Le Journal

Concours International de Cheffes d’Orchestre à Paris

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La Philharmonie de Paris et le Paris Mozart Orchestra organisent la première édition du Concours International de Cheffes d’Orchestre qui se tiendra à la Philharmonie de Paris du lundi 16 au jeudi 19 mars 2020.
Objectifs : donner aux talents féminins la visibilité qu’ils méritent, encourager les vocations et inciter les programmateurs à prendre en compte la diversité de nos sociétés.
Destiné aux cheffes d’orchestre professionnelles de moins de 40 ans, le concours réunira 12 candidates sélectionnées dans le monde entier.
La dotation du concours comprendra plusieurs prix, des engagements professionnels et un accompagnement de carrière.
Pour mettre en valeur la variété des propositions artistiques des candidates, le répertoire proposé pour chacune des épreuves associera des œuvres phares des 19e-20e siècles à une création contemporaine

Le concours sera codirigé par Claire Gibault, directrice artistique et musicale du Paris Mozart Orchestra, et Laurent Bayle, directeur général de la Philharmonie de Paris. Deborah Borda, directrice générale du New York Philharmonic, présidera un jury international et paritaire : trois cheffes et trois chefs d’orchestre.

Et on sait déjà que les premières épreuves se déroulent les 16 et 17 mars à 19h et le 18 mars à 14h30 et à 19h, au Studio de la Philharmonie (entrée libre).

David Afkham à Madrid

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Le jeune chef allemand David Afkham (Fribourg, 1983) sera le chef titulaire de l'Orchestre National d'Espagne (ONE) et directeur artistique de l'Orchestre et du Chœur (OCNE) à partir du 1er septembre. Le contrat est court pour une durée de deux ans, renouvelable pour une troisième année.
Depuis la saison 15-16, il est déjà le chef principal de l'ONE. Au-delà des questions musicales, l'un des premiers défis à relever sera d'élaborer, avec le futur directeur technique (la procédure de sélection est lancée), un nouveau règlement "à convenir avec les musiciens".

L'année Clara Schumann commence bien

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Deux lettres de Clara Schumann ont probablement été découvertes à Stromberg (Rhénanie Palatinat). C'est Marianne Wilbert, la directrice du musée local d'histoire, qui les a reçues d'une famille qui se séparait de vieux papiers.
Ecrites le 4 mai 1883 et le 26 décembre 1887, les deux lettres sont adressées au père d'une de ses élèves de piano qu'elle informe que sa fille avait "très bien joué", puis à qui elle demande un report de l'examen de piano.
Marianne Wilbert a rapidement identifié la signature. Reste maintenant à authentifier les documents.

 

Hans Abrahamsen à l'honneur

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Le compositeur danois Hans Abrahamsen s'est vu attribuer le Léonie Sonning Music Award 2019, un prix de 100 000 euros décerné tous les ans depuis 1965 par la Léonie Sonning Music Foundation de Copenhague à un acteur de la musique classique -compositeur, chef d'orchestre, instrumentiste ou artiste lyrique- qui exerce une influence déterminante dans son domaine précis.
Créé officiellement en 1965 par Léonie Sonning, la veuve de l'éditeur danois Carl Johan Sonning, il avait déjà été attribué en 1959 à Igor Stravinski.
Parmi ceux qui lui ont succédé, on retrouve Léonard Berstein (1965), Benjamen Britten (1968), Dietrich Fischer-Dieskau (1975), Pierre Boulez (1985), Sofia Goubaïdoulina (1999), Alfred Brendel (2002), Arvo Pärt (2008) ou Mariss Jansons (2018).

Né à Copenhague en , Hans Abrahamsen a d'abord joué du cor d'harmonie à l'école puis il étudié la théorie de la musique à l'Académie royale danoise de musique avec, entre autres, Per Nørgård et Pelle Gudmundsen-Holmgreen pour la composition et dont l'inspiration s'est ressentie jusqu'à ce qu'il se rapproche de György Ligeti dans les années '80.
Les premières œuvres d'Abrahamse s'inscrivaient dans la ligne de la Neue Einfachheit (Nouvelle Simplicité) apparue dans les années '60 en réaction à l'aride complexité de l'avant-garde de l'Europe centrale et de l'École de Darmstadt.
Puis il se rapproche d'un certain romantisme avant une décennie de silence dont il sortira avec un style résolument personnel alliant rigueur moderniste et économie de moyens.
Ses œuvres désormais notables sont un concerto pour piano écrit pour sa femme Anne-Marie Abildskov, et la pièce de musique de chambre Schnee.

 

La RAI fait le ménage

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Le 1er janvier 2019, la radio publique italienne Radio 1 Rai a décidé que Fratelli d'Italia, l'hymne national diffusé en ouverture et fermeture des programmes, ne le sera plus dans la version de l'Orchestre philharmonique de Berlin et Claudio Abbado. Elle est remplacée par celle de l'Orchestre Symphonique de la Rai (Turin) dirigée par Fabio Luisi et enregistrée le 16 décembre 2018.

 

K.-H. Steffens à Prague

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Karl-Heinz Steffens a été nommé directeur musical de l'Opéra national de Prague.
Il prendra ses fonctions en août 2019.

Karl-Heinz Steffens, chef d'orchestre et clarinettiste, est né à Trèves en  Il a étudié la clarinette avec Ulf Rodenhäuser à Stuttgart et a fait ses armes à l'Opéra de Cassel, à celui de Franckfort, à l'orchestre de la radio bavaroise et à la Philharmonie de Berlin. Professeur d'instrument à l'école Hanns Eisler de Berlin de 2001 à 2008, il décide de se consacrer entièrement à la direction et il est nommé à Halle (2007-13) puis àla Deutsche Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz à Ludwigshafen où il glâne de nombreuses récompenses. Comme chef invité, il a travaillé avec l'Orchestre symphonique de la radio Bavaroise, le Philharmonique de Berlin, le Philharmonique de Munich, le Philharmonia, le Philharmonique de Stockholm, le Symphonique de Vienne, l'Orchestre de la Tonhalle de Zurich, l'Orchestre symphonique de Birmingham, le Symphonique de Bournemouth, et l'Orchestre de Hallé au Royaume-Uni, les orchestres de la Radio de Berlin, Cologne, Francfort, Hambourg, Hanovre, Leipzig et Stuttgart. Puis il fait ses débuts à Turin et Lisbonne et avec l'orchestre du Maggio Musicale de Florence, est réinvité par l'Orchestre philharmonique de Radio France, celui de Monte-Carlo, de la Radio de Berlin et les orchestres philharmoniques de Dresde, Helsinki et des Pays-Bas. Il dirige le Philharmonia de Londres pour un cycle des Symphonies de Brahms avec le Requiem allemand.

Prix européen de la musique sacrée

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Le compositeur britannique John Rutter vient de se voir attribuer le 21e Prix européen de musique sacrée en reconnaissance de ses grands services à la musique sacrée.
John Rutter est actuellement un des représentants les plus importants et les plus populaires populaires du genre. Parmi ses plus grands "succès", citons le Gloria, le Requiem, le Magnificat, la Messe des enfants ainsi que la musique chorale sacrée qui prend régulièrement place lors d'occasions spéciales pour la famille royale britannique.
Le Festival Européen de Musique Religieuse Schwäbisch Gmünd -qui décerne le prix- organise cet été une "Journée du Chant" avec John Rutter (18 juillet).

Le Prix européen de la musique sacrée est doté de 5 000 euros. Depuis 1999, il honore des interprètes et compositeurs de haut rang pour leurs œuvres pionnières dans le domaine de la musique sacrée. Parmi les lauréats précédents figurent les compositeurs Petr Eben, Sofia Gubaidulina, Klaus Huber, Arvo Pärt, Younghi Pagh-Paan, Krzysztof Penderecki, Wolfgang Rihm, Dieter Schnebel, Sir John Tavener et Hans Zender. Les autres sont Frieder Bernius, Marcus Creed, Eric Eric Ericson, Hans-Christoph Rademann, Helmuth Rilling, l'organiste Daniel Roth, le chambriste Peter Schreier, le musicologue, chef et compositeur Clytus Gottwald, Godehard Joppich, musicologue grégorien et le Thomanerchor Leipzig.

Quand Archipel devient Archip-elles

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On peut considérer qu'aujourd'hui, sur le «marché» mondial de la musique, 30 à 35% des artistes émergeants sont des femmes. Les 15% manquant pour atteindre l'équilibre naturel des genres s'explique partiellement par les disparités géographiques, culturelles, mais indéniablement aussi par une difficulté spécifique à la poursuite d'une carrière artistique en tant que femme, affirme Marc Texier qui dirige le festival genevois dédié à la musique contemporaine.
Pour ne pas attendre que l'évolution naturelle des sociétés corrige ce déséquilibre et pour agir concrètement, Archipel 2019, rebaptisé Archip—elles, sera entièrement consacré aux femmes. Un acte symbolique pour montrer qu'il est possible, souhaitable et facile d'offrir plus de place aux créatrices vu la profusion de talents féminins.
Ce sont 45 compositrices de 27 pays, de tout âge et aux horizons et aux esthétiques diverses, qui font le programme de ce mois de mars.
On retrouvera ainsi, entre autres, Ruth Crawford-Seeger pour un quatuor à cordes de 1931, Sofia Goubaïdoulina, Kaija Saariaho, la Nord-Coréenne Chia-Ying Lin, la Sud-Coréenne Dae Boo ou l' Irlandaise Jennifer Walshe.

Les Prix Berenberger de la Culture

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Depuis 1990, le Prix Berenberg de la Culture est décerné chaque année à Hambourg à de jeunes artistes. L'objectif est de mettre en valeur la valeur culturelle de la ville.

Doté de 10.000 euros, le Prix Berenberg 2019 va à la harpiste Anaëlle Tourret.
Née en France en 1992, elle a travaillé à la Hochschule für Musik und Theater Hamburg avec Xavier de Maistre jusqu'en 2016. En 2015, elle emportait le 2e Prix d'un concours de harpe organisé en Israël. Depuis, elle s'est produite en soliste et en musique de chambre, et elle est actuellement harpiste soliste du NDR Elbphilharmonie Orchestra.

Des bourses ont également été attribuées au trompettiste colombien Alejandro Orozco Hincapíe et à la soprano russe Irina Bogdanova.

 

Bonne nouvelle pour l'Orchestre d'Auvergne

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Avec son "voisin" l'Orchestre national de Lyon, il font de la région Auvergne Rhône-Alpes la troisème à disposer de deux orchestres nationaux, après l'Occitanie (Orchestre national de Montpellier Occitanie Pyrénées-Méditerranée et Orchestre national du Capitole de Toulouse) et les Hauts de France (Orchestre de Picardie et Orchestre national de Lille).