Le Journal

Le Concours Isaac Stern 2018

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Les inscriptions à la 2e édition du Concours International Isaac Stern à Shanghai sont ouvertes. Les épreuves se dérouleront du 10 août au 1er septembre 2018. 
Il est ouvert aux violonistes de toutes nationalités âgés de 18 à 32 ans et le Premier Prix recevra US $100,000. 
La composition du jury 2018 est connue. Il s'agit de David Stern, Vera Tsu Weiling, Zakhar Bron, Martin Campbell-White, Glenn Dicterow, Augustin Dumay, Daniel Heifetz, Emmanuel Hondré, Sreten Krstic, Weigang Li, Siqing Lu, Dora Schwartzberg, Philip Setzer, Maxim Vengerov and Lina Yu.

Les finalistes du Concours Isang Yun

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Les 4 finalistes du Concours International de violon IsangYun 2017 de Tongyeong (Corée du Sud) sont :
- Nigel Armstrong (États-Unis)
- Ji Won Song (Corée du Sud)
- Eimi Wakui (Japon)
- Nancy Zhou (États-Unis)
Le jury est composé cette année de Michael Haefliger (Président), Pierre Amoyal, Ju-Young Baek, Pavel Berman, Ida Kavafian, Boris Kuschnir, Kyoko Takezawa, Gerhard Schulz et Vera Tsu Wei-Ling.
Le Premier Prix reçoit un montant de 30 000 000 KRW (22.500 Euros).

Le Concours est organisé depuis 2003 par la Fondation Internationale de Musique de Tongyeong, en hommage au compositeur coréen Isang Yun (1917-1995). 
Né à Sancheong (aujourd'hui en Corée du Sud) en 1917, Isang Yun s'intéresse tôt à la musique et commence à l'étudier en 1933. Au milieu des années 1930, il rejoint l'Osaka College of Music puis, en 1938, il va travailler avec Tomojiro Ikenouchi à Tokyo.
Quand le Japon s'engage dans la Seconde Guerre mondiale, il retourne en Corée, prend part au mouvement indépendantiste coréen et sera  emprisonné par les Japonais en 1943.
Après la guerre, il s'engage dans l'aide sociale, crée un orphelinat pour les orphelins de guerre et enseigne la musique à Tongyeong et à Busan. Après l'armistice qui met fin à la guerre de Corée (1953), il commence à enseigner à l'Université Nationale de Séoul. En 1955, il reçoit le Seoul Culture Award et part dès l'année suivante poursuivre sa formation en Europe : à Paris (1956-57), il étudie la composition avec Tony Aubin et Pierre Revel ; à Berlin-Ouest (1957-59), il travaille avec Boris Blacher, Josef Rufer et Reinhard Schwarz-Schilling. En '58, on le retrouve aux cours d'été de musique contemporaine de Darmstadt et il débute sa carrière en Europe. La première de son oratorio Om mani padme hum (Hanovre, 1965) et celle de Réak (Donaueschingen, 1966) lui confèrent une renommée internationale. Avec Réak, il introduit l'idée sonore de la musique cérémoniale sino-coréenne et des imitations du saenghwang (coréen), du sheng (chinois) ou du shō (japonais) dans la musique d'avant-garde occidentale.
A partir d'octobre 1959, Isang Yun vit en Allemagne : Krefeld, Fribourg-en-Brisgau et Cologne (Cologne) avant de s'établir à Berlin-Ouest en 1964 grâce à une bourse de la Fondation Ford. Mais en raison d'une visite en Corée du Nord en 1963, il est enlevé par les services secrets sud-coréens le 17 juin 1967 et emmené à Séoul. Prison, torture et condamnation à la réclusion à perpétuité. Une pétition internationale initiée par Guenter Freudenberg et Francis Travis est alors adressée au gouvernement sud-coréen, signée par 200 artistes parmi lesquels on compte Igor Stravinsky, Herbert von Karajan, Luigi Dallapiccola, Hans Werner Henze, Heinz Holliger, Mauricio Kagel, Joseph Keilberth, Otto Klemperer, György Ligeti, Arne Mellnäs, Per Nørgård, Karlheinz Stockhausen et Bernd Alois Zimmermann. Libéré le 23 février 1969, Isang Yun retourne à Berlin-Ouest le mois suivant. En 1971, il obtient la nationalité allemande. Il ne retournera jamais en Corée du Sud mais à partir de 1973, il milite pour la démocratisation de la Corée du Sud et la réunification du pays.
Yun enseigne la composition à la Hochschule für Musik, au Theater und Medien Hannover (1969-71) et à la Hochschule der Künste à Berlin-Ouest (1977-85). Au nombre de ses étudiants, Kazuhisa Akita, Jolyon Brettingham Smith, In-Chan Choe, Conrado del Rosario, Raymond Deane, Francisco F. Feliciano, Masanori Fujita, Keith Gifford, Holger Groschopp, Toshio Hosokawa, Sukhi Kang, Chung-Gil Kim, Wolfgang Klingt , Erwin Koch-Raphaël, Isao Matsushita, Masahiro Miwa, Hwang-Long Pan, Martin Christoph Redel, Byong-Dong Paik, Bernfried Pröve, Takehito Shimazu, Minako Tanahashi, Masaru Tanaka, Michail Travlos, Jürgen Voigt.
Après 1979, Isang Yun retournera à plusieurs reprises en Corée du Nord pour y présenter les nouvelles techniques de composition occidentales et ses propres oeuvres. En 1982 a lieu à Pyongyang (Corée du Nord) son premier festival et, en 1984, l'Institut de Musique Isang Yun y ouvre ses portes. Un ensemble y est fondé sous son nom et il développe le projet d'un concert réunissant des musiciens des deux Corée(s) à Panmumjom, mais cette tentative échouera en 1988. 

Deux concerts concerts seront consacrés à ses œuvres à Séoul (1982) avec pour interprètes Heinz Holliger, Ursula Holliger et Francis Travis, puis Roswitha Staege et Hans Zender. Invité en 1994 à assister à un festival dédié à sa musique en Corée du Sud, il ne pourra pas faire le voyage du fait de conflits internes et externes et la Corée du Sud exigera de lui une confession écrite de repentance qu'il refusera de produire.
Ysang Yun décédera à Berlin le 3 novembre 1995 d'une pneumonie à Berlin.
La Société Internationale Isang Yun y sera fondée en février 1996.

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La Maison Mendelssohn à Leipzig vient d'acheter deux portraits de Fanny Mendelssohn, la sœur aînée du compositeur et elle-même compositrice et pianiste, grâce à l'aide financière de la Fondation Siemens.
Ces dessins au crayon sont du mari de Fanny, le peintre Wilhelm Hensel qui a abandonné sa pratique artistique à la mort de son épouse en 1847.

 

Le Nordic Council Music Prize à Suzanna Mälkki

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La chef d'orchestre finlandaise Susanna Mälkki s'est vue décerner le prestigieux Nordic Council Music Prize 2017.
Doté de 55 000 $, le Prix est décerné chaque année par le NOMUS et est attribué alternativement à un compositeur vivant et à un interprète ou un ensemble musical de haut niveau artistique et technique.
Il fut initié en 1965 et décerné d'abord tous les trois ans, puis tous les deux ans avant de devenir annuel à partir de 1990. 

Le NOMUS (NOrdic MUSic), une division du Conseil Nordique, est composé de deux représentants de chaque pays nordique et d'observateurs des trois zones indépendantes : Groenland, Îles Féroé, Åland.
Son objectif est de promouvoir la coopération musicale entre les pays nordiques en subventionnant des commandes d'œuvres, des représentations musicales, des séminaires, des conférences et des cours.

Le Conseil Nordique compte 4 comités artistiques:
- le comité de la littérature nordique (NORDBOK)
- le comité de la musique nordique (NOMUS)
- le centre nordique pour l'art du spectacle (NordScen)
- l'institut nordique pour l'art contemporain (NIFCA: The Nordic Institute for Contemporary Art).

Sièges mobiles pour la salle Henry Le Boeuf

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Au Palais des Beaux-Arts, les sièges du parterre de la Grande Salle Henry Le Bœuf seront progressivement remplacés par des sièges amovibles. Cet espace deviendra dès lors modulable, ce qui permettra aux artistes d’en utiliser une partie ou la totalité lors des représentations et au public de vivre une expérience plus dynamique lors de concerts, événements festifs et dansants, DJ sets et grands spectacles.
Cette rénovation, qui favorisera la proximité et l’interaction entre artistes et public, commence en ce mois de novembre pour s’achever en mai 2018, sans influence sur la programmation des concerts. Durant cette période, la salle sera équipée de sièges temporaires pour les rangées en cours de rénovation. BOZAR s'est assuré de trouver des solutions transitoires limitant au maximum l’inconfort pour les spectateurs. 
Depuis son inauguration en 1929, quatre générations de sièges se sont succédé dans la Grande Salle Henry Le Bœuf. En 1999, les sièges de 1976 avaient été remplacés par un modèle inspiré des sièges dessinés par Victor Horta en 1929. Les travaux sont confiés à la société Fibrocit qui avait déjà réalisé les sièges de la salle dans les années 1920 et fabriqué les modèles de 1999.
Bois et velours seront rénovés et les sièges seront équipés du système qui les rendra mobiles.

Remplacements à Vienne

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Pour remplacer Dmitri Hvorostovsky au printemps prochain, l'Opéra de Vienne a annoncé que c'est baryton slovaque Dalibor Jenis qui chantera Iago (Otello, mars) et Paolo Rumetz qu'on retrouvera pour Rigoletto (mai).
Ce dernier fait partie depuis 2013 de l'ensemble des solistes du Wiener Staatsoper et il y a chanté, en 2015, un Rigoletto qui lui a assuré une solide réputation. 

Pas très optimiste

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Lang Lang a déclaré en Allemagne qu'il espère être en mesure de jouer à l'été 2018 et que c'est avec les Variations Goldberg qu'il fera son retour.
Agé maintenant de 35 ans, le pianiste chinois est victime, on le sait, d'une tendinite au bras gauche qui le tient déjà à l'écart des scènes depuis le mois d'avril. 
Et des média chinois laissent déjà entendre qu'il en gardera des séquelles.

 

Au pays des merveilles...

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Le Royal College of Music a lancé ce 30 octobre un musée virtuel qui rassemble des objets rares et précieux de 200 collections différentes, même ceux qui ne sont pas accessibles au public. 
Sur le site Minim-UK, on découvre 332 violons, 76 altos, 73 violoncelles, 19 contrebasses, un violon-piccolo de Stradivarius (1685) et son violon Habeneck (1734), des Guarneri, des instruments ayant appartenu à la Reine Victoria ou à Frédéric Chopin,... un des plus anciens instruments à cordes doté d'un clavier et fabriqué autour de 1480, une flûte taillée dans une corne de narval et Le tigre de Tippu, automate musical représentant un tigre dévorant un humain. 
Ce sont 5 000 ans d'histoire de la musique qui sont à découvrir.

Un concert-événement à Spa ce samedi

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Ce samedi 4 novembre à 20h, au Salon bleu du Centre culturel de Spa, les mélomanes auront l'occasion d'aller écouter la pianiste russo-canadienne Viviana Sofronitsky, la fille du grand pianiste international d'entre les deux guerres (et gendre de Scriabine) Vladimir Sofronitsky.
Viviana Sofronitsky inaugure un nouveau genre de pianisme, explorant le riche monde sonore que les pianos de leur temps offraient aux compositeurs classiques et romantiques des 18e et 19e siècles.
A Spa, elle se produira sur deux copies de pianos joués par Mozart réalisés par J.A. Stein en 1778 et par A. Walter en 1892, dans un programme d'envergure consacré à Mozart et ses pianos favoris.
Elle jouera les sonates en La Majeur K.331 et en mi bémol majeur K. 282, la Fantaisie en ut mineur K. 475, le Rondo en la mineur K 511 et la Sonate de si bémol majeur K. 570

Les concerts de Viviana Sofronitsky sont un enchantement, car les pièces du répertoire retrouvent leurs couleurs chatoyantes et produisent les effets littéralement magiques que les pianofortes permettaient aux compositeurs de l'époque.

Infos et réservation : www.automnemusical.com - 087/77 44 90

Emmanuel Macron dans Carmen à l'Opéra du Rhin

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