Le Journal

Décès de Sergio Segalini

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On vient d'apprendre le décès de Sergio Segalini hier, à l’âge de 73 ans.
Critique dont la plume féroce faisait un critique particulièrement redouté (Opéra Magazine), il fut rédacteur en chef du magazine Opera International de 1979 à 2003.

Né à Castell'Arquato (Italie), il s’était installé en France et avait obtenu un diplôme de musicologie à la Sorbonne. Il fut directeur artistique de la Fenice (Venise) : J’associe le souvenir de Sergio Segalini, grand connaisseur de la musique et du bel canto, au jour où, sous sa direction musicale, la Fenice a ressuscité avec la Traviata. Cette œuvre est devenue le symbole de la renaissance de notre théâtre, a déclaré son directeur artistique actuel, Fortunato Ortombina.

Sergio Segalini fut aussi directeur artistique de plusieurs festivals dont celui de Martina Franca, en Italie, pendant 16 ans. Et les ouvrages qu'il a consacrés aux artistes (Maria Callas, Teresa Berganza ou Giacomo Meyerbeer) sont autant de témoignages de son amour pour l’art lyrique.

Le palmarès de Montréal

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Au Concours de Montréal, c'est le ténor coréen Mario Bahg qui a remporté le 1er Prix dans la catégorie Aria et le baryton John Brancy dans la catégorie Mélodie.
Les 2e Prix vont à Emily D’Angelo (Aria) et Julien van Mellaerts (Mélodie), et les 3e Prix à Konstantin Lee et Clara Osowski.

David Garett doit encore annuler

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Le violoniste David Garrett doit encore annuler ses concerts pour les trois prochains mois : il est contraint de se ménager encore pour récupérer de son opération d'une hernie discale.
Il devrait retrouver les scènes à la mi-septembre.

L'autre Scala

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La Scala de Paris va renaître le 11 septembre 2018, après une vingtaine d'années de fermeture. Frédérc Biessy, son directeur général, est tombé amoureux du 13 boulevard de Strasbourg (10e arrondissement).

Consacré à toutes les disciplines, des arts plastiques à la musique contemporaine, le théâtre sera doté de 220 panneaux acoustiques variables, un gradin rétractable et une jauge modulable de 550 places pouvant aller jusqu'à 750. L'architecture d'intérieur est signée Richard Peduzzi, collaborateur fétiche de Patrice Chéreau, et l'acoustique de Philippe Manoury. Rodolphe Bruneau-Boulmier, compositeur et producteur, partie de l’équipe en tant que conseiller musique.

Rien à voir avec la Scala de Milan.
Fondé en 1873 par une veuve fortunée, il fut d’abord un music-hall avant de connaître plusieurs vies. Ce qui est prodigieux dans l'histoire de ce lieu, c'est qu'à chaque fois, quelqu'un a détruit intégralement ce qu'il y avait avant et inventé quelque chose qui était à la pointe de l'innovation, explique Frédéric Biessy.
A la fin du 19e siècle, c'était le lieu où il fallait passer si on voulait être consacré super vedette, explique Olivier Schmitt, conseiller artistique du projet. Mistinguett, Mayol, Fréhel ou Yvette Guilbert s'y sont produits.
Avec la Première Guerre Mondiale vint la première vague des destructions et reconversions de théâtres parisiens et la Scala devient en 1915 un théâtre de boulevard où sont repris tous les succès de Feydeau, poursuit-il.
Avec l'apparition du cinéma parlant dans les années 30, le théâtre se reconvertit et diffuse des films français et américains en exclusivité.
Dans les années '70, quand le cœur économique de Paris s'est déplacé et que le quartier d'affaires a périclité, la Scala devient le premier multiplexe pornographique avec cinq salles, 800 fauteuils, attirant dès lors prostitution et drogue.
En 1999, la plus grande église baptiste brésilienne, l'Eglise universelle du royaume de Dieu l'achète mais jette l'éponge quand la Scala est finalement classée lieu de culture.

Fermé jusqu'en 2016, il est alors racheté par Frédéric et Mélanie Biessy (à la tête d'un fonds d'investissement lucratif de 3,8 millions d'euros) qui se lance dans l'aventure.
Le metteur en scène Thomas Jolly, Le Balcon, Bertrand Chamayou, Les Cris de Paris, Robert Negro et Emile Parisien, le jongleur et acrobate Yoann Bourgeois la dramaturge Yasmina Reza figurent parmi les artistes au rendez-vous pour cette première saison qui débutera le 11 septembre 2018.

 

Mikis Theodorakis honoré à Salzbourg

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Le compositeur grec Mikis Theodorakis est désormais Docteur Honoris Causa de l'Université de Salzbourg. Mise à l'honneur de sa musique intemporelle et son engagement en faveur des droits de l'homme.

Mikis Theodorakis est né en 1925 sur l'île grecque de Chios.
Pendant l'occupation de la Grèce, il a rejoint la résistance contre l'Allemagne, l'Italie et la Bulgarie. En 1944, il a pris part à la bataille d'Athènes contre les Britanniques, ce qui a conduit à son arrestation en tant qu'opposant au régime en 1947. Après deux ans de prison, il est diplômé du Conservatoire d'Athènes.
En 1954, il émigre à Paris où il termine ses études.
En 1967, il s'oppose à la nouvelle dictature en Grèce et il est à nouveau arrêté et torturé. En 1970, Jean-Jacques Servan-Schreiber réussit à persuader le gouvernement grec d'exiler Theodorakis.
A la fin de la dictature, il a été célébré par les Grecs comme un héros.
En 1983, il a reçu le Prix Lénine pour la paix. Avant Salzbourg, il a été honoré par les universités de Montréal, Thessalonique, Volos, Tel Aviv et Istanbul.
La musique du film Zorba le Grec est l'une de ses œuvres les plus célèbres mais on lui doit aussi des symphonies, des cantates, des ballets et des opéras... sans oublier ses chants de rébellion contre la dictature des colonels.

Le gouffre de Padirac et les fêtes de la Musique

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Finalistes à Montréal

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Le CMIM a publié les noms des finalistes.

Dans la catégorie Aria, il s'agit de
- Emily D'Angelo (Canada - Italie), mezzo-soprano
- Andrew Haji (Canada), ténor
- Konstantin Lee (Corée du Sud), ténor
- John Brancy (États-Unis), baryton
- Mario Bahg (Corée du Sud), ténor
- Mikhail Golovushkin (Russie), basse

Dans la catégorie Mélodie :
- John Brancy (États-Unis), baryton
- Clara Osowski (États-Unis), mezzo-soprano
- Gemma Summerfield (Royaume-Uni), soprano
- Julien Van Mellaerts (Nouvelle-Zélande - Royaume-Uni), baryton.

Mariss Jansons honoré à Vienne

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Mariss Jansons vient d'être nommé Membre d'Honneur de l'Orchestre Philharmonique de Vienne.
Le chef letton a dirigé le Philharmonique pour la première fois en 1992 . Depuis lors, il l'a dirigé à 110 reprises dont trois concerts du Nouvel An (2006, 2012 et 2016), sa participation au Festival de Salzbourg à l'été 2017 et c'est pour Lady Macbeth von Mzensk (Chostakovitch) qu'ils ont "fait" ensemble leur premier opéra.

Mariss Jansons est né le 14 janvier 1943 à Riga (Lettonie). Il a étudié le violon, le piano et la direction d'orchestre au Conservatoire de Leningrad puis il a poursuivi ses études en Autriche à partir de 1969, entre autres avec Herbert von Karajan. En 1973, il est nommé directeur adjoint de l'Orchestre Philharmonique de Leningrad. De 1979 à 2000, il dirige l'Orchestre Symphonique d'Oslo. Au fil du temps, on le retrouve avec l'Orchestre Philharmonique de Londres et à l'Orchestre symphonique de Pittsburgh, avec le Chœur et l'Orchestre Symphonique de la Bayerischer Rundfunk (BR),...

Nikolaus Harnoncourt, Rudolf Buchbinder, Seiji Ozawa, Georges Prêtre et Leonard Bernstein sont, eux aussi, Membres d'Honneur de l'Orchestre Philharmonique de Vienne.

La naissance de Jupiter

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A tout juste 30 ans, le luthiste Thomas Dunford lance son propre ensemble musical. Baptisée Jupiter, cette formation rassemble, entre autres, la mezzo-soprano Lea Desandre, le claveciniste Jean Rondeau, le violoncelliste Bruno Philippe, l’altiste Jérôme Van Waerbeke et le bassoniste Peter Whelan J’ai souhaité réunir un collectif de musiciens exceptionnels de la nouvelle génération, rencontrés au cours de collaborations avec de nombreux ensembles, explique Thomas Dunford.
Après avoir travaillé avec les grands noms du répertoire baroque, il souhaite rendre hommage à cet héritage : La musique ancienne a connu une grande période de redécouverte grâce à des pionniers, William Christie, Philippe Herreweghe, Jordi Savall, avec lesquels j’ai eu la chance de travailler. Il est aussi de notre responsabilité, génération ayant grandi avec cette musique, de continuer à la faire vivre tout en la rendant plus moderne, en montrant à quel point elle peut être accessible et combien elle peut toucher.
Premier concert ce mois-ci avec un  florilège d’airs et de concertos de Vivaldi, un programme qui sera enregistré à l’automne pour Alpha Classics.

Un sacré pari

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Au mois de juillet, le Festival Radio France Occitanie Montpellier et France Musique lancent un pari un peu fou : interpréter et enregistrer les 555 sonates de Domenico Scarlatti.

Scott Ross reste à ce jour le seul claveciniste à avoir enregistré l’intégrale des sonates de Scarlatti. En 1985, Scott Ross a pris plus d’un an pour tout enregistrer au studio 107 de la Maison de la Radio ainsi qu'au château d’Assas (Hérault), un lieu auquel il était tellement attaché qu’après sa mort, ses cendres ont été dispersées dans le parc.

Cette fois, il n’y aura pas un, mais 30 clavecinistes engagés dans le projet : les 555 sonates données en concert dans 13 lieux (parfois privés ou fermés au public) à travers la région Occitanie, captées et filmées pour être ensuite diffusée sur France Musique.

Partenaire actif de cette organisation, le claveciniste Frédérick Haas : J’ai suggéré au festival des noms de clavecinistes qui avaient déjà enregistré l’oeuvre de Scarlatti et je les ai contactés. Ils étaient tous très enthousiastes. Avec trente musiciens, la mise en place est plus aisée et apporte un petit plus : On aura 30 visions de l’oeuvre de Scarlatti. Chacun peut s’emparer des sonates, ce qui donne une certaine coloration au projet. Ce sera comme une grande réunion de famille.

Les clavecinistes qui participent au projet sont Jean-Marc Aymes, Enrico Baiano, Olivier Baumont, Carole Cerasi, Violaine Cochard, Francesco Corti, Bertrand Cuiller, Arnaud de Pasquale, Aurélien Delage, Mathieu Dupouy, Paola Erdas, Cristiano Gaudio, Maude Gratton, François Guerrier, Luca Guglielmi, Kazuya Gungi, Frédérick Haas, Jean-Luc Ho, Béatrice Martin, Lars-Ulrik Mortensen, Giulia Nuti, Olga Pashchenko, Thomas Ragossnig, Mario Raskin, Jean Rondeau, Mayako Sone, Miklos Spanyi, Justin Taylor, Kenneth Weiss et Paolo Zanzu.