Le Journal

Décès de Rolf Urs Ringger

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Le compositeur suisse Rolf Urs Ringger est décédé à l'âge de 84 ans.

Né à Zurich le 6 avril 1935, il a construit sa formation musicale à Küsnacht puis au Conservatoire de Zurich, suivi les cours d'été de Theodor W. Adorno et Ernst Krenek et ceux de composition de Hans Werner Henze et il a étudié la musicologie et la philosophie à l'Université de Zurich, où il a obtenu son doctorat en 1964.
Sa première œuvre a été créée par la Camerata Zurich en 1961. En 1967 et 1968, il s'est rendu à Berlin en tant qu'invité du Service allemand d'échanges universitaires et a également passé beaucoup de temps en Italie. A partir du milieu des années 60, Ringger travailla comme journaliste pour la Neue Zürcher Zeitung, le Tages-Anzeiger et la Weltwoche, entre autres. Ses articles ont porté sur des critiques de concerts et d'albums ainsi que sur des portraits d'artistes. A partir de 1974 en particulier, il a été actif en tant que compositeur et a écrit plus de 100 œuvres pour piano, voix, musique de chambre, orchestre et ballet. Ces concerts ont été joués à l'échelle internationale, notamment à Londres, New York, Francfort-sur-le-Main, Berlin, Munich et Tokyo. Rolf Urs Ringger est décédé le 26 juin 2019.

Radu Lupu nous manque déjà

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L'agent de Radu Lupu (73 ans) l'a confirmé à nos confrères de Scherzo (Espagne) : le pianiste met fin à sa carrière pour des raisons d'âge et de santé.

Petit rappel pour les plus jeunes :
Radu Lupu est né le 30 novembre 1945 à Galati (Roumanie) où il a pris ses premières leçons de piano avec Lia Busuioceanu. En 1959, il reçoit une bourse pour aller étudier au Conservatoire de Bucarest et poursuit sa formation avec Floria Musiecescu et Cella Delavrancea. Au début des années '60, il part au Conservatoire de Moscou avec une autre bourse et travaille avec Galina Eghyazarova, Heinrich Neuhaus et Stanislaw Neuhaus.
Prix Abbiati de l'Association des critiques italiens en 1989, il a remporté le Concours de piano Van Cliburn en 1966, le Concours Geoge Enescu en 1967 et le Concours de piano de Leeds en 1969.
Puis il a offert aux mélomanes la carrière que l'on sait, tant en récital qu'avec les plus grands orchestres : Cleveland Orchestra avec Barenboim, Chicago Symphony avec Giulini, Philharmonie de Berlin avec Karajan, de Vienne avec Muti, Tonhalle de Zurich ou Philharmonique d'Israël avec Mehta, Festival de Salzbourg...
Son répertoire de prédilection ? Les classiques viennois. Schubert est bien triste aujourd'hui.
S'il n'a jamais aimé enregistrer, ce musicien discret, profond, intime et délicat nous laisse heureusement des témoignages qui ont marqué la discographie : Sonates de Schubert, 1er Concerto, 3e Sonate et pièces tardives de Brahms, quelques Schumann.
Merci Monsieur, vous nous manquez déjà.

Brexit vs Beethoven

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A Gloucester, l'annonce de la 9e Symphonie de Beethoven pour clôturer le festival a provoqué une levée de boucliers et des menaces de boycott face à cette "provocation pro-européenne" (sic !).
Alexis Paterson, le directeur général du festival, tempère : les ventes de billets pour le festival sont globalement bonnes même si, pour ce concert-là, elles sont inférieures au niveau habituel d'une soirée de clôture ; mais l'autre œuvre programmée, The Mystic Trumpeter de Gustav Holst, n'est pas de nature à attirer les foules...

 

A Monte-Carlo

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Cet été, c'est la 60e fois que l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo donne rendez-vous aux mélomanes dans la Cour d'Honneur du Palais Princier pour 6 concerts en plein air.
Du 18 juillet au 8 août, Kazuki Yamada, Gianluigi Gelmetti, Lawrence Foster, Alain Altinoglu, Tomas Netopil, Alexander Verdernikov, Nicolai Lugansky, Nelson Freire, Szymon Nehring, Gerhard Oppitz, Josef Spacek, Nora Gubisch s'y retrouveront autour de Mozart, Beethoven, Tchaikovsky, Rachmaninov, Chopin, Dvorak,...

Toutes les informations sur www.opmc.mc

 

 

Chantier à Valence

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A Valence (Espagne), le Palau de la Música est contraint de fermer (encore !) la Sala Iturbi et la Sala Rodrigo pour assurer les réparations qui s'imposent, et de déplacer les concerts du 23e Festival de Jazz. Sans qu'on sache encore si le Palau Electrònic prévu le 14 septembre pourra s'y dérouler puisqu'un examen approfondi doit encore avoir lieu.

Le bâtiment et ses infrastructures appartiennent à la municipalité. Pour ses opposants politiques, celle-ci n'aurait alloué, pour 2019, qu'un budget de 6.000 euros à l'entretien. Quant aux investissements, ils bénéficieraient de... un euro !

Hans Graf à Singapour

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Hans Graf (70 ans) sera le chef principal de l'Orchestre Symphonique de Singapour à partir de la saison 2020-21, succédant à Lan Shui qui a démissionné au début de l'année après 22 ans de bons et loyaux services.

Hans Graf est né en 1949 à Marchtrenk en Autriche et, enfant, il a étudié le violon et le piano. Diplômes de piano et de direction d'orchestre de la Musikhochschule de Graz en poche, il suit les master classes de Franco Ferrara, Sergiu Celibidache et Arvid Jansons.  Il remporte le Concours de direction d'orchestre Karl Böhm en 1979 et fait ses débuts à l'Opéra de Vienne avec Petruschka (Stravinsky) en 1981.
De 1984 à 1994, Graf est à la tête de l'Orchestre du Mozarteum de Salzbourg et ils enregistrent les oeuvres symphoniques de Mozart.
De 1995 à 2003, il dirige l'Orchestre Philharmonique de Calgary et, de 1998 à 2004, l'Orchestre National Bordeaux Aquitaine. En 2001, il prend la tête du Houston Symphony Orchestra où il reste jusqu'en 2013, l'année où il devient professeur de direction d'orchestre à l'Université Mozarteum de Salzbourg.

Plouf !

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Un bref communiqué de presse sur le site des Chorégies d’Orange annonce l'annulation de la soirée de gala du 20 juillet où le Théâtre antique devait accueillir Anna Netrebko et son mari Yusif Eyvazov.

La raison ?  Des circonstances indépendantes de la volonté des producteurs.
C'est un peu court pour un public attiré par les têtes d'affiche et pour une soirée annoncée superlative dans le cadre du 150e anniversaire des Chorégies :  Les plus grandes stars actuelles de l'opéra, la soprano Anna Netrebko et le ténor Yusif Eyvazov, feront leurs débuts cet été aux Chorégies d'Orange. Unique occasion d'entendre, dans la nuit du Théâtre Antique, ce couple maintenant légendaire, qui se donne tout entier au beau chant et à l'amour, à la scène comme à la ville. Une soirée d'exception consacrée aux grands airs et duos d'opéra italiens, accompagnés par les musiciens de l'Orchestre national de Lyon. Un des sommets du rendez-vous lyrique de l'été.

Le couple est actuellement aux Arènes de Vérone où la star fait ses débuts en Leonora d'Il trovatore avec son mari dans le rôle-titre.

Concours International Carl Nielsen de Musique de Chambre 2019

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On connait les candidats au Concours International Carl Nielsen de Musique de Chambre qui se tiendra à Odense (Danemark) du15 au 19 octobre.

Section Quatuors :
- Balourdet String Quartet (Etats-Unis)
- Gyldfeldt Quartett (Allemagne)
- Kleio Quartet (Angleterre)
- Lorne String Quartet (Canada)
- Novo Quartet (Danemark)
- Quatuor Elmire (France)
- Quatuor Mona (France)
- Selini Quartet (Autriche)
- Simply Quartet (Autriche))
- The Julius Quartet (Etats-Unis)

Section Quintettes :
- Auris Ensemble (Autriche)
- Barialro Quintet (Suisse)
- Dandelion Quintett (Allemagne)
- Ensemble Ouranos (France)
- Pacific Quintet (Allemagne)
- Quinteto O’Globo (Espagne)
- Quintette Promenade (France)
- Gunst Quintett (Allemagne)
- Valborg Quintet (Suède)
- V Coloris (Danemark)

Le Concours s'adresse aux ensembles de toutes nationalités jusqu'à l'âge de 35 ans.
Le lauréat de chaque catégorie recevra un montant de 15,000 €

Le jury "Quatuor" : Günter Pichler (Président), Asbjørn NørgaardGunvor SihmBjørg Lewis et David Geber.

Le jury "Quintette" : Bjørn Carl NielsenOle Kristian Dahl,Ulla MiilmannMichael Hasel et Andreas Sundén.

ÇA BALANCE Musique contemporaine 2019

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Ça balance est un programme d'accompagnement musical initié par le Député provincial-Président en charge de la Culture et organisé par Liège Province Culture à l'intention  des jeunes groupes, auteurs et compositeurs belges (jazz, world, rock, pop, hip hop, chanson française, électro, musique contemporaine) qui présentent des compositions originales.

Son objectif est d'améliorer la maîtrise musicale et développer le réseau professionnel des artistes soutenus.
La concurrence au sein du marché musical (belge et étranger) et la reconnaissance par les radios et le public exigent une maîtrise musicale qui requiert formation et pratique. D'où la nécessité de stages, d'ateliers et de séances personnalisés avec des "musiciens conseil" et des coaches chevronnés capables de diagnostiquer les besoins des groupes et de mettre en œuvre un programme pédagogique spécifique et évolutif.
Ça balance propose aussi d'aider les musiciens à développer leur réseau de contacts professionnels pouraméliorer la promotion et la diffusion de leur production.

Un jury de professionnels de la musique se réunit une fois par an pour écouter les candidatures et sélectionner les lauréats.
Ceux-ci bénéficient alors d'un enregistrement en studio, un encadrement par un musicien conseil, des séances de coaching, des ateliers, des master classes et une aide à la promotion et à la diffusion au niveau national et international (France-Canada-Suisse).

Ça Balance Musique contemporaine vient de  publier le résultat de la session 2019.
Parmi les 12 propositions candidates, le jury composé de  Claude Ledoux, Daniel Capelletti, Michel Fourgon,Stijn Boeve, Benoît Mernier, Cédric Hustinx et Robert Coheur (avec Jean-Marc Onkelinx pour Médiateur du jury) a choisi Et sous Mossoul d'Apolline Jesupret
(pour voix, flûte, clarinette percussions, violon, violoncelle et piano) qu'on pourra entendre le 27 novembre prochain au Théâtre de Liège.

En 2012, la jeune belge Apolline Jesupret débute ses études de piano aux Arts2 du Conservatoire royal de musique de Mons dans la classe de Rosella Clini. En plus du répertoire classique, elle s'intéresse à la composition, à l'improvisation et à la théorie musicale et, en 2015, elle entre dans la classe de composition de Claude Ledoux.
Un an plus tard, elle est sélectionnée comme jeune commentatrice pour le Concours Reine Elisabeth de Piano et elle y apporte sa vision analytique de compositrice. En 2017, elle part à Montréal pour une maîtrise en piano et en pédagogie pianistique.
Esprit créatif, Apolline Jesupret met toute son énergie dans des projets qui lui tiennent à cœur : composition de musique de film, œuvres pour piano de jeunes compositeurs, commandes de composition. Auteur, compositeur et interprète, elle est aussi le chef de file du groupe Mademoiselle Apolline, un projet dédié à la chanson française où la poésie et l'humour jouent un rôle majeur dans les textes, et elle est membre du groupe Blind Embrace, spectacle multidisciplinaire d'art numérique et musique contemporaine pour piano quatre mains.

 

 

 

Je vous parle d'un temps...

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Il y a 50 ans, le 5 juillet 1969, un des pianistes les plus importants de la première moitié du XXe siècle décédait à Villach (Autriche).

Wilhelm Backhaus
était né à Leipzig né le 26 mars 1884.  Il est le fils de l'architecte Otto Ferdinand Willibald Backhaus.
Il suit d'abord des cours de piano au Conservatoire de Leipzig avec Alois Reckendorf, puis avec Eugen d'Albert à Francfort.
Il a 11 ans lorsqu'il rencontre Johannes Brahms lors d'une exécution du second concerto par Eugen d'Albert sous la direction du compositeur dont les oeuvres nourriront son répertoire de prédilection, au même titre que Beethoven.
À 16 ans, il se produit pour la première fois dans une tournée de concerts à Londres où il accompagne un chanteur italien. La même année (1900), il est nommé professeur au Royal College de Manchester mais sa popularité de concertiste est telle qu'il réduit ses cours à des classes de maître.
En 1905, il remporte  à Paris le Prix Anton Rubinstein devant Béla Bartók qui termine deuxième.
Le 5 janvier 1912, il fait ses débuts aux États-Unis dans L'Empereur de Beethoven avec Walter Damrosch et l'Orchestre de New York et, l'année suivante, il grave son premier disque : le Concerto de Grieg.

Tout au long de sa vie, il voyagera beaucoup, enchaînant les concerts à un rythme soutenu (ainsin,en 1921, il se produit 17 fois à Buenos Aires en moins de trois semaines).
En 1930, il s'installe à Lugano, enseigne et devient citoyen suisse.

Wilhelm Backhaus est considéré comme l'un des premiers grands pianistes modernes. Son jeu alliant grandeur, pureté, dépouillement stylistique et une expressivité intens l'on fait entrer dans la légende.

Pour le bonheur des mélomanes, il laisse un legs important qui compte, entre autres, la première intégrale des Études de Chopin (1928) considérée aujourd'hui encore comme une référence tout comme son intégrale des Sonates de Beethoven chez Decca.
Il y aura aussi
Bach, Suite anglaise no 6, BWV 811 ; Préludes et fugues BWV 860 & 884 (1956-1957, Decca 433 901-2)
Beethoven, BrahmsMozart (no 27) et Schumann, Concertos pour piano ; Orchestre Philharmonique de Vienne, dir.Hans Schmidt-Isserstedt, Clemens Krauss (Beethoven 4 et 5 en 1951 et 1953), Karl Böhm, Günter Wand (1950 à 1967, 8CD Decca)
Brahms, Concerto pour piano no 2 ; Staatskapelle de Dresde, dir. Karl Böhm no 2 (1939, EMI)
Brahms, Concertos 1 et 2 et Capriccio op. 76/2 ; Intermezzo op. 117/1 ; Rhapsodie op. 79/1 ; Intermezzi op. 116 et 119 ; 6 pièces, op. 118 ; (1953-1967, Decca)
Chopin, Sonate no 2, extraits des Études op. 10/2, 5, 8,10 et 25/1-3, 6-9, 11, Ballade no 1, Mazurkas no 17, 20 et 24, Valse brillante (juillet et septembre 1950, octobre 1952, Testament SBT 1335)
Mozart, Sonates pour piano K.282, 283, 330 et 332 ; Haydn, Sonates Hob.XVI 48 & 52 - (1957-1966, Decca 433 900-2)