Le Journal

Prix Robert Schumann 2018

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Le Prix Robert Schumann pour la poésie et la musique 2018 va au compositeur, chef d'orchestre et clarinettiste allemand Jörg Widmann.
L'Académie des Sciences et des Lettres de Mayence l'a choisi annoncé que Widmann pour son "travail remarquable", la "curiosité irrépressible" et la recherche de nouveaux genres musicaux dont témoignent ses compositions.
Le prix est décerné tous les deux ans et doté de 15 000 euros.

Jörg Widmann est né à Munich en.
Il a étudié la composition avec Hans Werner Henze, Heiner Goebbels et Wolfgang Rihm. Wolfgang Rihm et  Aribert Reimann lui ont d'ailleurs dédié des concertos pour clarinette.
En 2007, Pierre Boulez a dirigé son œuvre pour orchestre Armonica, et ses quatuors à cordes ont été joués par le Quatuor de Leipzig, le Quatuor Arditti et le Quatuor Artemis.
Jörg Widmann enseigne actuellement la composition à la Musikhochschule de Freiburg.

 

Simon Höfele a été distingué

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Le trompettiste Simon Höfele remporté le Prix de musique de la Verband der Deutschen Konzertdirektionen (VdKD) doté de 10.000 euros.
Ce prix annuel est décerné alternativement à de jeunes musiciens et des ensembles qui contribuent au développement d'une vie musicale innovante, de qualité et diversifiée en Allemagne. Le lauréat est choisi parmi les suggestions faites des membres de l'association.
Joseph Moog, Natalia Gutman, Felix Klieser, Alexej Gerassimez, Alice Merton et le Quatuor Asasello comptent parmi ses prédécesseurs.
Pour le Jury, Simon Höfele est un trompettiste techniquement exceptionnel, virtuose, polyvalent et d'une grande présence scénique énorme. Par ses programmations intelligente et ses commandes à de jeunes compositeurs, il contribue à la promotion de la musique contemporaine. Le jury salue aussi son investissement politico-culturel dans l'association Kunstverlust qu'il a fondée et qui s'engage activement pour l'art et contre sa destruction.

Simon Höfele (°Darmstadt, 1994) débute la trompette à l'âge de 7 ans dans sa ville natale puis il se tourne vers Reinhold Friedrich qui l'admet dans sa classe à la Musikhochschule de Karlsruhe alors qu'il n'a que 14 ans. Membre de l'Orchestre fédéral des jeunes, de l'Orchestre des jeunes Gustav Mahler et de l'Académie d'orchestre du Festival de musique du Schleswig-Holstein, Simon Höfele a suivi des cours avec l'Ensemble Modern et l'Ensemble German Brass et a été formé par des professeurs renommés. Il a déjà reçu plusieurs prix et joue régulièrement avec de grands orchestres.

La Verband der Deutschen Konzertdirektionen a été fondée à Hambourg en 1946 pour soutenir les concerts privés en Allemagne. Elle réunit plus de 200 agences, promoteurs de concerts et fondations.
Le 1er janvier prochain, elle fusionnera avec le Bundesverband der Veranstaltungswirtschaft pour former le BDKV, l'Association fédérale de l'industrie des concerts et événements forte de 500 membres.

Applaudissements libres

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Vous ne pouvez-vous faire une annonce pour dire au public de ne pas applaudir avant la fin des symphonies ?  Réponse laconique du public et de la Philharmonie de Paris : Non.

Anecdotique ? Non, car ces applaudissements révèlent qui, dans le public, est un habitué de la musique classique.
Et pour la Philharmonie, c'est un signe qu'elle touche de nouvelles personnes, qui ne maîtrisent pas les codes habituels de la musique classique dont celui de ne pas applaudir entre les mouvements d’une œuvre. Et celui-ci fait débat, même chez les initiés.

Petit retour dans le temps.
A l'époque de Mozart, les manifestations de joie quand on appréciait la musique étaient monnaie courante.
Mais au 19e siècle, les compositeurs romantiques ont souhaité qu’on apprécie leurs œuvres en entier et les salles ont alors engagé des "claqueurs" qui régulaient les applaudissements.
Au début du 20e siècle, c'est Wagner qui lance une nouvelle mode : son œuvre est sacrée et réclame le silence, on plonge le public dans le noir.
On est plus souple aujourd'hui et personne n'est surpris par une ovation à la fin d’un beau solo à l’opéra. Mais gare à celui qui fera de même au concert de musique symphonique.

La Philharmonie de Paris, en tout cas, a pris position : ne pas se crisper sur cette règle et permettre au public de se laisser porter par ses émotions.

Vaste recherche sur l’apprentissage de la musique

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Il s'agit, nous dit l'auteur, d'explorer les dynamiques d’apprentissage qui se cachent derrière le vaste programme d’éducation musicale Demos. Mis en place depuis quelques années, ce dispositif à forte dimension sociale permet d’approcher et d’intégrer, dans une trentaine d’orchestres français, près de 3000 jeunes de 6 à 12 ans issus de quartiers défavorisés.
Leurs expériences pédagogiques et leurs modalités d’intégration du savoir seront observées, analysées et collectées par un groupe de scientifiques aguerris. Nous avons renoncé à une approche de laboratoire, note Donald Glowinski, chercheur et pilier du projet. À l’observation par échantillons, dans un milieu contrôlé, nous avons préféré le terrain, où nous allons rencontrer un grand nombre d’enfants.
Déjà opérationnelle dans des zones d’éducation prioritaire (ZEP) des Yvelines, de la Seine-Saint-Denis et de la région lyonnaise, l’équipe procède en s’appuyant sur un dispositif et des protocoles qui se veulent ludiques. Téléphones portables ou iPod fixés aux articulations sont les principaux outils principaux pour récolter les données qui viendront alimenter une banque de données conséquente. L’exploration se prolongera durant trois ans et, au-delà des rapports, elle gratifiera les enseignants actifs sur le terrain d'un ensemble d’outils pour faciliter la transmission des savoirs.

Le Prix Ernst von Schuch 2018

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La Fondation de la famille Ernst Edler von Schuch a décerné le Prix Ernst von Schuch 2018 au chef d'orchestre Gabor Hontvári.
Ce prix, décerné pour la cinquième fois cette année, est doté de 2 000 euros.

Gabor Hontvári (° 1993), est boursier du Forum des chefs d'orchestre du Conseil allemand de la musique depuis 2016. Après sa licence en direction orchestrale et chorale à la "Franz Liszt Music Academy" de Budapest, il a travaillé avec Nicolás Pasquet et Gunther Kahlert à la Hochschule für Musik "Franz Liszt" de Weimar. Il a remporté le 1er prix du Concours de direction d'orchestre des universités d'Allemagne centrale après celui du Concours international "Lantos Rezsö" pour jeunes chefs de chœur.
Récemment, il a dirigé des concerts avec la Bayerische Kammerphilharmonie, le MDR Sinfonieorchester, la Jenaer Philharmonie, la Weimarerer Staatskapelle, le MAV Symphonieorchester Budapest, le Philharmonisches Orchester Györ; il a travaillé avec des chefs tels Nicolás Pasquet, Andreas Schüller, Rasmus Baumann, Alessandro de Marchi et suivi des masterclasses auprès de Lutz Köhler, György Vashegyi et Peter Eötvös, actuel compositeur de la Staatskapelle Dresde.

Le Prix Ernst von Schuch est décerné à la mémoire du chef d'orchestre Ernst Edler von Schuch (1846-1914), qui a passé plus de 40 ans à l'Opéra de la Cour de Dresde et qui a dirigé la Chapelle royale de musique (aujourd'hui Staatskapelle) de Dresde comme directeur musical général avec une influence décisive sur la vie musicale et théâtrale du ville.
La Fondation de la famille Ernst Edler von Schuch s'efforce avec ce prix de soutenir les jeunes chefs d'orchestre et d'ancrer la mémoire d'Ernst von Schuch à Dresde. et de la porter dans le futur.

Tass a annoncé le décès de Boris Temirkanov

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Les médias d'Etat russes ont annoncé le décès, à l'âge de 82 ans, du compositeur et chef d'orchestre Boris Temirkanov. Il était le chef principal de l'orchestre symphonique de la Philharmonie d'Etat Kabardino-Balkarie et le frère aîné du chef de Saint-Pétersbourg, Yuri Temirkanov.

Artiste du Peuple reconnu dans son pays, Boris Temirkanov a été le premier à écrire des concertos pour l'harmonica kabardien.
Il a aussi dirigé l'Union des compositeurs de la République.

L’UER à Ars Musica 2018

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À l’occasion du Festival Ars Musica 2018, le groupe Ars Acustica de l’UER (L’Union Européenne de Radio-Télévision) est invité à Bruxelles avec le soutien de Wallonie-Bruxelles Musiques et des rencontres sont organisées pour le secteur de la création radiophonique.
Le Groupe Radio Ars Acustica est une plateforme européenne de l'UER dédiée à l’art de la radio de manière transdisciplinaire, à toute  création radiophonique développant plus spécifiquement le langage sonore (paysage sonore, poésie sonore, hoerspiel, composition électroacoustique, etc). Il sert de principal nœud d’échange pour la production artistique radiophonique. Pour Ars Acustica, la création artistique est nécessaire au développement de la radio et, de manière plus générale, au développement des nouveaux médias et à leurs modes d’écoute contemporains.
Les producteurs présents pour les rencontres sont Adriana Kramaric (HRT - Croatie), Likar Igor (RTV SLO - Slovénie), Miguel Álvarez-Fernández (Espagne), Radoman Kanjevac (RTS, Serbie), Ladislav Železný et Jan Trojan (République Tchèque) et
Marcus Gammel (Deutschlandradio - Allemagne)

Biennale de musique contemporaine, Ars Musica se déroulera à Bruxelles du 9 novembre au 2 décembre : 63 concerts, 23 lieux et un mot-clef, Inouïe.

La leçon de Barbara Hannigan

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La diva canadienne, lauréate du Prix Rolf Schock (Suède) et donc bénéficiaire de sa riche dotation, a déclaré qu'elle destine celle-ci à Equilibrium Arts, l'organisation de mentorat qu'elle a fondée.

Elle s'en est largement expliquée :

Enfant, dans le village de Waverley,en Nouvelle-Écosse, la musique m'appelait. Mes parents ont élevé cette petite fille qui aimait chanter, ils m'ont appris la régularité et la discipline dans le travail, m'ont encouragée à faire des heures de pratique même quand je ne me sentais pas inspirée et ils ont cherché avec moi les professeurs et les mentors qui allaient m'aider à développer mes compétences.
Plus récemment, la direction d'orchestre a pris une place particulière à côté du chant. Dans les deux activités, je rejoins mes collègues musiciens soucieux de résonner avec l'oeuvre du compositeur, ensemble au service de la partition, et de partager cette concentration sonore avec ceux qui nous écoutent.
Et travailler avec des compositeurs vivants est une expérience particulièrement gratifiante.

Je suis très heureuse d'être encore en scène à 47 ans et je constate que je fais largement partie des aînés à l'opéra.
Il y a quelques années, un collègue à qui je faisais remarquer que nous nous ressemblions m'a gentiment répondu : Oui, tu ressembles à ma mère. Le réveil !
Il était temps d'ajouter une corde à mon arc. Et avant même de m'en rendre compte, j'avais créé une initiative de mentorat pour les jeunes musiciens professionnels que j'ai décidé d'appeler Equilibrium.

L'objectif d' Equilibrium est d'accompagner les jeunes artistes au début de leur carrière, les aider à mettre en place la discipline et l'éthique de travail indispensables pour que leur passion pour la musique reste au cœur celle-ci au-delà des défis musicaux et non musicaux auxquels ils seront confrontés.

La plupart des musiciens commencent leur carrière lorsque, enfants, ils "jouent" littéralement de la musique, puis ils poursuivent leur rêve dans la joie et l'abandon. La frontière est floue entre la musique comme activité extrascolaire et la formation professionnelle. Et soudain, ils se retrouvent devant les premières années de leur carrière. Même accepter le mot professionnel, c'est intimidant. Et les jeunes artistes sont sans cesse confrontés à une muraille de défis : nouveaux collègues, villes et langues étrangères, choix du bon répertoire, effets des voyages et de la solitude, éloignement des amis et de la famille, effets psychologiques des critiques dans les journaux et sur Internet. Alors qu'ils essaient juste de rassembler assez d'argent pour payer leur loyer et leur billet d'avion pour l'audition suivante avant de devoir souvent faire face à une déception alors même que leur compte en banque est presque vide. Ils doivent apprendre à gérer leur temps et leurs priorités sans l'horaire imposé des conservatoires ou écoles d'opéra. Et beaucoup d'entre eux essaient de trouver leur voie sans agent pour les aider à décider des engagements à accepter et dans quelles conditions.
Ces défis persisteront au cours de la carrière mais ils sont particulièrement difficiles et troublants au début d'une carrière. Il faut que ces jeunes artistes comprennent que les artistes qu'ils admirent, les artistes comme moi, assez âgés pour être leur mère ou leur père, ont aussi eu des moments où ils étaient prêts abandonner, des périodes où ils n'ont pas pu résister aux pressions extérieures pour que qu'ils acceptent des compromis qui ont bousculé leur équilibre, des périodes de triomphe public mêlées d'incertitudes personnelles et vice versa.
Lorsque nous prenons le temps d'encadrer nos jeunes collègues et de partager avec eux les méthodes que nous avons développées (dont plusieurs fonctionnent !), nous les aidons à traverser cette période difficile et à revenir au cœur de ce que c'est que d'être musicien.

Je me rends compte à quel point les mentors ont été importants dans mon propre développement, et encore aujourd'hui. Il y a une limite à ce que l'on peut apprendre de Google... Nous devons nous connecter avec les gens, cœur à cœur ! Nous devons nous raconter nos histoires, partager et transmettre nos connaissances.

Cette année, Equilibrium compte 24 jeunes musiciens : 20 chanteurs et 4 chefs d'orchestre. Sélectionnés parmi plus de 350 candidats, ces artistes (talentueux, disciplinés, curieux et courageux) viennent de 12 pays, de la Guadeloupe au Canada en passant par l'Australie. Trois sont suédois ! Notre travail ensemble est fait de retraites, d'ateliers intensifs, de prestations publiques avec des orchestres de haut niveau en Europe et en Amérique du Nord.

 

Concours Joseph Joachim, le palmarès

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La 10e édition du Concours International de violon Joseph Joachim (Hanovre) vient de se terminer avec un 1er Prix au Canadien Timothy Chooi (24 ans).
Le 2e Prix va à l'Ukrainien Dmytro Udovychenko et le 3e Prix étant à la Franco-Néerlandaise Cosima Soulez Larivière.