittera ses fonctions à la fin de son contrat, après les célébrations du 250e anniversaire de Ludwig van Beethoven (2020).
Nike Wagner est née en 1945 au bord du lac de Constance. Elle s'est formée dans les domaines de la musique, du théâtre et de la littérature à Munich, Berlin et aux Etats-Unis. En 1967-68, elle a été rédactrice adjointe à la chaîne publique Norddeutscher Rundfunk. Elle a obtenu son doctorat en 1973 (une étude sur Karl Kraus) à la Northwestern University en Illinois où elle était assistante d'enseignement (1971-1974). Depuis 1975, elle écrit et prend part à de nombreux colloques sur la musique et la littérature. Avant de prendre ses fonctions à Bonn, elle a dirigé le Weimar Art Festival et enseigné à l'Université de Heidelberg.
Le Festival Beethoven a lieu chaque année en septembre. Il a été fondé en 1845 pour le 75e anniversaire du compositeur. De 1931 au début de la Seconde Guerre mondial, il s'est déroulé chaque année puis, à partir de 1947, tous les deux ans. Il a développé une carrure internationale à partir de l'inauguration de la Beethovenhalle (dont nous évoquions hier, ici même, la calamiteuse rénovation). A partir de 1974, il doit réduire sa fréquence pour des raisons budgétaires mais, à partir de 1994, la Ville de Bonn lui alloue une subvention qui lui permet de repartir sur une base annuelle.
Les musiciens de l'Opéra National de Bordeaux on le sait, sont mécontents de situation actuelle et mettent en cause la responsabilité de Marc Minkowski.
Ils ont reçu l'appui des musiciens de l'Orchestre de l'Opéra National de Paris et de la Philharmonie de Nice.
Le maire de Bordeaux s'est, lui, prononcé en faveur de Minkowski.
Il a été rejoint ces derniers jours par toute série d'instrumentistes et de chanteurs lyriques, qui ont décidé d'apporter leur témoignage. Le texte ci-dessous porte les signatures de Laurent Alvaro, Stanislas de Barbeyrac , Julien Behr, Benjamin Bernheim, Adriana Bignagni, Jean-Vincent Blot, Ambroisine Bré, Adèle Charvet, Franck Chevalier, Nicolas Courjal, Mireille Delunsch, Alexandre Duhamel, Nathalie Dessay, Amina Edris, Aude Extremo, Antoine Foulon, Julie Fuchs, Léa Froute, Philippe Gardeil, Robert Gleadow, Enguerrand de Hys, Marion Lebègue, Aurelia Legay, Laurent Naouri, François Pardailhé, Pene Pati, Jérôme Pernoo, Mélodie Ruvio, Chiara Skerath, Camille Thomas, Blandine Staskewicz, Florian Sempey, Jérôme Varnier, Mathias Vidal et Rolando Villazon
Nous souhaiterions aujourd'hui, instrumentistes et chanteurs lyriques, plus ou moins jeunes, français et étrangers, apporter notre soutien à Marc Minkowski. Évidemment, nous ne voulons absolument pas remettre en cause l'Orchestre National Bordeaux Aquitaine, qui est un grand orchestre composé de musiciens talentueux et reconnus, et le but de cette tribune n'est pas de juger ou de prendre parti. Nous ne connaissons pas tous les détails et nous n'avons pas le vécu de l'orchestre. En revanche, nous avons un vécu différent et nous souhaitons ici apporter notre témoignage commun, sans la moindre pression quelconque. Si l'Opéra de Bordeaux a un tel rayonnement, c'est pour la qualité de sa programmation, de ses concerts, de ses ballets et de ses productions lyriques. A chaque production avec Marc Minkowski, il règne un climat hors du commun en répétitions et en représentations. Ce climat, cette atmosphère, c'est le bonheur de faire de la musique ensemble, de partager, de s'écouter, de créer, et même de developper un vocabulaire commun. Marc Minkowski nous porte, nous donne confiance, et nous tire vers le haut. Ce rare état d'esprit nous incite à toujours nous renouveler, à approfondir nos interpretations et à prendre des risques. Et n'est-ce pas ce qui donne des frissons à l'Opéra ? Quand on sent que l'interprète tente d'aller le plus loin possible dans l'émotion, dans la variété des couleurs, et qu'il est sur un fil tel un funambule ? Ce fil, Marc Minkowski nous aide à le construire avec sérénité et une grande bienveillance. Pendant les représentations, il est tellement plus facile de se sentir calme et ancré, caractéristiques essentielles pour un musicien, lorsqu'on a un chef en face qui respire avec nous, nous écoute, nous regarde, s'adapte à notre forme du moment, et même parfois rit ou pleure avec nous...
Par ailleurs, Marc Minkowski n’hésite pas à prendre des risques, à faire confiance et œuvre intensément pour le chant français. A combien d'entre nous a t-il fait faire nos débuts dans des rôles fondateurs de notre répertoire ou dans de grands théâtres internationaux !
Enfin, il est inutile de rappeler l'excellence des enregistrements de Marc Minkowski, considérés comme de vraies références... Peut-on donc sérieusement et objectivement remettre en question ses qualités de chef et de musicien ?
Bien sûr, avoir un directeur général également chef d'orchestre peut cristalliser des tensions, c'est presque inévitable mais la nouvelle saison commençant bientôt, ne serait-ce pas l'occasion de prendre un nouveau départ et de nous rappeler pourquoi nous avons choisi de faire ce métier: Ce grand privilège de servir ENSEMBLE la Musique et d'apporter de profondes émotions à un public, toujours si présent et fidèle à Bordeaux !
Pour la deuxième fois cette saison, Manfred Honeck revient au pupitre de la Staatskapelle de Dresde.
Franz Welser-Möst ayant dû annuler sa participation aux concerts de clôture pour raison de santé, l'actuel directeur musical de l'Orchestre symphonique de Pittsburgh prendra la relève pour le "Klassik Picknickt" du 6 juillet puis les concerts des 7, 8 et 9.
Le Wiener Staatsoper et Dominique Meyer (sur le départ pour La Scala) peuvent se féliciter du bilan de la saison : 291 événements pour 622 081 mélomanes (+13 000), 18 500 entrées aux spectacles pour enfants, un taux d'occupation de 99,43 % pour les opéras, Les 215 représentations d'opéra de la saison ont atteint un taux d'occupation de 99,43 %, 47 retransmissions en direct, et le concert anniversaire de mai seulement a été suivi par un million de personnes.
Et deux records : le ballet a attiré pour la première fois un public de 170 000 et la vente de billets a augmenté de près de 2,4 millions d'euros, très au-delà des prévisions.
Milan doit se frotter les mains...
La rénovation de la Beethovenhalle de Bonn est une épine douloureuse et chronique : surcoûts et retards s'accumulent au fil du temps.
La dernière estimation évalue le montant du chantier à 166,2 millions d'euros (50 millions de plus que lors des précédents calculs), soit 100 millions d'euros au-délà du budget initial.
Cerise sur le gâteau, la salle ne devrait être opérationnelle qu'à la mi-2022, bien au-delà du 250e anniversaire de Beethoven (2020) en vue duquel la rénovation a été initiée.
Stephan Eisel, le Président de l'association Bürger für Beethoven, envisage désormais de suspendre le chantier pour envisager des alternatives.
Inaugurée en 1959, partiellement réaménagée en 1996, la Beethovenhalle (signée Siegfried Wolske) avait fait l'objet de longs débats avant que la municipalité décide, en 2016, de sa rénovation.
Sur proposition de Philippe Grison, Directeur Général de l’Orchestre Régional Avignon-Provence, le Conseil d’administration de l’Orchestre Régional Avignon-Provence a nommé Débora Waldman au poste de chef permanent.
Elle prendra ses fonctions au 1er septembre 2020, pour une période de trois ans et l’Orchestre sera prochainement labellisé Orchestre National en Région.
Née au Brésil, elle décide de diriger alors qu'elle n'a que 17 ans. Elle se perfectionne au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSMDP) et devient l’assistante de Kurt Masur à l’Orchestre National de France de 2006 à 2009.
En 2008, L’ADAMI la nomme “Talent Chef d’Orchestre” puis, en 201,1 elle reçoit une distinction par la fondation Simone et Cino del Duca, sous l’égide de l’Académie de Beaux- Arts.
Elle a déjà dirigé l’Orchestre National de France, l’Orchestre Philharmonique de Johannesburg, l’Orchestre National de Colombie, l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre de Bretagne, celui des Pays de Savoie, ou encore l’Orchestre Lamoureux. Dans le domaine lyrique, elle à dirigé Rita de Donizetti au Festival International de Campos do Jordão au Brésil et, en France, Madame Butterfly, Aïda, La Flûte Enchantée et Don Giovanni.
Elle est très engagée dans la transmission via le projet Demos de la Philharmonie de Paris depuis sa création en 2010 et son mot d'ordre est "questionner en permanence".
En ce mois de juin, elle dirigeait la création de la Symphonie Grande Guerre de Charlotte Sohy avec l’Orchestre Victor Hugo Franche Comté. L'œuvre composée en 1917, dont elle a retrouvé la partition et qu'elle a décidé de créer, fera l'objet d’un documentaire et d’un livre.