Le Journal

370 ans

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Le 23 février 1649 naissait le compositeur baroque anglais John Blow.
D'abord membre du chœur de la Chapelle Royale, il est nommé à 20 ans organiste à l'Abbaye de Westminster puis, en 1674, gentilhomme de la chapelle royale et maître des enfants et, vers 1678, docteur en musique.
Parmi ses élèves, William Croft, Jeremiah Clarke et Henry Purcell qui reprendra son poste d'organiste à Westminster.
En 1687, Blow prend la direction du chœur de la Cathédrale Saint-Paul et plusieurs de ses œuvres y sont interprétées. En 1699, il sera le premier à occuper le poste nouvellement créé de compositeur à la Chapelle royale.
Il écrit surtout de la musique d'église : 110 hymnes, 14 services et 30 odes à diverses occasions, dont l'Ode à la mort de Purcell (1696). En 1700, il publia une série de 50 compositions pour deux, trois et quatre voix avec basse chiffrée "Amphion Anglicus".
Vénus et Adonis, son œuvre la plus célèbre et la seule scénique, est considéré comme le premier véritable opéra anglais.
Mort le 1er octobre 1708, John Blow est enterré à l'Abbaye de Westminster.

Dudamel, le LA Philharmonic et DG

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Le Los Angeles Philharmonic et son directeur Gustavo Dudamel  ont signé un nouveau contrat avec Deutsche Grammophon.
Au programme, l'enregistrement du double album Celebrating John Williams avec des extraits des bandes originales de Star Wars, Harry Potter, Indiana Jones et Tiburón.
DG prévoit aussi un coffret (32 CD et 3 DVD) en édition limitée pour le 100e anniversaire de l'Orchestre philharmonique de Los Angeles. LA PHIL - 100 ANS offrira, entre autres prestations mémorables de l'orchestre, le 4e Concerto pour piano de Beethoven avec Arthur Rubinstein, une des dernières directions d'Igor Stravinsky et un Don Juan de Strauss sous la baguette d'Otto Klemperer.

 

Mademoiselle Julie ouvrira la saison à la BBC

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A la tête du BBC Symphony Orchestra, Sakari Oramo dirigera, en ouverture de la saison prochaine, l'opéra Miss Julie de William Alwyn basé sur la tragédie naturaliste de l'écrivain suédois August Strindberg écrite en 1888 et jugée trop "sulfureuse" par les autorités suédoises. La pièce fut créée à Copenhague en 1889 dans une mise en scène de l'auteur avec son épouse dans le rôle-titre, puis elle fut jouée en Allemagne et en France avant d'être enfin accueillie au Studentteater de Lund en 1906.

Elle inspira un film en 1912 (Anna Hofman-Uddgren) puis un autre en 1951 (Alf Sjöberg). La chorégraphe Birgit Cullberg en a fait un ballet créé à Västerås en 1950 sur une musique de Ture Rangström. C'est en 2005 que Mademoiselle Julie de Philippe Boesmans fut créée à la Monnaie.

Miss Julie de William Alwyn a été donnée à la BBC 1977. Vingt ans plus tard, elle était produite à Norwich, enregistrement à la clé.

Fermeture du "temple"

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A quelques encâblures de l'année consacrée au 250e anniversaire du compositeur, la Maison Beethoven de Bonn sera fermée à la fin de ce mois.
En plus des travaux de rénovation nécessaires, l'exposition sera agrandie, réaménagée et modernisée.
La réouverture est prévue en décembre (on croise les doigts !) et, entretemps, une exposition alternative sera proposée dans le bâtiment voisin.

La Beethoven-Haus Bonn comprend la maison natale du compositeur et les maisons voisinent qui abritent les Archives Beethoven, la bibliothèque et la maison d'édition, ainsi que la Salle de musique de chambre, étonnante et heureuse réalisation sertie dans ce décor.
Le musée a été fondé en 1889 par l'association Beethoven-Haus et ouvert en 1893. Quelque 100 000 visiteurs s'y rendent chaque année.

Encore une distinction pour Elena Mendoza

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La compositrice espagnole Elena Mendoza recevra ce soir le Heidelberger Künstlerinnennenpreis 2019 dans le cadre du concert de l'Orchestre de Heidelberg qui donnera son oeuvre pour orchestre Salón de espejos.

Le Heidelberger Künstlerinnennenpreis a été créé en 1987 par Roswitha Sperber pour mettre en valeur le travail des femmes compositrices. Olga Neuwirth, Kaija Saariaho, Isabel Mundry, Chaya Czernowin et Zeynep Gedizlioğlu l'ont déjà reçu.

Née à Séville en 1973, Elena Mendoza a étudié le piano et la composition à Saragosse avec Teresa Catalán, à Augsbourg avec John Van Buren, à Düsseldorf avec Manfred Trojahn, et à Berlin avec Hanns Peter Kyburz à la Hochschule für Musik Hanns Eisler. Elle montre un intérêt particulier pour les concepts théâtraux touchant au langage, à l'espace et à la musique, et ses oeuvres explorent souvent la dramaturgie et les possibilités timbrales du son. Celles-ci lui ont déjà valu la bourse de l'Akademie Schloss Solitude (2008), le Premio Nacional de Música 2010, le Musikpreis Salzburg 2011 (Förderungspreis) et le Kunstpreis Berlin 2017.

Du nouveau du côté d'Opera Vlaanderen

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Confirmant la rumeur qui circule depuis hier, la violoniste américaine Kristie Su (23 ans) a annoncé aujourd'hui sur les réseaux sociaux qu'elle rejoindra l'Opera Vlaanderen à partir de la saison prochaine, au poste de violon solo.
Kristie Su s'est formée avec Vesna Stefanovic-Gruppman.
Nous pourrons sans doute en dire plus quand Opera Vlaanderen aura fait une communication officielle.

 

Karl Lagerfeld et l'Opéra de Paris

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A Moulins, le Centre national du costume  de scène (CNCS) avait déjà exposé, lors de l'exposition Modes ! A la ville, à la scène (2017), un tutu avec un bustier rayé blanc et noir signé Lagerfeld.
Et le Centre exposera, cette année, des costumes créés par Karl Lagerfeld pour l'Opéra National de Paris.
Delphie Pinasa, directrice du CNCS, explique : Nous sommes actuellement en tractations pour savoir quand nous pourrons exposer les costumes créés pour l'Opéra National de Paris. Ce sera soit pour notre exposition Habiller l'Opéra, costumes et ateliers de l'Opéra de Paris, du 25 mai au 3 novembre 2019,  soit pour l'exposition suivante, Couturiers de la danse, à découvrir du 30 novembre au printemps 2020.

Et elle rappelle encore que Lagerfeld a produit peu de costumes de scène, contrairement à Christian Lacroix ou Yves Saint Laurent, mais que Madame Chanel a davantage créé pour les spectacles.

 

 

Honda Competition, finale en vue

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La troisième édition de la Honda Competition for Classical Music a débuté le 29 novembre dernier et l'épreuve finale aura lieu ce 26 février.
Comme les années précédentes, ce concours destiné aux étudiants des écoles supérieures de musique belges réunira les finalistes dans la grande salle des Conservatoires Royaux de Bruxelles et le mécène Honda Benelux offrira aux trois lauréats un montant total de 16 000 euros.

Des 16 étudiants en fin de cursus ou fraîchement diplômés des huit écoles supérieures participantes (Conservatoire Royal de Liège, Ecole Supérieure des Arts de Mons Arts2, Institut supérieur de musique (IMEP) de Namur, Koninklijk Conservatorium Gent, Koninklijk Conservatorium Antwerpen, Lemmens Instituut Leuven, Conservatoire Royal de Bruxelles, Koninklijk Conservatorium Brussel et School of Arts van de Erasmushogeschool Brussel) qui se sont présentés à l'épreuve précédente, trois jeunes femmes ont été retenues : Pauline Van der Rest (violon - IMEP, Namur), Cassandre Marfin (piano,Conservatoire de Bruxelles), et Marianne Hofman (harpe, Koninklijk Conservatorium Gent).
L'accès aux épreuves est libre et la finale débutera à 18:30.

Pauline Van der Rest (violon) est née à Bruxelles en août 2004. Cadette d’une famille non-musicienne mais mélomane de 7 enfants, elle fait ses débuts avec Valeriya Pavlova au Conservatoire de Namur à 6 ans et elle rejoint Igor Tkatchouk dès l'année suivante, d’abord en privé et, depuis 2016, comme Jeune Talent à l’Imep. En 2012, elle a intégré l’Ensemble des Jeunes Solistes de Belgique dirigé par Ulysse Waterlot et Igor Tkatchouk et elle en est la Concert Master depuis 2015.
Chaque année, Pauline Van der Rest se mesure à des concours internationaux : 1er Prix spécial à Flame (Paris) en 2012, elle y retourne en 2013 et y remporte
à nouveau un 1er Prix ; en 2014, 1er Grand Prix ”Arthur Grumiaux ” au
concours Bravo! (Belgique), et 1ers Prix au Concours Kocian (République Tchèque) et au Concours de musique de Stockholm ; en 2015, 1er prix aux Concours internationaux de Funchal (Portugal) et de Postacchini (Italie). Médaille d’Or avec félicitations du jury au Concours international UGDA (Luxembourg) et Prix Rotary Bruxelles au Concours Breughel en 2016 ; en 2017, 1ers Prix aux Concours de Stockholm et Hambourg, ainsi qu’au Concours Vieuxtemps (Verviers) où elle remporte aussi le Prix du Public. En 2018, 1ers Prix au Concours Grumiaux (Bruxelles), aux Concours d’Odessa (Ukraine), Alion Baltic (Estonie), Classic Academy à Liège (avec le Prix du Public) et Prix de la
meilleure interprétation d’une pièce virtuose au Concours Piccolo Violino Magico en Italie.
Elue Jeune Talent 2019 par la province de Namur, on la retrouve déjà sur les scènes en Belgique, en France, en Suisse, en Turquie, en Allemagne, en Grèce et en Russie (par la fondation Spivakov),....
Si elle est asidue des Masterclass (avec Vadim Tchijik, Alexis Moshkov, Hrachya Avanesyan, Stanislav Pronin, Marco Misciagna, Albert Markov et Aleksey Semenenko), elle poursuit ses études secondaires dans une école de l’enseignement général à Namur, en immersion néerlandais, et elle y obtient d’excellents résultats.

Cassandre Marfin (piano) débute son apprentissage à l'âge de 7 ans et rencontre, à l'Académie de musique de Forest, Eugène Galand qui la guidera jusqu'au Conservatoire Royal de Bruxelles en 2012. Après un Bachelor avec distinction (Eliane Reyes), elle obtient son Master avec Grande Distinction (Dominique Cornil) et participe au Concours des Lauréats du Conservatoire où elle remporte un second prix.
Depuis 2015, elle organise chaque année le Festival des Nocturnes au Conservatoire de Bruxelles et participe, comme chambriste, au Festival Musiq'3 sur la scène des « jeunes talents » et au Festival des Minimes.
En 2016, en formation trio, elle remportait le 1er Prix au Concours de musique de chambre Mathilde Horlait-Dapsens. Et depuis son interprétation d'extraits du Catalogue d'oiseaux d'Olivier Messiaen pour son récital de fin d'études, elle se consacre intensément ce compositeur.

Marianne Hofman (harpe) est née à Arnhem en 1995 et elle joue de la harpe depuis
l’âge de six ans. Après ses premières leçons à l’école de musique d’Arnhem, elle travaille  avec Diana de Vries, elle-même harpiste de l’Orchestre de Gueldre. À 14 ans, la jeune fille intègre la section Jeunes Talents du Conservatoire Artez à Arnhem, chez Mania Smits. Deux ans plus tard, elle est admise à l’École pour Jeunes Talents du
Conservatoire Royal à La Haye et y travaille avec Ernestine Stoop. C'est là qu'elle obtient son degré pré-universitaire (le bac) en 2013 et sa Propédeutique pour la harpe en 2014. Depuis septembre 2014, elle a rejoint la classe d'Arielle Valibouse au Conservatoire
Royal à Gand (School of Arts Gent), obtenu son Bachelor avec Distinction (2017) et son Master avec Grande Distinction (2018) et, toujours avec Arielle Valibouse, elle vise à présent la reconnaissance de soliste "Postgraduate".
Côté Masterclasses, elle a travaillé avec Isabelle Moretti, Isabelle Perrin, Anneleen Lenearts, Anaïse Gaudemard, Fabrice Pierre, Frédérique Crambeling, Petra van der Heide, Lavinia Meijer, Edward Witsenburg, Natalia Shameyeva et Patrizia Tassini.
A son actif aussi, plusieurs prix dans des concours internationaux et des concerts en soliste en Hollande et ailleurs.
Son répertoire compte les Concertos de Glière et Boieldieu, le Morceau de
Concert (op. 154) de Saint-Saëns et les Danses de Debussy (Danse Sacrée et Profane).
Pour cette année académique, elle est Soliste du Youth Orchestra of Flanders.

 

7. INFOR

 

A la Cour d'Angleterre

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Le Prince de Galles a eu fort à faire ces derniers jours. Non seulement il a élevé le baryton Simon Keenlyside au rang de Chevalier, mais il a fait de même avec Thomas Adès tandis que Kiri Te Kanawa -annoblie en 1982- était faite Companion of Honour.

Butterfly, 115 ans

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La première représentation de Madame Butterfly (Puccini), le  à la Scala de Milan (un fiasco !) était dirigée Cleofonte Campanini dans une distribution réunissant la soprano Rosina Storchio (Cio-Cio-San), le ténor Giovanni Zenatello (Pinkerton), le baryton Giuseppe De Luca (Sharpless) et la mezzo-soprano Giuseppina Gianonia (Suzuki).
Mise en scène d'Adolfo Hohenstein, décors de Lucien Jusseaume, Vittorio Rota et Carlo Songa et costumes de Giuseppe Palanti.